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  <title><![CDATA[LES BRÈVES - Magazine Qobuz]]></title>
  <link>http://www.qobuz.com/info/-Les-breves164</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr-FR</language>
  <copyright>&#xA9; Qobuz</copyright>
    
    <item>
    <title><![CDATA[Archives lyriques Rééditions de grandes voix]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Archives-lyriques-Reeditions-de44533</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x249_arton44533.jpg" /><br /><br /><p class="spip">En tête, l'<i><b>Otello</b></i> de <b>Verdi</b> dirigé par Carlos Kleiber (<a href="http://qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Giuseppe-Verdi-Otello44475"><font color=#5eabc1>CHOC : voir la critique</font></a>), mais aussi un <i><b>Boris Godounov</b></i> de légende, celui du Bolchoi 1948 avec Pirogov monumental et réunissant les deux ténors d'exception, Nelepp en Grigori, Kozlovsky en Innocent. Son variable, manque la moitié de l'acte polonais avec Rangoni (d'un an plus tard) rétablie dans la version publiée en LP. Un parfum de grandeur et de pauvreté oublié.<br>
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<b>Opera d'Oro</b> 3 CD OPD-1363<br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font></p>












]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_44533</guid>
    <author>André Tubeuf</author>
    <pubDate>Wed, 04 Aug 2010 18:57:59 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Archives d’orchestres]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Archives-d-orchestres39860</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x296_arton39860.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>Dimitri Mitropoulos</b> dirige l’Orchestre symphonique de la Radio de Cologne dans Don Quichotte (Alwin Bauer violoncelle et Paul Schroer, alto) et <i>Also sprach Zarathustra</i> de Strauss. La captation est excellente. Bien que le violoncelle de Bauer ne soit pas d’une justesse idéale, que de moments extraordinaires ! Nous assistons à un véritable “opéra sans paroles” avec des scènes burlesques d’une vivacité et d’une folie belliqueuse stupéfiantes. Mieux enregistré qu’à Salzbourg avec le Concertgebouw d’Amsterdam (Q. Disc, 1958), <i>Also sprach Zarathustra</i> est l’un des plus hallucinés que nous ayons entendus. La conception à la fois brutale, épique, charnelle de Mitropoulos envoûte de bout en bout. À connaître absolument. <br>
<b>Medici Arts</b> MM035-2 - 1959 - 75’ - <font color=#5eabc1>★★★★</font></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_39860</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:52:05 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Musiques de chambre]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Musiques-de-chambre31276</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton31276.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Franz-Schubert-La-jeune-fille-et-la-mort-Rosamunde/Classique-Musique-de-Chambre-sans-piano/Quatuor-Terpsycordes-Musique-Romantique/R/default/fiche_produit/id_produit-5400439002722.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_201x181_5400439002722_230.jpg" /></span></a></div>Utilisant des cordes en boyau et requérant le vibrato avec parcimonie, le Quatuor Terpsycordes propose des versions expurgées de prétentions symphoniques dans les <i>Quatuors « Rosamonde »</i> et <i>« La Jeune Fille et la Mort »</i> de <b>Schubert</b>. Leur grande qualité de réalisation, basée sur un soin du détail étonnant et une homogénéité polyphonique sans faille, fait l’incontestable réussite de ce disque, qui a le mérite de ne pas proposer « une version de plus ». Dans une optique classique, équilibrée et engagée, les Terpsycordes se montrent admirables et il serait intéressant de les retrouver dans une audition en aveugle. Mais peut-être leur relatif manque d’abattage et d’efficacité dramatique seraient-ils alors mis en exergue. Toujours est-il qu’ils nous offrent un très bon enregistrement, dans des œuvres pourtant rabâchées.<br> <b>Ricercare</b> RIC 272, 2007, 77’, note <font color=#5eabc1>★★★</font> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Franz-Schubert-La-jeune-fille-et-la-mort-Rosamunde/Classique-Musique-de-Chambre-sans-piano/Quatuor-Terpsycordes-Musique-Romantique/R/default/fiche_produit/id_produit-5400439002722.html"><font color=#5eabc1>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Sonates-Pour-Violon-Et-Piano-/Classique/Divers/Saphir-Productions/default/fiche_produit/id_produit-0884385458645.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_0884385458645_230.jpg" /></span></a></div>Gérard Poulet (violon) et Ludmilla Berlinskaïa (piano) proposent de satisfaisantes versions des <i>Sonates</i> de <b>Mendelssohn</b>, <b>Janácek</b> et <b>Richard Strauss</b>. Celle de Mendelssohn, retrouvée en 1953, a fière allure mais se montre un rien courte de son au violon. La <i>Sonate</i> de Janácek mériterait quant à elle plus de liberté dans la narrativité ; mais l’humeur y est très bonne, même si l’archet n’est pas toujours assez aérien. Au contraire, c’est un poids supplémentaire, une accroche de corde plus pleine que l’on attendrait dans la <i>Sonate</i> de Strauss. Mais là aussi, le caractère y est excellent. La pianiste est de bout en bout attentive au violoniste, mais sa poigne de fer gagnerait à un rien de tendresse supplémentaire.<br>
<b>Saphir</b> LVC 1087 - 2007-2008 - 67’ - Note <font color=#5eabc1>★★★</font> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Sonates-Pour-Violon-Et-Piano-/Classique/Divers/Saphir-Productions/default/fiche_produit/id_produit-0884385458645.html"><font color=#5eabc1>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_41I9d7d1alL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>Ilia Korol (violon) et Norbert Zeilberger (pianoforte) ont le mérite de proposer la première version pour violon et piano des <i>Sonates op. 16</i> d’<b>Onslow</b>, auteur d’un catalogue de musique de chambre considérable et à ce jour presque totalement ignoré. Néanmoins, ils montrent un jeu très prosaïque et manichéen, manquant cruellement de mœlleux et de finesse dans la sonorité. Cette vision un peu brute des œuvres ne rend que partiellement justice au compositeur pourtant non dénué de talent, car contrairement au titre du disque (“Moderntimes_1800”), les deux musiciens tendent à démontrer un certain archaïsme de composition. <br>
<b>Challenge Classics</b> CC72196 - 2007 - 75’ - Note <font color=#5eabc1>★★</font> 
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-4/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421934068.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x180_5028421934068_230_volume_4.jpg" /></span></a></div> Les Buchberger alternent le bon (<i>Op. 77</i> et <i>103</i>), <br>
le très bon (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-4/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421934068.html"><font color=5eabc1><i>Op.71</i>, Op.<i>74</i> (Ecouter et télécharger)</font></a>, <i>Op.20</i>) <br>
et l’excellent (<i>Op. 9</i>, <i>33</i> et <i>42</i>) dans leur intégrale des <i>quatuors à cordes</i> de <b>Haydn</b>. 
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-6/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421936505.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x180_5028421936505_230.jpg" /></span></a></div>Le sixième volume consacré aux <i>Quatuors op. 1</i> et <i>2</i> du jeune compositeur relève du meilleur cru. Leur capacité à dynamiser une forme encore scolaire et systématisée tout comme à transmettre la merveilleuse imagination de Haydn est prodigieuse. L’engagement déployé est saisissant, et la générosité sonore emporte l’adhésion, comme c’était déjà le cas pour l’<i>Opus 9</i>. <br>
<b>Brilliant Classics</b> 3 CD 93650 - 2007 - 177’ - Note <font color=#5eabc1>★★★★</font> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-6/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421936505.html"><font color=#5eabc1>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-7/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421937601.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x179_5028421937601_230_op_17.jpg" /></span></a></div>L’<i>Opus 17</i> est à peine moins réussi : leur liberté de ton et leur sens narratif fonctionne à merveille. On pourra toutefois leur reprocher une certaine épaisseur polyphonique : cette dernière étant plus développée que dans les opus précédents, on attendrait un travail contrapuntique plus ciselé et équilibré. Mais le sublime mouvement qui se dégage de leur interprétation ravira tout un chacun. <br>
<b>Brilliant Classics</b> 2 CD 93760 - 2007 - 120’ - Note <font color=#5eabc1>★★★</font> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-7/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421937601.html"><font color=5eabc1>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-8/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421938639.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x185_5028421938639_230.jpg" /></span></a></div>Le même reproche pénalise davantage l’<i>Opus 64</i> : le trait est bien épais pour révéler toutes les finesses de l’écriture haydnienne. L’énergie, la générosité sonore ne suffisent pas : il nous manque une polyphonie plus hiérarchisée et des articulations plus précises. Néanmoins, la musique respire et se montre très expressive, ce qui est déjà beaucoup. <br>
<b>Brilliant Classics</b> 2 CD 93863 - 2007 - 115’ - Note <font color=#5eabc1>★★★</font> <div align=right><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Quatuors-a-cordes-Volume-8/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Buchberger-Musique-Classique/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421938639.html"><font color=5eabc1>Écouter et télécharger</font></a></div>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_201x201_519LjOMz0_2BL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>Le Trio Storioni nous offre deux <i>Trios pour piano</i> de <b>Brahms</b> (<i>op. 8</i> et <i>87</i>) de haute tenue, à la grande qualité de réalisation. La sonorité pleine mais sans lourdeur de l’ensemble est parfaite pour livrer l’écriture profonde du compositeur. L’homogénéité instrumentale est assurément l’une de leurs principales qualités, mais se révèle parfois aussi légèrement étouffante dans cette polyphonie intense : on aimerait parfois quelques moments plus hiérarchisés, où tel ou tel instrument prendrait momentanément le dessus, car la densité permanente livrée par les Storioni finit en effet par lasser. Ils se montrent néanmoins comme l’un des trios sur lesquels il faut compter. <br>
<b>PentaTone</b> PTC 5186 328 - 2007-2008 - 64’ - Note <font color=#5eabc1>★★★</font>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_201x201_Brahms_Sonaten.jpg" /></span></div>Jouer sur « instruments d’époque » n’a de sens que si l’on a quelque chose à dire, particulièrement dans des œuvres à la discographie abyssale, car le timbre seul ne fait pas une interprétation. C’est précisément le problème d’Ilia Korol (violon) et Natalia Grigorieva (pianoforte) qui se lancent dans les trois <i>Sonates pour violon</i> de <b>Brahms</b> sans idée interprétative particulière. Leur lecture n’est pas déméritante, et on peut y trouver quelques moments agréables (cela reste du Brahms). Mais pourquoi enregistrer ces chefs-d’œuvre si l’on n’a rien à proposer ?<br>
<b>Challenge Classics</b> CC72194 - 2007 - 64‘  Note <font color=#5eabc1>★★</font><br>
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<div class="qbz_visuel_spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Robert-Schumann-Robert-Schumann-The-Violin-Sonatas/Classique-Musique-de-Chambre-avec-piano/Carolin-Widmann-Violon-Musique-Romantique/default/fiche_produit/id_produit-0002894766744.html"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_202x179_0002894766744_230.jpg" /></span></a></div>Carolin Widmann (violon) et Dénes Varjon (piano) ont la malchance d’enregistrer après Kremer/Argerich (DG), Schwarzberg/Leschenko (Avanti) ou Landgraf/Koch (Genuin), qui ont tous proposé des versions originales, abouties et passionnantes des <i>Sonates pour violon</i> de <b>Schumann</b>. Pourtant, l’élan est bon, l’<i>humor</i> schumannienne correctement rendue. Les deux musiciens semblent néanmoins ne pas aller au bout de leur démarche, entre recherche sonore héritée du baroque (peu de vibrato au violon) et emportement romantique. On regrettera au passage la pédale bien lourde du pianiste. Le résultat manque ainsi de construction, d’unité et d’assurance dans la vision de ces œuvres. Pour qui veut les trois sonates du compositeur sur un disque unique, cet enregistrement s’avère toutefois recommandable.<br> 
<b>ECM</b> « New Series » 2047 - 2007 - 72’ - Note <font color=#5eabc1>★★</font> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Robert-Schumann-Robert-Schumann-The-Violin-Sonatas/Classique-Musique-de-Chambre-avec-piano/Carolin-Widmann-Violon-Musique-Romantique/default/fiche_produit/id_produit-0002894766744.html"><font color=#5eabc1>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_201x201_51VdvhSzHzL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>Laborieux, scolaire, à l’intonation parfois approximative, voilà les qualificatifs qui viennent immédiatement à l’esprit à l’écoute des œuvres complètes pour violoncelle et piano de <b>Schumann</b> par Klaus Storck (violoncelle) et Aya Ishihara (piano) : laborieux, car les tempos choisis sont plus proches du déchiffrage que du concert ; scolaire car faire fi à ce point de tout sentiment improvisé, de tout élan expressif témoigne non seulement d’une connaissance toute relative du compositeur, mais également d’une distance incroyable avec le caractère intrinsèque des œuvres. Qui peut en effet trouver dans les <i>Fantasiestücke op. 73</i> exécutées ainsi toute trace de fantaisie ? Il s’agit d’une mise en place honorable, sans plus. <br>
MDG 903 1544-6 - 2008 - 68’ - Note <font color=#5eabc1>★</font>
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]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_31276</guid>
    <author>Antoine Mignon</author>
    <pubDate>Thu, 23 Jul 2009 12:55:04 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Permafrost musical]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Permafrost-musical26927</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x229_arton26927.jpg" /><br /><br /><p class="spip">La musique des compositeurs de l’Europe du Nord a quelque chose de commun avec les terres arctiques : un « permafrost » d’oubli et d’ignorance les recouvre littéralement. Les dernières parutions de labels méritants et courageux nous proposent de dégeler cette situation.
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_8570737_230.jpg" /></span></div><b>Carl Nielsen</b> (1865-1931) adorait déguster et partager tous les instants de sa vie avec ses proches et ses autres relations. Ses nombreuses et saines qualités humaines le rendaient très cher au cœur de ceux qui l’approchaient. Et une large fraction de sa musique se ressent de cette richesse intérieure irradiante. Les symphonies véhiculent largement ses qualités cardinales. Cet enregistrement des <i>Symphonies n° 1</i> (1889-1894) et n° <i>6 « Semplice »</i> — la dernière, de 1924-1925 — est une réédition Naxos d’une intégrale magnifique et de premier plan réalisée par Marco Polo en 2000 grâce aux talents conjugués et synergiques de l’Orchestre national symphonique de la Radio danoise et du brillant chef Michael Schønwandt. <br>
<b>Naxos</b> 8570737 - 2000 - 67’ - Note <b>9</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Carl-Nielsen-/Classique-Musique-Symphonique/Michael-Schonwandt-Musique-Post-romantique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313073771.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x229_8570738_230.jpg" /></span></div>L’intérêt profond de <b>Carl Nielsen</b> pour les diverses analyses de la psychologie humaine a marqué une partie de sa production. La <i>Symphonie n° 2</i> (1901-1902) dite « <i>Les quatre tempéraments</i> » explore avec une acuité et une subtilité captivantes les caractères colérique (<i>Allegro</i> flamboyant), flegmatique (<i>Allegro</i> impassible et résigné), mélancolique (<i>Andante</i> sensuel et pataud) et sanguin (<i>Allegro</i> nerveux et érubescent). La <i>Symphonie n° 3</i>, composée une dizaine d’années plus tard, baptisée « Sinfonia Espansiva », constitue une étape majeure vers davantage d’originalité. Son <i>Allegro espansivo</i> s’avère être tout simplement une fresque merveilleuse, entraînante et insolite tandis que l’<i>Andante pastoral</i> suivant, rêveur et lointain fait intervenir deux voix solistes sur la voyelle « a ». L’Orchestre de la Radio danoise et Michael Schønwandt chantent et enchantent ces partitions majeures du premier XXe siècle. Une référence. <br>
<b>Naxos</b> 8570738 - 1999 - 71’ - Note <b>8</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Carl-Nielsen-Symphonies-Volume-2/Classique-Musique-Symphonique/Michael-Schnwandt-Musique-Post-romantique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313073870.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x228_6220509_230.jpg" /></span></div>Même sans connaître le nom de <b>Jakob Gade</b> (1879-1963), tout le monde a déjà entendu voire fredonné le fameux air intitulé « <i>Jalousie, Tango tsigane</i> », composé en 1925. Nous sommes dans un registre placé à équidistance entre la musique semi-légère, le cisèlement délicat de beaux thèmes et l’étalement non dissimulé de sentiments romantiques. Les autres pièces enregistrées de ce Danois, également pour orchestre, s’expriment dans un panel similaire (<i>Suite d’amour ; Romanesca, Tango ; Douces secrets, valse lente</i>…) fait encore d’insouciance, de souplesse, de charme désuet, toutes qualités soulignées avec efficacité par l’Orchestre symphonique d’Odense conduit par son chef zurichois Matthias Aeschbacher. Une réédition justifiée. <br>
<b>Dacapo</b> 6220509 - 1998, 66’ - Note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Jacob-Gade-Jalousie-Suites-Tangos-Valses/Classique/Matthias-Aeschbacher-Musique-moderne/Da-Capo/default/fiche_produit/id_produit-0747313150960.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_190x189_896.jpg" /></span></div>Et de sept ! Quelle belle intégrale des mélodies d’<b>Edvard Grieg</b> (1843-1907) ! Soigneux dans le choix des textes, délicat dans la mise en musique des paroles, attachant dans l’accompagnement pianistique, Grieg peut se vanter d’avoir offert à la Norvège un corpus irremplaçable. Une création tellement respectueuse et imprégnée de l’héritage amoureux d’un passé culturel adoré et aspirant finalement à l’indépendance de la nation. La mezzo-soprano finlandaise Monica Groop assure brillamment cette magnifique aventure. Et, de parution en parution, confirme de remarquables qualités vocales et interprétatives. Le Britannique Roger Vignoles (précédé par Love Derwinger et Ilma Ranta pour les trois premiers volumes) apporte son attachante et lumineuse contribution, preuve de toute l’attention qu’apportait Grieg à ce genre pour lequel il se sentait particulièrement inspiré. On sait dès à présent que cette somme fera date et ravira les amoureux de la chanson, même privés d’une traduction française des textes. <br>
<b>Bis</b> CD1757 - 2007 - 68’ - Note <b>7</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x228_6220548_230.jpg" /></span></div><b>Pelle Gudmundsen-Holmgreen</b> (né en 1932) aura peut-être l’occasion de se faire connaître davantage du grand public grâce à son œuvre <i>Last Ground</i> pour « quatuor à cordes et océan » composée en 2006. Le Quatuor Kronos en fait ressortir les belles pages, la respiration et la construction, secondé par les bruits de l’océan retravaillés par son collègue et compositeur lui-même, Wayne Siegel, à Aarhus. L’écoute en est plus qu’intéressante et se montre dispensatrice de satisfactions auditives, non aseptisées et dépourvues de vulgarité. Très différents, <i>Moving Still</i> (2004) <i>pour baryton et quatuor à cordes</i> sur des textes de H. C. Andersen et <i>Concerto Grosso pour quatuor à cordes et ensemble symphonique</i> (1990-2006) narrent la rencontre d’un esprit original et multiple avec son temps. À découvrir donc. <br>
<b>Dacapo</b> 6220548 - 2007 - 67’ - Note <b>7</b>  <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Pelle-Gudmundsen-Holmgreen-Kronos-joue-Holmgreen/Classique/Quatuor-Kronos-Musique-contemporaine/Da-Capo/default/fiche_produit/id_produit-0747313154869.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x206_8226075_230.jpg" /></span></div>Longtemps l’histoire de la musique a minoré l’importance de créateurs nettement moins médiatisés que les grandes têtes de chapitre. <b>Paul von Klenau</b> (1883-1946) compte parmi les premiers. Danois ayant effectué sa carrière en Allemagne et en Autriche, il adopte les canons esthétiques modernes comme le prouve son <i>Premier Quatuor à cordes en mi mineur</i> (1911) très belle œuvre s’attelant à déstructurer la tonalité. N’oublions pas qu’il fréquenta assidûment Alban Berg et son cercle. Semblent résulter directement de ces relations deux autres quatuors à cordes (1942 et 1943) dans lesquels la tonalité vole en éclats. Néanmoins ses œuvres, jamais enregistrées jusque-là, enrichissent dignement le genre grâce, entre autres, à une excellente lecture du Quatuor à cordes de Sjaelland. <br>
<b>Dacapo</b> 8226075 - 2008 - 70’ - Note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Paul-von-Klenau-Quatuors-a-cordes/Classique-Quatuor-a-cordes/Sjaelland-String-Quartet-Musique-moderne/Da-Capo/default/fiche_produit/id_produit-0636943607527.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_31062_2BiXFxL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>Avec sa <i>Symphonie n° 3</i>, <b>Joonas Kokkonen</b> (1921-1996) confère ses lettres de noblesse à la néo-tonalité ainsi qu’une profondeur frappante à son expressivité et une concision remarquable. L'ultime et <i>Quatrième Symphonie</i> se révèle d’un abord plus aisé, d’un mélodisme plus simple et plus ductile et d’une polyphonie plus gracieuse que la précédente. L’Orchestre symphonique de la Radio finlandaise manie superbement l’élégance et la rudesse. Sakari Oramo dissèque les intentions de Kokkonen avec grande acuité. Quant au violoncelliste Marko Ylönen, il insuffle assez de vie et d’énergie au Concerto de 1969 pour satisfaire un large public. <br>
<b>Ondine</b> ODE10982, 2006, 62’, note <b>7</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x400_0761195111123.jpg" /></span></div>Exceptionnelle fut la notoriété d’<b>Oskar Merikanto</b> (1868-1924) dans sa Finlande natale. Nettement plus étendue, longtemps en tout cas, que celle dont jouissait pourtant Jean Sibelius, de trois ans son aîné. À l’inverse de celui de Sibelius, le catalogue de Merikanto se cantonne (et donne toute sa mesure) pour l’essentiel dans le domaine de la miniature lyrique pour piano et dans celui de la chanson romantique. Les Finlandais ont très longtemps raffolé de ses productions. En dépit d’une voix fatiguée et éraillée, le baryton Jorma Hynninen allie sérénité et transport. Il brille par une grande force expressive et un enthousiasme intact. Ilkka Paananen, au piano, nous révèle un accompagnement (quasi partenarial) délicat et soyeux. Dommage qu’encore une fois l’on nous prive d’une (indispensable) traduction française des poèmes retenus. <br>
<b>Ondine</b> ODE11112 - 2007 - 60’ - Note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x206_8226059_230.jpg" /></span></div>Le succès ne se dément pas pour <b>Per Nørgård</b> unanimement considéré comme « le » grand compositeur danois contemporain. Sa vaste production aborde tous les genres avec une égale aisance. Sa musique souvent traversée de fulgurances, d’éclats en série et de traits géniaux peut également pâtir de faiblesses et de remplissages laborieux. C’est le cas avec cet enregistrement — parfaitement interprété par le Quatuor Kroger dont les débuts publics remontent à l’année 1999 — des <i>Quatuors à cordes n° 7</i> (1994), <i>n° 8</i> (1995-97), <i>n° 9</i> (2001) et <i>n° 10</i> (2005). Chacun d’eux prouve l’indéniable métier du maître plus que septuagénaire mais traduit cependant une sorte d’auto-complaisance narcissique rendant l’écoute rapidement décevante et lassante. <br>
<b>Dacapo</b> 8226059 - 2007 - 71’ - Note <b>4</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Per-Nrgard-Quatuors-a-cordes/Classique-Quatuor-a-cordes/Quatuor-Kroger-Musique-contemporaine/Da-Capo/default/fiche_produit/id_produit-0636943605929.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_cda67601_230.jpg" /></span></div>Tout au long de sa longue et brillante carrière, <b>Veljo Tormis</b> (né en 1930) s’est passionnément investi au profit de la musique chorale de son Estonie natale. Fruit de son immersion dans la culture du chant estonien et du renouveau du folklore national du début du XXe siècle (notamment du <i>regilaul</i>, corpus de chants runiques anciens du pays le plus septentrional des États baltes), Veljo Tormis est également, et de manière concomitante, culturellement et artistiquement façonné par sa fréquentation de la culture russe (études au Conservatoire de Moscou entre autres). Les Holst Singers, solide formation chorale britannique et son conducteur Stephen Layton déclinent avec justesse une série de partitions finement ciselées oscillant entre traditionnel et modernité. <br>
<b>Hyperion</b> CDA67601 - 2007 - 72’ - Note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Veljo-Tormis-Musique-Chorale/Classique-Musique-Vocale-divers/Stephen-Layton-Musique-moderne/Hyperion/default/fiche_produit/id_produit-0034571176017.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x229_8570460_230.jpg" /></span></div><b>Sveinbjörn Sveinbjörnsson</b> (1847-1927), Islandais de naissance, musicalement formé à Copenhague puis Leipzig pendant les années 1870, passe la majeure partie de son existence professionnelle à Edimbourg comme compositeur et professeur de piano. Sa musique reflète fidèlement l’art de son maître allemand Carl Reinecke, lui-même fasciné par les esthétiques de Robert Schumann et de Felix Mendelssohn. C’est dire si les deux <i>Trios avec piano</i>, les <i>Pièces lyriques pour violon et piano</i> et la <i>Sonate pour violon</i> proposées ici déclinent de belles mélodies, se complaisent à distiller un lyrisme délicat et adhèrent avec talent mais sans génie aux canons romantiques de l’époque. Les instrumentistes, islandais, superbes et intimistes défendent parfaitement des partitions équilibrées mais dépourvues de rebondissement. <br>
<b>Naxos</b> 8570460 - 2007 - 72’ - Note <b>6</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Sveinbjorn-Sveinbjornsson-/Classique/Various-Artists/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313046072.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x206_8226054_230.jpg" /></span></div>L’Age d’Or de la musique danoise (entre 1800 et 1850 environ) compte parmi ses représentants (outre Gade, Hartmann, Kuhlau, Kunzen, Lumbye…) l’excellent mélodiste <b>Niels Peter Jensen</b> (1802-1846), aveugle mais flûtiste virtuose et organiste d’église. Pédagogue, il compta parmi ses élèves le futur maître du romantisme scandinave, J. P. E. Hartmann. Deux instrumentistes danois accomplis, Rune Most à la flûte et Frode Stengaard au piano, jouent avec entrain et doigté deux belles <i>Sonates op. 6</i> et <i>op. 18</i> ainsi que deux des trois <i>Fantaisies</i> ou <i>Caprices op. 14</i>. Toutes ces pièces se délectent d’un même élan lyrique et pastoral, chaleureux et flâneur, discipliné et soucieux d’exploiter, sans faire de vagues, une esthétique harmonieuse appréciée de tous en son temps. <br>
<b>Dacapo</b> 8226054 - 2007-2008 - 69’ - Note <b>6</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Niels-Peter-Jensen-Sonates-pour-flute/Classique/Rune-Most-Flute-traversiere-Musique-Romantique/Da-Capo/default/fiche_produit/id_produit-0636943605424.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x216_8570763_230.jpg" /></span></div>Plusieurs œuvres orchestrales de <b>Jean Sibelius</b> reviennent ici à un orchestre des antipodes, le Symphonique de Nouvelle-Zélande, formation confiée pour l’occasion au chef finlandais Pietari Inkinen. Cette collaboration aboutit à un résultat très correct mais cependant pas transcendant. La concurrence discographique, on le sait, s’avère très rude tant en qualité qu’en quantité. Néanmoins <i>Chevauchée nocturne et Lever de soleil op. 55</i> reçoit une lecture convenable tout comme la musique conçue pour la pièce <i>Kuolema</i> (La Mort) d’où est extraite la très célèbre et incontournable <i>Valse lente</i>. Le prix attractif de ce CD devrait satisfaire ceux qui ne disposent encore d’aucun enregistrement. <br>
<b>Naxos</b> 8570763 - 2007 - 64’ - Note <b>6</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Jean-Sibelius-Chevauchee-nocturne-et-lever-du-soleil-Festin-de-Balthazar-Kuolema/Classique-Musique-Symphonique/Pietari-Inkinen-Musique-moderne/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313076376.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_26927</guid>
    <author>Jean-Luc Caron</author>
    <pubDate>Tue, 21 Apr 2009 15:55:23 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
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    <item>
    <title><![CDATA[Archets divers]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Archets-divers26689</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x242_arton26689.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br>
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0034571176635_230.jpg" /></span></div>Les vingt et une <i>Danses hongroises</i>, écrites par <b>Brahms</b> pour piano à quatre mains, furent transcrites pour violon et clavier par Joseph Joachim. Leurs thèmes et leurs rythmes rappellent indubitablement ceux des airs populaires – au demeurant plus tziganes que hongrois – du genre <i>csardas</i>. Les <i>Variations</i> de Joachim, terminées en 1860 et dédiées à Pablo de Sarasate, ont, elles, une coloration tout à fait hongroise. L’interprétation de ces œuvres exige une main gauche agile et infaillible et un archet très souple, qualités que possède au plus haut degré l’excellent violoniste <b>Hagai Shaham</b>, bien soutenu ici par Arnon Erez. <br>
<b>Hyperion</b> CDA 67663 - 2007 - 66’ - note <b>8</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Johannes-Brahms-Joseph-Joachim-Danses-Hongroises/Classique/Hagai-Shaham-Violon/Hyperion/default/fiche_produit/id_produit-0034571176635.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x227_0822252214321_230.jpg" /></span></div>Si l’idée de graver les deux <i>Sonates pour violon et piano</i> et l’<i>Élégie</i> de <b>Georgy Catoire</b> était excellente, il eût été également parfait que les aptitudes du violoniste soient à la hauteur de la tâche. Hélas, cette interprétation est trop souvent gâchée par des approximations (doux euphémisme) dans l’intonation et un archet ayant une fâcheuse tendance à « savonner » les traits les plus périlleux – le <i>Tzigane</i> de <b>Ravel</b>, donné en complément, est à ce point de vue exemplaire. Reste la <i>Pièce en forme de habanera</i> du même Ravel que l’on a connue plus sensuelle et hispanisante sous d’autres archets (celui de Ginette Neveu en particulier). Herwig (violon) et Bernd (piano) Zack sont certainement de bons musiciens, mais ils auraient été mieux inspirés en choisissant un programme moins aventureux. <br>
<b>Avie</b> AV2143 - 2005 - 67’ - note <b>4</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Georgi-Lvovitch-Catoire-Maurice-Ravel-oeuvres-pour-violon-piano-Integrale/Classique-Musique-de-Chambre-avec-piano/Hervig-Zack-Musique-moderne/AVIE/default/fiche_produit/id_produit-0822252214321.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_170x170_1026454.jpg" /></span></div>Dynamic, sans se lasser, continue son exploration des <i>Concertos pour violon</i> de <b>Giuseppe Tartini</b>, avec présentement les <i>D 7, D 28, D 31, D 33, D 34, D 65, D 68, D 78, D 102, D 103, D 107</i>. Ira-t-on jusqu’à une intégrale ? Trois solistes – Federico Guglielmo, Giovanni Guglielmo et Federico Lazari – se partagent l’honneur d’exécuter ces pages périlleuses. Seul le dernier parvient à tirer son épingle du jeu ; il est en effet le seul à n’éprouver aucune difficulté d’exécution – même dans les traits de virtuosité les plus délicats à négocier –, à faire entendre des sonorités agréables à l’oreille et, enfin, à respecter une certaine intonation. L’ensemble L’Arte dell’Arco fait ce qu’il peut avec de tels solistes, c’est-à-dire pas grand-chose. <br>
<b>Dynamic</b> 2 CD CDS 548/1-2 - 2006/07 - 81' - note <b>4</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_avie2149.jpg" /></span></div>Rien de rédhibitoire à reprocher à ce récital <b>d’œuvres inspirées par le culte israélite</b> : Ernest Bloch (<i>Schelomo</i> et <i>Prayer</i>), David Diamond (<i>Kaddish</i>), Gerard Schwarz (<i>In memoriam</i>), et Max Bruch (<i>Kol nidrei</i>) — le seul parmi les quatre à ne pas être juif. Jonathan Aasgaard, violoncelliste norvégien à la technique sans faille, joue surtout de sa superbe sonorité pour faire naître l’émotion et parvient immédiatement à ses fins. Son jeu subtil, tout en nuances, aux accents savamment dosés, fait passer pas mal de frissons. Plus prosaïque, moins engagé, Gerard Schwarz, à la tête de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liverpool, nous ennuie un peu par sa direction trop raide, trop rectiligne. <br>
<b>Avie</b> AV 2149 - 2005 - 58’ - note <b>6</b> <a href="http://www.abeillemusique.com/CD/Classique/AVIE2149/0822252214925/AVIE/From-Jewish-Life/Musique-pour-violoncelle--orchestre/cleart-29787.html"><font color=#c0a778>Voir plus de détails et acheter</font></a>
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0034571176857_230.jpg" /></span></div>On ne peut qu’encourager les recherches effectuées par certains musicologues pour enrichir le répertoire des instrumentistes et approuver le courage des interprètes de musiciens inconnus, tel <b>Christian Joseph Lidarti</b> (1730-1795), compositeur autrichien d’origine italienne. Certes ses trois <i>Concertos pour violon</i> et son <i>Quatuor</i> ne brillent pas par leur originalité thématique, formelle ou tonale, mais ces quatre œuvres ont le mérite d’être agréables à entendre, ce qui n’est déjà pas si mal. <b>Francesco D’Orazio</b>, dirigeant du violon les Auser Musici, tire crânement son épingle du jeu et parvient, grâce à une interprétation souple et brillante, à retenir l’attention de son auditoire. <br>
<b>Hyperion</b> CDA 67685 - 2007 - 61’ - Nouveauté <i>1re</i> - note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Christian-Joseph-Lidarti-Concertos-pour-violon/Classique/Francesco-D-Orazio/Hyperion/default/fiche_produit/id_produit-0034571176857.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x268_pc10199.jpg" /></span></div>Dans ces <i>Douze Fantaisies</i> – écrites initialement pour violon solo et transcrites pour alto par l’interprète elle-même –, <b>Georg Philipp Telemann</b> donne la possibilité à l’instrumentiste de paraître improviser à partir de cellules très brièvement exposées. Dans ces pages influencées par les <i>Sonates et Partitas</i> de Bach, la polyphonie n’est pas immédiatement perceptible, mais bien présente. Le grand mérite de <b>Nobuko Imai</b>, parfaite musicienne, est de faire ressortir le caractère propre de chaque <i>Fantaisie</i> : mélodie, rythme, virtuosité, recherche de sonorités presque insolites. En cela sa lecture semble être préférable à celles de ses collègues violonistes qui, peu ou prou, se sont trompés d’époque ou de style, tels Arthur Grumiaux presque romantique (Philips), ou Angèle Dubeau (Analekta) et Kolja Lessing (Capriccio) trop didactiques. Seule Rachel Podger (Channel), sur violon baroque, avait su donner une interprétation à la fois claire et dynamique de ces œuvres.<br>
<b>Pan Classics</b> PC 10199 - 2003 - 69’ - note <b>8</b> <a href="http://www.abeillemusique.com/CD/Classique/PC10199/7619990101999/Pan-Classics/Georg-Philipp-Telemann/12-Fantaisies-pour-alto-seul/cleart-30012.html"><font color=#c0a778>Voir plus de détails et acheter</font></a>
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_500x496_album_large_45881.jpg" /></span></div>Lauréat de nombreux concours de violon, <b>Erik Schumann</b> aurait pu, pour son premier enregistrement, choisir un récital de pièces brèves mettant en valeur sa virtuosité étincelante et sa chaude sonorité. Il a crânement opté pour les deux <i>Sonates pour violon et piano</i> de Prokofiev et bien lui en a pris, car il a su mettre en valeur les caractéristiques de l’écriture du compositeur russe : mystère, féérie, harmonisations hardies, verve rythmique et lyrisme plein de fantaisie. En guise de bis, il nous offre trois transcriptions de Heifetz (<i>Marche</i> de <i>L'Amour des trois oranges</i> et <i>Masque</i> de <i>Romeo et Juliette</i>) et de Fichtenholz (<i>Valse</i> de <i>Cendrillon</i>). Regrettons que ce jeune et prometteur violoniste n’ait trouvé en Henri Sigfridsson qu’un simple pianiste accompagnateur et non un véritable partenaire de musique de chambre. <br>
<b>Avie Music</b> 8553122 - 2007- 65' - note <b>7</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_la_bonne-3.jpg" /></span></div>Né un 27 (mars 1927), <b>Mstislav Rostropovitch</b> nous a quittés un 27 (avril 2007). Pour lui rendre hommage, Profil a eu l’idée de faire interpréter 27 œuvres (dédiées au maître ou créées par lui) par trente et un artistes, amis ou élèves, – dont dix-neuf violoncellistes. Citer tous les musiciens et toutes les œuvres étant impossible, nous nous bornerons à mentionner pour chacun des quatre CD, les interprétations les plus intéressantes. <br>
<b>CD 1</b> : <i>Trois strophes sur le nom de Paul Sacher pour violoncelle seul</i> d’Henri Dutilleux par László Fenyö et <i>Suite n° 2 pour violoncelle seul</i> de Benjamin Britten par Miklós Perenyi. <br>
<b>CD 2</b> : <i>Sonate pour violoncelle et piano</i> de Benjamin Britten par Natalia Gutman et Vyacheslav Poprugin. <br>
<b>CD 3</b> : <i>Sonate n° 2 pour violoncelle et piano</i> de Nikolai Miaskovsky par Natalia Gutman et Vyacheslav Poprugin, <i>Sonate op. 119</i> de Serge Prokofiev par Andreas Brantelid et Pavel Gililov. <br>
<b>CD 4</b> : <i>Trois méditations</i> de Leonard Bernstein par Gary Hoffman et la Kremerata Baltica, <i>Silent Prayer</i> par Gidon Kremer, Marie-Elisabeth Hecker et la Kremerata Baltica <br>
<b>Profil</b> 4 CD PH 08029 (Hänssler) - 2007 - 4 h 24' - note <b>8</b>
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<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_8570360_230.jpg" /></span></div><b>Charles-Auguste de Bériot</b> (1802-1870) mena une triple carrière de violoniste-concertiste, de compositeur et de professeur. On lui doit dix concertos, onze séries de paraphrases sur des airs d’opéras et une multitude d’œuvres de moindre importance pour son instrument. Les trois <i>Concertos</i> enregistrés sur le présent CD – <i>n° 2 en si mineur</i>, <i>n° 3 en mi mineur</i> et <i>n° 5 en ré majeur</i> – prouvent qu’en tant qu’exécutant Bériot n’avait rien à envier à Paganini sur le plan de la maîtrise violonistique et que, lorsqu’il composait pour son instrument, il possédait de très bonnes connaissances en matière de contrepoint et d’orchestration. <b>Philippe Quint</b>, jeune violoniste russe, confère à ces œuvres – presque uniquement composées pour faire briller l’interprète – un romantisme de bon aloi, tout en se jouant des innombrables difficultés d’exécution. L’Orchestre Symphonique de la Radio Slovaque, dirigé par Kirk Trevor, se contente de donner au soliste la plus discrète des répliques, ce qui est exactement ce que l’on attend de lui dans ce genre d’ouvrages. <br>
<b>Naxos</b> 8570360 - 2006 - 71’ - note <b>8</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Charles-Auguste-de-Beriot-Concertos-pour-violon/Classique-Musique-concertante/Philippe-Quint-Violon-Musique-Romantique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313036073.html"><font color=#c0a778>Écouter et télécharger</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_170x170_1026287.jpg" /></span></div>Pour son second CD, <b>Alena Baeva</b> emprunte les chemins aussi escarpés que périlleux des <i>Concertos</i> de <b>Karol Szymanowski</b> (1882-1937). Sa technique instrumentale est impressionnante, et l’on se prend justement à regretter qu’avec une telle maîtrise, la jeune femme n’ait pas jugé utile de faire preuve de plus de liberté et d’audace. Tout est ici merveilleusement exécuté ; toutes les notes sont clairement déclamées et parfaitement en place ; l’archet ne connaît aucun moment de faiblesse. On admire la virtuose ; on aurait voulu applaudir la musicienne. Peut-être trop jeune pour imposer ses vues face à un orchestre, Alena Baeva se contente de réciter sans véritablement interpréter. À sa décharge, il faut dire que le pâle Orchestre symphonique d’Opole, dirigé par Boguslaw Dawidow, ne lui apporte pas un soutien vraiment idéal. <br>
<b>Dux</b> 0575 (Socadisc) - 2007 - 49’ - note <b>6</b>
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]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_26689</guid>
    <author>Xavier Rey</author>
    <pubDate>Tue, 14 Apr 2009 21:40:34 +0200</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Vents favorables et vents contraires]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Vents-favorables-et-vents22218</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x247_arton22218.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_reduit-3.jpg" /></span></div> Réunir autour de la clarinette cinq chefs-d’œuvre signés <b>Hindemith</b>, <b>Debussy</b>, <b>Trojahn</b> et <b>Poulenc</b>, dont deux ont été jusqu’à présent trop boudés (<i>Danse pour clarinette et piano</i> de Trojahn et le <i>Quatuor pour clarinette et trio avec piano</i> de Hindemith) répond à une exigence vis-à-vis des mélomanes. Les qualités musicales de <b>Sharon Kam</b> sont remarquables, notamment son sens de la nuance, de la juste expression et de la poésie, mais l’on attend parfois plus d’audace et de risque. Si ses collègues se montrent convaincants, le piano de Paul Rivinius manque parfois de relief et de tensions. <br>
<b>Cavi-Music</b> 8553128, 2005-2007, 70’, note <b>8</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_paris_mecanique_reduit.jpg" /></span></div> Avec le même talent, la célèbre clarinettiste <b>Sabine Meyer</b> imprime de la marque de sa personnalité rare les différents univers sonores qu’elle explore, de Mozart à nos contemporains. Son « Paris mécanique » sonne comme le récit original de la mutation du monde effervescent qui entoure la Grande Guerre, méticuleusement revisité à l’aune de notre contemporanéité musicale et conduisant l’auditeur à une véritable réflexion. L’orgue mécanique de Pierre Charial et les quatre clarinettistes séduisent au rythme enlevé des décennies du siècle passé comme des nôtres, au travers de pages de Françaix, Satie, Poulenc, Pierné, Goyone, Riessler, etc. <br>
<b>Marsyas</b> MAR-1801 2, 2004, 66’, note <b>8</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_Chandos_reduit.jpg" /></span></div> Révélée grâce à une émission musicale de la BBC, <b>Karen Geoghegan</b> est une jeune bassoniste britannique venant de signer un contrat avec le label Chandos. Son premier disque est composé de classiques du répertoire (Hummel : <i>Grand Concerto W 23</i> ; Weber : <i>Andante e rondo ungarese</i>…) et de nouveautés comme l’<i>Introduction et polonaise op. 9</i> de Jacobi, enregistrée pour la première fois dans sa version originale avec orchestre. Accompagnée par une formation (Orchestre Opera North, dir. Benjamin Wallfisch) aux fondus remarquables, la musicienne possède un indéniable talent. Certaines intentions gagneraient à être plus menées à leur terme, mais sa présence, sa maîtrise technique, le velours et l’homogénéité de son timbre sont éloquents. <br>
<b>Chandos</b> CHAN10477, 2008, 63’, note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Karen-Geoghegan-basson-Concertos-pour-basson/Classique/Karen-Geoghegan-Basson/Chandos-Records/default/fiche_produit/id_produit-0095115147726.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x198_bril93759_230.jpg" /></span></div> La musique de Franz Krommer recèle des pages raffinées dont la grâce sait céder le pas à des épisodes expressifs, inspirés et même audacieux, marqués par le romantisme naissant. Ses treize <i>Partitas pour octuor à vent</i> (hautbois, clarinette, cors et bassons) illustrent son grand art de l’écriture. L’interprétation de l’<b>Ensemble à vent de la Philharmonie de Rotterdam</b> s’avère très convaincant. Les sonorités se distinguent par une homogénéité puissamment charpentée voire inspirée comme dans l’<i>Adagio</i> de l’<i>Opus 57</i>. <br>
<b>Brilliant</b> 93759, 2007-2008, 78’, note <b>8</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Franz-Krommer-Partitas-pour-octuor-a-vent/Classique-Musique-de-Chambre-sans-piano/Ensemble-Philharmonique-a-vent-de-Rotterdam/Brilli/default/fiche_produit/id_produit-5028421937595.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_bisbiscd1689.jpg" /></span></div> <b>Sharon Bezaly</b>, flûtiste remarquée en musiques moderne et contemporaine, Terence Carlston, clavecin, et Charles Medlam, basse de viole, interprètent un programme Haendel, Bach et Telemann de <i>Six Sonates, HWV 367b, BWV 1034, 1032, 1035, 1031</i> et <i>TWV 41:F4</i>. On découvre la soliste reproduisant sur la flûte moderne certaines inflexions de la flûte ancienne, certaines des caractéristiques de son jeu et de sa sonorité. La liberté prise par rapport au texte très ornementé vient de là. On l’approuve ou non, mais le résultat représente un compromis acceptable. La sonorité est ronde et homogène, le jeu manque d’intériorité. <br>
(<b>Bis</b> CD1689, 2006-2007, 67’, note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_51ebfX81oxL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> Les <i>Fantaisies</i> de Telemann représentent un monument de la littérature pour flûte seule très enregistré. <b>Sabrina Frey</b> possède une imagination indéniable à la flûte à bec mais, à trop en repousser les limites, puisant à trop de sources et empruntant à trop de manières d’utiliser son instrument, elle nous livre une version à l’esthétique floue et aux partis pris très discutables. Telemann tisse une savante toile faite de fausse polyphonie, de gravité, d’illusion et d’émerveillement. Sabrina Frey en retisse les fils alors que nous n’attendions qu’un éclairage personnel n’endommageant pas la toile. <br>
<b>Novalis</b> 150186-2, 2006, 60’, note <b>5</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_41C6QJSYQYL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> <b>Dieter Klöcker</b>, titulaire de treize prix du disque, effectue depuis plusieurs années pour le label CPO un remarquable travail de promotion du répertoire pour clarinette de la fin du <small>XVIIIe</small> et du début du <small>XIXe</small> siècles. Comme le firent Michel Lethiec (Talent), Paul Meyer (Denon) ou Thomas Friedli (Claves) avant lui, il grave les <i>Concertos</i> de Pleyel dont certaines pages sont de premier ordre comme l’<i>Adagio</i> du <i>Deuxième Concerto</i>. La version enregistrée avec Sandra Arnold de la <i>Sinfonia concertante</i> du même auteur pour deux clarinettes, que l’on découvre avec intérêt, constitue le principal atout du CD. <br>
<b>CPO</b> 777241-2, 2007, 68’, note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_31RvfWsIK_2BL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> Certaines sonates romantiques pour violon sont jouées à la flûte afin d’étoffer le répertoire de celle-ci. Grieg, Schumann et Mendelssohn ont été réunis par <b>Shigenori Kudo</b>, flûte, et Jeffrey Grice, piano. Le flûtiste s’inscrit dans la tradition très française dans laquelle il a été formé et possède une sonorité fine et homogène, souple, jamais forcée, et un jeu très sensible. Le panache et certaines qualités du violon manquent à certains moments, mais les interprètes emportent notre adhésion. La <i>Sonate en la mineur</i> de Schumann est la plus impressionnante du programme et l’emploi de la flûte est très approprié dans la <i>Sonate en fa</i> de Mendelssohn. <br>
<b>Nouveaux Horizons</b> 070.139, 2004, 59’, note <b>7</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_Vivaldi_Schneider.jpg" /></span></div> Proposer un nouvel enregistrement des <i>Concertos pour flûte à bec</i> de Vivaldi est difficile tant sont nombreuses les versions existantes, respectueuses ou très éloignées du texte : Petri, Steger, Marc, Gaillard, Verbruggen… <b>Michael Schneider</b> a enregistré l’essentiel du répertoire baroque pour CPO, BMG ou Delta capriccio. Son interprétation de l’intégrale des concertos, réalisée en compagnie de la Capella Academia de Francfort, est d’une sincérité dont l’éloignement de toute gratuité n’exclut ni la virtuosité ni la fantaisie. Le <i>Concerto pour flautino RV 312</i>, reconstitué en 1999, n’y figure pas. <br>
<b>CPO</b> 777304-2, 2007, 66’, note <b>7</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_Buffardins_originaleter.jpg" /></span></div> <b>Frank Theuns</b> et les Buffardins nous proposent une promenade musicale très libre dans laquelle se trouvent trois <i>Sonates</i> de Haendel recomposées, en alternance avec trois <i>Ouvertures</i> de Charles Dieupart où la flûte traversière remplace la flûte à bec d’origine. <br>
Leur style est élégant, leur verve évidente, la pertinence de l’ornementation contribue au charme de la promenade musicale. <br>
<b>Accent</b> ACC24194, 2007,  61’, note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Georg-Friedrich-Haendel-Charles-Dieupart-oeuvres-pour-flute-allemande/Classique-Ensemble-de-chambre/Frank-Theuns-Flute-traversiere-Musique-Baroque/Accent/default/fiche_produit/id_produit-4015023241947.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_1018828.jpg" /></span></div> Elève du célèbre Besozzi, le bergamasque <b>Giuseppe Ferlendis</b> (1755-1810) fut un grand virtuose du hautbois, reconnu par Mozart qui lui dédia le <i>Concerto K. 314</i>. Il contribua aussi à l’évolution organistique et technique du cor anglais. Sa carrière se déroula depuis l’Italie vers Salzbourg, puis Londres et le Portugal. L’Orchestre Haydn (di Bolzano e Trento, dirigé par Gustav Kuhn, ne pas confondre avec le Haydn Orchestra de Adam Fisher…) et le hautboïste Diego Dini Ciacci proposent ses compositions, quatre <i>Concertos</i> et six <i>Trios</i>, dont le <i>n° 1</i> autrefois attribué à Mozart. Concertos démonstratifs de la virtuosité de l’interprète mais sans grande profondeur, si ce n’est des mouvements lents prouvant une belle verve mélodique. Les trios eux ne s’émancipent guère du style galant pour amateurs du temps. Intéressant toutefois pour compléter le répertoire des hautboïstes.<br> 
<b>CPO</b> 777368-2, 2008, 70’, note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_acc24202_bis.jpg" /></span></div> La Cour de Dresde possédait au milieu du <small>XVIIIe</small> siècle l’un des meilleurs orchestres d’Europe et rayonnait musicalement. Accent réunit des <i>Concertos pour hautbois</i>, une <i>Sinfonia</i> et une <i>Ouverture</i> de compositeurs de cette Cour, Pisendel, Fasch, Valentini, Heinichen et deux anonymes, interprétés sur instruments anciens par <b>Xenia Löffler</b> et <b>Michaël Bosch</b>, hautbois, et la Batzdorfer Hofkapelle. Signalons l’intéressant <i>Concerto pour deux hautbois</i> de Pisendel et le magnifique <i>Allegro</i> de Heinichen. L’interprétation déçoit, manquant d’inspiration, de fondu et d’élégance. La prise de son, elle, manque de relief. <br>
<b>Accent</b> 24202, 2007, 70’, note <b>5</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Concertos-pour-hautbois-a-la-Cour-de-Dresde-/Classique-Musique-concertante/Xenia-Loffler-Hautbois-Musique-Baroque/Accent/default/fiche_produit/id_produit-4015023242029.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x199_8570826_230.jpg" /></span></div> Malgré le petit nombre de ses œuvres conservé, Louis-Antoine Dornel (1680-1765) bénéficie depuis une dizaine d’années d’une reconnaissance discographique croissante. Hélas, l’interprétation de ses <i>Six Suites en trio</i> (1709) par l’<b>Ensemble Musica Barocca</b> souffre d’approximations dans la coordination des musiciens et la justesse, et ne peut échapper à une monotonie engendrée par des procédés de jeu systématiques, un manque de relief sonore et d’imagination. On le regrettera d’autant plus que la musique fournit bien des occasions de faire preuve d’esprit et de surprendre l’auditeur tout en laissant s’épanouir le raffinement des timbres. <br>
<b>Naxos</b> 8570826, 2001, 52’, note <b>5</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Louis-Antoine-Dornel-Six-Suites-en-trio/Classique/Musica-Barocca-Musique-Baroque/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313082674.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x201_8570986_230.jpg" /></span></div> Après les <i>Suites en trio</i>, Naxos publie un second volume de pièces d’Antoine Dornel : <i>Sonates et Suites pour flûtes à bec, flûte, viole de gambe et clavecin</i>, par l’<b>Ensemble Passacaglia</b>. Les œuvres appartiennent à la transition entre les musiques de cour du règne de Louis XIV et le style italien qui leur a succédé. Leur intérêt est terni par une interprétation sèche, empruntée et monotone, et par une prise de son peu soignée. Les sonorités sont acides, l’ensemble est trop souvent confus. La justesse est approximative dans certains mouvements. <br> <b>Naxos</b> 8590986, 2006, 73’, note <b>3</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Louis-Antoine-Dornel-Musique-de-Chambre-pour-flute-a-bec-flute-basse-continue/Classique/Passacaglia-Musique-Baroque/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313098675.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_199x199_518kYLJLvEL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> Johann Neruda (ca1707-ca1780) a écrit dans le style galant six <i>Trios pour cordes et basse continue</i> dont quatre seront ici appréciés dans leur diversité. L’interprétation sur instruments anciens de l’<b>Ensemble Parnassi Musici</b>, alerte et d’une remarquable présence, les sert avec invention et clarté. Le <i>Concerto pour basson</i> de Neruda, bien moins servi au disque que le <i>Concerto pour trompette</i>, trouve en <b>Sergio Azzolini</b> un ardent défenseur. Celui-ci, avec un basson baroque parfaitement maîtrisé, exprime toute la vitalité à l’état naturel, voire l’acidité dans la fin de l’<i>Adagio</i>, d’une œuvre originale. <br>
<b>CPO</b> 777383-2, 2008, 64’, note <b>8</b></p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_22218</guid>
    <author>Jean-Michel Bernard</author>
    <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 16:41:00 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton22218.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Haydn, Mozart, Beethoven et leurs épigones]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Haydn-Mozart-Beethoven-et-leurs23619</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x259_arton23619.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_207x207_21d1HuL41UL__SL500_AA207_.jpg" /></span></div> Pour son deuxième album consacré aux œuvres pour piano de <b>Joseph Haydn</b> (1732-1809), la pianiste Ragna Schirmer nous offre un programme habilement construit qui associe des œuvrettes – <i>12 Menuets Hob.IX :11, Variations sur « Gott erhalte Franz den Kaiser »</i> – et des partitions plus denses telles que les <i>Sonates n° 50 Hob.XVI:37</i>, <i>n° 58 Hob.XVI:48</i> et <i>n° 59 Hob. XVI:49</i>. Les interprétations sont limpides, techniquement parfaites, sans jamais que cette perfection ne vienne stériliser l’expressivité de l’ensemble. L’humour est également préservé et le choix minutieux des nuances, articulations et ornements viennent renforcer l’intérêt de ce disque. <br>
<b>Berlin Classics</b> 2 CD 0016302BC, 2007, 1 h 48’, note <b>8</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_31V_2BpvHoh0L__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> Sous l’intitulé « Hommage à Joseph Haydn », le pianiste Manfred Wagner-Artzt nous propose un programme qui présente l’originalité d’associer 5 <i>Sonates</i> de <b>Haydn</b> – <i>Hob.XVI:23, Hob.XVI:48, Hob.XVI:34, Hob.XVI:37</i> et <i>Hob.XVI:8</i> – et 6 pièces écrites par des compositeurs français en 1909 – <i>Thème varié</i> de Reynaldo Hahn, <i>Fugue</i> de Charles-Marie Widor, <i>Menuet</i> de Vincent d’Indy, <i>Prélude élégiaque</i> de Paul Dukas, <i>Menuet</i> sur le nom de Haydn de Maurice Ravel et <i>Hommage à Haydn</i> de Claude Debussy – à l’occasion du centenaire de la mort du compositeur autrichien. Programme original mais interprétation à la perfection glacée, dépourvue de fantaisie et d’humour, qualités qui seyent pourtant si bien à l’univers haydnien. Les mouvements vifs sont exécutés mécaniquement et les adagios et andantes se déploient froidement. Les pièces commémoratives semblent davantage inspirer le pianiste qui semble se détendre, laissant vagabonder sa sensibilité. Signalons la qualité de la prise de son qui magnifie fidèlement la chaleureuse sonorité du Steinway. <br>
<b>Granola</b> 98831, 2007, 67’, note <b>5</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_8570483_230.jpg" /></span></div> S’appuyant sur son  impressionnante maîtrise technique, le jeune violoniste Augustin Hadelich nous propose des lectures vivantes et naturelles des trois <i>Concertos pour violon</i> de <b>Joseph Haydn</b>. Il trouve en l’Orchestre de chambre de Cologne placé sous la baguette d’Helmut Müller-Brühl un partenaire attentif capable d’insuffler une belle rythmique dans les mouvements vifs et de s’effacer dans les mouvements lents pour laisser éclore le chant du violon. On regrettera cependant la trop grande sagesse des cadences. <br>
<b>Naxos</b> 8570483, 2007, 60’, note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-Concertos-pour-violon/Classique-Musique-concertante/Augustin-Hadelich-Violon-Musique-Classique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313048373.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_61ZlNzR0cHL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> L’Orchestre et chœur français d’oratorio placé sous la baguette de Jean-Pierre Loré nous propose une lecture décevante du <i>Stabat Mater</i> de <b>Joseph Haydn</b>. L’éventail fort limité de couleurs de l’orchestre et la direction sans grand relief du chef suscitent l’ennui, faisant regretter l’éblouissante interprétation d’Harnoncourt (Teldec). Et ce ne sont pas les chœurs approximatifs et les solistes peu inspirés qui infléchiront la sévérité de ce jugement. Un enregistrement inutile. <br>
<b>Erol</b> 200027, 2007, 65’, note <b>3</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x229_8570482_230.jpg" /></span></div> Sobres et sans fautes de goût, les lectures quelque peu prévisibles d’Helmut Müller-Brühl avec l’orchestre de chambre de Cologne des <i>Concertos pour trompette Hob.VIIe:1, Concerto pour cor n° 1 Hob. VII:d3, Double Concerto pour violon</i> et <i>pianoforte Hob.XVIII:6</i>, <i>Concerto pour clavecin Hob.XVIII:2</i> de <b>Joseph Haydn</b> peuvent constituer à prix économique une entrée en matière acceptable, d’autant que les solistes sont dans l’ensemble de qualité. <br>
<b>Naxos</b> 8570482, 2007, 73’, note <b>5</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Haydn-/Classique-Musique-concertante/Interpretes-Divers-Musique-Classique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313048274.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x204_phoenix116_230.jpg" /></span></div> Nouveau conditionnement pour l’édition Gary Bertini avec ces enregistrements <i>live</i> proposés en SACD et parus en avril 2006 du <i>Requiem</i> et de la <i>Grande Messe en ut mineur</i> de <b>Wolfgang Amadeus Mozart</b>. Le <i>Requiem</i> est lourd et dépourvu de densité expressive, les Chœurs de de la Radio de Cologne sont compacts et le tissu orchestral est approximatif notamment dans un <i>Dies Irae</i> illisible compte tenu de la célérité intempestive du tempo. Les quelques beaux passages – belle ampleur sonore du <i>Lacrimosa</i>, profondeur du <i>Tuba Mirum</i> – ne parviennent pas à sauver une lecture qui pêche par absence de vision d’ensemble. De plus la prise de son agressive ne met pas en valeur des solistes, somme toute, peu inspirés. Les mêmes défauts se retrouvent dans la lecture de la <i>Grande Messe en ut mineur</i> : les chœurs sont insuffisamment ductiles et la prise de son acide amplifie leur raideur et le manque de lisibilité. Malgré un plateau de soliste qui ne démérite pas, l’ensemble se révèle terne et peu inspiré. <br>
<b>Phoenix</b> 2 SACD 116, 1986-1991, 1 h 47’, note <b>4</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Wolfgang-Amadeus-Mozart-/Classique-Musique-Sacree-hors-Oratorio-Cantate/Interpretes-Divers-Musique-Classique/Phoenix-Edition/default/fiche_produit/id_produit-0811691011165.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_201x201_article1078.jpg" /></span></div> Nullement déplaisantes, les lectures charpentées de la <i>Marche K. 249</i> et de la <i>Sérénade « Haffner » K. 250</i> par l’Orchestre de chambre des Pays-Bas placé sous la direction de Gordan Nikolic éclairent la facette insouciante et festive de <b>Mozart</b>. Ce qui n’est nullement un contresens s’agissant de partitions prévues pour être exécutées en extérieur dans le cadre de célébrations. L’assise rythmique est cependant métriquement trop rigide, empêchant la libération d’espaces de poésie notamment dans les andantes un peu trop corsetés, faisant regretter l’élégance de Sandor Végh avec la Camerata Academica de Salzbourg. <br>
<b>Pentatone</b> SACD PTC5186097, 2006, 58’, note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x207_cyp1653_230.jpg" /></span></div> Sous l’intitulé « <i>The pulse of an irishman</i> » sont regroupées des chansons composées par <b>Ludwig van Beethoven</b>, <b>Ignaz Pleyel</b> et <b>Joseph Haydn</b>, toutes inspirées par le folklore irlandais pris dans une acception des plus large, englobant allègrement l’ensemble des provinces anglaises. Le baryton Wolfgang Holzmair les interprète avec une sensibilité sans affèterie excessive mais sans exclure le sentimentalisme qui sied à certaines pièces. Tout au plus pourra t-on lui reprocher une certaine lourdeur dans les chansons rapides. Saluons l’accompagnement du Trio Wanderer, en tout point admirable. <br>
<b>Cypres</b> CYP1653, 2007, 72’, note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Ludwig-van-Beethoven-Ignaz-Pleyel-Joseph-Haydn-Songs-from-the-British-isles/Classique-Melodies-Lieder/Trio-Wanderer/Cypres/default/fiche_produit/id_produit-5412217016531.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x353_9003643988163.jpg" /></span></div> Les sonorités frêles et colorées du pianoforte (un Pleyel opus 1614 de janvier 1831) constituent la véritable originalité d’un disque qui rassemble des pièces pour piano assez académiques – <i>Rondos favoris Ben 613</i> et <i>114</i>, <i>Sonatinas Ben 578</i> et <i>579</i>, <i>Sonates Ben 436, 571</i> et <i>572</i> – d’<b>Ignaz Pleyel</b> (1757-1831). Masha Dimitrieva les considère cependant avec sérieux. Elle maîtrise parfaitement son instrument, parvenant, sans excès d’affèterie et avec une vraie sensibilité à enjoliver ces œuvres sans parvenir à estomper l’impression de « déjà entendu ». <br>
<b>Granola</b> 98816, 2007, 57’, note <b>6</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x400_0761203731527.jpg" /></span></div> Les 12 Quatuors « Prussiens » composés par <b>Ignaz Pleyel</b> présentent une grande unité stylistique, caractérisée par la concision de leur développement thématique que compense un lyrisme prégnant soutenu par un remarquable sens des couleurs. Cet univers inspire le Quatuor Pleyel de Cologne, jeune formation fondée en 2004. Fruit d’une analyse en profondeur et d’une connivence évidente, leur interprétation révèle à merveille le charme mélodique de cette musique. Il suffit d’écouter la délicatesse des variations du <i>Moderato</i> du <i>Quatuor en fa majeur</i> pour s’en convaincre. La multiplicité des timbres des instruments d’époque dessine voluptueusement les miroitements des teintes harmoniques. Une belle réussite. <br>
<b>CPO</b> 7773152, 2007, 58’, note <b>8</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x204_phoenix106_230.jpg" /></span></div> Œuvres de maturité, le <i>Divertimento pour trio à cordes op. 96</i> et le <i>Quatuor pour piano op. 95</i> de <b>Franz Krommer</b> (1759-1831) se détachent du classicisme pour rejoindre les rivages du romantisme. Les musiciens de la formation Kontraste Köln ne parviennent pas à restituer l’ardeur et la puissance expressive du <i>Divertimento</i> au sein duquel quelques problèmes de mise en place se font jour dans les mouvements vifs ; de surcroît les sonorités étriquées des instruments d’époque oblitèrent la poésie de l’<i>Adagio</i>. Changement de décor avec un <i>Quatuor</i> pétillant et ludique. Bravo au pianiste Alexander Puliaev pour son énergie communicative et pour ses sonorités colorées et contrastées, lesquelles fusionnent à merveille avec les cordes. <br>
<b>Phoenix</b> 106, 2007, 69’, note <b>5</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Franz-Krommer-/Classique-Musique-de-Chambre-avec-piano/Kontraste-Koln-Musique-Romantique/Phoenix-Edition/default/fiche_produit/id_produit-0811691011066.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_619OW8YQRTL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div> Comme ses symphonies et ses pièces pour piano seul, ses <i>Concertos pour piano n° 1, n° 5</i> et <i>n° 6</i> confirment le rattachement de <b>Joseph Wölfl</b> (1773-1812) à l’école classique viennoise. Par certains aspects, ces œuvres attachantes se révèlent parfois fantasques, se complaisant dans un déferlement de virtuosité factice qui lui permettait de mettre en lumière ses capacités de soliste. Le grand mérite de la lecture du pianiste York Kronenberg et de l’Orchestre de la SWR de Kaiserslautern (dir. Johannes Moesus) réside dans la justesse de ton des interprètes qui soulignent la légèreté, l’élégance et l’originalité thématique qui parcourent ces opus tout en atténuant leurs excès de théâtralité. Un disque « chasse spleen ». <br>
<b>CPO</b> 7773742, 2006-2007, 76’, note <b>8</b>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x228_8570743_230.jpg" /></span></div> Pianiste virtuose, <b>Ferdinand Ries</b> (1784-1838) fut également un compositeur prolixe dont les partitions sombrèrent assez vite dans l’oubli. C’est le cas des <i>Sonates pour piano op. 11 n° 1</i> et <i>n° 2</i> et de la <i>Sonatina pour piano en la mineur op. 45</i>, qui ne supportent guère la comparaison avec l’inventivité et la modernité de celles de son ami Beethoven. Fort heureusement, la pianiste Susan Kagan les défend avec conviction, instillant puissance et brio dans des allegros qui contrastent avec des mouvements lents minutieusement ciselés par le toucher délicat de la pianiste. Signalons également la qualité de la prise de son. <br>
<b>Naxos</b> 8570796, 2007, 50’, note <b>7</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Ferdinand-Ries-Sonates-pour-piano-Sonatines-Volume-2/Classique/Susan-Kagan-Piano-Musique-Classique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313074372.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x195_phoenix127_230.jpg" /></span></div> Ignoré de ses contemporains et redécouvert par la génération suivante des Franck et Saint-Saens, <b>Alexandre Pierre François Boëly</b> (1785-1858) s’illustra principalement dans la musique pour piano. Christine Schornsheim nous livre des lectures engagées sur deux instruments d’époque des <i>Sonates op. 1 n° 1</i> et <i>n° 2</i> et d’une anthologie de vingt pièces extraites du recueil de <i>Trente caprices ou pièces d’étude pour le piano</i>. Beaucoup de soin dans une réalisation qui pâtit d’une prise de son trop réverbérée et ne parvient pas à effacer totalement le sentiment de déjà entendu. <br>
<b>Phoenix</b> 127, 2007, 74’, note <b>6</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Alexandre-Pierre-Francois-Boely-Sonates-et-Caprices/Classique/Christine-Schornsheim-Piano-Musique-Classique/Phoenix-Edition/default/fiche_produit/id_produit-0811691011271.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x229_8570709_230.jpg" /></span></div> Faciles à exécuter, les <i>Sonates op. 59</i> et <i>Sonatines op. 20</i> de <b>Friedrich Kuhlau</b> (1786-1832) sont des partitions écrites avant tout pour les amateurs et évoquent fugitivement la fraîcheur des opus du jeune Mozart, l’inventivité en moins. <br>
L’interprétation admirable de Jenö Jando ne suffit pas pour nous convaincre de l’intérêt de ces œuvres qui bien vite finissent par engendrer l’ennui et un sentiment de prévisibilité. <br>
<b>Naxos</b> 8570709, 2007, 59’, note <b>5</b> <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Friedrich-Kuhlau-/Classique/Jeno-Jando-Piano-Musique-Romantique/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313070978.html"><font color=#5eabc1>Écoutez et téléchargez</font></a></p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_23619</guid>
    <author>Jean-Noël Coucoureux</author>
    <pubDate>Fri, 13 Feb 2009 19:29:10 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Baroque tardif]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Baroque-tardif22217</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton22217.jpg" /><br /><br /><p class="spip">La pianiste Marie-Luise Hinrichs poursuit son intégrale des œuvres pour piano du <b>Padre Antonio Soler</b> (1729-1783) avec une force de conviction et un plaisir qui transparaissent dans le soin avec lequel elle traduit les multiples climats des 10 Sonates (S.R. 115, 118, 19, 77, 73, 71, 72, 20, 17 et 87) rassemblées sur ce disque. La précision de son jeu met en lumière les subtilités harmoniques tout autant que la simplicité mystique de l’écriture. Cette ascèse est bousculée par le panache qui innerve les sonates rapides, notamment les nos 17 et 87 dont les rythmes de danse trahissent l’influence de la musique populaire catalane. Seul regret, certaines pièces, originellement conçues pour le clavicorde, perdent leur fragilité touchante. <br>
(<b>CPO</b> 7772002, 2006, 62’, note <b>8</b>)</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_179x177_8570740.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.abeillemusique.com/CD/Classique/8570740/0747313074075/Naxos/Carl-Philipp-Emanuel-Bach/Sonates-pour-viole-de-gambe/cleart-29434.html"><font color=white><big>Ecoutez et téléchargez</big></font></a> 
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_178x161_bril93809.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Francesco-Maria-Veracini-Sonates-pour-violon-op.1/Classique-Musique-de-Chambre-sans-piano/La-Magnifica-Comunita-Violon-Musique-Baroque/Brilliant-Classic/default/fiche_produit/id_produit-5028421938097.html"><font color=white><big>Ecoutez et téléchargez</big></font></a>  
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Johann-Friedrich-Fasch-Musique-orchestrale/Classique-Musique-concertante/Tempesta-di-mare-Musique-Baroque/Chandos-Records/default/fiche_produit/id_produit-0095115075128.html"><font color=white><big>Ecoutez et téléchargez</big></font></a>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Georg-Philipp-Telemann-Ouvertures-Integrale-Volume-3/Classique/Patrick-Peire-Musique-Baroque/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5028421937045.html"><font color=white><big>Ecoutez et téléchargez</big></font></a>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_180x178_hcd32552_Kusser.jpg" /></span></center>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Johann-Sigismund-Kusser-Festin-des-Muses-Suites-orchestrales-volume-2/Classique/Aura-Musicale-Musique-Baroque/Hungaroton-Cla/default/fiche_produit/id_produit-5991813255228.html"><font color=white><big>Ecoutez et téléchargez</big></font></a> </center></p></div>

<p class="spip">Vraisemblablement composées à l’intention d’un virtuose employé à la Cour de Frédéric Le Grand, les 2 <i>Sonates pour viole de gambe Wq. 136</i> et <i>Wq 137</i> et la <i>Sonate en Trio Wq.88</i> de <b>Carl Philipp Emanuel Bach</b> (1714-1788) sont des partitions audacieuses par leur virtuosité et émouvantes par la beauté de leur verve mélodique, caractéristiques qui les rattachent pleinement à l’<i>Empfindsamkeit</i>. Dmitry Kouzov (violoncelle) et Peter Laul (clavecin et piano) nous en proposent des lectures amples et chaleureuses, accentuant leur dimension mélodique et introspective parfois au détriment de leur rythmique dansante. En cela leur témoignage est complémentaire de celui plus rugueux de Lorenzo et Vittorio Ghielmi chez Winter & Winter.<br> 
(<b>Naxos</b> 8570740, 2007, 65’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Les « <i>Partite, Sonate e Sinfonie</i> » du compositeur praguois <b>Frantisek Ignac Antonin Tuma</b> (1704-1774) brillent par leur hétérogénéité stylistique. Le contrepoint, héritage de son professeur Fux s’oppose ainsi à la verve mélodique des adagios et andantes. Cette ambivalence inspire les musiciens du Concerto Italiano, placés sous la direction du claveciniste Rinaldo Alessandrini, lesquels cisèlent avec finesse la légèreté de l’écriture et la fluidité mélodique. Des œuvres charnières entre baroque finissant et classicisme naissant défendues par des interprètes inspirés. <br>
(<b>Naïve</b> OP30436, 2006, 71’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Composé durant sa première période créatrice entre 1724 et 1739, un groupe de neuf <i>Symphonies</i> de <b>Giovanni Battista Sammartini</b> (1700-1775) sont étonnamment hétérogènes, agrégeant des formules baroques, de belles trouvailles harmoniques audacieuses et des épisodes contrapuntiques denses. Roberto Gini et l’Orchestre de chambre classique de Milan restituent sans concession cet étonnant habit d’Arlequin stylistique, exaltant les tutti rutilants à grand renfort de cuivres sans oblitérer la délicate poésie des mouvements lents, servie par la précision des cordes. Dommage que la réverbération excessive entache quelque peu la lisibilité de l’ensemble. <br>
(<b>Dynamic</b> CDS460, 2005, 73’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Contemporain de Tartini, <b>Francesco Maria Veracini</b> (1690-1768) fut un compositeur peu disert dont les <i>12 Sonates pour violon et basse continue op. 1</i>, à défaut d’originalité, dénotent une belle maîtrise d’écriture et l’influence prégnante du style de Corelli. Le violoniste Enrico Casazza et l’ensemble La Magnifica Comunità ont l’intelligence de varier l’accompagnement pour atténuer la monotonie qui nait lors d’une écoute prolongée. Ils parviennent à insuffler de l’énergie dans les mouvements de danse et à nimber les mouvements lents d’un voile de mélancolie touchant. Dommage que Casazza fasse preuve d’une retenue parfois excessive.<br> 
(<b>Brilliant</b> 2CD 93809, 2002-2006, 2 h 31’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip"><b>Johann Friedrich Fasch</b> (1688-1758) fut assurément un compositeur prolixe, tout particulièrement dans le domaine orchestral où l’on dénombre plus d’une centaine d’opus (<i>Suites, Concertos et Symphonies</i>). Emlyn Ngai et les musiciens de la formation baroque Tempesta di Mare nous entrainent dans la découverte en première mondiale et en <i>live</i> de quatre opus – <i>Ouverture grosso FWV K:D8, Concertos FWV L:B3</i> et <i>FWV L:D15, Andante FWV L:D15bis</i> – qui appartiennent stylistiquement au baroque tardif. Les musiciens s’attachent à faire ressortir la finesse de l’écriture de Fasch, décelable dans le traitement subtil des vents (concertos). Ils manquent cependant d’engagement dans une <i>Ouverture</i> dépourvue de pittoresque. Une découverte intéressante néanmoins. <br>
(<b>Chandos</b> CHAN0751, 2007, 59’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Couplage assez habituel qui associe les célébrissimes <i>Water Music</i> et les <i>Musiques pour les feux d’artifices royaux</i> de <b>Georg Friedrich Haendel</b> (1685-1759). L’ensemble italien L’Arte dell’ Arco dirigé par Federico Guglielmo nous en propose des interprétations enlevées et précises, sans faille ni surprise, dépourvues de la théâtralité d’un Harnoncourt ou de l’énergie dansante d’un Gardiner. <br> 
(<b>CPO</b> SACD 7773122, 2008, 66’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Comme dans les deux précédents volumes consacrés aux <i>Ouvertures</i> de <b>Georg Philipp Telemann</b> (1681-1767), Patrick Peire et le Collegium Instrumentale Brugense rassemblent des partitions contrastées pour de multiples instruments (trompettes, flûtes à bec, hautbois, basson, cors …). Cette alternance permet d’atténuer l’ennui que dégagent ces lectures qui se déploient sans faute de goût mais sans la truculence qui faisait le suc des témoignages d’Harnoncourt, de Pinnock ou du Tafelmusik. Saluons cependant la belle prestation des solistes. <br>
(<b>Brilliant</b> 2 CD 93704, 2007-2008, 2 h 11’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">À la tête des orchestres de La Stagione Frankfurt et de la Camerata Köln, Michael Schneider poursuit son exploration des <i>Concertos pour vents</i> de <b>Telemann</b>. Le volume 2 rassemble les <i>Concertos pour flûte à bec TWV 51:C1, pour 2 hautbois TWV 53:d1, pour flûte traversière TWV 51:G1, pour 2 cors TWV 52:D1, pour hautbois TWV 51:f1</i> ; le volume 3 les <i>Concertos pour piccolo TWV 51:D4, pour hautbois TWV 51:c1, pour flûte à bec et cor TWV 42:F14, pour flûte TWV 51:G2, pour trompette TWV 51:D7, pour 2 flûtes traversières et basson TWV 53:G1</i>. Les interprétations se caractérisent dans l’ensemble par une pâte sonore impersonnelle et une direction assez sèche et mécanique. Cette rigidité se transmet malheureusement aux solistes qui parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu. La vélocité des tempos conjuguée à un manque de respiration et de nuances brident considérablement la richesse du contrepoint, les oppositions de timbres et la variété des couleurs de ces partitions allègres.<br> 
(<b>CPO</b> : <i>Volume 2</i> : CPO 772672, 2005-2006, 55’, note <b>5</b>. <i>Volume 3</i> : CPO 7772682, 2005-2006, 54’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Après un premier volume convaincant consacré aux trois premières suites orchestrales du <i>Festin des Muses</i> de <b>Johann Sigismund Kusser</b> (1660-1727), les musiciens de la formation Aura Musicale achèvent le cycle en nous offrant les trois dernières. La variété des nuances, des textures et des timbres des instruments d’époque met en lumière l’originalité et la théâtralité de scènes souvent hautes en couleurs, d’autant que Balazs Maté choisit une orchestration plus large. Des options intéressantes qui respectent l’esprit des œuvres et les pratiques baroques de l’époque. <br>
(<b>Hungaroton</b> HCD32552, 2007, 59’, note <b>7</b>)</p>


<p class="spip"> 
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_22217</guid>
    <author>Jean-Noël Coucoureux</author>
    <pubDate>Tue, 27 Jan 2009 12:04:18 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Musiques d’aujourd’hui]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Musiques-d-aujourd-hui21933</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton21933.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_189x189_chan10466_189_sur_189.jpg" /></span></center>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Nobuya-Sugawa-saxophone-Concertos-pour-saxophone/Classique-Musique-concertante/Nobuya-Sugawa-Saxophone/Chandos-Records/default/fiche_produit/id_produit-0095115146620.html"><big><font color=white>Écoutez et téléchargez</font></big></a>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_189x189_8559331_230.jpg" /></span></center>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/John-Corigliano-/Classique/Hila-Plitmann-Musique-contemporaine/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0636943933121.html"><big><font color=white>Écoutez et téléchargez</font></big></a>
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</p></div>

<p class="spip">Quatre œuvres pour <b>saxophone et orchestre</b> sont rassemblées sur un disque Chandos. Le <i>Concerto pour saxophone « Albireo Mode »</i> du compositeur japonais Takashi Yoshimatsu (né en 1953) est une nouvelle illustration du style « fleuri », « planant » de son auteur, qui a souhaité que le calme soit ici dominant. Le <i>Concerto du vent</i> du japonais Toshiyuki Honda (né en 1957) propose un hommage au jazz, brillant et coloré. De Jacques Ibert (1890-1962), le <i>Concertino da camera</i> (1935) mêle virtuosité et émotion, évoque parfois Milhaud, et semble annoncer certaines musiques de comédies américaines des années 1950. Enfin le <i>Concerto pour saxophone et orchestre à cordes</i> du compositeur suédois Lars-Erik Larsson (1908-1986) complète un programme très bien construit. La belle prise de son porte le BBC Philharmonic dirigé par Yukata Sado, ainsi que le saxophoniste japonais Nobuya Sugawa, qui plane sur l’orchestre, libre et impérial tel un oiseau des mers. <br>
(<b>Chandos</b> CHAN 10466, 2007, 77, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip"><i>Mr. Tambourine Man</i>, du compositeur américain <b>John Corigliano</b> (né en 1938) est un cycle de 7 mélodies pour soprano (Hila Plitmann) et orchestre sur des textes de Bob Dylan. Ne portant pas nécessairement la marque de Corigliano, assez anglais dans ses passages calmes, humoristique parfois, ce vaste ensemble oscille entre la musique de chambre et  l’opéra. Les <i>Three Hallucinations</i> déploient un éventail de farces et attrapes orchestrales et langagières, que le Buffalo Philharmonic Orchestra dirigé par Joann Falletta manie avec habileté ; mais on ne s’est pas laissé prendre.  <br>
(<b>Naxos</b> 8559331, 2007/08, 52’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip"><i>Le Violon Rouge, Chaconne pour violon et orchestre</i> (1997) de <b>Corigliano</b> était à l’origine une musique de film, « un essai passionné et romantique ». Afin d’en faire un concerto, le compositeur y a adjoint trois autres mouvements, souvent étincelants. La <i>Sonate pour violon et piano</i>, déjà enregistrée, est une brillante œuvre de jeunesse (1962-1963). Corigliano en parle très bien : « Elle est pour l’essentiel une œuvre tonale, bien qu’elle comprenne des sections non tonales et polytonales (…). Rythmiquement, l’œuvre est extrêmement variée (…) ; la virtuosité joue un rôle important en apportant couleur et énergie à l’œuvre, qui est fondamentalement optimiste ». Le Baltimore Symphony Orchestra, dirigé par Marin Alsop, le pianiste Jeremy Denk, et le violoniste Joshua Bell sont rayonnants. <br>
(<b>Sony</b> 82876880602, 2006-2007, 62’, note <b>7</b>)
<br></p>

<p class="spip"><b>Christopher Rouse</b> est (né en 1949) l’un des plus célèbres compositeurs américains d’aujourd’hui, qu’on nommerait peut-être « indépendant », avec John Corigliano ou Michael Daugerthy. Trois de ses pièces pour orchestre sont au programme d’un disque du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra (dir. Alan Gilbert). <i>Iscariot</i> (1989), pour orchestre de chambre, « se réfère à Judas Iscariote du Nouveau Testament », dans son aspect tragique. C’est manifeste dans l’introduction, puissante et tonale, ainsi que dans la conclusion, puissante et polytonale. L’atmosphère de folie qui préside à <i>Iscariot</i> se projette dans le <i>Concerto pour clarinette</i> (2001, soliste Martin Fröst), tempérée toutefois par un certain ludisme, que le compositeur est allé puiser dans certains jeux télévisés des années 1950. Pièce la plus développée ici, la <i>Première Symphonie</i> (1980) traduirait le désir d’une musique sombre certes, mais introspective. Rouse exprime, au-delà d’antagonismes évidents, une unité stylistique affirmée ; mais son goût du drame confine souvent au gigantisme. Restent quelques belles plages de désolation. <br>
(<b>Bis</b> CD1386, 2005-2006, 62’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">C’est dans la collection « American Classics » de Naxos que paraît ce disque du compositeur américain <b>Paul Moravec</b> (né en 1957) ; une collection qui ne contient pas que des œuvres inoubliables, mais très attractive par son exploration joyeuse hors des sentiers battus. Ce disque en reflète idéalement l’esprit. Il s’ouvre avec la <i>Chamber Symphony</i> (2003) (pour quatuor à cordes, flûte, piano, clarinette, cor et percussions). Paul Moravec se dépense sans compter, comme un sportif en quête d’un exploit. Si l’on ne peut classer Paul Moravec parmi ceux que l’on nomme les répétitifs, il est toutefois probable qu’il a subi leur influence. Ecoutez ensuite les mélismes saccadés de la flûte dans le premier mouvement de <i>Cool Fire</i> (2001) (pour quatuor à cordes, flûte et piano), mêlés à une rutilante richesse harmonique : le <i>Techno-parade</i> de Connesson n’est pas loin ! Cependant, comme le compositeur français, Moravec sait aussi faire preuve d’un sens consommé de la mélodie élégiaque. Enfin, si vous n’aimez pas les prouesses quelque peu acrobatiques de ce pétillant compositeur, consolez-vous avec une triste et belle <i>Automn Song</i> (2000) (pour flûte et piano) ; c’est un terrain foulé sans doute plus fréquemment, mais qu’on peut aimer tout autant… <br>
(<b>Naxos</b> 8559393, 2007, 45’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Trois œuvres écrites dans les années 1970 par <b>Harrison Birtwistle</b>, compositeur anglais né en 1934, rééditées aujourd’hui en CD par Lyrita, forment un programme bien décevant. <i>Verses for Ensembles</i> (pour vents, bois, et percussions) présente une masse sonore agressive, rébarbative, qui s’inscrit dans une modernité que l’on peut qualifier, avec un peu de recul, d’académique. <i>The Death of Orpheus</i> (pour soprano clarinettes basses, clarinette, piano, piano préparé et crotales) vise au dépouillement, voire à l’abstraction. À côté, Gérard Pesson passerait presque pour un compositeur bavard. Un certain renouveau apparaît avec <i>The Fields of Sorrow</i> (pour 2 sopranos, chœur et ensemble instrumental). C’est très certainement le morceau le plus original de ce disque. Le compositeur trouve enfin les moyens d’une certaine séduction, par un statisme, une horizontalité des événements, qui englobent l’effectif au complet. La direction de David Atherton à la tête du London Sinfonietta sait nous conduire dans ce faisceau de lumière trouble, aux allures de rite de passage. <br>
(<b>Lyrita</b> SRCD306, 1973, 56’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Compositeur estonien né en 1958, <b>Toivo Tulev</b> nous propose un panorama de sa musique pour chœur et orchestre de chambre. <i>Songs</i> (d’après le Cantique des Cantiques), <i>Rejoice, rejoice, rejoice !</i> et <i>Jusquez au printemps</i> (d’après Josquin Desprez), pour chœur, sont emblématiques de son mysticisme nourri de musique ancienne, d’influences de musiques contemporaines d’Europe du Nord, et de dissonances assez peu séduisantes. L’Estonian Philharmonic Chamber Choir, le Tallinn Chamber Orchestra ainsi que le contre-ténor Robin Blaze sont sous la direction tout juste honnête de Paul Hillier. <br>
(<b>Harmonia Mundi</b> HMU807452, 2006, 63’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Ça chatouille, ça gratouille, ça claque, ça Bach, ça fugue un peu, ça chante un tout petit peu, ça souffle, ça crie, ça hulule (ce n’est pas vrai !), c’est radical, c’est parfois mal enregistré, c’est dépouillé, c’est intérieur sans être un drame, c’est moins ésotérique que du Webern, mais ce n’est pas non plus du Schubert, ça va avoir du succès : non, ce n’est pas du Wolfgang Rihm, ce sont les <i>Quatuors à cordes n° 1 à n° 5</i> du compositeur allemand <b>Jörg Widmann</b> (né en 1973), gracieusement et grinceusement interprétés par les remarquables Leipziger Streichquartett et la soprano Juliane Banse. <br>
(<b>MDG</b> « Gold » 3071531-2, 2008, 76’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Le label Naxos a commandé au compositeur anglais <b>Peter Maxwell Davies</b> (né en 1934) une série de 10 <i>Quatuors à cordes</i>. Voici le cinquième et dernier disque, qui comprend les <i>Quatuors n° 9 et n° 10</i>, toujours interprétés par le Maggini Quartet. Pour Maxwell Davies, néanmoins, il ne s’agit pas de ses derniers quatuors, d’autres devraient  venir, prévient-il. Un premier regard sur l’intégrale de ces dix quatuors laisse à penser que le compositeur a été fidèle à lui-même du début à la fin. Il combine « une modernité exigeante à une accessibilité joyeuse », est-il écrit dans la notice. Si la continuité stylistique est la marque essentielle de cette longue série, ajoutons qu’au sein même des <i>Naxos Quartets n° 9 et n° 10</i>, un certain monolithisme règne, où la « modernité exigeante » prend ici le pas sur « l’accessibilité joyeuse ». Des envolées hardies alternent avec des chants plus contemplatifs, le tout illustrant une humeur quelque peu capricieuse. <br>
(<b>Naxos</b> 8557400, 2008, 63’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Né en 1960, le compositeur belge <b>Jean-Luc Fafchamps</b> se distingue dans <i>Lignes</i> (titre du disque) par un style à double facette : des blocs, des lignes aux contours anguleux, d’une part, dans les premier et dernier mouvements du <i>Quatuor à cordes</i>, <i>Les désordres de Herr Zoebius</i>, et dans <i>Lettre Soufie</i> : Z(1) (pour alto, piano et électronique) ; une sensibilité plus lyrique (certes tendue), d’autre part, dans le deuxième mouvement du <i>Quatuor</i>. <i>Bryce</i> (pour clarinette et quatuor à cordes), et <i>Back to the Voice</i> (pour piano), deux œuvres en un mouvement, confrontent habilement ces deux aspects. Le Quatuor Danel est entouré du pianiste Jean-Philippe Collard-Neven, de l’altiste Vincent Royer, et du clarinettiste Jean-Michel Charlier. <br>
(<b>Fuga Libera</b> FUG 537, 2005/06, 64’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip"><i>D’Orients</i>, du compositeur <b>Claude Ledoux</b> (né en 1960) résulte de voyages réels ou imaginaires en Inde, au Vietnam ou au Japon. Le musicien explore l’ornementation indienne dans <i>Les ruptures d’Icare L.</i> (pour quatuor à cordes), investit les traditions folkloriques de la Mongolie dans <i>Sanaalijal</i> (pour flûte et ensemble instrumental), réfléchit à la dialectique « tradition-modernité », dans <i>Bell(e)…s</i> (sorte de concerto pour piano et ensemble), mêle rêverie poétique et calculs d’ordinateur dans <i>Torrents</i> (pour violoncelle et ensemble). On peine malheureusement à saisir les spécificités culturelles revendiquées par l’auteur, étouffées par les tropismes de nos avant-(ou arrières ?)gardes. Les œuvres sont vigoureusement interprétées par l’Ensemble Musiques nouvelles (<i>Sanaalijal</i> et <i>Bell(e)…s</i>), Patrick Davin (<i>Torrent</i>), Berten D’Hollander (flûte), Nao Momitani (piano), et Jean-Paul Dessy au violoncelle. <br>
(<b>Cyprès</b> CYP 4627, 1995-2007, 68’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Compositeur espagnol, <b>Moisès Bertran</b> (né en 1967) nous propose un disque intitulé « Variations et fantaisies », consacré à sa musique pour piano et à sa musique de chambre. Son langage privilégie les paramètres classiques (harmonie, mélodie, rythme) et se veut tour à tout dansant ou mélancolique, comme l’illustrent par exemple le <i>Trio pour hautbois, basson et piano</i> et la <i>Suite « pour Elise » pour piano et clarinette</i>. On déplorera dans ce disque une certaine dureté harmonique alliée à un son de piano parfois métallique, comme celui d’un piano droit ; un sentiment qui s’estompe devant la poésie « populaire » du très bel <i>Hommage à Luis A. Calvo, pour piano</i>. Leon Giraldo (flûte), Paul-Henri Fischler (hautbois), Elisabeth Isaza (clarinette), Leonardo Guevara (basson), Bernardo Cardona (guitare) et Mac McClure (piano) accompagnent le compositeur, ici également pianiste. <br>
(<b>Columna Musica</b> 1CM0172, 2003-2007, 72’, note&nbsp;<b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Pianiste et compositeur français, <b>Alain Kremski</b> (né en 1940) associe dans son disque « Exils » le piano à des bols tibétains « chantants », ainsi nommés parce que « l’on peut obtenir un son continu en les frottant avec un bâton dans un mouvement circulaire et régulier ». <i>Exils : Méditation sur l’Espace, le Temps et la Mémoire et Aube : Solitude du Christ au Mont des Oliviers</i> combinent donc richesse harmonique du piano dérivée de Messiaen et résonances pures et profondes des bols tibétains. Le piano disparaît dans <i>Souvenir</i> : <i>Berceuse pour un enfant tibétain</i> et <i>Contemplation</i> : <i>Prière secrète sur le Nom très Saint de Notre Seigneur Jésus Christ</i> : quelques mélodies éternelles carillonnent. <br>
(<b>Divox</b> CDX 25244-2, date d’enregistrement non précisée, 70’, note <b>7</b>)
<br></p>

<p class="spip">De la compositrice espagnole <b>Maria De Alvear</b> (née en 1960), <i>Asking</i> (2001) est une vaste pièce d’environ 50 minutes pour piano en un mouvement. De structure très ouverte, elle permet à l’interprète, ici la pianiste Eve Egoyan, de prendre de nombreuses décisions. Le côté interrogateur du titre se traduit par une musique volontairement hésitante, qui cherche sans rien affirmer. Une déambulation qui ne peut que laisser sceptique. <br>
(<b>Mode</b> 187, 2003, 52’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Ecrits entre 1996 et 2004, les <i>Quatuors n° 2 et n° 3</i>, et une autre musique pour quatuor à cordes du compositeur allemand <b>Nikolaus Brass</b> (né en 1949), constituent le volume 1 d’une probable intégrale de ses <i>Quatuors</i>. Ce qui frappe ici, ce sont « les voix qui se fondent les unes dans les autres, et les instruments qui semblent tendus comme un arc », explique l’auteur de la notice. Ajoutons que les instruments évoluent souvent dans l’aigu, ce qui renforce le côté « criard » du propos, notamment dans le <i>Quatuor n° 3</i>. On a pourtant entendu mieux en matière de sons « brûlés ». (Xenakis, Johannes Fritsch). L’Auritus-Quartett est remarquable. <br>
(<b>Col Legno</b> WWE 20238, 2005-2006, 70, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">L’Ircam n’a pas encore fait sa révolution ! <i>Etymo</i> (pour soprano, électronique et ensemble), <i>Da capo</i> (pour 9 instruments), <i>A fuoco</i>, <i>4° studio sulla memoria</i> (pour guitare et ensemble), et <i>Animus</i> (pour trombone et electronique) du compositeur italien <b>Luca Francesconi</b> (né en 1956) sont un modèle d’académisme cent pour cent Ircam. La complexité vaine de l’écriture, alliée à une certaine « poésie » sonore et à une énergie artificielle, caractérise ces pièces, comme la plupart de celles produites par le célèbre institut. Saluons toutefois la précision extrême de Susanna Mälkki, à la tête de l’Ensemble intercontemporain. <br>
(<b>Kairos</b> 0012712KAI, 2006/07, 69’, note <b>4</b>)
<br></p>

<p class="spip">« <i>Eau Vent Acier</i> », c’est le titre du <i>Quatuor à cordes n° 2</i> d’<b>Eric Fischer</b>, et celui d’un beau poème (le compositeur en est-il l’auteur ?) gravé dans le boîtier du disque. Une absence totale de notice n’aidera pas l’auditeur à entrer dans le monde particulièrement aride et peu musical de ce quatuor. Toujours pour quatuor à cordes, <i>Albion, Quartetto per archi</i> et, avec une contrebasse, <i>In Tempus Nudiflorum</i> et <i>Miniatur</i>, complètent un portrait d’un hermétisme qui ne se donne aucune envie de convaincre. Le Quatuor Boréal est d’une qualité très remarquable. <br>
(<b>Daphénéo</b> A803, 2008’, 47’, note <b>3</b>)
<br></p>

<p class="spip">Composé de Luc Dedreuil, Gaël Seydoux, Benoît Chapeau et Jérôme Lefranc, le <b>Quatuor Alexander</b> est un excellent quatuor de violoncelles, qui enregistre son premier disque. De Gilbert Amy (né en 1936), <i>Après : Ein…es praeludium</i> propose une déconstruction puis une reconstruction du <i>Prélude</i> de la <i>Suite n° 4 pour violoncelle</i> de Bach. Robert Pascal (né en 1952) conjugue, dans <i>Au plus profond d’un étrange rêve éveillé</i>, sons fuyants et temps de consonances, d’où émerge un fragment de Roland de Lassus. Colin Roche (né en 1974) lorgne du coté du silence avec <i>Réflexions II sur le carnet</i>. Enfin, un beau <i>Chant de Nyandarua</i>, de Jean-Louis Florentz (1947-2004), et deux mouvements du compositeur polonais Alexandre Tansman (1897-1986) complètent un parcours aux démarches singulières, certes, mais pas toujours captivant. <br>
(<b>Polymnie</b> POL430146, 2006, 53’, note <b>6</b>)</p>








]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_21933</guid>
    <author>Michaël Sebaoun</author>
    <pubDate>Mon, 19 Jan 2009 21:49:00 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Moyen Âge, Renaissance et premier baroque Musiques intimes, musiques à danser et, surtout, musiques sacrées]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Moyen-Age-Renaissance-et-premier21944</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x263_arton21944.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Chez les van Soldt, luthériens chassés de Flandres par l’avancée espagnole, comme dans toutes les familles du temps, on joue en famille, clavecin et orgue trônent dans la pièce commune. La jeune fille de la famille, Susanne, tient en quelque sorte son journal musical, et rejoue ce qu’elle aime au virginal. À partir de ce <b>Manuscrit Susanne van Soldt</b> (1599), forcément elliptique et mnémotechnique, et de ses canevas muets, Les Witches effectuent un émouvant travail de reconstitution des pièces dans leur habillage sonore, timbrique, rythmique, mais aussi dans leurs pratiques d’exécution, avec diminutions restituées, variations et contre-chants improvisés. On rêve, on danse, on ferme les yeux, et ressurgissent les lumières des tableaux de Vermeer, et ce goût si particulier fait de bonheurs simples, de nostalgies, épicé des craintes du temps, et d’une spiritualité vécue au quotidien. <br>
(<b>Alpha</b> Alpha526, 2008, 66’, note <b>8</b>)
<br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_189x166_3760014195266_230.jpg" /></span></center>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Gothic-Voices-Les-Grands-compositeurs-italiens-du-XIVe-siecle/Classique-Musique-Vocale-autre/Gothic-Voices-Musique-Medievale/AVIE/default/fiche_produit/id_produit-0822252215120.html"><font color=white><big>Écoutez et téléchargez</big></font></a>
</center></p></div>

<p class="spip">Ne pas confondre <b>Hieronymus Praetorius</b> (1560-1629) avec son grand homonyme Michael. Nous avions chroniqué il y a peu un  enregistrement CPO dirigé par Manfred Cordes et consacré à ses motets. Ici, Andrew Carwood et le Cardinall’s Musick en continuent l’exploration, sans instruments cette fois-ci, et ajoutent trois des huit <i>Magnificat</i> du maître, dont le chef-d’œuvre « <i>Quinti toni</i> » mêlant à la trame polyphonique des airs populaires. Hélas, les voix sont outrées, ou carrément laides du côté des ténors, et les intonations incertaines, dans une interprétation sans grande inspiration. Un faux-pas. <br>
(<b>Hyperion</b> CDA 67559, 2008, 68’, note <b>4</b>)
<br></p>

<p class="spip">Est-il sûr qu'il faille donner à <b>Peter Phillips</b> (1561-1628) des habits aussi méditerranéens ? Leonardo García Alarcón et sa Capella Mediterranea ont fait un pari : celui de lire au détail près une peinture de Brueghel, <i>L'Ouïe</i>, dans laquelle figurent sur les pupitres des madrigaux à six voix de Phillips. Anticipant sur l'évolution historique qui conduira au « concertato », on utilise donc les instruments figurant sur le tableau. Mais l'expérience se brise ici sur plusieurs écueils, dont le premier est une prise de son qui, sous le prétexte de restituer l'espace sonore du tableau, liquéfie et brouille la polyphonie. Second écueil, le fait que toutes les pièces ne se plient pas avec le même bonheur au traitement instrumental, le résultat dépendant beaucoup de la complexité initiale de la polyphonie. Dernier écueil, et non le moindre, l'opulence hédoniste des timbres, qui oublie en route la nécessaire clarté de l'architecture et l'appui du mot. <br>
(<b>Ambronay</b> AMY015, 2008, 60', note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Les trois vétérans de la Réforme anglaise, Tye (vers 1505-vers 1575), le méconnu, artisan obstiné de la mise en valeur des mots, Sheppard (vers 1515-1558), maître des textures harmoniques, et le grand Tallis (vers 1505-1585), inspirateur habituel des Hilliard et expérimentateur de contrepoints audacieux, sont associés et opposés dans la nouvelle production du <b>Hilliard Ensemble</b> (à 5 chanteurs). Enregistré en 2005, dans la magnifique acoustique du monastère de Saint-Gérold dans les Alpes autrichiennes, édité seulement aujourd’hui, hélas sans textes français, voici un programme qui, par son hédonisme vocal, séduira les adeptes de l’ensemble et qui, s’il n’apporte rien de nouveau en termes de répertoire, vaut par la confrontation très pédagogique de trois stades différents de la transition de la musique sacrée anglaise vers une polyphonie de plus en plus complexe. <br> 
(<b>ECM</b> 1936, 2008, 72’, note <b>8</b>)
<br></p>

<p class="spip">Le premier volume de la série « Taverner & Tudor Music » (Da Capo) était consacré à la belle <i>Messe « Western Wind »</i>. Pour le second volume, enregistré en 2005 et 2006, c’est à la <i>Messe « Gloria tibi Domine »</i> de <b>John Taverner</b> (vers1490-1545) que se consacre l’ensemble Ars Nova Copenhagen, dirigé depuis 2002 par Paul Hillier. Comme pour le disque précédent, figurent en alternance le plain-chant du Dimanche de la Trinité, et des compositions bien choisies de Fairfax, qui le précède chronologiquement, et des White, Byrd et Tallis qui le suivent. Beau programme qui illustre l’intéressante écriture de Taverner, assise rythmique rigoureuse et richesse de sections imitatives flamboyantes sur trois octaves. Interprétation vigoureuse et fervente, que gâche un peu une acoustique très réverbérée. <br>
(<b>Da Capo</b> « Ars Nova »  8226056. 2005-2006, 73’, note <b>8</b>)
<br></p>

<p class="spip"><b>La Compagnia dei Musici di Roma</b> est la corporation professionnelle des plus grands musiciens de la ville. Elle comprend évidemment à la fin du <small>XVIe</small> siècle Palestrina, le plus grand de tous, et produit notamment deux recueils, un de madrigaux, <i>Le Goie</i>, et cette <i>Missa Cantantibus Organis</i> enregistrée en première par l’ensemble Officium. Ecrite pour douze voix réparties en trois chœurs, c’est une messe-parodie sur le motet éponyme de Palestrina, en hommage au grand maître qui lui-même se charge du Gloria. On y perçoit quelques frémissements d’un futur changement d’ère musicale, variable selon les contributeurs, entre un Annibale Stabile encore très proche de la rigueur palestrinienne, et un Francesco Soriano, annonciateur du baroque dans un « Et ascendit » à quatre voix égales sans basse, ou encore un Andrea Dragoni faisant miroiter la fin du Gloria dans une quasi-polychoralité vénitienne. Bonne interprétation de l’ensemble allemand Officium, que son leader Wilfried Rombach ancre dans la tradition interprétative a cappella. <br>
(<b>Christophorus</b> CHR77288, 2006-2007, 69’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Issu d’une grande famille vénitienne, <b>Giovanni Priuli</b> (vers 1580-1626), élève de Gabrieli, rejoint le Nord de l’Europe à la mort de son maître puis, son maître devenant empereur, le suit à Vienne. Si l’on a déjà entendu de rares <i>canzone</i> de Priuli dans des récitals, cet enregistrement propose en première mondiale des motets à double et triple chœurs issus du <i>Sacrorum Concentuum</i> où se côtoient la première pratique palestrinienne et le style concertato. Ce qui frappe est surtout la grande variété des combinaisons entre voix et instruments, soit colla parte, soit appariés en alternance. On regrettera pour cette restitution de l’Ensemble Ecce Grex le côté parfois brouillon de l’exécution, mais surtout l’âpreté de certaines voix (altos notamment), et leurs faiblesses techniques fréquentes.<br> 
(<b>ORF</b> SACD 3007, 2008, 64’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Le prix sera le seul argument pour proposer les <i>Madrigaux</i> de <b>Claudio Monteverdi</b> (<i>Livres V</i> et <i>VI</i>) enregistrés par Le Nuove Musiche, dirigés par Krijn Koetsveld, chez Brilliant. Une prise de son peu satisfaisante qui sature les aigus, des voix sans grand charme, une recherche esthétique parfois séduisante, mais bien peu de narration, ce qui est bien regrettable chez Monteverdi, mais encore plus dans ces <i>Cinquième</i> et <i>Sixième Livres</i> que marquent l’irruption de la basse continue et du <i>recitar cantando</i>. Ajoutons une notice non traduite en français, pas plus que les textes des madrigaux. On reviendra vers les enregistrements de La Venexiana, et surtout du Concerto Italiano, voire vers Christie. <br>
(<b>Brilliant</b> 2 CD 93799, 2008, 2 h, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">Grand maître du clavecin, organiste de Saint-Pierre de Rome de 1608 à sa mort, <b>Girolamo Frescobaldi</b> (1583-1643) publie en 1628 des <i>Canzoni</i> de une à quatre voix « <i>pour toutes sortes d’instruments</i> » qui annoncent la sonata da chiesa par leur ambition et leur richesse d’invention. Bruno Cocset avec Les Basses réunies, puisant aussi dans l’édition postérieure de 1635, en a donné récemment chez Alpha une version privilégiant le registre grave, avec une aura supplémentaire de mystère. Roberto Loreggian et son ensemble Conserto Musico s’en tiennent à l’édition initiale, au sein de l’intégrale Frescobaldi développée par Brilliant (à un prix attractif). Ils reviennent à un instrumentarium plus conventionnel avec violon et flûte pour les dessus. Mais le son des cordes est bien vert, les cornets sont à la peine, et la prise de son compacte, mate. <br>
(<b>Brilliant</b> 2 CD 93766, 2007, 2 h 12’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">« Danza » est un nouvel album de l’<b>Ensemble Millenarium</b>, consacré au répertoire de danses médiévales. Devant ce joyeux mélange, traductions en danses instrumentales de chansons puisées dans les <i>Cantigas de Santa Maria</i>, dans le <i>Manuscrit du Roy</i>, ou encore dans celui de Londres, on reste perplexe. À deux titres : d’abord l’affirmation selon laquelle la pratique de traduction instrumentale des chants est « incontestable », ensuite celle selon laquelle « sans aucun doute », à la fin du Moyen Âge, le souci principal des instrumentistes était de briller par leur virtuosité, au point d’en devenir esclaves. À mille lieux de tout souci d’authenticité, ce patchwork n’est pas moins valeureux que bien des albums <i>fusion world-trad</i> du marché, dont on se demande ce que cela vient faire dans une collection censée illustrer l’<i>ars trobar</i>. <br>
(<b>Ricercar</b> RIC274, 2007, 68’, note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Pourquoi diable distribuer un disque en France dans de telles conditions ? Eberhard Kummer chante les chansons d'<b>Hugo Von Montfort</b> (1357-1423) pour fêter le 650e anniversaire de sa naissance. Mais pour le pauvre francophone frustré de découverte, impossible d'en savoir plus. L'anglophone saura que Montfort a mené une belle carrière tant lyrique que politique en Styrie, et que les œuvres   sont extraites d'un manuscrit conservé aujourd'hui à Heidelberg. On saura aussi que ses chansons, d'inspiration contemplative, parlent souvent d'une sentinelle qui recommande le réveil avant le Jugement dernier. Tout cela serait passionnant... si les textes étaient traduits, tant leur compréhension semble fondamentale pour suivre ces longues mélopées (très belle voix au demeurant) accompagnées à la harpe médiévale ou à la vielle à roue. Et ce n'est pas le DVD d'accompagnement, non sous-titré, qui en dira plus au non-germaniste… <br>
(<b>ORF</b> 2 CD 3011, 2007, 1 h 30’ + DVD 60', note <b>6</b>)
<br></p>

<p class="spip">Enregistré en 2005, « Celestial Harmonies » est un programme de pure homophonie dont on saluera le respect apporté à l’esprit d’<b>Hildegard von Bingen</b> (1098-1179) par Jeremy Summerly et ses huit chanteurs. Alors que les productions de von Bingen sont souvent caricaturées, sur-interprétées, il est fait place ici à la simple mais pure lecture, spontanée et respectueuse de l’élégance raffinée d’une expression qui cultive mélismes et élans mélodiques. Chaque mot est soigneusement énoncé par un quatuor féminin exemplaire d’homogénéité, mais les hommes, hétérogènes, tranchent par un vibrato et une sophistication superflus, en contradiction. La prise de son est exemplaire de pureté. <br>
(<b>Naxos</b> 8.557983, 2005, 74’, note <b>8</b>)
<br></p>

<p class="spip">Sous l’égide de deux grandes figures, Sainte Claire d’Assise (1194-1253), fondatrice des Clarisses, et Kinga de Pologne (vers 1224-1292), canonisée en 1999, reine de Hongrie devenue abbesse à la fin de sa vie, l’ensemble polonais Peregrina explore avec ce « <b>Filia Praeclara</b> » le répertoire des nombreux couvents clarisses polonais, notamment avec des extraits du <i>Magnus Liber</i> de Kinga, dont le répertoire est dans la lignée de l’Ecole de Notre-Dame : motets, conduits, séquences. Découverte de pièces très intéressantes, pour la restitution desquelles Agnieska Budzinska-Bennett, qui a reconstitué une partie du matériau initial détérioré, se réfère à l’exemple de Sequentia de Thornton et Bagby : la filiation vocale le confirme. L’ensemble de sept voix féminines splendides adopte un chant direct, enjoué, très coloré et brillant, avec un soupçon de réverbération excessive toutefois. Dommage que le livret fasse l’économie de la traduction française. <br>
(<b>Divox</b> « Antiqua » CDX 70603, 2007, 52’, note <b>8</b>)
<br></p>

<p class="spip"><b>Bernard de Clairvaux</b> (vers 1090-1153) s’appuie sur le <i>Cantique des Cantiques</i> pour produire notamment 86 sermons, mais aussi des hymnes, glorifiant l’union mystique du Christ et des hommes. Influençant notamment la pensée luthérienne, ces textes donnèrent lieu à de multiples imitations. Wilfried Rombach et son ensemble Officium reprennent ici le célèbre – et interminable –<i> Jubilus rythmicus de nomini Jesu</i> en 45 strophes, certaines pourvues d’une improvisation polyphonique simple en organum à la quarte ou à la quinte par les interprètes. Bernard et les cisterciens rejetaient les expérimentations polyphoniques de l’Ecole de Notre-Dame, mais furent vite contredits par la pratique dans certains centres cisterciens, comme Las Huelgas. On le comprend aisément à l’audition d’un disque vocalement parfait mais un peu monotone, même si Rombach prend soin de scinder le long ouvrage de Bernard en six sections séparées par des répons et deux motets à trois voix extraits du Codex cistercien de las Huelgas. <br>
(<b>Christophorus</b> CHR 77301, 2008, 61’, note <b>7</b>)
<br></p>

<p class="spip">Le florentin <b>Francesco Landini</b> (vers 1325-1397) est l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’Ars nova, et aussi l’un des plus valeureux. Le nouvel enregistrement de The Gothic Voices a le mérite de mettre en regard certaines de ses compositions – madrigaux, caccias, ballades polyphoniques à deux puis trois voix – avec celles de compositeurs de la même époque, à travers le voyage européen de sa pièce <i>Questa fanciull’Alor</i> sous forme de <i>contrafacta</i> divers. Intéressante aussi la confrontation avec les laudes monodiques, souvent anonymes, qui sur un autre texte reprennent les mélodies de Landini. Sobre interprétation qui s’adjoint parfois la harpe d’Andrew Lawrence-King. <br>
(<b>Avie</b> AV 2151, 2006, 68’, note <b>7</b>)</p>


<p class="spip"><a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Manuscrit-Susanne-van-Soldt-Danses-chansons-psaumes-des-Flandres-1599/Classique/Les-Witches/Alpha/default/fiche_produit/id_produit-3760014195266.html"><font color=white><big>Écoutez et téléchargez</big></font></a></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_21944</guid>
    <author>Sophie Roughol</author>
    <pubDate>Mon, 12 Jan 2009 23:46:11 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Écrasés par Mozart]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Ecrases-par-Mozart21927</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x325_arton21927.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Bien qu’il soit assez peu connu aujourd’hui, <b>Georg Christoph Wagenseil</b> (1715-1777) fut un musicien fort apprécié par ses contemporains, notamment par Haydn et Mozart. Le programme conçu par Alexander Weimann et l’ensemble baroque l’Echo du Danube est particulièrement intéressant car il associe des concertos variés – dont 3 inédits au disque – qui permettent d’appréhender les multiples facettes de son art, du baroque finissant du <i>Concerto pour flûte</i> au classicisme viennois du <i>Concerto pour pianoforte et violon</i> en passant par la légèreté gracieuse, apanage du style « rococo » du <i>Concerto pour harpe</i> et la virtuosité ébouriffante du <i>Concerto pour hautbois, basson, vents cordes et basse continue</i>, marque de fabrique de l’École de Mannheim. Capables de dominer avec aisance l’ensemble des difficultés techniques, notamment celles du virtuose <i>Concerto pour pianoforte et violon</i>, les instrumentistes savent renoncer à toute extraversion factice lorsqu’il s’agit de magnifier les lignes mélodiques en sélectionnant avec méticulosité chaque phrasé à l’aune de sa contribution à l’intensité expressive de l’ensemble. <br>
(<b>Accent</b> ACC24186, 2007, 69’, note <b>8</b>)</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_205x183_acc24186.jpg" /></span></center>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Georg-Christoph-Wagenseil-Concerts-choisis/Classique-Musique-concertante/Echo-Du-Danube-Musique-Classique/Accent/default/fiche_produit/id_produit-4015023241862.html"><font color=black><big>Écoutez et téléchargez</big></font></a>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-wma/Johann-Georg-Albrechtsberger-/Classique-Quatuor-a-cordes/Authentic-Quartet-Musique-Classique/Hungaroton-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5991813249524.html"><font color=black><big>Écoutez et téléchargez</big></font></a>
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<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Joseph-Martin-Kraus-Amphitryon/Classique/Divers-Musique-Classique/Phoenix-Edition/default/fiche_produit/id_produit-0811691011110.html"><font color=black><big>Écoutez et téléchargez</big></font></a>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x200_LMG2083.jpg" /></span></center></center></p></div>

<p class="spip">Adeptes de l’exploration de partitions peu jouées, Johannes Goritzki et l’Orchestre de chambre de Stuttgart nous proposent de découvrir un florilège d’œuvres symphoniques (<i>WV 361, 398, 374, 432, 393</i> et <i>421</i>) de <b>Georg Christoph Wagenseil</b>. Des interprétations fines, colorées et pleines de contrastes qui rendent justice à ces partitions, certes peu originales mais élégantes comme en témoigne singulièrement la pétulante <i>Symphonie en mi majeur WV 393</i>. <br> 
(<b>CPO</b> 7771122, 2004, 68’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Voilà un intéressant coffret qui regroupe un florilège de Symphonies composées entre 1760 et 1774, permettant ainsi d’appréhender les bouleversements stylistiques intervenus dans un si court laps de temps. Un panorama réjouissant grâce à l’interprétation lumineuse et vibrionnante de l’orchestre de chambre baroque Moderntimes 1800, formation autrichienne dirigée par Ilia Korol et Julia Moretti, comme en témoignent l’<i>Ouverture</i> de <b>Hasse</b> (1699-1783) ou la <i>Sinfonia</i> de <b>Graun</b> (1702-1771), toutes deux interprétées avec rutilance à grand renfort de timbales et cuivres. Le programme se poursuit avec la famille <b>Bach</b> – <i>Sinfonia en ré majeur</i> de <b>Wilhelm Friedemann</b> (1710-1784) encore ancrée dans le baroque, et 2 <i>Sinfonias</i> de <b>Carl Philipp Emanuel</b> (1714-1788) galantes et sereines. Enfin le coffret est couronné par les <i>Symphonies n° 39</i> de <b>Joseph Haydn</b> (1732-1809) et <i>n° 29</i> de <b>Mozart</b> (1756-1791) interprétées avec vivacité et un souci de lisibilité, un allègement des textures qui font parfois regretter la théâtralité d’un Harnoncourt et la subtilité de Hogwood. Signalons l’absence de traduction du livret (anglais-allemand). <br>  
(<b>Challenge</b> 2 CD CC72193, 2007, 1 h 33’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Théoricien viennois et professeur de composition (de Beethoven notamment), <b>Johann Georg Albrechtsberger</b> (1736-1809) composa de nombreuses œuvres religieuses et de musique de chambre. Le Quatuor Authentique nous invite à découvrir les <i>Quatuors à cordes op. 7</i> <i>n° 4 à 6</i>, partitions élégantes et savamment écrites. Les mouvements vifs sont sculptés avec une vigueur qui n’oblitère jamais la spiritualité des dialogues. L’équilibre entre les pupitres et la beauté des timbres des instruments d’époque restituent l’indolence poétique des adagios. <br> 
(<b>Hungaroton</b> HCD32495, 2007, 65’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Composés durant les années 1760-1770, les trois <i>Concertos pour piano en ré majeur, ut majeur</i> et <i>mi mineur</i> de <b>Frantisek Xaver Dussek</b> (1731-1799) s’inscrivent pleinement dans l’âge classique, évoquant les partitions de Wagenseil. L’orchestre de chambre de Prague et le pianiste Karel Kosarek signent, en première mondiale, de belles lectures, parfaitement équilibrées et naturelles. On apprécie le jeu tout en finesse du pianiste qui laisse la poésie des mouvements lents intermédiaires s’exhaler avec grâce. Son assertivité dans les mouvements vifs trouve beaucoup de répondant de la part de l’orchestre, dont les cordes sculptent avec âpreté la verve rythmique. <br>
(<b>Etcetera</b> KTC1369, 2007, 60’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Thomas Fey et l’orchestre Mozart de Mannheim nous gratifient de remarquables lectures d’ouvertures et de musiques de ballet d’<b>Antonio Salieri</b> (1750-1825). L’énergie bouillonnante parfaitement canalisée par la précision de la baguette du chef, la science des contrastes dynamiques et la large palette de timbres mettent en lumière la théâtralité – parfois excessive – de ces œuvres qui réservent également de beaux moments de poésie magnifiés par la qualité des bois et la délicatesse des cordes. Une vraie réhabilitation. <br>
(<b>Hänssler</b> 98506, 2007, 68’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Composées entre 1775 et 1782, les 8 <i>Symphonies concertantes</i> de <b>Joseph de Bologne de Saint-George</b> (1745-1799) sont des partitions sereines qui reposent avant tout sur leur charme mélodique. Si l’Orchestre philharmonique de Pilsen ne démérite nullement pour faire ressortir le lyrisme serein de ces œuvres, son engagement reste cependant insuffisant pour captiver l’auditeur, l’ensemble manquant de relief et d’originalité, surtout en comparaison des <i>Symphonies</i> de Mozart et de Haydn. <br>
(<b>Avenira</b> 2 CD AV276017 et AV276018, 1996-2007, 125’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Partition assez hétéroclite associant arias, chœurs, mouvements de ballet, intermèdes orchestraux, la musique de scène <i>Amphitryon</i> composée par <b>Joseph Martin Kraus</b> (1756-1792) sur des vers écrits en français n’avait jusqu’à présent jamais été enregistrée. C’est désormais chose faite avec cette lecture primesautière captée sur le vif de Werner Ehrhardt avec l’orchestre de l’Arte del Mondo et le chœur de chambre de Bonn. Une belle réussite qui réside tout particulièrement dans l’aisance avec laquelle les musiciens restituent les multiples atmosphères, avec naturel et brio, chaque pupitre dialoguant avec spiritualité, en parfaite symbiose avec le chœur et les solistes. Une belle découverte. <br>
(<b>Phoenix Edition</b>  Phoenix111, 2007, 78’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Le pianiste Markus Becker nous offre un intéressant programme qui associe les trois juvéniles <i>Sonates pour piano op. 9</i> et le dernier <i>Opus 77 « L’Invocation »</i> du compositeur bohémien <b>Jan Ladislav Dussek</b> (1760-1812). Virtuosité parfois factice et sens poétique se conjuguent dans ces œuvres néanmoins originales malgré leurs oscillations entre le classicisme viennois et les élans romantiques annonçant le langage de Chopin et Schumann. Saluons l’excellente prestation du talentueux pianiste allemand : la finesse de son jeu magnifie le tissu mélodique, son engagement sculpte avec force les contrastes et fait miroiter les élans de virtuosité. <br>
(<b>CPO</b> 7773232, 2007, 70’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Après un CD consacré à la <i>Gran Partita</i> de Mozart et à un <i>Divertimento</i> de <b>Vicente Martín y Soler</b> (1754-1806), le clarinettiste Joan Enric Lluna et l’ensemble de vents Moonwinds approfondissent notre connaissance du compositeur valencien avec un programme qui rassemble des transcriptions réalisées par le hautboïste et corniste Wendt (1745-1801) sur des airs de son opéra <i>Una cosa rara</i> ainsi que les Divertimentos n° 2, n° 3 et n° 4. Nous retrouvons avec bonheur les qualités de cet ensemble déjà révélées dans le précédent disque, à commencer par la beauté de ses timbres chaleureux et multiples, magnifiés par la qualité de la prise de son. La spiritualité des dialogues, l’humour, les nuances et la belle assise rythmique, souple et charpentée (contrebasse) décuplent notre plaisir. <br>
(<b>Harmonia Mundi</b> HMC902010, 2008, 58’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Les musiciens de l’Orchestre de chambre de Catalogne placés sous la direction de Joan Pamies nous proposent des transcriptions pour quintette à cordes, orgue positif de trois œuvres religieuses composées durant la deuxième moitié du <small>XVIIIe</small> siècle par des compositeurs espagnols, en l’occurrence le <i>Salve a duo</i> de Joan Rossel (1730-1809), les <i>Sept paroles du Christ en Croix</i> de <b>Francisco Xavier Garcia Fajer « Lo Spagnoletto »</b> (1730-1809) et le <i>Beata Mater</i> de <b>Melcior Juncà</b> (1757-1824). Les interprétations sont quelque peu monotones et les solistes – Young-Hee Kim (soprano) et Monserrat Pi (contralto) – manquent d’engagement et de chaleur pour nous faire aimer ces œuvres peu originales placées sous le signe de l’influence de Pergolèse. <br>
(<b>La mà del guido</b> LMG2083, 2007, 43’, note <b>5</b>)</p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_21927</guid>
    <author>Jean-Noël Coucoureux</author>
    <pubDate>Fri, 09 Jan 2009 21:41:14 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[La guitare en famille]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/La-guitare-en-famille21816</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton21816.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br></p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_223x200_Vihuela.jpg" /></span></center>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x216_M064A.jpg" /></span></center>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_212x200_cd_zigzag_sor_2.jpg" /></span></center>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_207x207_JS214.jpg" /></span></center>
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<center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_210x204_Paganini_Ghiribizzi_cds555.jpg" /></span></center></center>
<br> </p></div>

<p class="spip">La <b>musique pour la vihuela</b>, contemporaine de Charles Quint, est l’un des fleurons de la production artistique du Siècle d’Or espagnol. La très haute exigence de son écriture dans des modes archaïsants dérivés du grégorien et son altière inspiration la rendent injustement austère. <b>Raphaël Bonavita</b> engage avec verve un discours chatoyant et libéré de toute contrainte dans une jubilation imperturbable dans des pièces de Pisador, Luys Milan et Luis de Narvaez. Et cette musique revisitée prend soudain une autre dimension. Elle devient exubérante et directement accessible sans qu’il en coûte à sa vertu. Un travail brillant et subtil parfois trop volubile.<br>
(<b>Enchiriadis</b> EN2022, 2008, 64’, note <b>8</b>)
<br></p>

<p class="spip"><b>Eduardo Egüez</b> interprète sur plusieurs instruments de la famille des cordes pincées, le théorbe, le luth et la guitare, des œuvres de <b>Robert de Visée</b>. Le toucher d’Egüez exprime l’élégance de ces pièces aristocratiques, qu’il orne avec raffinement, mais son jeu, par excès de délicatesse, en devient mièvre. Le son, beaucoup trop réverbéré, uniformise les instruments au point qu’on ne parvient à les différencier que par les basses. Un travail trop contrôlé par la technique.<br> 
(<b>M.A. Recordings</b> MO64A, 2003, 64’, note <b>7</b>)
<br></p>

<p class="spip">L’ensemble des Laberintos ingeniosos dirigé par le guitariste <b>Xavier Diaz-Latorre</b> propose de révéler un aspect inédit de la production musicale de <b>Fernando Sor</b>, avec des pièces galantes du premier <small>XIXe</small> siècle. Charmants et légers, mais sans épaisseur, les chants accompagnés par des castagnettes et la guitare contrastent par leur frivolité avec des compositions  pour la guitare romantique seule d’une bonne tenue musicale. Une telle juxtaposition produit ainsi un résultat hybride qui suscite plus la curiosité que l’intérêt. <br>
(<b>Zig Zag Territoires</b> ZZT080201, 2006, 65’, note <b>5</b>)
<br></p>

<p class="spip">La vogue actuelle des intégrales justifie-t-elle que l’on consacre deux disques pour les dix-huit partitas d’un compositeur aussi peu inspiré que <b>Brescianello</b> (1690-1758) ? Originellement écrites pour un colascione à cinq chœurs, leur adaptation à la guitare classique moderne en alourdit la texture sonore et le jeu d’<b>Alain Prévost</b> aggrave ce désagrément. Une prise de son médiocre souligne les incertitudes techniques de l’interprète et le montage donne l’impression d’un travail hâtif. L’intérêt de ces partitas réside surtout dans leur valeur documentaire. <br>
(<b>M&A</b> 2 CD JS214,  2007, 2 h 25’, note <b>4</b>)
<br></p>

<p class="spip"><b>Adriano Sébastiani</b> cède sans doute à la mode des intégrales avec l’interprétation des <i>Ghiribizzi</i> (ou caprices) pour guitare de <b>Paganini</b>. Il s’agit ici d’ébauches, de fragments, de brouillons à destination d’une petite fille de Naples à qui il enseignait cet instrument. Le compositeur lui-même les considérait comme des « gribouillages » sans intérêt. Aussi les efforts de Sébastiani, desservis par une prise de son très médiocre, sont-ils particulièrement vains tant la matière est dérisoire. <br>
(<b>Dynamic</b> CDS 555, 2007, 57’, note <b>4</b>)
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_21816</guid>
    <author>Claude Vernant</author>
    <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 15:07:07 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton21816.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Duos, trios, quatuors, quintettes tous azimuts]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Duos-trios-quatuors-quintettes19878</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x225_arton19878.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><BR>
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x158_baldeyrou_160.jpg" /></span>Le très talentueux clarinettiste français Nicolas Baldeyrou réunit quelques amis de la jeune génération pour nous livrer un disque Mozart avec le Trio des Quilles K. 498, l’Adagio pour deux clarinettes et trois cors de basset K. 411 et le Quintette pour piano et vents K. 452. La sonorité de la clarinette est charnue, suave, précise et délicate, sans tomber dans le « joli son » permanent. L’Adagio se révèle excellent d’écoute et de fusion des timbres. En revanche, le Trio et le Quintette montrent les faiblesses d’ensemble des jeunes musiciens, à la belle technique mais au jeu « de chambre » trop prosaïque, romantique et manquant d’imagination (Intrada 031. 2007. 47’. Note 7).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_161x140_MOZART_160.jpg" /></span>Les Quatuors « à Haydn » de Mozart sont les témoins d’une richesse d’écriture et musicale jusque-là inapprochée par le compositeur. Les quatre jeunes femmes du Quatuor Klenke n’en rendent que bien partiellement compte dans leur enregistrement. Si leur entente est bonne et leur travail d’ensemble satisfaisant, l’impression d’inaboutissement domine. Sans charme sonore particulier, elles semblent se contenter d’une approche neutre, bien trop simple pour révéler la profondeur de ces chefs-d’œuvre. On attend davantage de finesse dans l’exécution polyphonique, dans les palettes dynamiques et de couleurs, dans l’expression des lignes musicales. Ainsi traitées, les partitions ne sont que l’ombre d’elles-mêmes (Profil 3 CD PH040325. 2004-2005. 2 h 54’. Note 5).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x144_HAYDN_160.jpg" /></span>Le Quatuor Klenke traite Les sept dernières paroles du Christ sur la croix de Haydn comme les Quatuors de Mozart : leur volonté, louable, est de proposer une lecture la plus objective, fidèle, simple possible. Mais tout ce qui fait le supplément d’âme nécessaire à toute la musique est absent de ce disque. Certes, l’homogénéité est là, le travail d’ensemble est fait, mais Dieu que l’on s’ennuie ! Scolaire, sans puissance dramatique, leur lecture ne tient pas par manque d’engagement physique et émotionnel. Et en aucun cas leur sonorité assez banale n’arrive à faire la valeur de leur interprétation. Ce n’est pas ascétique ni dépouillé, mais décharné, comme les silences, creux, en témoignent. Le Quatuor Klenke se tromperait-il de répertoire ? (Berlin Classics 0016312BC. 2006. 74’. Note 5).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_161x138_TerjeTonnesen_160.jpg" /></span>Terje Tonnesen a eu l’idée d’arranger les cinq derniers Quatuors de Beethoven pour orchestre à cordes : « j’ai tenté de renforcer le contraste entre les parties puissantes et celles qui sont empreintes d’intimité en faisant jouer ces dernières en solo, à la manière du concerto grosso. ». Ce « renfort » alourdit et caricature l’écriture de Beethoven, transformant ces chefs-d’œuvre en brouillons vulgaires. « Quatre instruments sont trop peu pour tant de grandeur » nous dit le violoniste ; à l’écoute de cet enregistrement, on ne peut qu’être convaincu du contraire (Altara classic 3 CD ALT1024(3). 2001-2006. 3 h 15’. Note 3).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x162_schubert_160.jpg" /></span>Après des Trios de Mozart bien réalisés mais assez scolaires et sans grand intérêt dans la discographie, le Trio Gryphon s’attaque aux sommets du genre que sont les Trios de Schubert. Si l’on retrouve leur bon équilibre instrumental, une sonorité homogène, un élan commun, on ne peut ici aussi qu’être déçu par l’absence d’originalité dans l’approche de ces partitions rabâchées. Sans grand défaut, leur interprétation évite toutefois les écueils (point de symphonisme de mauvais aloi dans le Premier Trio D. 898). Il en faut toutefois beaucoup plus pour prétendre avoir une place dans la discographie surchargée (Analekta 2 CD AN29855-6. 2006. 1 h 34’. Note 5).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_161x160_kml_160.jpg" /></span>Les sœurs Labèque reviennent aux fondamentaux du duo pianistique avec les chefs-d’œuvre que sont la Fantaisie D. 940 et l’Andantino D. 823 de Schubert, et la Sonate en ré majeur K. 448 de Mozart. Bien entendu, l’entente est évidente, bien qu’on perçoive une nette différence d’articulation entre les deux sœurs, articulation qui manque par ailleurs souvent de régularité. La Fantaisie pèche par excès : les contrastes sont trop vifs, les exagérations de toutes sortes trop présentes. Quant à la Sonate de Mozart, elle souffre donc de ce legato défaillant car irrégulier, et de ces quelques tics interprétatifs qui ne servent aucunement l’œuvre. D’honnêtes versions pour les amoureux des deux créatures (<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Wolfgang-Amadeus-Mozart-Franz-Schubert-/Classique/Katia-Marielle-Labeque-Piano/KML/default/fiche_produit/id_produit-3760002138206.html">KML KML1117. 2007. 66’. Note 6</a>).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x160_magellan_160.jpg" /></span>Le Trio Magellan nous propose une honnête version des Trios de Mendelssohn, ne tombant pas dans les pièges que d’autres plus capés n’ont su éviter. Les trois jeunes musiciens évitent la surenchère virtuose et sonore et nous livrent une interprétation où chaque instrumentiste est à l’écoute de l’autre, sans que le piano ne s’engage vers un galop concertant, sans que le violon ne tire la couverture à lui. Une bonne version, donc, et prometteuse quant à l’avenir de ce trio, malheureusement supplantée par des musiciens d’un autre calibre, et surtout plus expérimentés (Stern/Istomin/Rose (Sony) notamment) (Explora Concept EC006. 2007. 57’. Note 7).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x160_JonManasse_160.jpg" /></span>Jon Manasse est un bon clarinettiste, à la sonorité belle et au jeu sensible. Mais il faut plus pour proposer aujourd’hui un enregistrement des deux Sonates pour clarinette et piano de Brahms. On regrettera donc avant tout une interprétation peu originale, dominée par un piano large et puissant, légèrement claquant par moments. Si le duo dialogue de très belle façon, tout en complémentarité de sonorités, il privilégie trop le rendu sonore sur la motricité des œuvres, qui manquent alors de rigueur architecturale, d’impulsions rythmiques. De belles Sonates tout de même, mais comme tant d’autres… (Harmonia Mundi USA HMU907430. 2007. 44’. Note 6).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_160x162_LeTriodeJerusalem_160.jpg" /></span>Le Trio de Jerusalem cherche dans les Trios op. 8 et 87 de Brahms à éviter toute surenchère sonore, tout symphonisme, et y parvient. Privilégiant des tempos plutôt lents, ils mettent en valeur la poésie intérieure des œuvres, avec une autorité satisfaisante. Mais à trop vouloir donner une sorte de spiritualité aux partitions, on en perd quelque peu l’architecture et la force dramatique. Une version vraiment intéressante, qui montre le talent musicien des trois artistes, mais qui n’arrive pas à convaincre totalement (Dorémi DDR-71132. 1998. 64’. Note 7).</p>

<p class="spip">Après un premier volume consacré aux Quatuors op. 25 et 60 de Brahms, Prisca Benoit, Roland Daugareil, Christophe Poiget, Michel Michalakakos et Roland Pidoux poursuivent leur cycle avec l’Opus 26 et le Quintette avec piano op. 34. La prise de son, toujours aussi plate, accentue le manque d’intérêt des interprétations. Ces œuvres abondamment enregistrées méritent mieux qu’une honnête lecture entre amis. La fadeur de la sonorité des cordes, manquant d’homogénéité, et la massivité sonore aux endroits les plus véhéments des partitions achèvent de nous décevoir. Un enregistrement sans intérêt (BNL 112948. 2006. 80’. Note 5).
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_19878</guid>
    <author>Antoine Mignon</author>
    <pubDate>Mon, 10 Nov 2008 12:13:39 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Pianos et pianofortes romantiques]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Pianos-et-pianofortes-romantiques19355</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x203_arton19355.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_4c918665b7cc472007ff7c0632ab4734.jpg" /></span></div>Sous le titre « Early piano works – vol. 1 », c'est un disque Brahms très particulier que nous propose <b>Hardy Rittner</b>. Il faut simplement avoir de très bons yeux et scruter attentivement le recto ou le verso pour apercevoir ce qui est écrit en caractères pâles ou minuscules : les œuvres sont interprétées sur un instrument Johann Baptist Streicher de 1851, auditivement à mi-chemin entre le pianoforte et le piano moderne, et strictement contemporain des pages ici gravées. Ses attaques tranchées, anguleuses, ses sonorités claires étonnent et modifient radicalement notre perception de ces partitions de Brahms. Par ailleurs, et c'est là l'essentiel, Hardy Rittner joue fort bien cette musique, avec beaucoup d'intelligence des textes et de probité stylistique : la <i>Sonate n° 2</i> est prenante, passionnée et émouvante tout du long, ainsi que les bouleversantes <i>Variations op. 9 sur un thème de Schumann</i>. Les <i>Ballades</i> de l'<i>Opus 10</i> charment par leurs sonorités fruitées, puis surprennent par leurs explosions dynamiques. Ce disque dépaysant plaira à tous ceux qui estiment que l'on joue ordinairement Brahms de manière trop sombre et trop grasse. <BR>
(<b>MDG</b> 604 1494-2, 2007, 66', note <b>8</b>) 
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_41x2MBdNUuL__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>La jeune pianiste <b>Plamena Mangova,</b> déjà remarquée pour un CD Chostakovitch chez le même éditeur, interprète la <i>Sonate « Appassionata »</i> de Beethoven avec beaucoup de maîtrise et de caractère : elle parvient à habiter le redoutable <i>Allegro</i> initial, et n'aurait pas déparé notre grand comparatif du n° 104, éclipsant bien des prétendus « spécialistes ». Évidemment, ceux qui estiment que la vérité de Beethoven se situe plutôt dans les déchaînements apocalyptiques de Tchetuev (Caro Mitis) trouveront cela un peu trop sage, mais ceux qui voient dans le Maître de Bonn avant tout un disciple de Haydn rétorqueront que les traits du <i>Finale</i> sont mieux dessinés par Mangova. Le contraste avec les peu signifiantes <i>Variations sur « La Stessa, La Stessissima » WoO 73</i> est assez curieux. En revanche, les <i>Bagatelles op. 126</i>, quoique bien menées, n'atteignent pas tout à fait la subtilité de celles de Brendel. <BR>
(<b>Fuga Libera</b> FUG 530, 2007, 58', note <b>7</b>)
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x268_acc24180.jpg" /></span></div><b>Linda Nicholson</b> a gravé sur un séduisant pianoforte viennois Johann Fritz de 1815 un très judicieux programme, regroupant toutes les <i>Bagatelles op. 33, 119</i> et <i>126</i> de Beethoven, complétées par l'<i>Andante favori</i>, le <i>Rondo « pour un sou perdu »</i>, et trois <i>Klavierstücke WoO 59</i> à <i>61</i>, dont la célèbre « <i>Lettre à Élise</i> » : une invitation idéale pour découvrir le pianoforte ! Elle interprète ces pages avec beaucoup de fraîcheur et de dynamisme, usant avec goût et ingéniosité des pédales d'effet, de « sourdine » ou de « basson » par exemple. On aurait juste souhaité un toucher parfois moins tranchant et plus délicat <BR>
(<b>Accent</b> ACC 24180, date d'enregistrement non précisée, 76', note <b>7</b>)
<br>
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x349_3760014191190.jpg" /></span></div>Alors qu'on estime d'ordinaire que les délicats pianoforte Pleyel aux aigus chantants conviennent mieux à Chopin, et les plus rudes, puissants et novateurs Erard à Liszt (le double échappement permettant seul la virtuosité nécessaire), <b>Patrick Scheyder</b> a eu l'étrange idée de graver des pages du Maître hongrois sur un Pleyel de 1846 : <i>Mazeppa</i> (qui donne son titre à l'album), <i>Funérailles, Paysage, Sposalizio, Il Penseroso, Rêves d'amour n° 2</i> et <i>n° 3</i>, et trois <i>Chants polonais</i> de Chopin transcrits par Liszt. Il termine même par une improvisation personnelle en style contemporain pour illustrer les possibilités de son instrument. Le résultat est pour le moins surprenant, révélant des basses gutturales et des explosions dynamiques inattendues : est-ce ce que l'on perçoit dans un petit salon, ou seulement la tête sous le couvercle de l'instrument ? D'un autre côté, à l'inverse de la réputation des Pleyel, celui-ci semble désespérément court de son et peu chantant. Certains confrères y sont immédiatement allergiques, trouvant cela choquant et hideux, mais en s'immergeant dans cet univers particulier, on finit par trouver un intérêt, une cohérence et une authenticité à ces œuvres ainsi métamorphosées par les limites et les particularités de cet instrument, avec des couleurs étranges et inédites. À réserver aux oreilles curieuses d'expériences sonores, et aux amateurs de <a href="http://qobuz.com/info/Qobuz-info/Les-Nanars/L-Alpha-et-les-degats14694">nanars sur qobuz.com.</a> <BR>
(<b>Alpha</b> 119, 2006-2007, 59', note <b>3</b>)
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_239x239_thumb_image.jpg" /></span></div>Un deuxième disque, consacré aux <i>Valses</i> de Chopin, de la pianiste russe <b>Valentina Igoshina</b>, lauréate de nombreux concours prestigieux, laisse la même impression mitigée que son premier (Schumann et Moussorgski). Certes la technique semble plutôt solide, et l'on est d'abord séduit par l'énergie, l'entrain, la fraîcheur et la vivacité qu'elle donne aux <i>Valses brillantes</i>, avec lesquelles elle ouvre cette intégrale qu'elle a disposée dans un ordre personnel, non chronologique. Mais très vite, dès qu'il s'agit d'aborder des pages plus sentimentales ou mélancoliques, telle que l'emblématique <i>Opus 34 n° 2 en la mineur</i>, les intentions expressives deviennent trop parcimonieuses, rares et ponctuelles. Le jeu semble souvent un peu scolaire, comme mécanique. Et l'on est, comme dans le précédent disque, de plus en plus réticent devant un toucher uniformément sec et dur. <BR> 
(<b>Lontano</b> 2564 69566-5, 2007, 58', note <b>5</b>)
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<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_51DlDJNG14L__SL500_AA240_.jpg" /></span></div>La pianiste <b>Sona Shaboyan</b>, formée à Erevan puis à Fribourg par notre Michel Béroff national, s'est déjà fait remarquer pour un intéressant récital chez le même éditeur, consacré à huit compositeurs de son pays natal, l'Arménie. Elle aborde pour son deuxième disque le « grand répertoire », et le moins que l'on puisse dire est qu'elle se jette comme à corps perdu dans la <i>Sonate « Funèbre »</i> de Chopin, avec un mouvement initial habité et tourmenté, rugissant et ferraillant, au chant tendu et éperdu. Elle manifeste ainsi une vraie nature, une capacité à créer une atmosphère et à habiter la musique. Les <i>Douze Études opus 10</i> paraissent souvent valeureuses et impressionnantes, jouées avec vigueur et panache, mais avec parfois un peu trop de sérieux voire de lourdeur. Pour tout dire, elles sentent un peu trop l'effort, là où d'autres parviennent à glisser une élégance ludique. Ce disque nous révèle néanmoins une artiste de fort caractère, qu'il faudra suivre attentivement, surtout dans des répertoires où la concurrence discographique s'avère moins écrasante. <BR>
(<b>Œhms</b> OC 713, 2007, 57', note <b>6</b>)
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_19355</guid>
    <author>Philippe van den Bosch</author>
    <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 20:39:26 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton19355.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Lieder, oratorios, etc.]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Lieder-oratorios-etc18858</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x297_arton18858.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>Troisième volume</b> des « <b>Poètes romantiques</b> » de l’<b>intégrale Schubert</b> chez Naxos. Ulrich Eisenlohr est toujours au piano. Sibylla Rudens prête sa belle voix fraîche et haut placée, son excellente prononciation et son investissement interprétatif. Ces dernières qualités évitent l’impression de joliesse un peu compassée que l’on a un peu trop l’habitude d’entendre dans ces pages ; cela dit, elles n’empêchent pas absolument qu’un certain sentiment de monotonie ne s’installe au fil du programme. L’interprétation est fluide et naturelle, c’est ce qui fait tout son charme, mais la lecture n’est cependant pas assez fouillée. <BR>(<b>Naxos</b> 8557832, 68’, 2006, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip">Avec le <b>quatrième volume</b>, l’édition <b>Schubert</b> de <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_8570067.jpg" /></span>Naxos trouve en Florian Boesch un argument de poids. La voix du baryton est belle et puissante, elle possède du mordant, une tessiture large et aisée, et une grande capacité à nuancer. Pour ces lieder « grand format », une telle stature vocale est vraiment une bonne chose. Le piano de Burkhard Kehring livre un écho à ce côté brut, sauvage, mais très contrôlé qui caractérise le chanteur (<i>Totengräbers Heimweh</i> ou <i>Im Walde</i> en prennent des allures quasi wagnériennes, aussi bien dans le cri que le chuchotement). Il manque peut-être tout de même aux deux artistes une imagination interprétative suffisante pour faire de ce disque un véritable événement. Une réalisation qui, néanmoins, dépasse le tout-venant de cette intégrale – par ailleurs de bon niveau. (<b>Naxos</b> 8570067, 2008, 67’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Il y a du très connu et du moins connu dans ce <b>troisième volume</b> des <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_cda67602.jpg" /></span><b>lieder</b> de <b>Richard Strauss</b> chez Hyperion, le rare permettant de placer les standards sous un éclairage neuf, et l’ensemble venant, sur les années 1892-1900, combler les lacunes laissées par les deux volumes précédents. Confier ces lieder à un ténor nous semble être une fausse bonne idée. Certes, cela renouvelle notre écoute, en la libérant des canons interprétatifs le plus souvent empreints d’un lyrisme par trop opératique, mais, en même temps, cela nous prive des couleurs, des facilités dans l’aigu, et même d’un legato qu’un soprano seul peut nous donner. Même s’il ne peut offrir ce qu’il n’a pas, Andrew Kennedy se montre au demeurant tout à fait excellent. Le piano et le jeu de Roger Vignoles sont un peu trop en retrait. (<b>Hyperion</b> CDA67602, 2007, 63’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip"><i>Catherine et le diable</i> de <b>Dvorák</b> est un petit bijou <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x262_su3943.jpg" /></span>comique, pittoresque et fantastique, dans lequel, sur des rythmes bondissants, les hommes se jouent d’un diable plus sympathique que terrifiant, et l’enfer recrache les créatures coriaces et hautes en couleur que — telle Catherine — il a du mal à digérer. Le catalogue de Supraphon propose deux enregistrements de cette œuvre très populaire dans le pays du compositeur, moins connue, injustement, à l’étranger. Les deux, servies par des distributions nationales, sont également recommandables parce que complémentaires. Dirigée par Zdenek Chalabala, et malgré le Jirka un peu mûr de Lubomir Havlák, celle-ci, plus caractérisée, plus excessive, sentant bon le terroir, très bien chantée et interprétée, a toute notre affection. À connaître. <BR>
(<b>Supraphon</b> 2 CD SU 3943-2, 1955, 1 h 46’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Le programme <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x240_9386_site.jpg" /></span><b>Schumann</b> (<i>Liederkreis op. 39</i> et <i>Frauenliebe und-leben</i>) interprété par Audrey Michael et Théodore Paraskivesco possède sur toute sa longueur quelque chose de tellement sépulcral (gris, nimbé, confidentiel – presque anémié, tant à la voix qu’au piano) qu’il en devient presque tétanisant pour l’auditeur. Dérangeant et assez peu convaincant. <BR>
(<b>Calliope</b> CAL 9386, 2006, note <b>4</b>)
<BR></p>

<p class="spip">Le nombre de personnes susceptibles d’être intéressées par <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_261x226_img.jpg" /></span>cette réalisation de « <b>Mélodrames romantiques</b> » est probablement étroit, mais il est fort intéressant de pouvoir accéder à ces chefs-d’œuvre célèbres du genre mélodrame (Schubert, Schumann et Liszt, pour une partie remarquablement enregistrés par Fischer-Dieskau récemment) dans une version en langue française (d’autant que certaines traductions sont signées Nerval !). Les histoires, à écouter à la tombée de la nuit, font frémir et trembler, conformément aux lois du genre, et l’on n’est pas loin d’une atmosphère de film muet. Le piano de Cyril Huvé est suggestif, et la narration de Daniel Mesguisch ne l’est pas moins. À découvrir. <BR>
(<b>Des Femmes / Antoinette Fouque</b>, 2005, 61’, note <b>7</b>).</p>

<p class="spip">Bien sûr, les lieder et mélodies de <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x299_855790001.jpg" /></span><b>Mozart</b> ont été ici et là, d’Elisabeth Schwarzkopf à Barbara Bonney, bien mieux gravés, mais une intégrale est toujours bien venue. La soprano Ruth Ziesak chante aujourd’hui de façon un peu trop sucrée et désincarnée pour convaincre totalement, mais cela reste très beau. Le ténor Lothar Odinius est très satisfaisant quoiqu’un peu impersonnel. Quant au piano de Ulrich Eisenlohr, il est un peu ennuyeux. L’ensemble donne tout de même l’impression d’avoir été enregistré au kilomètre, mais cela reste recommandable.<BR>
(<b>Naxos</b> 2 CD 8557900-01, 2008, 1 h 36’, note <b>6</b>)</p>

<p class="spip">Que ces entreprises de reconstitution sont artificielles et <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_193x200_pic.jpg" /></span>irritantes ! Ici, on a collé les airs de concert que <b>Mozart</b> a composés à partir du <i>Demofoonte</i> de Métastase, on a adjoint quelques pièces orchestrales et, au long du canevas du poème dramatique, un narrateur prend en charge le déroulement de l’action (en allemand emphatique, alors que les airs sont en italien) et vient faire le lien entre les différents airs (caractéristiques du style seria ultra-fleuri pratiqué par Mozart dans cette partie de sa production). C’est remarquablement chanté (Eleonore Marguerre, Sunhae Im, Netta Or : de beaux timbres et la crème de la vocalise mozartienne), très bien dirigé par Bruno Weil (et la prise de son flatte l’ensemble), mais, en l’absence de toute vraie substance dramatique, on s’ennuie ferme. <Br>
(<b>Arts</b> 2 SACD 47746-8, 2007, 1 h 34’, <b>6</b>)</p>

<p class="spip">L’<i>Alceste</i>, composée par <b>Anton Schweitzer</b> sur un <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_200x179_7004-1.jpg" /></span>livret de Wieland, et créée en 1773 à Weimar, présente avant tout un intérêt historique : la duchesse Anna Amalia, qui avait commandé cette œuvre pour son théâtre, l’annonçait en effet comme « le premier opéra en allemand ». Musicalement, cette partition pour orchestre relativement restreint et quatuor de solistes, est singulièrement en retrait par rapport à l’œuvre éponyme de Gluck, qui la précède de 6 ans. C’est joli, mais également bien fade, raide et ennuyeux. Dans cet enregistrement « sur le vif », la présence du Concerto Köln sous la baguette de Michael Hofstetter anime un peu l’ensemble, mais les solistes vont du simplement satisfaisant au faible (timbre et vocalises de Cyndia Sieden en Parthenia). Coffret guère indispensable. <BR>
(<b>Berlin Classics</b> 2 CD 0016222BC, 2007, 2 h 30’, note <b>5</b>)</p>

<p class="spip">Quand on a en magasin Ledger (Decca), Harnoncourt (Teldec), <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/gif_170x151_CD98_280.gif" /></span>Gardiner (Philips), Neumann (MDG), McCreesh (Archiv) et Jacobs (HM), qui multiplient les somptuosités tantôt orchestrales tantôt vocales, quand ce n’est pas les deux à la fois, on ne saurait s’attarder longuement sur ce <i>Saül</i> de <b>Haendel</b> dirigé par Helmuth Rilling. Sous sa baguette, le Bach-Collegium Stuttgart paraît bien raide et sans ressources en matière de coloris : le manque de théâtralité, d’imagination, et même simplement d’entrain, dans cette partition où le sublime, le caractérisé et le pittoresque alternent en permanence, sont patents et gênants. Et les solistes, simplement honnêtes (à l’image de Daniel Taylor dans le rôle de David), ne supportent pas longtemps la comparaison avec les collègues des grandes versions concurrentes citées. <Br>
(<b>Hänssler Classic</b> 2 CD CD 98.280, 2007, 2 h 11’, note <b>4</b>)</p>

<p class="spip">La concurrence est moins sévère pour <i>Judas Maccabaeus</i> <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_170x170_354720.jpg" /></span>du même <b>Haendel</b> (principalement Somary pour Vanguard Classics, Mackerras pour Archiv, King pour Hyperion et McGegan pour HM). Et cette gravure dirigée par Heinz Ferlesch à la tête de la Wiener Singakademie et du Barucco, est bien plus recommandable. La direction est intelligente et inventive, avec des pupitres dotés de vraies personnalités (violoncelle de « Ah ! Wretched, wretched Israel ! »), et un beau sens de l’expressivité dramatique. Le chœur, très bien mené, est précis et impliqué (« Fall’n is the foe »). Et les solistes, à défaut d’être exceptionnels (au moins par la beauté de leur voix : chez Mackerras, on entend tout de même Felicity Palmer et Janet Baker, et, chez Somary, Heather Harper et Helen Watts), sont tous d’un excellent niveau technique et interprétatif (ténor très satisfaisant dans le rôle-titre, beaux duos des voix féminines, faisant émerger de vrais personnages). Bref : voilà un moyen tout à fait satisfaisant pour découvrir un oratorio qui ne figure pas parmi les plus fréquentés du compositeur. <Br>
(<b>ORF</b> 2 CD SACD 478, 2006, 2 h 07’, note <b>8</b>)</p>

<p class="spip">Les enregistrements de <i>Sémélé</i> de <b>Haendel</b> se <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x298_857043133.jpg" /></span>succèdent à un rythme soutenu sans jamais donner, depuis l’enregistrement dirigé par John Nelson (DG), la version « moderne » de référence. Malheureusement, celui-ci ne changera en rien la donne, quelle que soit l’attractivité de son prix. Car c’est précisément le sens du rythme, de la cohérence narrative, et du pittoresque caractérisé, qui lui font défaut. Le chœur manque de dynamisme. Quant à l’équipe réunie, elle est honnête (sauf l’Athamas très faible de Ralf Popken), mais il n’y a pas de personnalité qui sorte vraiment du lot. Dans le rôle-titre, en dépit de son joli timbre, Elisabeth Scholl est une Sémélé un peu poussive. Certains passages auraient peut-être nécessité une seconde prise. Inutile.  <BR>
(<b>Naxos</b> 3 CD 8570431-33, 2007, 3 h 01’, note <b>4</b>)</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_18858</guid>
    <author>Timothée Picard</author>
    <pubDate>Tue, 28 Oct 2008 18:56:53 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Curiosités lyriques]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LES-BREVES/Curiosites-lyriques18323</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x303_arton18323.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><img2527|left><font color=#5eabc1><b>Oehms</b></font color> propose un album original (image ci-dessus), qui regroupe des mélodies écrites par des grands chefs d’orchestre du passé. Si l’expression « musique de Kapellmeister » est souvent péjorative, elle ne trouve pas à s’appliquer ici. Les lieder de <b>Hans von Bülow</b> et de <b>Bruno Walter</b> s’inscrivent dans une filiation schumanno-brahmsienne assumée, tout en faisant preuve d’originalité, et les œuvres s’écoutent avec grand plaisir. L’intérêt retombe un peu avec les mélodies de <b>Clemens Krauss</b>, qui font penser à du Debussy mal digéré — ce qui est étonnant, puisque le compositeur de prédilection de ce chef était plutôt Richard Strauss. <BR>
Bonne interprétation, partagée entre un <b>Michael Volle</b> en forme mais pas toujours original, et une <b>Petra Lang</b> superbe, qui met dans son chant une intensité brûlante.  <BR>
(Oehms OC808, 2004-2007, 58’, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x297_Romberg_7773282.jpg" /></span><b>Andreas Romberg</b> (1767-1821) a été Kapellmeister à Hambourg, ce qui lui vaut de figurer dans la collection que <font color=#5eabc1><b>CPO</b></font color> consacre à la musique sacrée de la ville de la Hanse. Son oratorio <i>Der Messias</i> date de 1792, et il est ici enregistré pour la première fois. On découvre avec cette œuvre une musique qui évoque le style de Jean-Chrétien Bach et de Mozart. L’écriture est d’un raffinement constant et l’orchestration est très soignée, mais l’œuvre ne « décolle » jamais réellement, et la comparaison avec Haendel est souvent cruelle. <BR>
Interprétation remarquable d’<b>Hermann Max</b> qui, contrairement à certains enregistrements précédents, a su cette fois choisir des solistes irréprochables. <BR>
(CPO 7773282, 2007, 64’, note <b>5</b>)</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_178x178_ODE-1121-2_B.jpg" /></span>C’est un bien étrange récital <b>Richard Wagner</b> que nous livre la basse finlandaise <b>Juha Uusitalo</b> (chez <font color=#5eabc1><b>Ondine</b></font color>). Le timbre est inhabituel et ne peut franchement pas être décrit comme séduisant. La première partie du disque est assez éprouvante, avec un monologue du Hollandais où la justesse est souvent aléatoire et des extraits de <i>Parsifal</i> où le chanteur bute sur de nombreuses consonnes. Curieusement, les choses s’améliorent dans <i>Tannhaüser</i>, et l’artiste conclut par un Wotan qui a une sacrée allure. La direction très lente de <b>Leif Segerstam</b> souffre de la même irrégularité : si elle dessert le <i>Vaisseau Fantôme</i> et <i>Parsifal</i>, en les privant de tout ressort, elle ménage de beaux moments d’extase orchestrale dans le <i>Ring</i>. Un disque difficile à noter, mais en tous cas pas prioritaire. <BR>
(Ondine ODE 1121-2, 2007, 65’, note <b>5</b>)</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_563x500_3576071606504.jpg" /></span>Une maison d’édition assez confidentielle, <font color=#5eabc1><b>Polymnie</b></font color>, propose un CD de mélodies françaises « oubliées ». Mais l’exhumation, si elle réserve parfois de grandes joies, n’a pas que du bon. Les œuvres enregistrées ici sont franchement oubliables : <b>Germaine Tailleferre</b> veut faire moderne et ne fait que mauvais, tandis qu’<b>Henri Tomasi</b> sombre dans l’orientalisme de mauvais aloi. Seul <b>Valentin Neuville</b> sauve un peu la mise grâce à ses miniatures empreintes de lyrisme. Au total, c’est peu. <BR>
Interprétation très correcte du baryton français <b>Mario Hacquard</b>, doté d’un timbre chaleureux et d’une excellente diction. Tout au plus regrettera-t-on un léger abus de pamoisons en falsetto <BR>
(Polymnie POL160650, 2007, 58’, note <b>5</b>)</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x263_chan31523.jpg" /></span>L’habitude de traduire les opéras est tombée en désuétude à peu près partout, sauf en Grande-Bretagne, où <font color=#5eabc1><b>Chandos</b></font color> sort régulièrement des piliers du répertoire traduits dans la langue de Shakespeare. Cette fois-ci, c’est au tour du <i>Così fan tutte</i> de <b>Mozart</b> de prendre l’accent british. Du Mozart traduit en anglais, est-ce crédible ? La réponse dépend des goûts de chacun, mais nous avons tendance à penser que la liquidité de la langue s’accorde mal avec la carrure régulière et la symétrie parfaite des mélodies mozartiennes. Le coffret présente cependant un atout majeur : la direction enflammée de <b>Charles Mackerras</b> dont l’orchestre d’instruments anciens pétille comme du champagne. Les interprètes masculins sont également remarquables, avec un <b>Thomas Allen</b> au sommet de son art. Hélas, les chanteuses déçoivent à cause de voix chevrotantes et mal assorties. Un coffret qui aura sans doute du mal à s’imposer dans les pays non anglophones. <BR>
(<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Wolfgang-Amadeus-Mozart-Cosi-fan-tutte-Integrale/Classique-Opera-integrale/Divers-Musique-Classique/Chandos-Records/default/fiche_produit/id_produit-0095115315224.html">Chandos 3 CD CHAN3152</a>, 2007, 160’, note <b>5</b>)</p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_18323</guid>
    <author>Dominique Joucken</author>
    <pubDate>Mon, 13 Oct 2008 18:34:39 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton18323.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[L'actualité du disque]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Qobuz-info/Discographie/L-ACTUALITE-DU-DISQUE16174</link>
    <description><![CDATA[<br /><br /><p class="spip"><br clear="all">
<b><big>Coffrets</big></b>			</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x299_chan104684.jpg" /></span><b>John Field</b> (1782-1837) est souvent présenté comme un annonciateur de Chopin. On pourra en juger sans se ruiner en écoutant ses 7 <i>Concertos pour piano</i> qu'avait enregistrés <b>Miceál O'Rourke</b>, aujourd'hui disponibles en un seul coffret. <br />
(<b>Chandos</b> 4 CD <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/John-Field-Concertos-pour-piano/Classique/Miceal-O-Rourke-Piano-Musique-Romantique/Chandos-Records/default/fiche_produit/id_produit-0095115146828.html">CHAN104684</a>, note <b>7</b>)
<br clear="all">
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x311_su3921_Dvorak.jpg" /></span>De <b>Dvorák</b>, Supraphon a regroupé les <i>Quatuors et Quintettes avec piano</i> ainsi que les <i>Quintettes</i> et le <i>Sextuor à cordes</i> par le <b>Quatuor Panocha</b>, Jan Panenka et le Trio Suk. Bien que très couleur local, c'est assez vieillot et peu convaincant. <br />
(<b>Supraphon</b> 4 CD <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Antonin-Dvo-345-ak-oeuvres-de-Chambre/Classique-Musique-de-Chambre-avec-piano/Quatuor-Panocha-Musique-Romantique/Supraphon/default/fiche_produit/id_produit-0099925392123.html">SU3921</a>, note <b>6</b>)
<br />
<br />
<br />
<br />
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x299_su3950_Martinu.jpg" /></span><br />Chez le même éditeur, la réunion des 4 CD de <i>l'œuvre pour violon et piano</i> de <b>Martinu</b> par <b>Matousek</b> et <b>Adamec</b> est moins grand public, mais nettement plus réussie.<br />
(<b>Supraphon</b> 4 CD <a href="http://www.qobuz.com/index.php?page=fiche_produit&param%5bid_produit%5d=0099925395025">SU3950</a>, note <b>9</b>)
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<br /></p>

<p class="spip"><b><big>Licenses</big></b><br />
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x296_bril8950_Martinu.jpg" /></span>Toujours <b>Martinu</b>, mais ses <i>Symphonies</i> cette fois : c'est chez <b>Brilliant</b>, avec l'intégrale de <b>Neeme Järvi</b> qui fut publiée par <b>Bis</b>. <br />
(<b>Brilliant</b> 3 CD BRIL8950, note <b>7</b>) 
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x277_bril93329_Beethoven.jpg" /></span><br />Brilliant propose aussi les <i>Sonates pour violon</i> de <b>Beethoven</b> par <b>Grumiaux</b> et <b>Haskil</b> (licence <b>Philips</b>) <br />
(<b>Brilliant</b> 3 CD BRIL93329, note <b>8</b>), 
<br />
des œuvres pour orchestre <span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x295_bril8998_Reger.jpg" /></span> de <b>Reger</b> (<i>Variations, Poèmes symphoniques</i>...) par <b>Neeme Järvi</b> et <b>Polyansky</b> (licence <b>Chandos</b>). <br />
(<b>Brilliant</b> 2 CD BRIL8998, note <b>7</b>) 
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x268_bril93712_Magnard.jpg" /></span><br />Mais la vraie bonne affaire chez <b>Brilliant</b>, ce sont les quatre <i>Symphonies</i> de <b>Magnard</b> par <b>Thomas Sanderling</b>, dont les deux volumes avaient obtenu un <b>10</b> à leur sortie chez <b>Bis</b>). <br />
(<b>Brilliant</b> 3 CD BRIL93712, note <b>10</b>)
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<b><big>Anniversaires</big></b>
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x303_bril8949_Messiaen.jpg" /></span><br />Les célébrations discographiques du centenaire <b>Messiaen</b> se poursuivent avec la publication par <b>Brilliant</b> d'une belle somme où l'on trouvera toutes les <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Olivier-Messiaen-Edition-Messiaen-Volume-1/Classique/Interpretes-Divers-Orgue-Musique-moderne/Brilliant-Classics/default/fiche_produit/id_produit-5029365894920.html"><i>œuvres pour piano, pour orgue</i></a> ainsi que les <i>mélodies</i>. Les interprétations de <b>Willem Tanke</b> (orgue), <b>Peter Hill</b> (piano) et <b>Ingrid Kappelle</b> (soprano) sont simplement correctes. <br />
(<b>Brilliant</b> 17 CD BRIL8949, note <b>6</b>)
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x266_cds443214_Vaughan_Williams.jpg" /></span><a href="http://www.qobuz.com/label/hyperion/telechargement-ecoute-albums">L'éditeur britannique <b>Hyperion</b></a> se devait de marquer les cinquante ans de la disparition de <b><a href="http://www.qobuz.com/info/Qobuz-info/Portraits/Ralph-Vaughan-Williams-Le-chene-d16165">Vaughan Williams </a></b> (article de <i>Classica</i>). Il a notamment réuni toutes ses <i>œuvres chorales</i>, dirigées par <b>Matthew Best</b>. <br />
(<b>Hyperion</b> 4 CD <a href="http://www.qobuz.com/index.php?page=fiche_produit&param%5bid_produit%5d=0034571143217">CDS44321/4</a>, note <b>7</b>)
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_150x150_BIS-CD-1912-14_Sibelius.jpg" /></span>Le volume <small>V</small> de la « <b>Sibelius</b> Edition » de <b>Bis</b>, lancée en 2007 pour le cinquantenaire de la disparition du compositeur finlandais, vient de paraître : il s'agit de la <i>musique de scène</i>, dirigée par <b>Neeme Järvi</b> et <b>Osmo Vänskä</b>, et l'on y trouve quelques merveilles, comme <i>La Tempête</i>. <br />
(<b>Bis</b> 6 CD 1912/14, note <b>8</b>)
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<b><big>Portraits</big></b></p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_250x250_5164432_Schubert.jpg" /></span>Publiés de façon dispersée en complément de plusieurs disques, les <i>lieder et fragments</i> de <b>Schubert</b> autour du thème du <i>Wanderer</i> chantés par <b>Ian Bostridge</b> sont désormais disponibles en un seul album, agrémentés d'une poignée d'inédits. <br />
(<b>EMI</b> 2 CD 5164432, note <b>7</b>)
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x379_5099921591020_Jaroussky.jpg" /></span>Le contre-ténor <b>Philippe Jaroussky</b> propose de faire découvrir ses « enregistrements fétiches » sur un album intitulé « <b>Mes Divas</b> » : il y a Bartoli et Callas, mais aussi Édith Piaf et Sarah Vaughan. <br />
(<b>Virgin Classics</b> 2159102)
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<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_185x183_Jubilee_edition_Gustave_Leonhardt.jpg" /></span>La « <i>Jubilee Edition</i> » que <b>Sony-BMG</b> consacre à <b>Gustav Leonhardt</b> est décevante : bien qu'ayant puisé dans les catalogues <b>Seon</b>, <b>DHM</b> et <b>Sony</b> « <b>Vivarte</b> », ce gros coffret renvoie une image un peu tristounette du célèbre claveciniste. <br />
(<b>Sony</b> 15 CD 88697318972, note <b>7</b>)</p>

<p class="spip"><br /></p>

<p class="spip"><b><big>À paraître</big></b></p>

<p class="spip">Chez <b>Sony-BMG</b>, on annonce la prochaine publication de <i>Quatre Saisons</i> par <b>Joshua Bell</b>, de <i>Sonates</i> de Beethoven par <b>Perahia</b> et de la fin du cycle <b>Beethoven</b> de <b>Paavo Järvi</b> pour fin septembre. En novembre, devrait paraître un nouveau récital <b>Chopin</b> de <b>Luisada</b>, mais <i>Les Saisons</i> de <b>Haydn</b> dirigées par <b>Harnoncourt</b> sont repoussées au début 2009. Elles paraîtraient donc en même temps que le deuxième volume des <i>Partitas</i> de <b>Bach</b> par <b>Perahia</b>.</p>

<p class="spip">La pianiste <b>Alice Ader</b> a enregistré sur le vif <i>L'Art de la fugue</i> de Bach. L'album sera publié par <b>Fuga libera</b>.</p>

<p class="spip"><b>Nathalie Stutzmann</b> et <b>Inger Södergren</b> ont enregistré <i>La Belle Meunière</i> de <b>Schubert</b>. Disque prévu le 18 octobre.</p>

<p class="spip"><b>Mirare</b> diffusera le deuxième volume des <i>Suites pour orchestre</i> de <b>Bach</b> dirigées par <b>Pierre Hantaï</b> en novembre.
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<b><big>Une décennie Naïve</big></b></p>

<p class="spip"><a href="http://www.qobuz.com/label/naive/telechargement-ecoute-albums">La maison de disques Naïve</a> qui produit, certes, Carla Bruni, mais aussi de nombreux artistes classiques comme Philippe Jaroussky, Anne Gastinel, Fazil Say, le chœur de chambre Accentus de Laurence Equilbey ou, même, depuis peu, Marc Minkowski, sans oublier les DVD de Jean-François Zygel, fête ses dix ans d’existence en ce mois de septembre.</p>

<p class="spip">Au programme des réjouissances, des concerts à Paris (le 8 septembre aux Bouffes du Nord pour le classique), des publications d’albums en « édition spéciale » (c’est-à-dire qu’on ajoute un CD ou DVD en bonus à
l’album original), et du fonds de catalogue à petit prix. Mais le plus intéressant semble plutôt se dérouler du côté du web, où Naïve
déploie une agitation qui frôle la frénésie… </p>

<p class="spip">Il y avait déjà <b>naive.fr</b> et <b>naiveclassique.com</b> qu’il fallait alternativement consulter pour trouver infos et extraits des productions maison. Voici maintenant les sites <b>naiversaire.com</b>, qui vous
permettra de télécharger gratuitement plusieurs compilations, « pop » ou classique, au choix, et <b>alternaive.tv</b>, sur lequel on ne trouvait, fin août, que trois prestations de Jean-François Zygel : c’est encore bien maigre, mais c’est gratuit, et l’offre devrait s’étoffer
à partir du 8 septembre, date officielle de lancement de ce site « dédié et ouvert à tous les artistes qui font le classique d’aujourd’hui
et de demain ».</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_16174</guid>
    <author>Eric taver</author>
    <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 18:02:00 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/img/fr/default_magazine.gif" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Quatre pianistes]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Critiques/Les-breves/Quatre-pianistes16792</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x437_arton16792.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><BR>
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_350x321_Frascone_221164.jpg" /></span>Après des albums consacrés à Liszt et Rachmaninov, <b>Marylin Frascone</b> a enregistré les <i>Tableaux d’une exposition</i> de Moussorgski ainsi que diverses pièces de Chopin (<i>Fantaisie, op. 49, Berceuse, op.57, 4 Mazurkas, op. 33</i> et la <i>Polonaise, op. 53</i>). Un sens des couleurs et surtout de la progression dramatique captent l’oreille dans ces <i>Tableaux</i> qui évitent tous les effets superflus. D’une grande délicatesse, le toucher restitue l’esprit de la ballade et du songe, mais aussi une puissance orchestrale dans les derniers tableaux. Face à des lectures plus typées, celle-ci a le mérite de posséder une logique interne assurée par des moyens techniques impressionnants. Deux petits reproches : une résonance parasite et l’absence de plagination dans Moussorgski. Même gravité et rondeur sonore dans le choix judicieux des pièces de Chopin. Le son envahit l’espace – la voix de l’interprète aussi parfois – mais ce n’est nullement déplaisant. Les atmosphères sont à la fois naturelles et parfaitement contrôlées à l’instar du jeu de pédale dans la <i>Polonaise « Héroïque ».</i> Un très beau disque (Intégral INT 221.164, 2005, 69’, note <b>8</b>).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_296x296_cd-kempf-mussorgsky.jpg" /></span>Sous les doigts de <b>Freddy Kempf</b>, les <i>Tableaux d’une exposition</i> se situent à l’opposé de ceux de Marylin Frascone. Cinglants, anguleux, parfois monochromes, d’une dynamique métallique, ils se laissent admirer en pleine lumière. Kempf a comme dans ses Liszt et Beethoven précédents, le souci de la précision et de la vélocité. Tout aussi intransigeants sont les compléments de programme : un <i>Gaspard de la Nuit</i> de Ravel d’une froideur terrifiante, analytique et sans beaucoup de poésie (« Le Gibet »), un <i>Islamey</i> de Balakirev diablement efficace (Bis SACD-1580, 2006, 65’, note <b>6</b>).</p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_500x500_Pedro_Piquero.jpg" /></span>Le label espagnol Verso publie les quatre cahiers des <i>Tonadas</i> de Joaquin Nin-Culmell (1908-2004) interprétés par <b>Pedro Pïquero</b>. Ces 48 pièces, parfois à la limite de l’aphorisme musical, sont charmantes. Elles nous rappellent à la fois Mompou, Turina et de Falla. Pïquero timbre son piano avec élégance, variant les inspirations populaires, des danses jusqu’au silence, de la chorégraphie orchestrale au son d’une guitare. Il y a beaucoup de joie et de nostalgie dans ces pages qui évoquent la chaleur et les peines d’un peuple. Une intégrale qui supplante celle de Maria Luisa Cantos chez Marco Polo (Verso VRS 2060, 2007, 65’, note <b>8</b>). </p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x296_8557794_Hsin-Ni_Liu.jpg" /></span>Le pianiste <b>Hsin-Ni Liu</b> est le soliste du <i>Concerto pour piano n° 3</i>, de la <i>Rhapsodie pour piano, op. 75</i> de Kabalevski et du <i>Concerto pour piano</i> de Rimski-Korsakov. <b>Dimitri Yablonsky</b> l’accompagne à la tête de l’Orchestre philharmonique de Russie. Il dirige également le rare poème symphonique <i>Combat pour chœur et orchestre, op. 12</i> (Chœur de l’Académie Gnéssine) de Kabalevski, une pièce caractéristique de l’écriture soviétique et héroïque du début des années 1930. Dans les concertos, la belle prise de son met en valeur l’engagement très physique du pianiste. Tous jouent avec simplicité et fraîcheur les mélodies parfois simplistes mais judicieusement orchestrées. C’est brillant et virtuose à souhait. Le côté ludique et débridé est heureusement préservé. Ce sont d’excellents Kabalevski si l’on ne dispose pas de la gravure historique du concerto par Guilels avec le compositeur (Melodiya). Les réminiscences de <i>Shéhérazade</i> traversent le Concerto de Rimski-Korsakov. Les sonorités de l’orchestre (violons, cuivres) sont un peu acides, mais l’engagement et plus encore la captation compensent ce défaut face aux légendaires Oborine/Anossov, Richter/Kondrachine et Zhukov/Rojdestvenski, chez Melodiya (Naxos 8557794, 2005, 2006, 54’, note <b>7</b>).</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_16792</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 20:38:55 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton16792.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Pour le piano Raretés, premières mondiales, arrangements et autres curiosités…]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Les-breves/Pour-le-piano-Raretes-premieres14388</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x298_arton14388.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x298_martinu-2.jpg" /></span><small><b>Karel Kosarek</b> interprète une série de pièces de <b>Bohuslav Martinu</b> dont quelques-unes sont des premières mondiales notamment dans leur version pour clavier seul : <i>Jeux I et II, Printemps, La Revue de cuisine</i>. Ces pièces composées à partir de 1931, durant l’exil parisien du musicien tchèque, sont révélatrices des influences de Roussel sur le plan rythmique, mais aussi du Groupe des Six, de Stravinsky, voire de Ravel. Kosarek en montre la brillance, l’ironie souvent, le côté « jazzé ». Les dissonances sont furieusement agressives, mais le charme de <i>Film en miniature</i> ou bien de <i>La Revue de cuisine</i> est intact. Il y a ici bien des bis dans lesquels pourraient puiser avantageusement les pianistes  (Supraphon SU 3937-2, 2006, 67’, note 8).</p>

<p class="spip"><emb2287|left></p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_granados.jpg" /></span>Le 10e volume de l’œuvre pour piano de <b>Enrique Granados</b> réunit une douzaine d’opus dont la moitié pour piano à quatre mains. On notera quelques premières mondiales, notamment des mélodies, mazurkas, des marches militaires, le <i>Chant du pêcheur</i>… <b>Douglas Riva</b> et <b>Jordi Masó</b> jouent avec clarté et aussi un peu fraîchement. Dommage, car la prise de son est excellente. Bien des pièces sont anecdotiques et l’on ne trouvera pas de chefs-d’œuvre. Nous sommes dans l’esprit des <i>Danses espagnoles</i>. Une seule exception toutefois : la transcription de <i>Triana</i> d’<i>Iberia</i> d’Albeniz pour deux pianos par Granados. Une belle partition qui devrait fortement intéresser les interprètes. Un disque pour stakhanovistes du piano espagnol (Naxos 8.570325, 2006, 69’, note 7).
 
<span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_500x500_ghindin.jpg" /></span>Melodiya présente les pianistes <b>Nikolai Petrov</b> et <b>Alexander Ghindin</b> dans quatre œuvres pour deux pianos : Le <i>Concerto BWV 1061</i> de Bach,  l’<i>Adagio et fugue</i> et la <i>Fantaisie pour orgue mécanique</i> de Mozart arrangés par Busoni ainsi que le <i>Sacre du printemps</i> de Stravinsky. </p>

<p class="spip">Enregistrées en public, les pièces de Bach et de Mozart sont d’un style bien convenu et un peu lourd. Quant au <i>Sacre du printemps</i>, il est beaucoup trop sage et sans inspiration face à une discographie de haut vol (MEL CD 10 01261, 2003, 2006, 67’, note 5).</p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_192x190_argerich.jpg" /></span>Dans le prolongement des volumes que EMI Classics consacre chaque année aux prestations des « <b>Martha Argerich</b> and Friends » du festival de Lugano, le label a réuni plusieurs enregistrements à deux pianos de l’artiste argentine accompagnée par divers solistes. Elle a déjà gravé la plupart des partitions avec d’autres partenaires et l’on reconnaît avec <b>Mirabela Dina</b> (Suite de <i>Casse-Noisette</i> de Tchaïkovski dans la version d’Economou) la même énergie qu’elle mettait aux côtés de l’arrangeur ! La <i>Suite n° 2</i> de Rachmaninov avec <b>Gabriela Montero</b> est moins lyrique qu’avec Nelson Freire ou Alexandre Rabinovitch. L’entente est plus chaleureuse avec <b>Lylia Zilberstein</b> dans les <i>Six Morceaux op. 11</i> du même Rachmaninov et la rare <i>Sonate op. 34b</i> de Brahms. Les <i>Variations sur un thème de Haydn</i> ont toute l’ampleur symphonique souhaitée bien que l’accord ne soit pas toujours parfait entre Argerich et Polina Leschenko. Avec la même soliste, elle enregistra la <i>Symphonie « Classique »</i> de Prokofiev dans la version pour deux pianos de Rikuya Terashima. Ici, son partenaire est <b>Yefim Bronfman</b>, plus calculateur sur le plan rythmique. On gagne en sûreté ce que l’on perd en fantaisie. Enfin, les <i>Variations sur un thème de Paganini</i> de Lutoslawski jouées avec <b>Giorgia Tomassi</b> ont un abattage réjouissant. C’est percussif et acéré à souhait (EMI Classics 207623 2, 2 CD, 2002 à 2005, 2h17’, note 7).</p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x301_virag.jpg" /></span>La pianiste hongroise <b>Emese Virag</b> propose un récital original regroupant des premières mondiales : des paraphrases sur des opéras de Wagner et diverses pièces pour piano d’Hugo Wolf. Les paraphrases sur les <i>Maîtres chanteurs</i>, <i>La Walkyrie</i> sont, contrairement à l’écriture lisztienne de la même époque, tournées vers le lied. L’écriture est assez épurée, plus soucieuse de la ligne mélodique que d’une recherche harmonique. Tout comme dans les pièces originales de Wolf (<i>Aus der Kinderzeit, Humoresque, Variation op. 2</i>), les titres en disent assez sur l’influence de Schumann. Wolf n’avait toutefois pas un génie comparable et son inspiration est souvent bien académique. Emese Virag défend avec une belle technique et un sens aigu des contrastes et des couleurs ces pages anecdotiques, mais qui raviront les amoureux du piano romantique (Hungaroton HCD 35466, 2007, 68’, note 7). </p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x298_saygun.jpg" /></span>Après la redécouverte de l’œuvre symphonique du compositeur turc <b>Ahmet Adnan Saygun</b> (1907-1991), sa musique pour piano nous est proposée par <b>Zeynep Üçbasaran</b>. <i>Les motifs sur des chants et danses d’Anatolie, 12 Préludes</i>, puis <i>10 Esquisses sur des rythmes Aksacs, la Sonatine</i>… revêtent à la fois une recherche ethnomusicologique (l’influence de Bartók est perceptible), mais aussi le souci d’un langage contemporain. Modales, atonales, tonales, les pièces ont un charme indéniable parce qu’elles transmettent une énergie vitale. Ce sont des suites de motifs rythmiques sur lesquels Saygun a brodé des variations bien faites. Zeynep Üçbasaran joue avec simplicité et nuances ces sortes de <i>Mikrokosmos</i> turcs souvent virtuoses et plaisants à entendre (Naxos 8.570746, 2007, 71’, note 7).</small></p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_14388</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 21:15:24 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton14388.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LES BRÈVES]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Musiques « anciennes »]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/Les-breves/Musiques-anciennes12975</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x296_arton12975.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x296_kapsperger.jpg" /></span> Plus connu comme virtuose du luth, et bien servi en ce sens au disque, <b>Kapsberger</b> (1580-1651) est aussi l’auteur d’œuvres vocales dont ce <i>Sixième Livre de villanelles,</i> intitulé <i>« Li Fiori »,</i> sur des poèmes de lui-même ou de Francesco Buti, membre comme le compositeur du cercle des Barberini, et futur librettiste de L’<i>Orfeo</i> de Rossi, de l’<i>Ercole amante</i> de Cavalli, puis de Lully. Allégories florales, mythologiques ou sur les « fruits artificiels », amours et peines, mises en musique pour une à quatre voix, les villanelles ici choisies sont pour une ou deux voix de ténors, celles de Tore Tom Denys et Erik Leidal : les timbres sont chaleureux et bien assortis, le travail de caractérisation de ces miniatures parfaitement conduit, avec un accompagnement éloquent et très travaillé, notamment de la part de Christopher Dicke aux théorbes, luth et colascione. On regrettera d’autant la non-traduction des textes (pas de salut hors italien et allemand) alors que leur compréhension est ici fondamentale. Un disque qui complètera le récital jadis donné par Guillemette Laurens chez Teldec, avec Luca Pianca et Enrico Onofri <b>(ORF SACD 465, 2005, 61’, note 8).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x323_Biber.jpg" /></span> La version signée par le Purcell Quartet de la <i>Mensa Sonora</i> de <b>Biber</b> (1644-1704), recueil de musiques de danses fonctionnelles, ne dépare pas à côté de celle de Reinhard Goebel, mais on ne retrouvera que brièvement la folie éloquente du Biber des <i>Sonates du Rosaire,</i> dans la <i>Sonate en la majeur</i> qui ponctue, sous l’archet en verve de Catherine Mackintosh, le milieu du recueil. On notera que, de façon qu’ils reconnaissent anachronique, les membres du Purcell Quartet substituent à la formation utilisée par Biber, un violon et deux altos, en usage pour le répertoire de danse en Europe centrale au XVIIe siècle, celle du quatuor postérieur avec deux violons et un alto <b>(Chandos CHAN 0748,  2007, 59’, note 7).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x271_India.jpg" /></span> En un coffret de 3 disques consacré à <b>Sigismondo D’India,</b> Brilliant réédite en puisant dans le catalogue Tactus tout d’abord un – court, 45 minutes – enregistrement consacré par Viola et Rochetti aux duos profanes tirés des <i>Musiche</i> de 1609 mais surtout du <i>Second Livre</i> de 1615 ; puis une « antiquité » de Gabriel Garrido, l’enregistrement en 1990 des <i>Madrigaux, Arias et Danses ;</i> enfin le récital à voix seule de Maurizia Barazzoni et son alter ego habituel Sandro Volta au luth, consacré au <i>Cinquième Livre</i> de 1623 (dont le long <i>Lamento de Didone,</i> 1998). Une occasion fameuse pour découvrir si ce n’est déjà fait les fulgurances de D’India, maître du madrigal et de l’aria <i>a voce sola</i> contemporain de Monteverdi, et très proche de Gesualdo. Quand on sait que le jeune ensemble Elyma de Garrido comprend en 1990 rien moins que Maria-Cristina Kiehr, Claudio Cavina, Josep Cabré, Daniele Carnovich, on se précipite vers un enregistrement trop oublié, abouti, sensible, qui préfigure les splendeurs à venir de l’ensemble. D’autant que les deux autres éléments du coffret sont à l’avenant, malgré quelques réserves sur la réverbération et la voix engorgée de Barazzoni <b>(Brilliant 3 CD 93369, 1990, 3 h 21’, note 8).</b></p>



<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_240x225_Andrea_Falconieri.jpg" /></span> Luthiste, <b>Andrea Falconieri</b> (c.1585-1656) mène une carrière itinérante de Naples à l’Espagne via Rome, revenant en 1639 à Naples où il dirige la Chapelle royale, et publie son recueil unique de danses instrumentales (1650). On retrouve sur un CD intitulé « Dolci sospiri » des œuvres vocales extraites des recueils de villanelles de 1616 et du <i>Cinquième Livre</i> de 1619, pour une ou deux voix et basse continue, ainsi que certaines des pièces instrumentales du recueil de 1650. Une musique emblématique de la production élégante, teintée de sensualité, des cours du XVIIe siècle. Réalisation soignée, raffinée, de La Primavera, tant instrumentale que vocale, qui permet de découvrir deux timbres séduisants ceux de la soprano Anabela Marcos et de la basse Mitchell Sandler <b>(Etcetera KTC1337, 2006, 59’, note 7).</b></p>



<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x397_palestrina.jpg" /></span> Après des disques consacrés à Pierre de La Rue, Salomone Rossi et Claude le Jeune, le Corvina Consort dirigé par Zoltan Kamanovits propose l’intégrale de <b>Palestrina,</b> daté de 1594, soit peu avant sa mort : trente pièces, auxquelles l’ensemble ajoute deux <i>Litanies à la Vierge</i> inédites, l’un extraite des archives de la Chapelle pontificale, l’autre de celles de Saint-Pierre, présentées en premier enregistrement, sans autre précision. L’interprétation est fidèle, et ce n’est pas un reproche, à la formule du <i>far di meno</i> du compositeur, à sa volonté de simplicité et de compréhension immédiate. Reste que l’écoute <i>in extenso</i> réclame de la constance, le discours étant linéaire, à peine troublé par quelque rares transpositions de mots en figures musicales, loin des madrigalismes postérieurs : ordre, calme, peu de volupté, <i>« poésie de l’exactitude »</i> comme le disait Joseph Samson. Il aurait mieux valu, à notre sens, extraire du recueil un florilège significatif, comme le magnifique <i>« E quella certa speme e quelle fede »</i> <b>(Hungaroton HCD32497, 2007, 68’, note 7).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_312x312_Roma_triumphans.jpg" /></span> Contrairement à ce que le titre « Roma triumphans » peut laisser croire, Christopher Jackson et le plus que trentenaire Studio de musique ancienne de Montréal ne révèlent pas la musique de l’antiquité romaine, mais se livrent à un panorama de la production polychorale de la Ville éternelle à l’ère baroque, encore fortement ancrée dans la polyphonie de la Renaissance mais tentée par les flamboyances vénitiennes, instruments exceptés. Le récital fait le grand écart de Marenzio et Victoria à Giorgi en passant par Palestrina, Ugolini et Benevoli.  Belle conviction un peu brouillonne, programme sans grande nouveauté  <b>(Atma  SACD 22507, 2007, 61’, note 6).</b></p>



<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x301_cantates_sacrees.jpg" /></span> Enregistré au cours de trois concerts différents de 1988, dirigés respectivement par Jan Boeke, Philippe Herreweghe et Peter Phillips, l’excellent Nederlands Chamber Choir a eu l’idée de regrouper en deux volumes les moments consacrés à l’œuvre chorale de <b>Jan Pieterszoon Sweelinck</b> (1562-1621) : pour ce second volume, des extraits des <i>Psaumes de David</i> de 1604, 1614 et 1621 et des <i>Cantiones Sacrae</i> de 1619, plus linéaires. Le compositeur emblème d’Amsterdam est plus connu dans ses flamboyances au clavier, et sa musique chorale reste sans dramatisme ni ruptures, tout simplement lumineuse et d’une grande unité de ton,  fidèle aux préceptes polyphoniques de la Renaissance. Bonnes interprétations et bons reports, si ce n’est une erreur d’identification de la plage 1 <b>(Etcetera KTC1319, 2007, 62’, note 8).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_272x245_ludford-2.jpg" /></span> Compositeur catholique contemporain de Taverner, mais encore confidentiel, <b>Nicholas Ludford</b> (c. 1485-1557) réalisa sa carrière à Westminster jusqu’à la dissolution de la chapelle en 1548 par Henri VIII. Cet enregistrement bienvenu (Missa Benedicta et antiennes votives) révèle une écriture  ambitieuse, truffant le déroulement de la polyphonie à 6 voix, ténors et basses dédoublés, aux harmonies sophistiquées, de sections en effectifs réduits à l’écriture moins linéaire, et un beau travail sur les effectifs et les registres. Interprétation fervente du Choir of New College d’Oxford (dir. Edward Higginbottom), héritier direct de la chapelle royale anglaise <b>(K 617 206, 2007, 63’, note 7).</b></p>

<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_340x340_birds_on_fire-2.jpg" /></span> Entre l’édit d’expulsion des Juifs d’Angleterre de 1290 et leur réintégration de 1655, de nombreux musiciens marranes exercent leur art, notamment à la cour d’Henry VIII qui décide en 1540 de recruter des instrumentistes vénitiens. Les Lupo, spécialisés dans les cordes, et les Bassano, du côté des vents, vite admis au rang de citoyens anglais, établissent ainsi de véritables lignées de musiciens d’adoption, tandis que Leonora Duarte à Anvers est admise dans le cercle des émigrés anglais. Fretwork leur consacre un programme, encadré de deux œuvres de <b>Salomone Rossi</b>, leur égal vénitien, et introduit d’une œuvre contemporaine de <b>Orlando Gough</b> en forme d’hommage qui donne son titre au disque « Birds on Fire ». Angle de vue intéressant sur un répertoire déjà bien connu et servi au disque. <b>(Harmonia Mundi HMU907478, 2008, 74’, note 6).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_500x500_coro-2.jpg" /></span> Après Pérotin, Ockeghem et Brumel, <b>Dufay</b> a les honneurs du quatrième volume de la série « Hilliard Live » chez Coro : <i>Messe « Se la face ay pale »,</i> et motets, c’est un concert de 1998 à Londres pour la BBC. En fait de live, rien ne différencie profondément dans son esthétique polie ce disque de ceux édités chez ECM, si ce n’est quelques failles passagères dans les intonations ou les lignes de chant. On retrouve sinon l’esthétique habituelle des Hilliard, phonogénie élégante et raffinée, qui gomme les aspérités comme autant d’incongruités, maniérismes divers, intériorité et spiritualité sacrifiées sur l’autel du beau. A la première plage on est séduit, à la troisième on s’ennuie <b>(Coro 16055, 1998, 67’, note 5).</b></p>



<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x355_von_elder_art-2.jpg" /></span> Une suite d’hypothèses – invérifiables par les non-spécialistes – est le prétexte d’un enregistrement consacré par Corina Marti et Michal Gondko à la musique instrumentale allemande pour clavier et cordes pincées du XVe siècle, sous le titre <b> <i>« Von edler Art »</i> </b> : si la notation en tablature pour clavier, et singulièrement pour orgue, avérée dès le début du XIVe, avaient été utilisée par d’autres instrumentistes (ou les mêmes sur d’autres instruments), précédent ainsi la notation de tablatures de luth de la fin du XVe ? Et si cela avait été le cas notamment des musiques de la sphère privée, exécutée notamment au luth et à la guiterne, ou au claviciterium, ensemble ou séparément ? Une tentative pour combler un des chaînons manquants du Moyen Âge, agréable d’écoute, mais qui vaut surtout par la longue notice organologique de Michal Gondko <b>(Ramée  RAM0802, 2007, 67’, note 6).</b></p>


<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_400x400_Ligeriana-2.jpg" /></span> Le répertoire est  abordé plus que rarement, et c’est ce qui fait le prix de cet enregistrement : les <b> <i>Chansons de toile</i> </b> rythmaient les travaux quotidiens des femmes du Nord de la France dans les temps médiévaux, et les rares sources sont des manuscrits et romans du XIIIe siècle. Narrant sur un mode lyrique simple les mésaventures amoureuses des <i>« bele »</i> Isabiauz, Doette ou Aigletine, exécutées en dialogues relancés de femme à femme durant les séances de travail, ces chansons à refrain et couplets ne doivent pas être confondues avec les gestes de troubadours, beaucoup plus sophistiquées. Katia Caré et son ensemble féminin Ligeriana en donnent une lecture radieuse, associant aux voix un accompagnement instrumental discret, vièles, psaltérion, flûtes <b>(Calliope CAL9387, 2007, 73’, note 7).</b></p>



<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_600x542_maggio-2.jpg" /></span> Conçu comme un hommage au luthiste Adolfo Broegg, disparu en 2006, le disque <i>« Maggio valente »</i> de l’ensemble Micrologus souffre d’un accompagnement éditorial esthétique mais indigent, avec une notice très succincte et non traduite en français. Le programme (excellente prise live) est un panorama de la musique des cours italiennes, en provenance de Flandres ou de France, sur une période historique XVe et début XVIe siècles, comme un condensé du travail de Micrologus depuis 1984. Le tout enregistré lors d’un concert de septembre 2005 à Vienne. On retrouve avec bonheur la richesse de timbres, la précision et la fougue de l’ensemble dominé par le superius incomparable de Patrizia Bovi, sans que cette édition n’apporte un jalon indispensable à une discographie exceptionnelle <b>(ORF SACD 460, 2007, 65’, note 8).</b></p>




<p class="spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_150x135_contemplation.jpg" /></span>Etrange objet éditorial que cette « Contemplation » de <b>Marcel Pérès</b>, inspirée par le Livre des Morts des anciens Égyptiens, et composée en 1978. Longuement mûri puisque enregistré en 2007 seulement sur l’orgue de Saint-François de Lausanne, le projet se veut un « itinéraire intérieur révélé par le scintillement des sons » et, à travers l’instrument du souffle, associe « géométrie des sons » (et notation musicale à base de figures géométriques) et « géométrie de la lumière », pour ciseler l’obscur… Méditation musicale sans surprises ni audaces, non pas statique mais longue, très longue « icône sonore » fruit de l’intériorisation très personnelle d’un texte. Impératif : se mettre dans les mêmes dispositions mystiques, faire le noir et le silence autour de soi <b>(Zig-Zag Territoires ZZT080601, 2007, 71’, note 5).</b>
</p>]]></description>
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    <author>Sophie Roughol</author>
    <pubDate>Wed, 28 May 2008 14:57:00 +0200</pubDate>
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