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  <title><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z - Magazine Qobuz]]></title>
  <link>http://www.qobuz.com/info/-Le-repertoire-des-CD-de-A-a-Z12</link>
  <description><![CDATA[]]></description>
  <language>fr-FR</language>
  <copyright>&#xA9; Qobuz</copyright>
    
    <item>
    <title><![CDATA[Franz Schubert Le Chant du Cygne - Sonate pour piano D.960]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Franz-Schubert-Le-Chant-du-Cygne80615</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton80615.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b><big>Fascinant Schubert par Matthias Goerne</big></b>
<br>
<br>
<b>Le</b> <I><b>Chant du Cygne</b></I> <b>de Schubert est trop souvent perçu comme un assemblage hétéroclite de Lieder, dépourvu d'unité de ton. Matthias Goerne balaie tout cela et offre une vision neuve, plongeant au cœur de ces Lieder avec autant de sérieux et de gravité que dans</b> <I><b>Le Voyage d'hiver</b></I>. 
<br>
<br>
Le génie de Goerne et Eschenbach ici est de hausser le <I>Chant du Cygne</I> à la même intensité que le <I>Voyage d'Hiver</I>. Car souvent, on voit dans le <I>Voyage d'Hiver</I> un cycle tragique où affleure le pressentiment de la mort proche, et dans le <I>Chant du Cygne</I> un assemblage plus hétéroclite, apocryphe, dépourvu d'unité de ton. Les poèmes de Rellstab n'ont pas vraiment recueilli l'hommage rendu (sur le tard) à Wilhelm Müller et la part noble du <I>Chant du Cygne</I>, ce sont les lieder sur des poèmes de Heine. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_265x265_3149020213926_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/matthias-goerne-and-christoph-eschenbach-schubert-schwanengesang-d-957-piano-sonata-d-960/3149020213926">Ecouter/Télécharger <b>Schubert</b> : <b>Chant du Cygne</b> par <b>Matthias Goerne</b></a><br>
<b>Disponible en Studio Master</b><br>
<br>
<a href="http://qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/DISCOGRAPHIE/Matthias-Goerne-La-vie-avec80619">Lire l'entretien avec Matthias Goerne à propos de cet enregistrement.</a></center></p></div>

<p class="spip">Goerne balaie tout cela, et offre une vision neuve, nettoyée des habitudes, plongeant au cœur de ces lieder avec autant de sérieux et de gravité que dans le <I>Voyage d'Hiver</I>, tirant le meilleur parti de son timbre si particulier et comme difficultueux parfois. Rythme, phrasé, accentuation : c'est bien le <I>Chant du Cygne</I> que nous entendons, mais transfiguré. Aucune des habituelles joliesses n'est concédée. Aucune des ordinaires aspérités vocales (sauts d'intervalles périlleux, aigus tendus) ne distrait le chanteur du flux continu de son propos. Il va son pas, et ce pas est lent, délibérément marqué. Même les Rellstab prennent alors une dimension méditative et évocatoire surprenante. Ainsi, <I>In der Ferne</I>, redouté pour ses rimes pesantes en -enden, devient une sorte de thrène, chacun des <i>verlassenden, vergessenden, sich wendende</i>, etc. étant modelé pour livrer son surplus de sens. La récurrence de ces rimes devient hypnotique, obsession remâchée de celui qui part. <I>Ständchen</I> se fait douloureux appels, où tant de fois l'on entendit sérénade sucrée. <I>Liebesbotschaft</I> se teinte d'une étrange mélancolie. Tout ce qui dans le cycle est apparemment simple, chantant, aimable se rembrunit. </p>

<p class="spip">Insérer <I>Herbst</I> dans ce programme relève dès lors de la plus rigoureuse cohérence ; ce lied sur un poème de Rellstab date de 1828, et appartient de plein droit à la dernière moisson. Ce qui s'y libère est saisissant, et entre puissamment en résonance avec les autres lieder. On y entend comme l'axe même de tout le disque. On se doute que les Heine offrent à cette vision une expansion sans pareille. Ainsi la veine humble de <I>Fischermädchen</I>, que n'éclaire aucun sourire — tout y est souvenir et intériorité. Et d'Atlas on entend les muscles qui tirent, vacillent, la colère qui bouillonne. Il serait fastidieux de détailler un art qui dispense tout ce qu'il est permis d'attendre d'un <i>liedersänger</i> et de son pianiste : infinité des nuances, intelligence constante du phrasé et de l'accent, mais surtout ce dépouillement suprême, et partout ce regard qui plonge droit dans le nôtre. </p>

<p class="spip">Rien ne serait d'un tel niveau sans Christoph Eschenbach. Son autorité est palpable dès les premières notes du cycle, et elle est faite de quelques décennies de maturation et de réflexion. Tout est frappé du sceau de l'évidence, sans jamais pourtant cesser de nous surprendre ; piano marmoréen et cependant poétique ; sonorité claire et franche, et cependant variée. Quel pianiste pourrait admettre, endosser et surtout susciter un cisèlement aussi fin de la phrase schubertienne, trouver dans ses doigts de quoi répondre à des ralentis aussi artistes, à un cantabile aussi rigoureux, et soutenir une expression toujours changeante, passant de <I>messa di voce</I> tonitruantes à des effacements impalpables ? Lui offrir le deuxième disque de ce coffret pour graver sa <I>Si bémol majeur</I> n'est que justice. Le petit miracle est qu'on y entend une continuité de vision, de son, de poésie, totale avec le <I>Chant du Cygne</I>, dans les détours doux-amers du <I>Scherzo</I> comme dans la tension chantante de l'Allegro. </p>

<p class="spip">Sans doute n'est-ce pas un disque facile, de ceux qui vous rendent Schubert aimable ; il est plutôt de ceux qui vous le rendent nécessaire.</p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_80615</guid>
    <author>Sylvain Fort</author>
    <pubDate>Fri, 04 May 2012 20:46:25 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton80615.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les meilleures prises de son (mai 2009)]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-meilleures-prises-de-son-mai27567</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton27567.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>LUIGI BOCCHERINI</b><br>
Trio, Quatuor, Quintette & Sextuor à cordes<br>
<b>Europa Galante</b>, direction <b>Fabio Biondi</b></p>

<p class="spip">Cet enregistrement nous comble par les magnifiques timbres des instruments d'époque utilisés, parfaitement maîtrisés, joués avec une légèreté et une délicatesse qui évoquent l'art langoureux de la viole de gambe, de manière à nous offrir une profusion de couleurs sans aucune stridence ni agressivité. Assis sur un grave profond, proposant une grande richesse harmonique et des atmosphères feutrées, le relief provient davantage ici de la précision méticuleuse de la prise de son que d'une dynamique exacerbée. Un délice fruité.</p>

<p class="spip"><div align=left><font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;Virgin Classics 212149-2<br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/fabio-biondi-europa-galante-boccherini-trio-quartet-quintet-sextet-for-strings/5099921214950">Ecouter & Télécharger <b>Luigi Boccherini : Trio, Quatuor, Quintette...</b> par <b>Europa Galante / Fabio Bondi</b></a></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<br>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_0794881910526_600.jpg" /></span></div><b>ANTON BRUCKNER</b><br>
Symphonie n° 5<br>
<b>Orchestre des Champs-Élysées</b>, direction <b>Philippe Herreweghe</b>
<br>
<br>
Les effectifs un peu réduits et les instruments d'époque joués sans vibrato permettent une exceptionnelle transparence et clarté polyphonique. La prise de son nous installe véritablement dans le « fauteuil idéal », proche des cordes, très présentes et occupant une large scène sonore, avec des bois poétiques et surtout des cuivres qui semblent venir de nettement plus loin, ce qui évite les excès tonitruants de nombreux enregistrements brucknériens, problématiques pour les relations de voisinage. La dynamique et l'épaisseur de son restent impressionnantes, mais parfaitement dosées et équilibrées.
<br>
<br>
<div align=left><font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;Harmonia Mundi HMC 902911<br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/orchestre-des-champs-elysees-philippe-herreweghe-bruckner-symphony-no-5/0794881910526">Ecouter & Télécharger <b>Anton Bruckner : Symphonie n° 5</b> par <b>Philippe Herreweghe</b></a></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_8424562211094_600.jpg" /></span></div><b>JOSEPH HAYDN</b><br>
Les sept dernières paroles du Christ en Croix<br>
<b>Orchestre du XVIIIe siècle</b>, direction <b>Frans Brüggen</b><br>
<br>
<br>
L'orchestre de chambre au son charnu, chaleureux et opulent, avec un grave magnifique et un aigu fin et acidulé, s'inscrit dans une réverbération flatteuse restituant l'impression d'un vaste espace. La captation très précise saisit jusqu'au frottement des archets.<br>
<br>
<br>
<div align=left><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-13.jpg" /></span>&nbsp;&nbsp;Glossa GCD921109<br>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Franz-Joseph-Haydn-Haydn-J-7-Letzten-Worte-Unseres-Erlosers-Am-Kreuze-Die-The-7-Last-Words/Classique/Frans-Bruggen/Glossa/default/fiche_produit/id_produit-8424562211094.html">Ecouter & Télécharger <b>Joseph Haydn : Les Sept dernières paroles du Christ en croix</b> par <b>Frans Brüggen</b></a></div>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<br>
<br>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_0822189008369_600.jpg" /></span></div><b>« CHANTS D'EST »</b> <br>
Œuvres et arrangements de Martinu, Mahler, Prokofiev, Rachmaninov, Krawczyk...<br>
<b>Sonia Wieder-Atherton</b> - <b>Sinfonia Varsovia</b>, dir. <b>Christophe Mangou</b><br>
<br>
<br>
Une magnifique restitution de l'immense variété de jeu, de timbres, de styles dont est capable le violoncelle de Sonia Wieder-Atherton, tour à tour opulent, somptueux, fin ou délicat, soutenu par un orchestre tissant un écrin soyeux ou occupant une large scène.<br>
<br>
<br>
<div align=left><font color=#5eabc1>★★★</font>&nbsp;Naïve V5178<br>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Sonia-Wieder-Atherton-violoncelle-Chants-d-est/Classique/Sonia-Wieder-Atherton-Violoncelle/Naive/default/fiche_produit/id_produit-0822189008369.html">Ecouter & Télécharger <b>Chants d'Est</b> par <b>Sonia Wieder-Atherton</b></a></div>
<br>
<br>
			</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_27567</guid>
    <author>Philippe van den Bosch</author>
    <pubDate>Wed, 25 Apr 2012 14:49:21 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton27567.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Alessandro Striggio Messe à 40 et 60 voix]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Alessandro-Striggio-Messe-a-40-et69639</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton69639.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>HERVÉ NIQUET DÉPOUSSIÈRE STRIGGIO</b><br>
<br>
<br>
<b>Personne ne sera indifférent devant l'interprétation d'Hervé niquet pour l'œuvre monumentale — et oubliée — d'Alessandro Striggio.</b><br>
<br>
<br>
Connue depuis peu d'après une unique copie manuscrite conservée à Paris, la <i>Messe Ecco si beato giorno</i> d'Alessandro Striggio, à 40 et 60 (!) voix, jouit d'ores et déjà d'une relative célébrité, notamment depuis sa recréation, en 2007, par les BBC Singers et les Tallis Scholars, puis grâce à un récent enregistrement par l'ensemble I Fagiolini (Decca, 2011), qui permettaient déjà d'en apprécier l'extraordinaire richesse.
<br>
<br>
Hervé Niquet tente ici d'aller plus loin que ces versions un peu abstraites, en intégrant judicieusement cette messe en une liturgie imaginaire de la Saint Jean, faisant dialoguer les œuvres renaissantes avec des pièces plus tardives, pour des effectifs semblables, d'Orazio Benevoli (1605- 1672) notamment. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_8424562216235_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/orazio-benevolo-bible-old-testament-mass-text-striggio-mass-for-40-60-voices/8424562216235">Écouter/Télécharger <b>Striggio : Messe à 40 & 60 voix / Concert Spirituel - Hervé Niquet</b></a><br>
<b>Disponible en Studio Master</b></center></p></div>

<p class="spip">Probablement conçue sur la base d'un madrigal de Striggio lui-même, aujourd'hui perdu, cette messe frappe par ses contrastes, variant les effectifs selon une efficace division des voix en cinq chœurs à huit parties : loin d'une œuvre colossale, massive de bout en bout, elle varie constamment textures et spatialisation. Le choix d'Hervé Niquet de tirer délibérément l'œuvre vers une esthétique "pré-baroque", assumant les contrastes, doublant certains des chœurs par des instruments, apparaît ainsi très pertinent. Il s'en explique d'ailleurs dans un DVD (GVD 921624) publié par le même label sous le titre "Les Aventuriers de la Messe Perdue". </p>

<p class="spip">La redécouverte extraordinaire de cette "folie colossale" et son enregistrement sont présentés dans un documentaire construit comme un véritable polar (<a href="http://qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/DISCOGRAPHIE/Striggio-la-decouverte-d-une69688">lire l'interview</a>). Une seule réserve peut-être : le propre de la messe, tiré de l'œuvre de Francesco Corteccia (1502-1571) et qui, par sa texture beaucoup plus aérée (quatre voix seulement, avec <i>cantus firmus</i> à la basse), devrait permettre à l'auditeur de respirer, apparaît trop imposant, du fait d'un renforcement exagéré des voix de basse, qui, s'il fait ressortir le <i>cantus firmus</i>, alourdit excessivement l'ensemble et empêche d'entendre le contrepoint des voix aiguës. Malgré cela, on reste saisi par l'éclat, la plénitude des sonorités des œuvres à grand effectif, ainsi que par la clarté, l'expressivité de l'ensemble. </p>


]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_69639</guid>
    <author>Guillaume Bunel</author>
    <pubDate>Tue, 17 Apr 2012 14:20:00 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton69639.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Josquin Desprez Missa De beata virgine - Missa Ave maris stella]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Josquin-Desprez-Missa-De-beata65462</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65462.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>IN TALLIS SCHOLARS VERITAS</b><br>
<br>
<br>
<b>The Tallis Scholars nous offrent deux merveilles d'un Josquin Desprez imprévisible, expérimentant tout ce qui lui passe par la tête.</b><br>
<br>
<br>
Si les deux messes de Josquin Desprez présentées ici, bien connues aujourd'hui, sont déjà disponibles en de très bonnes versions — par l'ensemble A sei voci notamment (Astrée, 1995 et 1996) —, leur réunion en un même enregistrement et leur mise en parallèle soulèvent de fascinantes questions, et jette une lumière neuve sur ces deux œuvres. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0755138104426_600-2.jpg" /></span></center>
 <a href="http://www.qobuz.com/album/josquin-des-pres-missa-de-beata-virgine-missa-ave-maris-stella/0755138104426"><b>Écouter/Télécharger <b>Josquin Desprez / The Tallis Scholars</b> en Lossless et Studio Master</a> <br><br>
 <a href="http://www.qobuz.com/album/josquin-des-pres-missa-de-beata-virgine-missa-ave-maris-stella-edition-51/0000020120112"><b>Écouter/Télécharger <b>Josquin Desprez / The Tallis Scholars</b> en multicanal (5.1)</a></center>
</p></div>

<p class="spip">Toutes deux composées sur la base de mélodies grégoriennes, elles semblent en effet s'opposer en tout point : à l'unité de conception modale et motivique de la <i>Missa Ave maris stella</i>, la clarté de son écriture, répond une <i>Missa De beata virgine</i> posant nombre de questions d'interprétation, et conçue en apparence comme un patchwork, rassemblant des mouvements de modes différents, basés sur des mélodies grégoriennes très diverses, et allant jusqu'à varier les effectifs entre les mouvements, procédé habituellement réservé à de brèves sections d'une messe. Déjà célèbres au début du XVIe siècle, et appréciées comme d'insurpassables chefs-d'œuvre, ces deux messes semblent ainsi refléter toute la diversité du génie de Josquin Desprez, dans son habileté à modeler la polyphonie autour des lignes grégoriennes : tantôt comme un contrepoint limpide, serré (<i>Missa Ave maris stella</i>), tantôt par des utilisations infiniment audacieuses des techniques canoniques, engendrant fausses relations, dissonances, enchaînements inouïs : de cela, le <i>Credo</i> de la <i>Missa De beata virgine</i> offre un superbe exemple. </p>

<p class="spip">Comme à l'habitude, les Tallis Scholars proposent une réalisation remarquable : une homogénéité confondante, une clarté irréprochable des attaques, ainsi qu'une tenue très fluide des lignes, rendant magistralement cette polyphonie conciliant l'"élégance et la complexité", selon les termes de Peter Phillips, dans le livret par ailleurs excellent.</p>




]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65462</guid>
    <author>Guillaume Bunel</author>
    <pubDate>Thu, 05 Apr 2012 20:40:10 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65462.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Alexander Gavrylyuk  Prokofiev : Sonate n°7 - Rachmaninov : Moments musicaux op.16 - Vocalise - Scriabine : Sonate pour piano n°5 - Étude op.2 n°1]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Alexander-Gavrylyuk-Prokofiev65464</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65464.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>BONS "MOMENTS" DE PIANO</b><br>
<br>
<br>
<b>Avec un naturel confondant et sans pathos inutile, Alexander Gavrylyuk donne un récital virtuose et sensible à la fois.</b><br>
<br>
<br>
Le pianiste russe nous a séduits dans sa récente intégrale des <i>Concertos pour piano</i> de Prokofiev sous la direction de Vladimir Ashkenazy (Triton). </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_5065001863608_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/alexander-gavrylyuk-piano-rachmaninov-scriabine-prokofiev/5065001863608">Écouter et télécharger <b>Rachmaninov, Scriabine, Prokofiev</b> par <b>Alexander Gavrylyuk</b></a></center></p></div>

<p class="spip">Voici à présent un récital à marquer d'une pierre blanche. Dès le <i>Premier Moment Musical</i>, <i>andantino</i>, de Rachmaninov, le toucher sensible et raffiné évite le pathos langoureux. Tout semble si naturel. Le mouvement de balancier si difficile à obtenir dans les <i>Moments musicaux</i> fonctionne ici à merveille. Le <i>Moment Musical n° 6</i> dont la masse sonore est si difficile à doser est rarement interprété aussi rigoureusement et poétiquement. C'est à la fois éloquent et sensible au point que l'extraordinaire virtuosité du pianiste passe au second plan, si loin de la démonstration d'une prouesse athlétique (<i>allegretto</i> et <i>presto</i>). Ces morceaux sont vécus comme des cadences ou des solos de concertos, de véritables pièces visionnaires. </p>

<p class="spip">La <i>Sonate</i> de Prokofiev, d'une verticalité qui n'est jamais cassante, privilégie les plans sonores, la puissance dramatique. Elle est vécue dans une urgence extrême, à bout de souffle, parfaitement complémentaire à la récente version de Fazil Say (Naïve) qui laissait apparaître la fragilité humaine. Alexander Gavrylyuk joue davantage sur les effets d'ombres, le caractère abstrait, minéral et barbare de cette sonate dite "de guerre". </p>

<p class="spip">Dans les deux partitions de Scriabine, le pianiste sait aussi créer la pénombre, un voile à la main gauche et griffer avec une virtuosité foudroyante le haut du clavier. </p>

<p class="spip">La <i>Vocalise</i> de Rachmaninov dans l'arrangement réalisé par Zoltan Kocsis referme dans la nuit ce "voyage en Russie" des plus remarquables.</p>




]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65464</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Thu, 05 Apr 2012 20:34:59 +0200</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65464.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Théodore Gouvy Symphonies n°1 & n°2]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Theodore-Gouvy-Symphonies-no1-no265469</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65469.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>RAPPROCHEMENT FRANCO-ALLEMAND</b><br>
<br>
<br>
<b>Compositeur oublié, Théodore Gouvy nous a laissé un corpus de neuf symphonies nourries de cultures française et allemande.</b><br>
<br>
<br>
Dans la musique du XIXe siècle, les découvertes de premier plan sont rares et l'on explore souvent le second qui parfois, ne manque pas d'intérêt. La musique de Gouvy mérite vraiment le détour. </p>

<p class="spip">Ses deux premières symphonies sont des œuvres de première qualité, comparables aux symphonies de Mendelssohn, ou même à la Première de Schumann. Les symphonies déjà enregistrées par Jacques Mercier (n° 3, 5, 6 et la <i>Sinfonietta</i>) nous avaient moins conquis. L'on sait que Gouvy, né quasiment sur la frontière franco-allemande, près de Sarrebruck, a effectué une double carrière, essentiellement à Leipzig et à Paris. Bien évidemment, le public leipzigois, porté sur la symphonie et dûment formé par Mendelssohn, était naturellement enclin à apprécier ce genre de musique. Pourtant, le compositeur fut également apprécié à Paris, mais surtout par des connaisseurs et des confrères. </p>

<p class="spip">La <i>Symphonie n° 1 en mi bémol</i>, créée à Paris en 1847, puis à Leipzig est d'une extraordinaire fraîcheur d'inspiration avec de nombreux traits originaux, comme les figures rythmiques syncopées qui parcourent le premier mouvement. Le sentiment d'ensemble reste modéré et classique, avec un goût manifeste pour le beau chant et l'instrumentation bien faite. La <i>Symphonie n° 2</i> fut créée avec un égal succès à Leipzig en 1850, et défend également la ligne claire, l'harmonie fluide et aimable. Elle sonne même un peu plus classique que la précédente, et avec beaucoup de charme. Quoique destinée au public du Gewandhaus, elle possède un certain goût français, à ceci près que l'on chercherait en vain un compositeur français capable de composer une si belle musique avant 1850 (à part Berlioz qui produisait une musique complètement différente).</p>

<p class="spip">Jacques Mercier dirige cela avec une parfaite tenue rythmique. Une belle réussite.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65469</guid>
    <author>Jacques Bonnaure</author>
    <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 21:13:41 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65469.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Evgeny Svetlanov Tchaïkovski : Les Ballets - Balakirev, Liadov : Œuvres symphoniques]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Evgeny-Svetlanov-Tchaikovski-Les65468</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65468.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>SVETLANOV, LE TSAR MAGNIFIQUE</b><br>
<br>
<br>
<b>Voilà trois "musts" de la discographie russe, suffisants pour découvrir ce qu'étaient les orchestres russes en 1970-1980.</b><br>
<br>
<br>
Voici trois anthologies particulièrement remarquables. </p>

<p class="spip">Certes, on connaît des phalanges autrement plus suaves et raffinées dans les ballets de <b>Tchaïkovski</b> ! Quelques ballets gravés par Gergiev (Philips), Jansons (EMI) et Temirkanov (RCA) surclassent aisément leur aîné. Pourtant, il faut chercher ici bien autre chose que la magnificence symphonique. Avec Svetlanov, la narration et la chorégraphie avancent à coup de serpes, dans l'immédiateté de l'émotion. La vie avant tout. Peu importe ce qui se produira dans le numéro suivant et peu importe que les cuivres accrochent, que les violons râpent. C'est le monde de l'enfance, de ses peines et querelles. Le caractère exotique de bien des danses jaillit sans laisser de répit à l'auditeur. Tout semble couler de source, avec des timbres qui sont ceux d'une tradition hélas perdue. </p>

<p class="spip">Les deux anthologies consacrées à <b>Balakirev</b> et <b>Liadov</b> sont plus précieuses encore. D'abord, parce que les partitions nous sont moins familières, mais surtout parce que la liberté prise par Svetlanov est unique. Chaque poème ou ballade symphonique, conte populaire, musique de scène, ouverture, est porté par un volontarisme épique. Les percussions et cuivres s'amusent des épopées guerrières, de parfums orientaux, de princesses du Caucase, d'une Espagne fantasmée. C'est un mélange unique d'archaïsme rythmique, de mélodies rudimentaires et d'harmonie complexe. Dans Balakirev, Evgeny Svetlanov est sans réelle concurrence. Mieux représentés aux disques, les "tubes" de Liadov connaissent des lectures qui se hissent à son niveau de réalisation, mais hélas avec des prises de son très en deçà de ces bandes stéréo (Mravinski, Stokowski...). </p>

<p class="spip">Bref, voilà bien trois musts de la discographie russe.</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65468</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 21:02:33 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Stile Antico "Tune thy Musicke to thy Hart" : Tudor & Jacobean music for private devotion]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Stile-Antico-Tune-thy-Musicke-to65459</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65459.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>DES NOUVELLES D'ANGLETERRE</b><br>
<br>
<br>
<b>Stile Antico et Fretwork parcourent avec une égale aisance la musique dévotionnelle privée dans l'Angleterre de la Renaissance.</b><br>
<br>
<br>
Avec ce superbe enregistrement, qui fait suite à une discographie déjà très riche de la part des deux ensembles anglais, Fretwork et Stile antico s'attaquent de concert à un répertoire assez méconnu sans doute, mais d'une haute qualité musicale : celui de la musique de dévotion privée dans l'Angleterre de la Renaissance. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0093046755461_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/stile-antico-and-fretwork-tune-thy-musicke-to-thy-hart-tudor-jacobean-music-for-private-devotion/0093046755461"><b>Écouter & télécharger "Tune thy Musicke to thy Hart" par Stile Antico & Fretwork</b></a> <br>
<b>Disponible en Studio Master</b></center></p></div>

<p class="spip">Il s'agit ici de reconstituer tout un pan de vie musicale, en marge des grandes institutions — cathédrales, cours, grandes familles nobles — de l'Angleterre nouvellement réformée, et de faire ainsi revivre un immense répertoire vocal et instrumental. Le choix des pièces présentées frappe avant tout par son impressionnante diversité : anthems, madrigaux, d'une expression et d'une force rhétorique souvent bouleversantes (<i>I shame at my unworthiness</i> de John Dowland), osant de surprenantes audaces dans l'utilisation des dissonances, mais aussi adaptations anglaises de madrigaux italiens, aux contrastes caractéristiques de tempos et de caractères (tel, le <i>From profound centre of my heart</i> de Giovanni Croce), ou encore élaborations instrumentales sur la mélodie grégorienne de l'<i>in nomine</i>, ici réalisées en consort de violes. Ces pièces révèlent une musique vivante, riche, aux multiples facettes, au contact des influences étrangères, et italienne notamment.</p>

<p class="spip">Les deux ensembles s'adaptent à merveille à la diversité de ces styles, les grands édifices polyphoniques étant rendus ici avec une rare précision.</p>

<p class="spip">Admirons ici la clarté d'articulation tant chez les violes, que les effets expressifs les plus intenses, les contrastes et les figures rhétoriques propres à ce répertoire, qui visent à faire proprement "parler" la musique, à faire de celle-ci l'expression directe d'un texte religieux, rendu ainsi accessible et immédiatement expressif.</p>


]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65459</guid>
    <author>Guillaume Bunel</author>
    <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 20:45:34 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65459.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Wolfgang Amadeus Mozart Concertos pour piano n°20 & n°21]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Wolfgang-Amadeus-Mozart-Concertos65457</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65457.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><br>
<br>
<br>
<b>L'AUDACE DE SCHOONDERWOERD</b><br>
<br>
<br>
<b>Il y a ici une sorte de nouvelle piste qui s'ouvre dans l'exploration du grand répertoire, dont les éclaireurs sont d'abord des musiciens.</b><br>
<br>
<br>
On n'y croyait pas trop à ces <i>Concertos</i> de Mozart, deux chefs-d'œuvre parmi les chefs-d'œuvre, enregistrés sur un pianoforte "à têtes de marteau nues" et avec un orchestre de seize musiciens en tout et pour tout. Il est vrai que, avec des instruments pourtant moins frêles, et des orchestres plus fournis, les enregistrements sur "instruments d'époque" de Concertos pour piano de Mozart ont souvent été décevants : Tan avec Norrington (EMI), Bilson avec Gardiner (Arkiv), Levin avec Hogwood (L'Oiseau-lyre) et même, récemment, Brautigam avec Willens (Bis) dépassent difficilement le stade de la mise en place impeccable, sans rien des éclairs de génie de Perahia (Sony), Barenboim (EMI), Brendel (Philips) ou Zacharias (MDG), entre bien d'autres. Seul jusqu'à présent Immerseel, à la tête de ses Anima Eterna (Channel Classics), était parvenu à présenter un point de vue réellement original sur ces pages tant enregistrées, osant une rhétorique extrême au service d'une virtuosité sans complexe, un Mozart fort sérieux mais pas toujours très souriant. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_4010502324654_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/wolfgang-amadeus-mozart-concertos-pour-piano-n020-et-n021/4010502324654"><b>Écouter & télécharger Mozart : Concertos n°20 & n°21 / Arthur Schoonderwoerd</b></a></center></p></div>

<p class="spip">Arthur Schoonderwoerd et ses musiciens ne sont pas loin de faire le pari inverse : tout ici est tendu vers l'expression mélodique, vers ce chant transcendé instrumentalement qui est le propre de ces deux <i>Concertos</i>. De la rencontre entre la fragilité extrême de ces instruments et la volonté assumée de toucher l'auditeur nait une interprétation à rebours du dogmatisme stérilisant de tant d'interprétations sur "instruments d'époque". Passé les premiers moments de surprise (comme l'<i>Andante</i> du <i>Concerto n° 21</i> joué à un seul violon), on se plaît à suivre les multiples dialogues qui s'instaurent entre les musiciens (le <i>Finale</i> du <i>Concerto n° 20</i> y gagne en sérénité) ou les interventions presque amusées des timbales et trompettes. </p>

<p class="spip">On ne proposera à personne de découvrir ces partitions dans ces interprétations quasi expérimentales, mais nous sommes en présence d'éclaireurs qui sont d'abord des musiciens avant d'être des musicologues. Pour mélomane audacieux, donc.</p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65457</guid>
    <author>Eric Taver</author>
    <pubDate>Mon, 12 Mar 2012 20:17:39 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65457.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Claudio Monteverdi Missa in Illo Tempore - Salve Regina II & III - Regina Caeli - Cantate Domino - Motets de Giaches de Wert, Nicolas Gombert]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Claudio-Monteverdi-Missa-in-Illo65453</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65453.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>ODHÉCATON À MANTOUE</b><br>
<br>
<br>
<b>L'Ensemble Odhecaton signe là un événement discographique, où sens liturgique et don dramatique se confondent.</b><br>
<br>
<br>
Premier volet du fameux recueil marial du <i>Vespro</i> de 1610, la <i>Missa da Capella</i> <i>à 6 voix</i> sur le motet <i>In illo tempore</i> de Nicolas Gombert (v. 1495-v. 1560) n'est que rarement enregistrée et c'est très dommage pour ce sommet polyphonique où Monteverdi, sur les pas du musicien flamand, emblématise l'héritage du passé (en l'occurrence, le <i>stile antico</i>) dans une sorte "d'archaïsme conscient" poussé, si j'ose dire, au défi. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_250x250_5400439003224_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/claudio-monteverdi-giaches-de-wert-nicolas-gombert-monteverdi-missa-in-illo-tempore/5400439003224"><b>Écouter & télécharger "Monteverdi : Missa in illo tempore" / Odhecaton - Paolo Da Col</b></a><br>
<b>Disponible en Studio Master</b></center></p></div>

<p class="spip">En tout cas, l'Ensemble Odhecaton, dont les interprétations ont changé sensiblement notre vision du concert Renaissance, signe là un événement discographique. Le sentiment sacral s'y libère de tout formalisme, ce que les meilleurs n'évitent pas toujours ici. La parole et le mot triomphent, mais purs de toute tentation profane ou maniériste, miroir des options du chef Paolo Da Col et d'une équipe de chantres à sa dévotion. De ce point de vue, jamais peut-être la spécificité a cappella n'a été rendue plus perceptible, concrétisant une manière d'idéal sonore (l'heureuse homogénéité des timbres, la subtilité des accents) que n'égale aujourd'hui aucune version concurrente. </p>

<p class="spip">De délectables ajouts monteverdiens à trois voix sont ici valorisés par un petit concert de solistes ; l'enregistrement est complété par quatre captivantes miniatures de Giaches De Wert (1535-1596) qui précéda Claudio comme maître de chapelle à la cour des Gonzague à Mantoue ; dont le saisissant lamento <i>Vox in Rama à 5</i>, attaqué dans le grave de la tessiture à chaque voix : une image de deuil digne de ce maître de la fracture expressive.</p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65453</guid>
    <author>Roger Tellart</author>
    <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 21:47:51 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65453.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Dimitri Chostakovitch Concertos pour piano 1 & 2 - Sonate pour violon & piano]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Dimitri-Chostakovitch-Concertos65451</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65451.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>DU BEAU ET DU NEUF</b><br>
<br>
<br>
<b>Melnikov et Currentzis nous livrent enfin la version de référence des "concertos pour piano" de Chostakovitch.</b><br>
<br>
<br>
Longtemps parents pauvres de la production concertante de Chostakovitch, ses <i>Concertos pour piano</i>, critiqués pour leur manque d'inspiration, sont désormais autant enregistrés que ses chefs-d'œuvre pour cordes. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_250x250_3149020210420_600-2.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/alexander-melnikov-dmitri-shostakovich-piano-concertos/3149020210420"><b>Écouter & télécharger Chostakovitch : Concertos piano</b> / <b>Melnikov - Currentzis</b></a><br>
<b>Disponible en Studio Master</b></center></p></div>

<p class="spip">Loin du lyrisme douloureux des concertos pour violon et violoncelle, ils représentent une veine totalement différente du compositeur, un néo-classicisme enjoué et espiègle, dénué de tout pathos. C'est sans doute parce qu'ils remettent trop en question l'image habituelle de Chostakovitch qu'ils sont généralement joués avec une platitude polie, faisant malheureusement ressortir leur motorisme factice, leur ardeur un peu superficielle. 
<br>
<br>
<b>Melnikov</b> et <b>Currentzis</b> évitent tous ces poncifs : la vivacité truculente des rythmes, l'éloquence des contrastes dynamiques, la puissance de projection du son dans les moments vifs, la beauté poignante des phrasés dans les adagios, font de leur interprétation une nouvelle référence moderne, qui vient s'ajouter à celles de Bronfman/Salonen (Sony) et de Chostakovitch lui-même (avec Cluytens, EMI). 
<br>
<br>
Le <b>Mahler Chamber Orchestra</b>, qui nous a souvent déçus, semble ici transfiguré : magnifiquement enregistré, il témoigne d'une cohésion et de qualités de timbre tout à fait inhabituelles. Bravo à Teodor Currentzis ! 
<br>
<br>
En complément, <b>Alexander Melnikov</b> interprète la <i>Sonate pour violon</i> avec <b>Isabelle Faust</b>. Le duo propose une interprétation novatrice de cette partition testamentaire. Oïstrakh, le dédicataire, en faisait une vaste méditation sur la mort (disque Melodiya, avec Richter), un concerto en miniature, d'une intensité peu commune. Fusionnels, subtils, raffinés, Faust et Melnikov sont chambristes avant tout. Leur entente est telle qu'ils emportent une nouvelle fois l'adhésion... 
<br>
<br>
À l'heure où les très bons disques ne sont pas légion, celui-ci s'impose par sa cohérence et son originalité.</p>



]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65451</guid>
    <author>Bertrand Dermoncourt</author>
    <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 20:57:16 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65451.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Havergal Brian Symphonie n°1 en ré mineur "Gothique"]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Havergal-Brian-Symphonie-no1-en-re65449</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton65449.jpg" /><br /><br /><p class="spip">BÂTISSEUR DE CATHÉDRALE
<br>
<br>
<br>
<b>Martyn Brabbins s'est admirablement tiré des innombrables embûches qui parsèment la Symphonie "Gothique" d'Havergal Brian, partition aux proportions exceptionnelles et acte de foi envers les traditions religieuses, philosophiques et musicales de l'Occident.</b><br>
<br>
<br>
Cette œuvre colossale dépasse largement, en durée et en moyens, les plus vastes conceptions de Beethoven, Berlioz, Bruckner, Mahler, Schoenberg (<I>Gurrelieder</I>) ou Delius (<I>A Mass of Life</I>) : près d'une heure trois quarts, avec, en plus des solistes, 500 voix, un chœur d'enfants, 4 fanfares et un orchestre titanesque (avec orgue, xylophone, célesta, cloche, cloches tubulaires, gong, etc.) totalisant plus de 800 exécutants. C'est dire la difficulté de coordonner de multiples formations ayant répété chacune de leur côté en vue de la mise en place finale pour un retentissant concert des Proms, au Royal Albert Hall, en juillet dernier. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_250x250_cda679712.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.abeillemusique.com/CD/Classique/CDA679712/0034571179711/Hyperion/Havergal-Brian-1876-1972/Symphonie-n-1-Gothique/cleart-56757.html"><b>Acheter le CD "Gothic Symphony" de H. Brian par Martyn Brabbins</b></a></center></p></div>

<p class="spip">Martyn Brabbins s'est admirablement tiré de ces innombrables embûches, donnant la preuve, pour la cinquième fois depuis la création en 1961 à l'Abbaye de Westminster, qu'il ne s'agit pas d'une chimère monstrueuse et inexécutable, mais de l'une des symphonies avec voix les plus impressionnantes, les plus émouvantes et les plus personnelles de toute l'histoire de la musique. Lui-même en but aux difficultés matérielles, Brian la conçut comme une leçon de volonté face à l'adversité, comme un acte de foi à l'égard de l'inextinguible capacité de l'esprit humain à s'élever au-dessus des obstacles et à élargir son savoir. Il se référa à l'époque gothique comme aux temps où les conquêtes de la connaissance connurent leurs exploits les plus héroïques : les grandes cathédrales sont le symbole de cette épopée spirituelle, et la <I>Symphonie "Gothique"</I> est la transposition sonore de leurs formes fantastiques et élancées, de la ferveur des foules qui s'y pressaient, de l'audace des alchimistes et de notre respectueuse terreur devant le mystère infini de la création.</p>

<p class="spip">Purement symphonique, la première partie est un portrait du plus grand alchimiste, Faust, et s'inspire de Goethe auquel l'auteur vouait une profonde admiration. La quête spirituelle du héros se prolonge tout naturellement par le gigantesque <I>Te Deum</I> tenant lieu de seconde partie. Brian se hausse ici au niveau des grandes visions mystiques de Bruckner, Delius ou Mahler. Cette musique possède la dimension métaphysique de combat entre le bien et le mal, l'obscurité et la lumière. Il apparaît d'emblée comme l'héritier de Bruckner : chorals resplendissants de lumière, marches militaires ou funèbres endeuillées et crépusculaires, ostinatos abrupts, dont la violence s'engloutit souvent dans des abîmes de ténèbres peuplées de créatures infernales. Le ciel y voisine avec les feux de l'enfer, sans transition, comme la suave et radieuse clarté qui dans le premier mouvement interrompt la sombre chevauchée de l'introduction. À Bach succèdent des clusters vocaux dignes de Ives ; certaines fanfares flamboient dans un acide, polytonal et frénétique frémissement à la Messiaen... Cet autodidacte s'avère un maître de l'orchestration et de la polyphonie. La sérénité méditative du cloître et du plain-chant est balayée par des déferlements paroxystiques... Ce patchwork est cependant régi par une remarquable cohésion, l'unité assurée par le motif en <i>ré mineur</i> entendu dès les premières mesures, qui régulera les hymnes de gloire empilés dans le finale et dont dérive tout le matériel thématique — une unité clairement perceptible dès la première audition. En bref, il faut jouer le jeu, et, dépassant la dérision avec laquelle beaucoup de plumitifs français accueillent cette page hors norme, s'abandonner et vivre une expérience inouïe : elle en vaut la chandelle, et au fil d'auditions répétées, s'affirmera la conviction d'être confronté à un chef-d'œuvre dantesque. </p>

<p class="spip">Inutile de le dire : la médiocre version Naxos ne conserve plus qu'une valeur d'expérience inaboutie, et la belle version historique d'Adrian Boult dans la même salle en 1966 semble désormais d'une grande pauvreté sonore du fait de l'ancienneté et de l'imperfection de la technique d'enregistrement (Testament). D'une remarquable curiosité d'esprit, Martyn Brabbins signe une version presque parfaite, d'une remarquable rigueur de lecture : il joue comme d'ordinaire la carte du classicisme ; on souhaiterait parfois plus d'excès et une largeur plus outrancière, mais ce parti pris en faveur de la tenue réduit d'emblée à néant des quolibets des réfractaires et restera longtemps à juste titre une référence.</p>


]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_65449</guid>
    <author>Michel Fleury</author>
    <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 20:26:16 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton65449.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Les meilleures prises de son (novembre 2009)]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Les-meilleures-prises-de-son35728</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton35728.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>JOHANN SEBASTIAN BACH</b> <br>
Sonates en trio<br>
<b>Benjamin Alard</b> (orgue)</p>

<p class="spip">L'orgue ne semble pas  pour une fois perdu dans une vaste nef. Il paraît au contraire tout proche, dans une magnifique clarté, restituant les lignes polyphoniques avec limpidité. Même le grave du jeu de pédalier reste parfaitement net et défini. Cet orgue nous offre des couleurs chatoyantes, notamment grâce aux registrations légères et avisées de Benjamin Alard, évitant des mixtures indigestes ou criardes, privilégiant des timbres épurés invitant à la méditation.
<div align=left><font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;Alpha Alpha152 - 
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Johann-Sebastian-Bach-Sonate-en-trio-pour-orgue-BWV525-530/Classique/Benjamin-Alard-Orgue-Musique-Baroque/Alpha/default/fiche_produit/id_produit-3760014191527.html">Écouter/Télécharger Johann Sebastian Bach : Sonates en trio / Benjamin Alard</a>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_0888880950185_600.jpg" /></span></div><b>JOHANN SEBASTIAN BACH</b> <br>
Partitas n° 1, n° 5 et n° 6<br>
<b>Murray Perahia</b> (piano)</p>

<p class="spip">Une restitution sonore sans esbroufe, qui peut sembler de prime abord un peu sage et lisse. Mais cet instrument aux dimensions justes, non outrées, ces jolies sonorités pianistiques, fraîches, souples et soyeuses, sont en parfaite adéquation avec la volonté esthétique de l'interprète : n'est-ce pas un des idéaux d'une prise de son réussie ? 
<div align=left><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-13.jpg" /></span>&nbsp;&nbsp;Sony 88697443612 - <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Murray-Perahia-Bach-Partitas-Nos-1-5-6/Classique//Sony-Classical/default/fiche_produit/id_produit-0888880950185.html">Écouter/Télécharger Johann Sebastian Bach : Partitas 1, 5, 6 / Murray Perahia</a>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_512reVIG11L._SS400_.jpg" /></span></div><b>LUDWIG VAN BEETHOVEN</b> <br>
Les cinq Concertos pour piano<br>
<b>Richard Goode</b> (piano) - <b>Orchestre du Festival de Budapest</b>, dir. <b>Ivan Fischer</b></p>

<p class="spip">Un pur délice que les sonorités de cet orchestre, fines, légères, fruitées, et en même temps toujours chaleureuses et mœlleuses. Cette prestation incarne l'idéal poursuivi par les relectures chambristes des "baroqueux", mais avec tout le confort et le soyeux d'une belle phalange traditionnelle. Et le piano est tout aussi remarquablement capté, avec plénitude, dans un parfait équilibre propice au dialogue et à l'entrelacs des lignes <div align=left><font color=#5eabc1>★★★★</font>&nbsp;Nonesuch 3 CD 799283 
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_297x297_0822231800224_600.jpg" /></span></div><b>DIMITRI CHOSTAKOVITCH</b> <br>
Symphonies n° 1 et n° 15<br>
<b>Orchestre du Mariinsky</b>, dir. <b>Valery Gergiev</b>
<br>
<br>
L'orchestre semble merveilleusement proche, et nous offre des sonorités fastueuses, veloutées, aux timbres magnifiquement caractérisés, aux couleurs opulentes, d'une superbe épaisseur. La dynamique est importante, mais sans rien d'agressif ni de déplaisant. On savoure le mordant et la variété des attaques, ainsi que la formidable spatialisation : les instrumentistes semblent précisément localisés pour dessiner une vaste scène sonore.
<br>
<br>
<div align=left><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_30x25_CHOC-13.jpg" /></span>&nbsp;&nbsp;Mariinsky MAR502 - <a href="http://www.qobuz.com/album/valery-gergiev-mariinsky-orchestra-shostakovich-symphonies-nos-1-15/0822231800224">Écouter/Télécharger Chostakovitch : Symphonies 1 & 12 / Orchestre Mariinsky - Valery Gergiev</a>
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_35728</guid>
    <author>Philippe van den Bosch</author>
    <pubDate>Wed, 22 Feb 2012 12:00:36 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton35728.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Jean-Baptiste Lully : Bellérophon]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Jean-Baptiste-Lully-Bellerophon55387</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton55387.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>CHRISTOPHE ROUSSET ENSOLEILLE JEAN-BAPTISTE LULLY</b><br>
<br>
<br>
<b>Oubliée depuis plus de deux siècles, la tragédie en musique de Jean-Baptiste Lully "Bellérophon" a retrouvé, grâce aux efforts de Christophe Rousset et des Talens Lyriques, un lustre et un éclat que l'on croyait définitivement perdus.</b><br>
<br>
<br>
La ténacité militante du Festival de Beaune a permis la recréation mondiale, en juillet 2010, du dernier opéra de Lully qui manquait à la discographie. En cette année d'<i>Atys</i>, le Grand Lever de Lully s'achève donc avec l'une de ses partitions les plus éclatantes. 
<br>
<br>
Dans la production du Surintendant <i>Bellérophon</i> (1679), sur un livret de Thomas Corneille, assure l'intérim de Philippe Quinault alors en disgrâce pour avoir trop osé jouer la gazette persifleuse dans l'<i>Isis</i> de 1677. Le frère de Corneille, qu'on connaîtra comme le brillant librettiste de la <i>Médée</i> de Charpentier des années plus tard, écrit une œuvre virtuose, cependant dénuée des didascalies amoureuses du subtil Quinault. L'héroïsme est de mise en cette histoire de prince délivrant le monde d'un horrible monstre : la Chimère. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_265x265_0794881993222_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/christophe-rousset-les-talens-lyriques-lully-bellerophon-tragedie-lyrique-sur-un-livret-de-thomas-corneille/0794881993222"><big>Écouter/Télécharger Lully : Bellérophon Christophe&nbsp;Rousset</big></a> <br>
<b>Disponible en Studio Master et en qualité CD </b><br>
</center>
</p></div>

<p class="spip">Lully tisse une partition solaire où les grands ballets (passacailles et chaconnes) sont exclus au profit d'un orchestre scintillant de timbales et de trompettes, à la façon de ses grands motets royaux. Opéra des effets spéciaux (convocation des magiciens, Chimère ravageuse) plus que des échanges tendres, il recèle cependant à l'acte IV des pages d'une grande émotion lorsque les nymphes déplorent les désastres causés à la nature. L'opéra met en avant des architectures polyphoniques où le Chœur de Chambre de Namur offre des moments d'une belle souplesse. </p>

<p class="spip">La théâtralité de <i>Bellérophon</i> trouve en Christophe Rousset un serviteur scrupuleux : peu de coupes et présence du prologue. Néanmoins, comparé à <i>Persée</i> dont <i>Bellérophon</i> possède une palette proche, on lui trouvera une certaine sécheresse, peut-être due à la captation. Défenseur raffiné de la tragédie lyrique (les œuvres de Desmarets, mais aussi le <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Jean-baptiste-Lully-Lully-Rolland/Classique/Christophe-Rousset/Ambroisie/default/fiche_produit/id_produit-3760029005390.html"><i><b>Roland</b></i></a> du même Lully), Christophe Rousset opte pour un orchestre diaphane et dentelé, proche des couleurs souvent choisies par Les Arts Florissants. La discographie de Jean-Baptiste Lully aujourd'hui disponible offre d'autres options sonores. On peut ainsi préférer des Lully denses et articulés (la palette de Jordi Savall dans <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Jean-Baptiste-Lully-LOrchestre-Du-Roi-Soleil-/Classique/Divers/Alia-Vox/default/fiche_produit/id_produit-0829410080460.html"><i><b>L'Orchestre du Roi Soleil</b></i></a>) ou puissants car nourris de pupitres de vents bien plus étoffés (Hervé Niquet dans son intense <a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Philippe-Quinault-Jean-Baptiste-Lully-Lully-J-B-Proserpine-Opera/Classique/Herve-Niquet/Glossa/default/fiche_produit/id_produit-8424562016156.html"><i><b>Proserpine</b></i></a>) comme l'était l'orchestre originel de l'Académie Royale. </p>

<p class="spip">La distribution vocale suscite d'autres petites réserves. Sans déroger pour autant, la délicate Céline Sheen ne possède pas encore l'envergure tragique d'un premier rôle. Rien ne vient équilibrer la colère d'Ingrid Perruche qui joue à merveille le dépit amoureux marié à la perversité politique. Evgueny Alexiev reste fâché avec l'élocution française et détonne souvent. Ces défauts sautent d'autant plus aux oreilles lorsque paraît l'étoile Cyril Auvity. La pureté de son discours, la finesse de sa diction, les teintes changeantes d'un timbre merveilleusement affiné, sa compréhension innée du texte font souvent pâlir le talent de ses amis chanteurs, à l'exception du racé Jean Teitgen, une basse superbe déjà engagée pour le rôle titre du <i>Hollandais Volant</i>... Dommage que Cyril Auvity reste sous-employé par les chefs internationaux et les scènes parisiennes. Qui l'a vu et entendu l'an dernier dans <i>Amadis</i> à Avignon ne saurait désormais faire la fine bouche... C'est lui la révélation qu'on espérait pour la renaissance d'<i>Atys</i>. Il est l'incarnation même du haute-contre français. Pour ce timbre si artiste, et malgré nos bémols, <i>Bellérophon</i> inédit, joyeux, à la pompe irrésistiblement versaillaise, mérite le détour et la dépense... </p>

]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_55387</guid>
    <author>Vincent Borel</author>
    <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 14:27:54 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton55387.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Archives lyriques]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Archives-lyriques62298</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton62298.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><i><b>La Battaglia di Legnano</b></i> ouvrait la saison de la Scala 1961 : solennité avec, au pupitre, <b>Gianandrea Gavazzeni</b>, qui sait comme personne faire valoir ces œuvres de style et de ton intermédiaires, le cast lui assurant de toute façon le triomphe public. Simplement survoltés, <b>Antonietta Stella</b>, <b>Franco Corelli</b> et <b>Ettore Bastianini</b> portent aux nues une œuvre mineure où rien de vocal n’est mémorable, mais semble l’être ce soir ! En fill-up, un Corelli déchainé avec Guelfi (l’aîné) dans leurs scènes communes de <i>La Forza</i> (RAI 1956), un must italien. 
<br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font> Myto 2 CD 00284 <a href="http://www.qobuz.com/album/giuseppe-verdi-la-battaglia-di-legnano/0801439902848">Ecouter et télécharger <i><b>La Battaglia di Legnano</b></i> / G. Gavazzeni</a>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_298x298_0801439902831_600.jpg" /></span></div>Chez Myto également, <i><b>Un Ballo in maschera</b></i> (Bologne 1961) n’a guère qu’un <b>Carlo Bergonzi</b> splendide de tenue et de charme pour le recommander : <b>Leyla Gencer</b> trouve ses limites dans le <i>slancio</i> verdien, épuisant pour toute Amelia, qui palpablement l’époumonne. 
<br>
<br>
Avec aussi <b>Mario Zanasi</b>, <b>Adriana  Lazzarini</b>, <b>Dora Gatta</b> et <b>Oliviero De Fabritiis</b>.
<br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★</font> Myto 2 CD 00283 <a href="http://www.qobuz.com/album/giuseppe-verdi-un-ballo-in-maschera/0801439902831">Ecouter et télécharger <i><b>Un Ballo in maschera</b></i> / O. De Fabritiis</a><br>
<br>
<br>
<br>
D’autant qu’une série Verdi de Sony, en prove-<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_295x295_51EY72PoNAL._SS400_.jpg" /></span></div>nance du Met, nous offre la chose même : <i><b>Un Ballo in maschera</b></i> comme drame, action scénique électrisée par la direction de <b>Dimitri Mitropoulos</b>, où les valeurs du chant passent au second plan (autant du moins que c’est concevable au Met) et les caractères, les conflits, au premier. <b>Jan Peerce</b> est le contraire de <b>Carlo Bergonzi</b>, mais toujours désespérément honnête ; et <b>Robert Merrill</b> n’est que le meilleur Italien de New York ; mais l’Oscar de <b>Roberta Peters</b> est plus substantiel qu’on ne pouvait craindre, <b>Marian Anderson</b> (évidemment ovationnée) se tient héroïquement et <b>Zinka Milanov</b> est à la hauteur de ses grands jours. L’ensemble ici l’emporte mille fois sur le détail des composants. Soirée historique, dans le meilleur son qu’on lui ait jamais trouvé.
<br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font> Sony 2 CD 8697910022 
<a href="http://www.qobuz.com/album/dimitri-mitropoulos-zinka-milanov-roberta-peters-marian-anderson-jan-peerce-robert-merrill-verdi-un-ballo-in-maschera-metropolitan-opera/0886443006065">Ecouter et télécharger <i><b>Un Ballo in maschera</b></i> / D. Mitropoulos</a>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_51XIjhgazmL._SS400_.jpg" /></span></div><i><b>Il Trovatore</b></i> (<b>Fausto Cleva</b>, 1961), lui, n’est que vocal, mais à quelle hauteur ! Un an avant d’être réunis par Karajan à Salzbourg, débutant l’un comme l’autre au Met, <b>Leontyne Price</b> et <b>Franco Corelli</b> sont royaux (lui n’en finissant pas de ses aigus, elle sculptant un air du IV mémorable). 
<br>
<br>
Ajoutons un bon (et pas vraiment belcantiste) <b>Mario Sereni</b> et <b>Irene Dalis</b>, d’abord un peu débordée par le pur poids vocal d’Azucena. Qui demande mieux ? 
<br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font> Sony 2 CD 8697910002<br> <a href="http://www.qobuz.com/album/fausto-cleva-leontyne-price-irene-dalis-franco-corelli-mario-sereni-verdi-il-trovatore-metropolitan-opera/0886443006133">Ecouter et télécharger <i><b>Il Trovatore</b></i> / F. Cleva</a>
<br>
<br>
<br>
<br>
<div class="qbz_visuel_spip"><span class="spip_documents spip_documents_left"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_298x298_0886443006096_600.jpg" /></span></div>Dans <i><b>Don Carlo</b></i> (<b>Kurt Adler</b>, 1964), <b>Franco Corelli</b> s’enivre de son propre timbre (il y a de quoi) et de ses aigus, ici moins sollicités que dans ses autres rôles ; <b>Leonie Rysanek</b> est sculpturale, sans les ressources de timbre du rôle ; <b>Umberto Tozzi</b> simplement correct, et <b>Irene Dalis</b> sans grand caractère en Eboli. Les surprises viendraient plutôt de l’assez rare <b>Nicolae Herlea</b> en Posa et d’un sensationnel <b>Uhde</b> en Inquisiteur. <br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★</font> Sony 2 CD 8697910042 <a href="http://www.qobuz.com/album/kurt-adler-leonie-rysanek-irene-dalis-franco-corelli-nicolae-herlea-giorgio-tozzi-verdi-don-carlo-metropolitan-opera/0886443006096">Ecouter et télécharger <i><b>Don Carlo</b></i> / K. Adler</a><br>
<br>
<br>
<br>
<i><b>Rigoletto</b></i> (<b>Fausto Cleva</b>, 1964) est de pure routine locale avec <b>Robert Merrill</b> et <b>Roberta Peters</b>, <b>Richard Tucker</b> et <b>Mignon Dunn</b>. <br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★</font> Sony 2 CD 8697910052 <a href="http://www.qobuz.com/album/fausto-cleva-roberta-peters-robert-merrill-richard-tucker-verdi-rigoletto-metropolitan-opera/0886443006119">Ecouter et télécharger <i><b>Rigoletto</b></i> / F. Cleva</a><br>
<p class="spip">&nbsp;</p>
<br>
<div style="padding: 6px; border: 1px solid #DED9D9; background-color: #FFFFFF; float: right; margin: 5px 0 0 16px;"><span class="spip_documents"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_300x300_0801439902855_600.jpg" /></span></div><big><b>UN OPÉRA INCONNU</b></big></p>

<p class="spip"><big><i><b>Les Bourgeois de Calais</b></i>, créé sous le nazisme, enregistré en RDA.</big></p>

<p class="spip">Myto après tant de reprises, rhabillages et resucées nous révèle en première absolue une œuvre mieux que méconnue, inconnue, et de quelque poids : <i><b>Die Bürger von Calais</b></i> du Germano / Roumain <b>Rudolf Wagner-Régeny</b>. C’est Karajan, pas moins, qui en a dirigé la création à Berlin en 1939, assez frappé apparemment par l’œuvre pour avoir commandé à l’auteur pour Salzbourg <i>Das Bergwerk von Falun</i> (1961). D’abord porté aux nues par les nazis, Wagner-Régeny (d’ailleurs élève de Schreker) a dû fortement leur déplaire avec un <i>Johanna Balk</i> à Vienne en 1941 : de là on l’a fait rejoindre le front russe ! Rien d’idéologique dans un thème pas éloigné de son exact contemporain <i>Friedenstag</i> de Strauss : seulement la fatalité de la guerre, et des déchirements qui vont avec ; souvent en style oratorio, avec une puissante participation chorale et pour la protagoniste (créée à l’époque par Marta Fuchs, Isolde et Kundry à Bayreuth) au moins un air très déclamé et très tenu, d’assez grande beauté (on y imagine récemment Behrens en congé de Fidelio). </p>

<p class="spip">L’œuvre ne semble pas avoir été jamais reprise. Radio Leipzig (la RDA d’alors, où vivait finalement Wagner-Régeny) en donne sous la direction de <b>Herbert Kegel</b> une exécution irréprochable, de sérieux et correction, mais de palpable ferveur aussi, sans personne de connu : mais <b>Maria Croonen</b>, superbe Cornelia, mérite amplement de l’être. Et l’œuvre aussi !<br>
<br>
<font color=#5eabc1>★★★★</font> Myto 2 CD 00285 <a href="http://www.qobuz.com/album/rudolf-wagner-regeny-die-burger-von-calais/0801439902855">Ecouter et télécharger <i><b>Les Bourgeois de Calais</b></i> (<i><b>Die Burger von Calais</b></i>)</a>
</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_62298</guid>
    <author>André Tubeuf</author>
    <pubDate>Mon, 28 Nov 2011 21:51:36 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton62298.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Bedrich Smetana Ma Patrie]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Bedrich-Smetana-Ma-Patrie55448</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton55448.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Distinguée à plusieurs reprises pour la qualité de ses pupitres, la formation malaisienne — formée pour l’essentiel de musiciens de pays de l’Europe centrale et orientale, mais aussi anglo-saxons et nordiques — séduit par l’intelligence et la décontraction de son interprétation. Cela sonne avec autant de précision que de chaleur. 
<br>
<br>
La baguette de Claus Peter Flor conduit parfaitement la narration dans <i>Vysehrad</i>. L’orchestre y est très homogène tout comme dans le tempo tenu de <i>Vlatva</i>. La douceur des climats, la finesse des contrechants sont idéales. Dans <i>Sárka</i>, l’enchaînement des phrases se fait avec beaucoup de cohérence et de naturel. Les détails de la partition sont mis en valeur, restitués dans une sorte d’écrin lumineux qui élimine toute trace trop marquée de folklore. On ne trouve donc guère de correspondance avec les lectures tchèques qui jouent pleinement sur l’évocation des légendes, avec leurs jeux de pupitres typés. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_7318599918051_600-2.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/bedrich-smetana-smetana-ma-vlast-my-fatherland/7318599918051">Smetana : Ma Vlast</a><br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/bedrich-smetana-smetana-ma-vlast-my-fatherland/7318599918051">Écouter et télécharger</a></center>
</p></div>

<p class="spip">On regrette ici simplement une mise en place bien appliquée, qui joue au détriment des pupitres de solistes souvent sur la réserve. Cela
est toutefois préférable à certains excès que l’on entend si souvent dans d’autres lectures de <i>Par les prés et les bois de Bohême</i> ou bien dans <i>Tábor</i> et <i>Blaník</i>. Les cuivres et la percussion préservent dans le tumulte un grain soyeux et une respiration pleine. Les demi-teintes sont privilégiées au détriment d’une générosité plus festive.</p>

<p class="spip">Ennemi de tout sentimentalisme, Flor séduira ceux qui refusent dans cette page d’une grande fraîcheur une tradition d’interprétation wagnérienne.</p>

<p class="spip">Un très beau disque qui approche les références d’Ancerl, Harnoncourt, Kubelík…</p>]]></description>
    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_55448</guid>
    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Wed, 09 Nov 2011 18:49:32 +0100</pubDate>
    <enclosure url="http://www.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x224_arton55448.jpg" type="image/jpeg"></enclosure>
    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Serge Rachmaninov Concerto pour piano n°2 - Rhapsodie sur un thème de Paganini]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Serge-Rachmaninov-Concerto-pour55395</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton55395.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><b>LES DOIGTS VOLANTS DE YUJA WANG</b><br>
<br>
<br>
<b>La jeune pianiste chinoise entre dans la "cour des grands" en enregistrant des œuvres avec orchestre de Rachmaninov.</b><br>
<br>
<br>
Un premier récital de la jeune pianiste chinoise avait séduit et dérouté tout autant. Stravinsky, Brahms et Ravel fonctionnaient à merveille car l'interprète possède autant d'abattage que de finesse et d'intelligence. Hélas, c'est dans Scarlatti qu'elle avait montré les limites de son style. Péché de jeunesse, assurément. Ici, nous avons un programme qui lui va à la perfection. Les volutes, éclats, attendrissement et autres persiflages de la <i>Rhapsodie sur un thème de Paganini</i> glissent sous ses doigts avec une saveur quasi miraculeuse. Elle s'amuse. Ou plus exactement, ils s'amusent, elle, et Claudio Abbado visiblement sous le charme. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0002894779309_600-2.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/rachmaninov/0002894779309">Rachmaninov : Concerto n°2 / Yuja Wang</a><br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/rachmaninov/0002894779309">Écouter et télécharger</a></center></p></div>

<p class="spip">Il l'accompagne, suggérant tel ou tel accent ou imperceptible changement d'atmosphère au sein des pupitres. Nous n'entendons pas la rutilance et la puissance des grands aînés (Fleisher, Eresko, Graffman, Matsuev, Orozco, Rudy, Shelley...) dans la <i>Variation n° 18</i>, summum de lyrisme, mais l'ensemble fonctionne admirablement et les dialogues sont d'une vivacité et d'une densité peu communes.</p>

<p class="spip">Le <I>Concerto pour piano n° 2</I> est d'une fraîcheur et d'une inventivité qui séduisent dès les premières mesures. L'ensemble est d'une grande douceur, sous la direction bienveillante de Claudio Abbado qui assure un écrin aux couleurs sans cesse mouvantes. Le piano de Yuja Wang respire sans dureté et se construit avec une émotion perceptible (<i>Adagio sostenuto</i>). C'est brillant, intelligent et sans arrogance aucune. Une très jeune et déjà très grande artiste forge son répertoire. Profitons-en. </p>

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    <author>Stéphane Friédérich</author>
    <pubDate>Wed, 09 Nov 2011 18:17:15 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Wolfgang Amadeus Mozart : Divertimento K.563 - Schubert : Trio à cordes D.471]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Wolfgang-Amadeus-Mozart55397</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton55397.jpg" /><br /><br /><p class="spip"><p class="spip">&nbsp;</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_7318599918174_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/wolfgang-amadeus-mozart-franz-schubert-mozart-divertimento-k-563/7318599918174">Mozart - Schubert : Trio Zimmermann</a><br>
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</p></div>
<b>COMMUNION DE FIDÈLES</b><br>
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<b>Le Trio Zimmermann fait du "divertissement K.563" de Mozart, un moment partagé de plaisir, de rigueur, d'amusement et de drame.</b><br>
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L'interprétation de Frank Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltéra est une réussite totale car c'est l'un des rares enregistrements qui explique et justifie musicalement le titre de "Divertimento" — au-delà des six mouvements — préféré à celui de "Trio". Dans cette œuvre, Mozart se joue au sens propre comme au figuré de l'exigence polyphonique du trio à cordes, ce que l'on retrouve dans le jeu des trois musiciens. Leur technique individuelle reconnue est mise au service du groupe et ils rendent justice à l'écriture fabuleuse du compositeur présentant une panoplie complète des possibilités polyphoniques, avec ses subtilités chromatiques (<i>adagio</i>) et ses inversions de voix (<i>menuetto II</i>). La trame est toujours transparente et limpide, grâce à une égalité parfaite de voix — saluons la partie d'alto magnifiquement défendue. Sans bousculer la rigueur de construction classique, sans coquetterie, ils parviennent à l'épure syntaxique qui laisse place au plaisir de jouer ensemble, comme en témoignent subtilement et efficacement les deux <i>menuetti</i> viennois. Cette alliance de sophistication du jeu instrumental et simplicité de la transmission émotionnelle correspond en tout point à l'œuvre de Mozart. On y retrouve la rigueur, on y retrouve le plaisir ; on y retrouve l'amusement, on y retrouve le drame. À mi-chemin entre l'équilibre élégant du Trio Grumiaux (Philips) et l'impulsion maîtrisée de Kremer-Kashkashian-Ma (Sony), le Trio Zimmermann établit, et certainement pour longtemps, une nouvelle version de référence. 
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Le Trio de Schubert — excellent choix de complément car proche de l'esprit du divertimento — atteint lui aussi les sommets. Les trois comparses rendent justice non seulement à son classicisme de forme, mais également à sa tension lyrique. Surpassant les Grumiaux (Philips), un rien timorés, ils se placent également en tête de la discographie. 
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Un grand disque, qui en appelle d'autres (<i>Prélude et Fugues</i> de Mozart, <i>Trios</i> de Beethoven et Schubert, etc.).</p>



]]></description>
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    <author>Antoine Mignon</author>
    <pubDate>Wed, 09 Nov 2011 17:35:42 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Antoine Boesset 'L'Archange et le Lys' : Messe et motets]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Antoine-Boesset-L-Archange-et-le61328</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton61328.jpg" /><br /><br /><p class="spip">L'Archange se nomme Gabriel et le lys symbolise la pureté de la Vierge. Leur rencontre dans ce passionnant programme permet de suivre "les différentes composantes narratives et mystiques" de la fête de l'Annonciation du premier XVIIe siècle comme l'explique le musicologue Thomas Leconte. Sébastien Daucé et son remarquable Ensemble Correspondances ont alors choisi pour guide le manuscrit intitulé Deslauriers conservé à la Bibliothèque Nationale. Si les pages anonymes constituent l'essentiel de ce volume de quelque trois cents numéros, certaines mentionnent les noms de Bouzignac, Moulinié, Méliton, Carissimi et Boesset. Les artistes ont retenu en majorité ceux attribués à Boesset, vraisemblablement Antoine (une <I>Messe du onzième mode</I> et des motets) auxquels s'ajoutent des pages de Moulinié, Du Mont, Giamberti et du plain-chant issu d'un "antiphonier bénédiction" pour les religieuses de Montmartre.</p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_3760009292505_600-2.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/album/henry-du-mont-antoine-boesset-anonyme-larchange-le-lys-messe-motets-dantoine-boesset/3760009292505">Antoine Boesset : Messe et motets / Ens. Correspondances - Sébastien Daucé</a><br>
<a href="http://www.qobuz.com/album/henry-du-mont-antoine-boesset-anonyme-larchange-le-lys-messe-motets-dantoine-boesset/3760009292505">Écouter et télécharger</a></center>
</p></div>

<p class="spip">Si l'entreprise impressionne par sa rigueur historique, elle ne se limite pas à une docte leçon pour spécialistes. Sébastien Daucé et ses musiciens, comme dans leur précédent disque consacré à Marc-Antoine Charpentier ("Choc" de <I>Classica</I>), enthousiasment par un sens de la dramaturgie musicale toujours en accord avec les textes et accompli dans une réalisation technique impeccable. Le quatuor vocal féminin (deux dessus et deux bas-dessus) parvient en effet à valoriser la saveur d'une écriture polyphonique qui s'enrichit des libertés monodiques de l'air de cour que maîtrisait si bien Boesset.</p>

<p class="spip">L'Ensemble Correspondances restitue avec la même grâce la tendresse face au mystère de l'Incarnation (<i>Credo</i> de la messe) que la félicité du <i>Magnificat</i>. Les "différentes composantes" annoncées sont donc au rendez-vous. Merci.</p>

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    <author>Philippe Venturini</author>
    <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 19:06:16 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
  </item>
    <item>
    <title><![CDATA[Krzysztof Penderecki Concerto pour alto - Concerto pour violoncelle n° 2]]></title>
    <link>http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-CRITIQUES/LE-REPERTOIRE-DES-CD-DE-A-A-Z/Krzysztof-Penderecki-Concerto-pour61344</link>
    <description><![CDATA[<img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/300x300_arton61344.jpg" /><br /><br /><p class="spip">Le couplage de ces deux concertos composés à la suite l'un de l'autre (en 1982-1983) est désormais un classique du disque. En 1984, Polskie Nagrania enregistrait les œuvres avec l'Orchestre de la radio polonaise sous la direction de... Antoni Wit, déjà. Depuis, une dizaine de nouvelles versions sont venues témoigner de leur passage dans le répertoire courant. Parmi elles on retiendra, dans le <I>Concerto pour violoncelle</I>, les prestations du dédicataire Rostropovitch (Erato), de Pergamenschikov (Orfeo) ou de Noras (Finlandia), les trois sous la direction du compositeur, versions auxquelles on ajoutera celle de Thedéen et Segerstam chez Bis. </p><div class="encart_art_milieu"><p class="spip"><center><center><span class="spip_documents spip_documents_center"><img src="http://static.qobuz.com/info/IMG/thumbnails/jpg_230x230_0747313221172_600.jpg" /></span></center>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Paul-Hindemith-Musique-de-chambre/Classique/Spectrum-Concerts-Berlin/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313221172.html">Penderecki : Concertos pour alto et pour violoncelle / Antoni Wit</a><br>
<a href="http://www.qobuz.com/telechargement-album-mp3/Paul-Hindemith-Musique-de-chambre/Classique/Spectrum-Concerts-Berlin/Naxos/default/fiche_produit/id_produit-0747313221172.html">Écouter et télécharger</a></center>
</p></div>

<p class="spip">Dans le <I>Concerto pour alto</I>, une partition dont il existe aussi des transpositions pour violoncelle et clarinette, Tabea Zimmermann (Wergo) fait figure de référence. Il faudra désormais compter sur ce nouveau volume de l'excellente intégrale Penderecki d'Antoni Wit chez Naxos. Les solistes — surtout Vassiljeva — font au moins jeu égal avec leurs devanciers, mais c'est finalement la direction qui subjugue dans ce disque. Alors que le compositeur a parfois tendance à alourdir la pâte sonore dans ses propres enregistrements, et du coup à tirer sa musique vers le post-romantisme, Wit offre une vision syncrétique absolument saisissante. </p>

<p class="spip">On perçoit combien le <I>Concerto pour violoncelle n° 2</I>, l'un des chefs-d'œuvre du genre de Penderecki avec le <I>Concerto pour piano</I> et le <I>Premier Concerto pour violon</I>, synthétise les acquis de la période sonoriste du compositeur (celle de <I>Thrène</I> et de la <I>Passion selon Saint Luc</I>) pour les fondre dans un langage plus traditionnel et encore plus expressif. D'une invention constante, avec ce sens de l'éclat sonore, du pathos et des climats propres au Polonais, la partition s'impose comme un classique sous la baguette de Wit. </p>

<p class="spip">Plus proche de Chostakovitch, le <I>Concerto pour alto</I> est moins original. Il fonctionne autour de petites cellules proliférantes, où le chant de l'alto alterne confrontation et fusion avec l'orchestre. Sa noirceur sans échappatoire est non moins frappante. Un grand disque de musique contemporaine.</p>

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    <guid isPermaLink="false">qobuz_edito_article_61344</guid>
    <author>Bertrand Dermoncourt</author>
    <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 18:22:38 +0100</pubDate>
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    <category><![CDATA[LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z]]></category>
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