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  <title><![CDATA[ESCALES - Magazine Qobuz]]></title>
  <link>http://www.qobuz.com/info/-Qobuz-LIFE/Escale72</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr-FR</language>
  <copyright>&#xA9; Qobuz</copyright>
    
    <item>
    <title><![CDATA[Au Mans, l'abbaye de l'Épau. Histoire d'un lieu]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Au-Mans-l-abbaye-de-l-Epau80659</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x188_arton80659.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Les moines cisterciens, fondateurs en 1229 de la célèbre <b>abbaye de l'Épau</b>, qui prisaient fort les lieux reculés propices au silence et à la prière, n'avaient certainement pas prévu ce petit détail. Pouvaient-ils imaginer qu'à quelques encablures de là, la modernité pressée du XXe siècle allait installer un circuit automobile rugissant, audible à des kilomètres à la ronde — et pas seulement lors des célèbres Vingt-Quatre Heures qui font, avec les incontournables rillettes, la gloire indéniable du Mans ? <br>
<br>
Le fait est qu'ici, de prime à complies, le temps qui fut celui des heures canoniales est aujourd'hui (trop) souvent rythmé par les hurlements des moteurs faisant voler en éclat la paix des bords de l'Huisne, où l'abbaye fut édifiée. 
<center>&nbsp;</center>
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_645x430_800px-Abbaye_de_l_Epau.jpg" /></span>
<center><small>Photo Wikipedia</small></center>
<center>&nbsp;</center>
Mais dès la nuit tombée, l'endroit est enfin redonné à la tranquillité. Ou plutôt à la musique, bruit autrement plus euphonique et savamment organisé s'il en est. Soucieux de valoriser la magnifique abbaye patiemment restaurée par le département — l'affaire s'étendit sur trois décennies quand même, et les travaux ne sont toujours pas achevés ! —, un président du conseil général de la Sarthe, Michel d'Allières, eut l'idée de mettre sur pied une saison musicale et de fonder un vrai festival, entre mai et juin, dont on fête cette année le trentième anniversaire. </p>

<p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_305x171_Dortoir--Abbaye-de-l-Epau.jpg" /></span></div>Une initiative d'autant plus heureuse que l'abbaye recèle un joyau, un petit bijou, un écrin idéal pour ce genre de manifestation : son ancien dortoir [ci-contre (DR)]. Fini les ronflements — décidément ! — dont s'occupèrent avec beaucoup de sérieux toutes les autorités ecclésiastiques, et même le pape qui, dans une bulle de 1666, régenta la façon de dormir des moines ! La vaste pièce en demi-cintre occupant tout le premier étage du corps du bâtiment principal a été entièrement réaménagée en salle modulable, de 300 à 500 places selon l'espace délimité par quelques plantes en pots.
<center>&nbsp;</center>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_640x364_Abbaye_de_l_Epau.jpg" /></span></center>
<small>© Philippe Aizier</small></center>
<br>
L'acoustique y est tout simplement fabuleuse. Particulièrement pour les petits orchestres et les instruments à cordes, ce qui a conduit la direction artistique à imperceptiblement privilégier la musique de chambre — même si les petits ensembles (l'ensemble de cuivres <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22ensemble+initium%22&i=boutique"><b>Initium</b></a>) ou les petites formations symphoniques (<a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=Les+Si%C3%A8cles+fran%C3%A7ois-xavier+roth&i=boutique"><b>Les Siècles</b></a> de François-Xavier Roth, ou le tout nouveau <b>Paris-Mozart Orchestra</b> fondé par la régionale de l'étape, la chef d'orchestre <b>Claire Gibault</b>) y trouvent leur place. Ici, la musique vient s'écouter en famille, des quatre coins de la région, rarement au-delà. Des rendez-vous gourmands sont même parfois organisés dans le parc, histoire de marier tous les plaisirs et d'attirer un plus vaste public. C'est ce qu'on appelle être ancré en plein terroir...<br>
<br>
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<big>LES TRENTE ANS DU FESTIVAL DE L'ÉPAU</big>
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De Berlioz à Thierry Escaich, la programmation fera cette année la part belle à la musique française : des pages de Ravel, Debussy, Saint-Saëns, Franck, Dukas, Chabrier, Debussy côtoieront celles, plus rares, de Françaix, Dubois, Bonis, Caplet, Chaminade... Avec notamment la participation de <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=Delphine+Haidan&i=boutique">Delphine Haidan</a>, <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22marc+coppey%22&i=boutique">Marc Coppey</a>, du <a href="http://www.qobuz.com/interprete/quatuor-debussy/telechargement-ecoute-albums">Quatuor Debussy</a>), de <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22Jean-Fran%C3%A7ois+Heisser%22&i=boutique">Jean-François Heisser</a>, <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22emmanuel+strosser%22&i=boutique">Emmanuel Strosser</a>, <a href="http://www.qobuz.com/album/claire-desert-emmanuel-strosser-dvorak-danses-slaves-versions-pour-piano-4-mains/3760127220428">Emmanuel Strosser & Claire Désert</a>, <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22alain+planes%22&i=boutique">Alain Planès</a>, <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22renaud+capu%C3%A7on%22&i=boutique">Renaud Capuçon</a> (violon), <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22michel+dalberto%22&i=boutique">Michel Dalberto</a> (piano) et le <a href="http://www.qobuz.com/interprete/quatuor-modigliani/telechargement-ecoute-albums">Quatuor Modigliani</a>, le <a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=%22trio+chausson%22&i=boutique">Trio Chausson</a>, les comédiens François Rollin, Robin Renucci...<br>
<br>
<a href="http://www.francefestivals.com/epau/programme.html">Renseignements : <b>Festival de l'Epau, du 17 mai au 3 juin</b></a><br>
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<center>&nbsp;</center>				
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_645x362_Cloitre-Abbaye-de-l-Epau.jpg" /></span>
<br>			</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_80659</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Tue, 22 May 2012 14:36:47 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Histoire d'un lieu. La prison de Clairvaux]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Histoire-d-un-lieu-La-prison-de69733</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x216_arton69733.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Curieux destin pour ce lieu perdu quelque part dans un coin de Champagne, avec ses perspectives interminables et ses chants d'eaux vives murmurés sous les saules et les osières... Cette terre gorgée d'eau et silencieuse, mangée de sombres forêts et d'étendues insalubres, devient pourtant la belle <I>"clara vallis"</I>, la "claire vallée", déformé en "<b>Clairvaux</b>", où l'illustre <b>saint Bernard</b> (1090-1153) construisit la célèbre abbaye cistercienne, modèle du capitalisme balbutiant et orgueil de la chrétienté, avec ses champs prospères gagnés sur la vieille forêt gauloise, ses vignes et ses champs de blé, ses granges, ses canaux, ses forges et ses moulins si industrieux... 
<center>&nbsp;</center>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_325x216_photo_AFP_Francois_Nascimbeni.jpg" /></span><center><small>© François Nascimbeni</small></center></div>À la Révolution, <b>Clairvaux</b> fut confisquée à l'Église et vendue comme bien national. Quelques années plus tard, c'est l'État qui la rachète pour la transformer... en prison, l'un de ces nouveaux lieux de renfermement inventés par un IXe siècle enchanté de surveiller et de punir tout en instaurant un nouveau désir de justice soi-disant plus humain. On ne compte plus les célébrités politiques et criminelles venues faire ici un petit tour à l'ombre — de <b>Claude Gueux</b>, qui inspira à <b>Victor Hugo</b> <I>Le Dernier Jour d'un condamné</I>, au célèbre théoricien socialiste <b>Auguste Blanqui</b> en passant par le quarteron de généraux putschistes d'Algérie... </p>

<p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_325x190_1258472762.jpg" /></span><center><small>DR</small></center></div>Au début des années 1960, une "centrale" plus moderne a été construite dans le prolongement de l'ancienne abbaye, impressionnante avec ses hauts murs et ses miradors, massive et sévère comme le code pénal, fonctionnelle et silencieuse comme un gadget électronique dernier cri. 
<br>
<br>
Mais le bâtiment original du XIIIe siècle échappe désormais à ce double destin d'enfermement spirituel et carcéral. Car depuis six ans, une association tente de faire vivre autrement les pierres, grâce à la musique et à un projet artistique original, symboliquement intitulé "<b>Ombre et lumière</b>", comme pour célébrer le renfermement (carcéral et religieux) et la spiritualité. Quelques musiciens militants et bénévoles, comme le pianiste fantasque <a href="http://www.qobuz.com/interprete/francois-rene-duchable/telechargement-ecoute-albums"><b>François-René Duchable</b></a>, le <b>Trio Pasquier</b> ou l'ensemble vocal <a href="http://www.qobuz.com/interprete/les-cris-de-paris/telechargement-ecoute-albums"><b>Les Cris de Paris</b></a> viennent régulièrement donner des concerts pour les prisonniers et un festival est organisé chaque année dans les anciens bâtiments du XIIIe siècle (réfectoire et dortoir, à l'acoustique idéale), à la programmation en accord avec la singularité du lieu. <br>
<br>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_645x408_photo-prison-de-CLAIRVAUX-Alain_Julien.jpg" /></span></center>
<small>Photo Alain Julien</small></center>
<br>
Il fallait bien une femme, en l'occurrence <b>Anne-Marie Sallé</b>, la directrice artistique, pour porter ce projet à bout de bras et se battre pour apporter un peu de lumière à ceux qui sont à l'ombre et pour faire peut-être mieux comprendre l'ombre à ceux qui croient vivre en pleine lumière...
<br>
<br>
<br>
<b>Abbaye de Clairvaux</b> (Aube), à 60 km de Troyes<br>
<b>9e Festival de Clairvaux "Ombres et lumières 2012"</b> : <b>du 21 au 23 septembre</b><br>
<a href="http://abbayedeclairvaux.com">Renseignements</a>
<br>
<br>
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_69733</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Thu, 26 Apr 2012 15:53:25 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Le Centre Bernard Taillefer aux Arcs]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Le-Centre-Bernard-Taillefer-aux65394</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x204_arton65394.png" /><br /><br /><p class="spip">Au début, on ne voit pas grand-chose. Qu'on arrive par le téléphérique depuis le bas de la vallée ou qu'on prenne la route sinueuse, livrée aux hasards capricieux de la météo, qui s'élève lentement vers la station — ou plutôt les stations, puisqu'ici le pluriel n'a rien de singulier —, le regard scrute en vain l'immensité, neigeuse ou verdoyante selon les saisons. Puis les bâtiments apparaissent, massifs, sombres, essaimés dans les frondaisons couvrant la montagne, harmonieux mais comme clonés sur un même modèle et taillés dans le même bois, sortis tout droit d'un rêve ou d'un cauchemar architectural répétitif à la Paul Delvaux ou à la Giorgio De Chirico... </p>

<p class="spip">La station des <b>Arcs</b>, dominant la vallée de l'Isère, est disséminée sur cinq sites savoyards (Bourg-Saint-Maurice, Les Arcs 1600, 1800, 1950 et 2000). Elle est le fruit de la rencontre, au début des années 1960, entre un guide de haute montagne (<b>Robert Blanc</b>) et un architecte visionnaire (<b>Roger Godino</b>), convaincus tous deux par le potentiel énorme qu'offrait l'«or blanc» et les vacances de neige mais désireux de ne pas construire une usine à skis clinquante et bétonnée pour touristes et Parisiens en goguette. Ce scrupule les honore quand on voit certaines monstruosités commises dans ces années-là... <br>
<center>&nbsp;</center>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_634x256_image1.png" /></span><center><small>Les Arcs 1800 (DR)</small></center></div>
<br>
<center>&nbsp;</center>
La construction des sites, étalée sur deux décennies, se financerait par les futurs propriétaires eux-mêmes réunis en association, et non par de grands groupes financiers ; et plutôt que de réaliser une cité-dortoir pour vacanciers, une sorte de cahier des charges moral proposerait des activités culturelles haut de gamme, comme des concerts de musique classique. 
<br>
<br>
Car, si aux <b>Arcs</b> on dévale les pentes (ah ! les frissons procurés par la célèbre piste noire de l'Aiguille Rouge, à plus de 3 000 mètres d'altitude !), on monte aussi volontiers les gammes. Chaque été, depuis trente-huit ans, concerts de prestige — entièrement gratuits, s'il vous plaît ! — mais aussi conférences et master classes animent la station. 
<center>&nbsp;</center>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_634x325_centre_bernard_taillefer_3.png" /></span></div>
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<center>&nbsp;</center>
Deux lieux ont même été construits à cet effet : une drôle de petite salle, <b>La Coupole</b>, de 250 places, si élégante avec sa charpente apparente, intime et idéale pour la musique de chambre ; et, aux <b>Arcs 1800</b>, un vaste auditorium, le <b>Centre Taillefer</b> (non, ce n'est pas un hommage à la compositrice Germaine Tailleferre [1892-1983], mais le nom de l'architecte <b>Bernard Taillefer</b> [1931-2002], l'un des bâtisseurs des <b>Arcs</b> et grand mélomane devant l'Éternel). Dans cette vaste salle polyvalente de 650 places à l'acoustique excellente, la pierre et le bois se marient harmonieusement. En trois décennies et quelques directions artistiques, aucun changement de cap dans cette politique volontariste : artistes de prestige compréhensifs (financièrement parlant) et motivés par un public choisi ; totale gratuité des concerts... La cible reste la même : il suffit de suivre la flèche.
<center>&nbsp;</center>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_634x420_Centre_Bernard_Taillefer_4.png" /></span><center>Le Centre Bernard Taillefer accueille le Festival de musique en été et le Festival de cinéma européen <br>
en décembre. (Photos <a href="http://www.lesarcs.com/seminaires-groupes">www.lesarcs.com</a>)</center></div>
<center>&nbsp;</center>
<br>
<br>
<b>39e Edition</b> <b>Académie</b> / <b>Festival de musique</b> : <br>
<b>Académie</b> : du 21 au 31 juillet 2012 - <b>Festival de musique</b> : du 18 juillet au 2 août 2012<br>
Renseignements : <a href="http://www.festivaldesarcs.com/fr">Académie-Festival des Arcs</a><br>
<br></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65394</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Wed, 21 Mar 2012 07:36:00 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Histoire d'un lieu : l'Auditorium de Dijon]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Histoire-d-un-lieu-l-Auditorium-de64955</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x199_arton64955.jpg" /><br /><br /><p class="spip">La mégalomanie des hommes politiques a quelque chose d'absolument réjouissant, sauf quand ce sont leurs électeurs qui paient le fruit de leurs délires et de leur fièvre bâtisseuse. À la simple vue de l'<b>Auditorium de Dijon</b>, bloc triangulaire surgissant au cœur du quartier Clémenceau jouxtant la Chambre de commerce et d'industrie, on se dit que Monsieur le maire de l'époque (1988) devait avoir la furieuse envie de flatter l'ego de son subtil nombril en donnant le feu vert pour la construction d'un tel bâtiment pharaonique. <br>
<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_635x423_Auditorium_de_Dijon.jpg" /></span><center><small>DR</small></center></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_288x347_3425661-2.jpg" /></span></div>Bon, d'accord, ce quartier périphérique de la ville était en pleine restructuration depuis les années 1960 et subissait l'assaut des bétonneurs. Mais quand même&nbsp;! 
<br>
<br>
Ce monumental volume recouvert de pierre de Chassagne flammée a quelque chose d'imposant, de dérangeant même, pour ce chef-lieu de la Côte-d'Or de 150 000 habitants, comme si nous étions encore aux temps valeureux des ducs de Bourgogne, quand la folie bâtisseuse était censée montrer le pouvoir des Grands. 
<br>
<br>
D'ailleurs, pour asseoir son privilège, Monsieur le maire (ou son courtisan architecte !) a même imaginé un petit ascenseur privé bien planqué des regards, montant tout droit à sa loge personnelle et à son petit salon attenant ! <br>
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<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_310x236_Escalier_Auditorium_Dijon_Photo_Henry_Bertrand_.jpg" /></span><center><small>L'escalier (Photo Henry Bertrand)</small></center></div>Excepté la place perdue — que de recoins, de couloirs et d'espaces inutiles dans ce bâtiment labyrinthique ! — et la circulation pour le moins... originale pour entrer dans la salle — l'intermédiaire entre Roissy 1 et un stand de montagnes russes —, l'auditorium en lui-même est une indéniable réussite. De forme trapézoïdale, aux couleurs chaudes de bois de makoré et d'aniégré collé à plein (c'est beau, non ?), la salle modulable (de 1 400 à 1 611 places à la visibilité parfaite) peut accueillir tout type de spectacle, opéra, danse, concert symphonique ou récital soliste, classique ou variété. Les équipements techniques sont ultramodernes — pour un peu, on se croirait au Japon, le seul pays littéralement couvert de bâtiments de ce type. Bref, l'écrin idéal. 
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_635x418_Auditorium_Dijon.jpg" /></span><center><small>Photo Gilles Abegg / Opéra de Dijon</small></center></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
Mais idéal à quoi, au juste ? Car depuis son inauguration (le 20 novembre 1998), l'<b>Auditorium de Dijon</b> a longtemps été telle une luxueuse coquille vide, un garage magnifique, se contentant d'accueillir quelques manifestations de prestige. Le nouveau directeur, <b>Laurent Joyeux</b>, en poste depuis janvier 2008, semble, lui, plus soucieux de construire une véritable politique artistique autour d'un compositeur (cette année, <b>Béla Bartók</b>) ou d'un grand projet (une Tétralogie de <b>Wagner</b> est prévue en 2013) et de mener une véritable action auprès du public, qui vient désormais de toute la Bourgogne, mais aussi de Franche-Comté et même jusque de Suisse ou d'Allemagne... Après tout, la mégalomanie bâtisseuse des hommes politiques a peut-être parfois du bon.<br>
<br>
<br>
<div align=right><b>Xavier Lacavelerie</b></div></p>

<p class="spip"> </p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_64955</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Tue, 21 Feb 2012 22:36:00 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Histoire d'un lieu : le Casino de Standard-Island dans le Pacifique]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Histoire-d-un-lieu-le-Casino-de63944</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x246_arton63944.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Curieusement, le <b>Casino de Standard-Island</b> est une salle de concert peu connue et généralement mal située. Elle fut pourtant le fief, pendant toute une année, du fameux <b>Quatuor Concertant</b>, formation mythique de la deuxième moitié du XIXe siècle qui y donna une série mémorable de concerts devant un parterre des plus huppés, généralement constitués de milliardaires américains. </p>

<p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_305x449_Quatuor_Concertant.jpg" /></span></div>Le premier violon <b>Yvernès</b> (jouant sur un fameux Guarnerius "del Gésu", l'instrument qui atterrira ultérieurement entre les mains d'Isaac Stern !), le poupin <b>Frascolin</b> (second violon), l'aristocratique <b>Pinchinat</b>, dit "Son Altesse" et altiste de son état ; le vétéran <b>Sébastien Zorn</b> (violoncelle), tous réunis sous le nom de <b>Quatuor Concertant</b>, avaient en effet décidé de tenter leur chance aux États-Unis dans les années 1860, pays neuf et plein d'avenir, où les "dilettanti yankees" — ainsi désignait-on à l'époque les riches amateurs américains de musique, et particulièrement de musique de chambre — ne leur ménagèrent jamais ni leurs hourras ni leurs dollars.
<br>
<br>
Pas une fête, pas une réunion, pas un raout, pas le moindre <i>five o'clock</i> ni la plus petite garden party de New York ou de San Francisco où ne fussent invités nos quatre Français — nos quatre Parisiens, plutôt — qui, passez-moi l'expression, s'en mirent plein les poches en faisant découvrir les grands quatuors à cordes de Haydn ou Beethoven et les charmes secrets du <i>Quatuor en mi bémol</i> d'<b>Onslow</b>. </p>

<p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_330x488_006.jpg" /></span><center><small>Calistus Munbar et le Quatuor Concertant</small></center></div>Un jour, ils rencontrèrent un drôle de bonhomme, un certain <b>Calistus Munbar</b>, une sorte d'imprésario-homme d'affaires-factotum pour milliardaires, qui leur proposa un contrat littéralement mirifique : un million de dollars-or à chacun pendant un an (nous sommes en 1860, vous imaginez le cacheton !), logé, abreuvé, nourri, blanchi, moyennant une série de concerts à donner dans des conditions... mon dieu... point trop désagréables. Autant dire une fortune !
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<br>
C'est ainsi que nos quatre compères s'installèrent en résidence au <b>Casino de Standard-Island</b>. Leurs appartements luxueusement meublés étaient situés dans une aile de l'établissement. Une magnifique cour ombragée séparait le musée de Milliard City, aux richesses fabuleuses (de Léonard de Vinci à Cabanel et de Raphäel à Turner), et la bibliothèque de la salle de concert proprement dite. Un petit bijou, cet auditorium aux dimensions modestes, une bonbonnière qu'on aurait dite construite pour la musique de chambre, avec sa douce lumière tombant du plafond et ses tentures moelleuses adoucissant le son, qui fit dire un jour au volubile Sébastien Zorn...
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_335x502_42fronti.jpg" /></span><center><small>Couverture de l'édition Hetzel</small></center></div>Mais non, silence, il vaut mieux que je vous laisse en compagnie de <b>Jules Verne</b> et de son illustrateur <b>Léon Benett</b>, qui vous feront les honneurs du lieu et vous raconteront beaucoup mieux les aventures du <b>Quatuor Concertant</b> embarqué de force sur <b>Standard-Island</b>, une drôle d'île à hélice, entre San Francisco et la Nouvelle-Zélande (le roman est paru en 1895 chez Hetzel) — en laissant naturellement à <b>Mozart</b> et à son <i>Quatuor en fa majeur, op. 9</i> * le soin de dire le mot de la fin.
<br>
<br>
Le lieu : dans <i><b>L'Île à hélice</b></i>, roman de <b>Jules Verne</b> !<br>
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<br>
<div align=right>Xavier Lacavalerie</div><br>
<br>
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* « <small>Et, devant un public aussi nombreux qu’enthousiaste, le Quatuor en fa majeur de l’Op. 9 de Mozart vaut-il à ces virtuoses, échappés au naufrage de Standard-Island, l’un des plus grands succès de leur carrière d’artistes. » (Extrait de "L'Île à hélice" de Jules Verne)</small>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_630x945_013.jpg" /></span></div></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_63944</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Tue, 27 Dec 2011 23:13:21 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L’Auditorium de Mikkeli en Finlande]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/L-Auditorium-de-Mikkeli-en62259</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x212_arton62259.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>Mikkeli</b> est une petite ville de <b>Finlande</b>, capitale de la région de Savonie du Sud et de la partie orientale du pays. En langue finnoise, idiome particulièrement croquignolet, comme aiment à le rappeler tous les linguistes qui s’arrachent les cheveux sur ce véritable casse-tête épouvantable à apprendre mais étonnant à écouter, ça donne quelque chose comme : « <i>etela Savon maakunta, itä Suonen lääni</i> ». Sans aucune garantie…<br> 
<br>
<br>
Tout cela pour vous parler d’un endroit absolument magique (et écologique), un petit bijou construit en pleine nature, un peu à l’écart de la ville, au bord d’un des 700 lacs que compte la région, où la musique semble surgir comme Vénus de son coquillage : l’<b>auditorium de Mikkeli</b>, le « <a href="http://www.virtuaalikuvat.com/konserttitalomikaeli"><b>Martti Talvela Hall</b></a> », en hommage à la célèbre basse finlandaise.<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_635x476_100_0494.jpg" /></span><center><small>Achevé en 1989, le Martti Talvela Hall abrite le Festival de Mikkeli.</small></center></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
À peine entré dans le bâtiment de verre, de bois et de béton d’un blanc immaculé, on se sent immergé dans un océan de tranquillité — une sensation que l’on éprouve toujours un peu dans ce pays tant la lumière, l’eau, les lignes infinies des sapins sur l’horizon rectiligne assez bas et le silence ambiant concourent à apaiser les sens
et donnent l’impression d’être trop, ou mal, réveillé.<br> 
<br>
<br>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_438x336_Martti-Talvela-Hall-270.jpg" /></span></div>Mais en été, c’est tout le contraire, quand monsieur le Soleil daigne aller faire semblant de se coucher vers 3 ou 4 heures du matin pour se lever une petite heure plus tard, générant une excitation heureusement propice à l’écoute de la musique. <br> 
<br>
<br>
La salle de concert — guère plus de 800 places — est une petite merveille pour les oreilles comme pour le regard, claire, confortable, aux dimensions idéales.<br>
<br>
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<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_578x628_salle_mikkeli.png" /></span></center></center>
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<br>
À quoi sert-elle l’hiver, quand la nuit et la neige recouvrent toute la région et quand la vie ensommeillée semble tourner au ralenti ? Mystère… Mais quand les beaux jours reviennent, ce bel auditorium nous rappelle que la Finlande est aussi le pays le plus cultivé et le plus musicien du monde. C’est particulièrement sensible en juillet lors du <a href="http://www.mikkelinmusiikkijuhlat.fi/ohjelma_e.php"><b>Festival international de musique de Mikkeli</b></a>, fondé en 1992 par le musicologue <b>Seppo Heikinheimo</b> et dont le directeur artistique n’est autre, depuis 1993, que le chef d’orchestre russe <a href="http://www.qobuz.com/recherche?i=boutique&q=Valery%20Gergiev&qref=dac_2"><b>Valery Gergiev</b></a>. Gergiev, vous savez bien, ce musicien toujours rasé avec une biscotte, qui a toujours deux ou trois téléphones portables sur lui mais qui n’a pas son pareil pour électriser et faire chanter un orchestre.<br>
<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_635x425_Gergiev_au_Martti_Talvela_Hall.png" /></span> <center><small>Valery Gergiev avec son orchestre sur la scène du Martti Talvela Hall</small></center></div><p class="spip">&nbsp;</p></p>

<p class="spip">Depuis vingt ans, durant les deux premières semaines de juillet, il vient avec sa formation du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, via le poste-frontière de Vaalinaa-Torphanovska, donner les grandes pages du répertoire symphonique russe et finlandais, avec l’urgence pressée des vrais militants et la satisfaction de trouver là un public de
connaisseurs. Puis, la dernière note expédiée, il saute dans son hélicoptère, sans doute vers d’autres engagements mirifiques et rémunérateurs.<br> 
<br>
<br>
Mais à chacun son rythme : à <b>Mikkeli</b>, dans cet auditorium flottant un peu hors du temps, reste longtemps l’écho de la musique jouée, qui n’en finit pas de mourir et de laisser des souvenirs émerveillés.<br>
<br>
<br>
<div align=right><b>Xavier Lacavalerie</b></div></p>






]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_62259</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Mon, 21 Nov 2011 14:20:10 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton62259.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Il y a 10 ans, la Salle Gaveau renaissait de ses cendres]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Il-y-a-10-ans-la-Salle-Gaveau61213</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x200_arton61213.jpg" /><br /><br /><p class="spip">C'est la plus viennoise des salles parisiennes : petite (un peu plus de mille places), en étage, tout en longueur, avec des moulures façon crème chantilly et un balcon tout à fait élégant. Pour un peu, on se croirait plongé en plein royaume d'opérette, à quelques encablures du beau Danube bleu, à attendre d'élégants couples de danseurs tourbillonnant dans des vêtements de moire, de soie et de dentelles. Sauf que l'horreur économique de cette rue La Boétie et la laideur des bâtiments environnants dissipe à coup sûr ces rêveries anacréontiques. 
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_634x476_gaveau_1.jpg" /></span></div>
<center><small>(Photo X / DR)</small></center>
<br>
La <b>Salle Gaveau</b> apparaît alors rapidement pour ce qu'elle est : un lieu de concert anodin, mal conçu et peu pratique, coincé dans un immeuble de rapport ; mais un joli écrin tout de même, dans un quartier industrieux et froid où la seule musique qu'on semble y tolérer ressemblerait plutôt au tintement des lingots d'or et aux cris des traders en train de lancer leurs ordres au téléphone, face à leurs écrans.</p>

<p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_360x270_La-Salle-Gaveau-interieur.jpg" /></span><center><small>Photo X (DR)</small></center></div>L'architecte <b>Jacques Hermant</b> qui a dessiné les plans du lieu (inauguré le 3 octobre 1907) a eu l'idée de créer un temple dévolu à la musique de chambre pour le facteur de <b>pianos Gaveau</b>, propriétaire de tout l'immeuble. Curieusement, cette salle, où depuis plus d'un siècle se sont pressés les plus grands musiciens du monde (d'<b>Alfred Cortot</b> à <b>Wanda Landowska</b> et de <b>Camille Chevillard</b> à <b>Yutaka Sado</b>), n'a guère d'identité bien définie : longtemps fief des concerts associatifs type Lamoureux, elle convient aussi bien au récital de piano qu'au concert symphonique (tendance Mozart plus que Mahler, si vous voyez ce que je veux dire...) ou à toute la musique de chambre. Elle n'a pas non plus dédaigné, lors des deux guerres mondiales, de servir de lieu de gala pour soutenir le moral des troupes, galvaniser le permissionnaire et réconforter la gueule cassée.</p>

<p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_360x270_Photo_J.B._Millot.jpg" /></span><center><small>Photo J.B. Millot</small></center></div>En 1963, la maison <b>Gaveau</b> et ses pianos font faillite. Le bâtiment est vendu à une société d'assurances. Deux amateurs de musique, <b>Chantal</b> et <b>Jean-Marie Fournier</b>, rachètent la salle et se démènent dans tous les sens pour la faire retaper car, question look, la bête est gentiment décrépite ; et si la musique qu'on y joue est tout aussi prestigieuse, les notes s'envolent désormais vers les lézardes, les fissures et les toiles d'araignées. 
<br>
<br>
Il faudra attendre 2001 pour que la noble bâtisse retrouve son charme d'antan, ses "<i>fauteuils à piétement métallique et cadre boisé couleur jaune bouton-d'or</i>", ses couleurs d'antan "<i>gris rechampi d'or</i>" et son éclairage "<i>égrenant ses ampoules nues comme des perles accrochées au plafond</i>". Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la brochure vantant le travail accompli sous la direction d'<b>Alain Charles Perrot</b>, architecte en chef des Monuments historiques, responsable de la restauration... </p>

<p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_360x270_Salle_Gaveau_1.jpg" /></span><center><small>Photo X (DR)</small></center></div>Pour le reste, relookée de frais, la <b>Salle Gaveau</b> reste éternellement Gaveau : c'est donc la plus viennoise des salles parisiennes, petite, en étage, tout en longueur, avec des moulures façon crème chantilly...<br>
<br>
<br>
PROCHAINS CONCERTS  <br>
<b>"La Folle Nuit"</b> (Claire Désert, Emmanuel Strosser, Abdel Rahman El Bacha, Adam Laloum...), les <b>26 et 27 novembre 2011 (onze concerts)</b>
<br>
<div align=left>Rens. : <a href="http://www.sallegaveau.com"><b>www.sallegaveau.com</b></a><br>
<a href="http://www.sallegaveau.com/la-saison/agenda/9/folle-nuit-a-gaveau"><b>Folle Nuit</b></a></div></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_61213</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 20:31:24 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton61213.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'opéra de Novossibirsk, le géant des glaces]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/L-opera-de-Novossibirsk-le-geant59594</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x226_arton59594.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Si vous piquez sur la carte un point au centre géographique de la <b>Russie</b> (il faut bien viser car c'est plutôt grand !), vous tombez pile sur une petite chapelle au beau milieu de <b>Novossibirsk</b>, ville improbable située au cœur de la Sibérie, c'est-à-dire au milieu de nulle part. </p>

<p class="spip">Juste en face, orgueilleux joyau de la place Lénine, le <b>Théâtre d'opéra et de ballet</b> s'étend avec la majesté d'un temple grec. S'étend est bien le mot : jamais on ne vit une masse aussi imposante — et malgré tout aussi harmonieuse, en dépit de ses 11 837 mètres carrés de surface et de ses 294 340 mètres cubes de volume total, mensurations qui lui ont attiré le surnom envié de "<b>Colisée sibérien</b>".<br> 
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_634x319_opera_Novossibirsk.png" /></span></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
Dans ce temple lyrique inattendu, on peut vraiment prendre ses aises. La <b>salle centrale</b> n'a pourtant pas une jauge exceptionnelle (1 790 places), mais on y respire large, sans avoir les genoux coincés contre les oreilles ni le bras posé sur la cuisse du voisin ; et l'on peut, tout à loisir, laisser courir son regard sur la beauté de la salle, tout en bois et en velours, ceinte de colonnes élégantes, couronnée par un dôme immense de 60 mètres dont on dit que le rapport entre son épaisseur et son rayon (une moyenne de... 8 cm !) est presque aussi faible qu'une coquille d'œuf, donc un tour de force architectural.<br> 
<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_634x427_89120973ks8.jpg" /></span></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
C'est <b>Staline</b> qui diligenta la construction de l'<b>Opéra de Novossibirsk</b> en 1931, construction un temps retardée lors de la Seconde Guerre mondiale, quand le bâtiment fut transformé en entrepôt pour stocker les collections des musées de Moscou et Saint-Pétersbourg menacées par l'ogre nazi. </p>

<p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_379x284_20090405093512.jpg" /></span></div>Inauguré en mai 1945, l'<b>Opéra</b> fut entièrement rénové en 2005 et reste aujourd'hui non seulement le plus vaste de Russie — plus grand que le Bolchoï de Moscou lui-même — mais le plus moderne, avec ses équipements dernier cri entièrement informatisés. Son bouillonnant directeur, <b>Theodor Currentzis</b>, s'ingénie depuis quelques saisons à en faire l'une des grandes salles d'Europe, témoin son <i><b>Macbeth</b></i> coproduit avec l'<b>Opéra de Paris</b> et mis en scène par <b>Dimitri Tcherniakov</b>, habitué de Novossibirsk. 
<br>
<br>
Si un jour — sait-on jamais ? — vos pas vous portent en Sibérie vers <b>Novossibirsk</b>, choisissez de préférence l'hiver, au moment de Noël, quand la ville enneigée tout illuminée semble surgir du néant, comme dans un rêve éveillé, après des heures de voyage monotone à contempler l'immensité vide de la toundra tel le désert des Tartares. Vous verrez alors sûrement le Transsibérien massif et fumant, à destination de Pékin ou d'Oulan-Bator, grelotter sous le froid ; et quelques jolies Sibériennes en collant et talons aiguilles, par -30°, glisser gracieusement dans les rues poudrées de givre. Quelques joyeux verres de vodka ou de cognac plus tard, vous pourrez même aller à l'<b>Opéra de Novossibirsk</b> — et tout prendra alors couleur de féerie...<br>
<br>
<div align=right><b>Xavier Lacavalerie</b></div></p>

<p class="spip"><b>Où</b> : Novossibirsk, à 3 000 km à l'est de Moscou<br>
<b>Renseignements</b> : <a href="http://www.opera-novosibirsk.ru">www.opera-novosibirsk.ru</a></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_59594</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Sun, 25 Sep 2011 19:54:22 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[À Royan, une salle de concert sur le sable]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/A-Royan-une-salle-de-concert-sur58637</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x218_arton58637.png" /><br /><br /><p class="spip">Petite devinette : quelle manifestation de musique vivante classique peut se targuer d'attirer... 60 000 auditeurs-spectateurs par concert ? J'ajoute : selon la police — et pas selon les organisateurs qui ont, ce soir-là, bien d'autres chats à fouetter que de décompter le nombre de présents ! Réponse : le festival "<b>Un violon sur le sable</b>" à <b>Royan</b> en Charente-Maritime. L'histoire de la réussite de cette manifestation est simple comme un coup de génie. Un violoniste de l'Orchestre de l'Opéra de Paris en villégiature dans la bonne ville de Royan — ses plages, son farniente, ses fruits de mer, son cognac... — se dit, un beau jour d'été 1987 : « Pourquoi ne pas donner un petit concert gratuit sur le sable, comme ça, au débotté, histoire de ne pas trop se rouiller les doigts pendant les vacances ? » </p>

<p class="spip">Les curieux sont si nombreux que l'année suivante, il revient avec un quatuor à cordes et quelques techniciens pour le son. Et voyez donc la logique : au fur et à mesure que les artistes viennent en nombre — orchestre à cordes, puis formation type "Mozart", puis orchestre symphonique de cinquante-cinq membres —, le grand public augmente, attiré par cette grande musique donnée gratuitement (seules les places assises en tribune sont payantes) et sans chichis par des artistes classiques décomplexés ! <br>
<br>
<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_642x429_violonsurlesable1.jpg" /></span></center></center><br>
<br>
Depuis 1999, la vitesse de croisière est atteinte. En une semaine, sur trois concerts, un orchestre de quatre-vingt-cinq musiciens, pompeusement baptisé "<b>Orchestre symphonique du Violon sur le sable</b>" (venant majoritairement de l'Orchestre de l'Opéra de Paris et d'autres formations hexagonales), dirigé par <b>Jérôme Pillement</b>, fait le show devant 40 000 à 60 000 spectateurs ravis. Ambiance électrique garantie. Dès le début de la matinée, les vacanciers se pressent pour occuper les meilleures places — celles de devant — autour de l'immense scène dressée sur la plage plein sud de la Grande Conche. Une journée de pique-nique et de baignade jusqu'à la tombée la nuit. Puis le show démarre : fumigènes, spots clignotants et feu d'artifice... </p>

<p class="spip">Le chef <b>Jérôme Pillement</b>, troquant la baguette contre la livrée de Monsieur Loyal, est le maître de cérémonie. Il présente succinctement les grands artistes invités (Philippe Jaroussky, François-René Duchable, Brigitte Engerer), les œuvres jouées (des ouvertures célèbres, un mouvement de concerto, de grands airs lyriques) avec, toujours, une petite échappée vers les musiques de film (<i>Titanic, La Guerre des étoiles</i>), les musiques d'ailleurs (la vièle chinoise <i>erhu</i>) ou même la variété — un invité de dernière minute. <i>Backstage</i>, la tension est palpable et le directeur <b>Philippe Tranchet</b> est sur les charbons ardents. Côté plage, c'est le délire. Les artistes, eux, n'ont jamais vu une telle marée humaine. En sortant de scène, tous fondent en larmes d'émotion...
<p class="spip">&nbsp;</p>
<b>CONCERTS DU FESTIVAL 2011</b>  
<br>
<br>
<b>25 juillet</b> (Edna Stern, Mélanie Boisvert...) <br>
<b>27 juillet</b> (Guo Gan, Michael Spyres) <br>
<b>29 juillet</b> (Abdel Rahman El Bacha, Nathalie Manfrino...)
<br>
<br>
<b>Renseignements</b> : <a href="http://www.violonsurlesable.com/accueil">www.violonsurlesable.com</a>
<br>
<br>
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_58637</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Wed, 20 Jul 2011 13:12:29 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Dans le Val d'Oise chez Mme Landowska]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Dans-le-Val-d-Oise-chez-Mme57238</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x231_arton57238.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Elle a imaginé, fait réaliser, baptisé et donné vie à ce qu'elle appelait affectueusement son "<b>temple de la musique ancienne</b>". Manière, sans doute, de conférer à cette musique qu'à l'époque on ne qualifiait pas encore de "baroque" sa dimension sacrée ou, si vous préférez, de célébrer le culte d'une nouvelle religion musicale dont elle serait la prêtresse, ou plutôt la vestale, pour filer la métaphore païenne antique... 
<br>
<br>
La légendaire claveciniste et pianiste <b>Wanda Landowska</b> (1879-1959) vivait à l'abri de l'agitation du monde. </p>





]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_57238</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Sat, 25 Jun 2011 23:22:35 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton57238.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'Auditorium Maurice-Ravel à Lyon]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/L-Auditorium-Maurice-Ravel-a-Lyon56395</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x211_arton56395.png" /><br /><br /><p class="spip">Tout le béton bétonnant des années de plomb (1970) semble s'être concentré dans l'<b>Auditorium</b> <b>Maurice-Ravel</b> de Lyon. Les poètes de l'architecture moderne comparent cette salle à une énorme coquille Saint-Jacques. Les gens de goût, à une sorte de bunker monstrueux. Moi qui ai l'esprit mal tourné, je pense plutôt à autre chose, vu qu'elle se situe à la base de la tour érectile qui est celle du Crédit Lyonnais, surnommée localement "le crayon" à cause de sa forme et lancée à l'assaut du ciel comme un viril symbole de modernité. </p>

<p class="spip">Quoi qu'il en soit, il faut reconnaître que cette chose grise et renflée conçue par les architectes <b>Henri Pottier</b> (Grand Prix de Rome) et <b>Charles Delfante</b> (architecte en chef de la Part-Dieu) ne dépare pas ce splendide quartier, tel un chancre élégant jeté au milieu d'un savoureux mélange de lignes droites, de baies vitrées multipliées à l'infini et de dalles bétonnées, où le moindre arbre ressemble à une grossière injure et le chant des oiseaux à un horrible solécisme.</p>

<p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_438x375_Auditorium_Ravel_Lyon.jpg" /></span></div>Dès l'inauguration de l'auditorium de <b>2 150 places</b> (c'était en l'an de [dis-]grâce 1975), tout le monde loua son confort, l'audace de cette belle salle de concert construite sans le moindre pilier, le rapport idéal que sa forme de théâtre romain créait entre le plateau et le public, ainsi que l'élégance de la décoration intérieure avec ses panneaux en vrai-faux bois et ses douillets fauteuils de mousse bleue. </p>

<p class="spip">Question acoustique, en revanche, ce n'était pas la joie. Manque absolu de richesse et de mystère, disait-on pudiquement, pour signifier que le son sonnait parfois comme dans un hall de gare un soir de grève. De 1993 à 2002, l'auditorium se fit donc une petite toilette : plus de sphère acoustique au plafond, nouveaux revêtements muraux, mise à niveau des équipements techniques, remplacement des sièges "mangeurs de son"... 
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_630x473_Orgue_Auditorium_de_Lyon_11.jpg" /></span></div><br>
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Rhabillé de frais, l'auditorium est depuis toujours le fief de l'<b>Orchestre National de Lyon</b>, qui y possède ses bureaux administratifs. Les chefs qui se sont succédé (<b>Serge Baudo</b>, <b>Emmanuel Krivine</b>, <b>David Robertson</b>, <b>Jun Märkl</b>) se sont plus ou moins accommodés de l'endroit, selon leur tempérament et leur sens de la diplomatie. Le public, lui, reste tout autant divisé. Ceux qui louent son aspect d'écrin futuriste et ceux qui dénoncent son côté bunker musical tombent pourtant d'accord pour évoquer quelques moments de grâce qu'on y vit parfois (l'intégrale des <i>Concertos</i> de <b>Beethoven</b> avec <b>Radu Lupu</b>, par exemple, absolument inoubliable !) et saluer la programmation artistique éclectique — concerts, récitals solistes, représentations d'opéras — qui fait de Lyon l'une des belles métropoles artistiques de notre pays. Programmation... en béton, naturellement. <br>
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<div align=right><b>Xavier Lacavalerie</b></div>
<a href="http://www.onl.fr/onl_info/index.htm">www.auditoriumlyon.com</a><br>
<a href="http://www.qobuz.com/recherche?q=Orchestre+National+de+Lyon+&i=boutique">Discographie de l'Orchestre National de Lyon</a>
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_56395</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Mon, 13 Jun 2011 20:30:12 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[La salle Colonne Histoire d'un lieu]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/La-salle-Colonne-Histoire-d-un55322</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x201_arton55322.png" /><br /><br /><p class="spip">Longtemps la salle <b>Akustica</b>, ou plus simplement "<b>salle Blanqui</b>", sise au numéro 94 du boulevard Auguste-Blanqui, à Paris-13e, a été un haut lieu du syndicalisme genre militant puisqu'elle fut construite à la fin des années 1930 par la Chambre syndicale typographique parisienne pour permettre l'organisation d'assemblées générales ordinaires et extraordinaires.</p>

<p class="spip">Mais les syndiqués en question n'occupèrent, bon an mal an, leur salle que quelques jours par an. Ce qui donna quelques idées à la firme de disques <b>Philips</b>, alors établie sur le boulevard à deux pas. Pourquoi ne pas louer l'endroit pour répéter et surtout enregistrer les artistes de jazz, de variétés ou de musique classique du label ? La salle était du genre "cosy", ni trop grande ni trop petite, phoniquement bien isolée, un peu en retrait dans ce boulevard bien tranquille bordé de petites maisons et de jardins ; le métro, générateur de vibrations et de grondements sourds (Salle Pleyel ou Salle Gaveau !), avait la bonne idée d'être aérien et assez lointain, donc tout à fait silencieux ; bref, pour des musiciens, c'était l'endroit idéal... <b>Philips</b> puis <b>EMI</b> exploiteront régulièrement la salle pendant près de cinquante ans, la partageant équitablement avec les formations orchestrales diverses ravies de trouver un lieu idéal pour leurs répétitions côté rive gauche de la Seine.</p>

<p class="spip">Rapidement, l'<b>Orchestre Colonne</b> en fit un véritable bastion. La formation, n'ayant jamais possédé la moindre salle attitrée en cent quarante ans d'existence, décida de s'en porter acquéreur en 2009 lorsqu'elle fut à vendre. Après six mois de travaux de rénovation, d'embellissement et de mise aux normes, voilà donc le petit bijou annoncé : une vaste salle immaculée pouvant accueillir, sur deux niveaux, un maximum de deux cents personnes (pour des questions de sécurité), entièrement ripolinée de blanc avec des rideaux couleur prune et de larges panneaux de bois pour l'acoustique.
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<center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/png_629x416_salle_colonne_3.png" /></span></center></center><br>
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Cette nouvelle <a href="http://www.sallecolonne.com">salle Colonne</a> sera donc le fief de l'<b>Orchestre Colonne</b> — l'administration, les répétitions — mais deviendra désormais aussi une salle de concert ouverte au public : une merveille intime et feutrée, idéale pour la musique de chambre et les récitals solistes. Des concerts d'une heure, une heure dix, sans entracte, dans un esprit très Rive gauche, pas trop chers (25 €), avec le public très proche, dans un esprit aussi peu guindé que possible... Le bon vieil <b>Édouard Colonne</b> (1838-1910), fondateur de l'un des premiers orchestres associatifs de l'histoire et maître spirituel des lieux, s'en frotte déjà les mains...<br>
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<div align=right><b>Xavier Lacavalerie</b></div></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_55322</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Sat, 04 Jun 2011 00:18:05 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'Arsenal à Metz Histoire d'un lieu]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/L-Arsenal-a-Metz-Histoire-d-un54062</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x199_arton54062.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Un soir qu'il était, à son corps défendant, de sortie dans le grand monde, Bizet se vit interpellé par la maîtresse de céans qui lui demanda, toute minaudante, en désignant le piano dans un coin du salon : « <i>Cher Maître, vous nous jouerez bien un petit quelque chose ? — Volontiers, Madame</i> », lui répondit sèchement l'auteur de <I>Carmen</I>, qui n'aimait guère se livrer à ce genre d'exercice. « Mais je vois là le général X*** : demandez-lui plutôt de faire tirer des coups de canon ! »...</p>

<p class="spip">Tout cela pour dire que la musique savante et l'armée ont rarement fait bon ménage. Le fait est pourtant que l'<b>Arsenal de Metz</b>, avant d'être une salle de concert, était, comme son nom l'indique, un bâtiment militaire. C'est "<b>Badinguet Premier</b>" (surnom de l'empereur <b>Napoléon III</b>) qui le fit édifier en plein cœur du quartier de la citadelle pour servir d'atelier de fabrication et d'entrepôt d'armes. Le Prussien était à deux pas et la France connaissait depuis près d'un siècle quelques différends avec ce belliqueux voisin louchant sans vergogne vers deux provinces frontalières, l'Alsace et la Lorraine, enjeu direct ou indirect d'au moins trois conflits.</p>

<p class="spip">Quelques dizaines de millions de morts plus tard, les esprits étant enfin pacifiés et les désirs d'annexion territoriale oubliés, l'<b>Arsenal</b> devenait un bâtiment obsolète et inutile, promis à la destruction. Dans les années 1980, la municipalité décida de le transformer. Elle demanda à Ricardo Bofill de le réaménager en véritable complexe culturel, avec salle de concert, petites salles annexes et galeries d'exposition, dans le plus pur style classico-pompier cher à l'architecte catalan.</p>

<p class="spip">La grande salle —1 354 places assises — est particulièrement ingénieuse par sa forme oblongue type "boîte à chaussures", son aménagement intérieur (c'est l'un des rares lieux de concert où le public entoure et surplombe la scène), les matériaux nobles employés (le bois de hêtre et de sycomore) et sa douce lumière orangée tamisée qui donne à l'ensemble un côté feutré bien plaisant.</p>

<p class="spip">Reste l'acoustique, souvent vantée sur le mode lyrique, pindarique et dithyrambique, mais qui n'a rien d'exceptionnel, trop réverbérée (plus de deux secondes d'écho, même quand la salle est pleine), ce qui est parfois une gêne pour les musiciens qui ont peine à s'entendre.</p>

<p class="spip">N'empêche. L'endroit est absolument magique et ce n'est pas par hasard qu'il a vu défiler depuis le 26 février 1989, jour de son inauguration, toutes les gloires mondiales de la musique baroque, classique, romantique et contemporaine — de Mstislav Rostropovitch à Sergiu Celibidache en passant par la famille Kuijken... La grosse artillerie, si vous voulez. Mais toute pacifique, celle-là ! </p>

]]></description>
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    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Tue, 31 May 2011 23:41:40 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Le Suntory Hall à Tokyo Histoire d'un lieu]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Le-Suntory-Hall-a-Tokyo-Histoire-d51194</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x247_arton51194.jpg" /><br /><br /><p class="spip">L'une des conséquences les plus inattendues de leur défaite de 1945 aura été le virage à 180 degrés opéré par la majorité des Japonais, désormais entichés de tout ce qui touche les États-Unis. Vêtements, sports, divertissements, gadgets électroniques, boissons... tout se décline désormais selon le goût des vainqueurs. Les Japonais découvrent même la musique classique occidentale, avec une passion discrète et rentrée qui n'appartient qu'à eux, et se mettent à bâtir à tour de bras auditoriums et salles de concert dans tout le pays. </p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_51194</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Wed, 01 Dec 2010 20:01:23 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'Opéra-Comique Histoire d'un lieu]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/L-Opera-Comique-Histoire-d-un-lieu49942</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x268_arton49942.png" /><br /><br />]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_49942</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Thu, 04 Nov 2010 20:58:09 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[La maison de Pierre Henry, pape de la musique concrète]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/La-maison-de-Pierre-Henry-pape-de48657</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x237_arton48657.jpg" /><br /><br />]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_48657</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Fri, 15 Oct 2010 18:17:55 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Pigna, fief de la musique en Corse]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Pigna-fief-de-la-musique-en-Corse47162</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x264_arton47162.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Lorsqu'on s'élève, à partir de la petite ville d'<b>Île-Rousse</b> (Isola Rossa), dans la montagne aride et sévère de la Balagne (Haute-Corse), on débouche en contrebas de la route sur un drôle de petit village perché nommé <b>Pigna</b>. </p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_47162</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Fri, 17 Sep 2010 16:50:00 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Arles sans clichés]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/ESCALES/Arles-sans-cliches46500</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x256_arton46500.jpg" /><br /><br /><p class="spip">			</p>]]></description>
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    <author>Clémentine Maligorne</author>
    <pubDate>Mon, 02 Aug 2010 18:38:27 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[ESCALES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[En Poitou, la carrière de Normandoux]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/En-Poitou-la-carriere-de46191</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x236_arton46191.jpg" /><br /><br /><p class="spip">C'est... à la nage (!) que <b>François Pin</b> a découvert sa future salle de concert. L'endroit était tout à fait improbable : au cœur du Poitou historique, près du petit village de <b>Tercé</b>, à quelques encablures de <b>Poitiers</b>, une carrière abandonnée au beau milieu de nulle part. Creusée et exploitée pendant cent cinquante ans, elle fut laissée à l'abandon dans les années 1990. Ne subsistaient alors que des maisons fantomatiques, des ateliers silencieux, des rails et des wagonnets rouillés, lentement envahis par la nature exubérante reprenant enfin sa revanche sur l'activité humaine. La nappe phréatique, régulièrement pompée quand la carrière était en activité, avait désormais tout envahi, donnant à ce paysage torturé un caractère fantastique, presque inquiétant, d'eaux dormantes et silencieuses, veillées par les oiseaux, comme au premier matin du monde... 
</p>]]></description>
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    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Thu, 15 Jul 2010 23:05:56 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Le Carnegie Hall à New York]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ART-DE-VIVRE/Histoire-d-un-lieu/Le-Carnegie-Hall-a-New-York44411</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x241_arton44411.jpg" /><br /><br /><p class="spip">C'est tout simplement la meilleure salle du monde. Bon, question esthétique, il faut aimer ce goût typiquement américain pour les vraies-fausses copies imitées de l'art antique — en l'occurrence le style vaguement Renaissance italienne. Mais question acoustique, tous les musiciens qui s'y sont produits vous l'affirmeront avec des trémolos dans la voix : <b> <i>{Carnegie Hall</b> </i>}, salle de concert new-yorkaise située dans Manhattan, à l'angle de la Septième Avenue et de la 57e Rue, juste au sud-ouest de Central Park, est absolument parfaite et a longtemps partagé, avec notre ancienne <b>Salle Pleyel</b> — avant que celle-ci ne s'envole en fumée le 18 juillet 1928 —, la meilleure réputation qui soit. 
<br></p>




]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_44411</guid>
    <author>Xavier Lacavalerie</author>
    <pubDate>Fri, 18 Jun 2010 21:34:04 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[Histoire d'un lieu]]></category>
  </item>
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