Le choix d'un Qobuzissime est réalisé par l'équipe de Qobuz à l'unanimité. Le plus souvent un Qobuzissime est "crossover" au meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir s'adresser à tous les publics de Qobuz.


En décernant un Qobuzissime, les disquaires de Qobuz veulent attirer l'attention sur des albums magnifiques, dans les genres les plus variés. Un Qobuzissime idéal vous parlera du premier album d'un artiste inconnu sur un répertoire improbable... mais cette pureté conceptuelle connaitra des exceptions ! Dans tous les cas, Qobuz soutiendra l'album à fond. Nous collaborons en amont avec le producteur afin de lui donner la meilleure exposition possible sur Qobuz et hors-Qobuz.


Notre plus grande satisfaction sera de permettre aux utilisateurs de Qobuz de partir à la découverte d'enregistrements qui ne seraient pas tous dans le champ premier de leurs préférences musicales.

Les albums

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Yiddish & Klezmer - Paru le 5 novembre 2012 | Naïve

Studio Masters Livret Distinctions Qobuzissime - Qualité Studio Masters Garantie
Après Mon yiddish blues, Talila lorgne vers de nouvelles perspectives musicales sur ce Temps des bonheurs. Teddy Lasry en est toujours l’arrangeur et a voulu inviter des grands noms du jazz : André Ceccarelli, Christophe Wallemme, la guitare électrique de Denys Lable pour colorer et vivifier ces mélodies qui traversent le temps . Mais Le Temps des bonheurs c’est aussi la chanson qui ouvre l’album, en français, écrite par Jean Rouaud qui signe aussi La Vieille dame de la rue de Siam, sur des musiques de Lasry, une chanson qui annonce la couleur pourrait-on dire, à la fois tournée vers un passé révolu et douloureux, mais ouverte à tous les possibles d’un présent terriblement vivant, comme un résumé de cet album...
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Musiques du monde - Paru le 25 juin 2012 | ECM

Studio Masters Livret Distinctions Qobuzissime - Qualité Studio Masters Garantie
"Hirundo Maris" est le mot latin pour hirondelle de mer (la Sterne) car tel le vol nomade de cet oiseau, le quintet de la harpiste Arianna Savall est un groupe de musique ancienne et de musiques traditionnelles du Nord et du Sud illustrées par la Norvège, la Catalogne et des chants séphardiques. Arianna Savall et son co-leader Petter Udland Johansen ont constitué un groupe aux mélanges de timbres scintillants sous la tutelle de la voix claire et limpide de la chanteuse.
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Afrique - Paru le 8 juin 2012 | Le chant des fauves

Studio Masters Livret Distinctions Qobuzissime - Qualité Studio Masters Garantie
Exil, droit à la liberté, lutte... Aziza Brahim est une voix. Un cri. Avec Mabruk, son véritable premier album, la chanteuse née dans les campements de réfugiés proches de Tindouf, en Algérie, évoque le combat pour l'indépendance du peuple sahraoui, la difficulté de vivre en exil et les morts tombés pour la cause du Front Polisario. Epaulé par le groupe Gulili Mankoo qui réunit musiciens sahraouis, espagnols, colombiens et sénégalais, elle fusionne musique africaine, rock, blues et funk. Un album Qobuzissime, produit par Aziza elle-même, qui offre aussi un subtil instrumentarium métissé avec tbel, la percussion sahraouie traditionnelle, guitares acoustiques et électriques et surtout la voix puissante et vibrante d'Aziza chantant en arabe hassinya et en espagnol. Un cri, vraiment.
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Musiques du monde - Paru le 27 juin 2011 | InFiné

Studio Masters Livrets Distinctions Sélection Les Inrocks - Qobuzissime - Discothèque Insolite Qobuz - Qualité Studio Masters Garantie
Une guitare flamenca et un violoncelle. Un père et son fils. Barlande est pourtant tout, sauf un traité de pathos de seconde zone. De la lave musicale, plutôt. Le feu du flamenco de Pedro Soler embarqué dans les quatre cordes tendues de Gaspar Claus, loin des clichés, loin des idées reçues. La « discussion » entre les deux hommes est colorée, puissante, posée ou furieuse. Un duo atypique pour un disque hypnotique.     L´histoire de « Barlande » commence par une belle soirée d’été à Tercé près de Poitiers lors de la première édition des ateliers d´InFiné aux Normandoux. Encerclé par les murs de calcaire blanc de la Carrière, un curieux duo, une guitare Flamenca et un violoncelle, se livre alors sur scène à un dialogue de famille à cordes. Car l´histoire de ce disque, c´est avant tout celle d´un père, Pedro Soler et de son fils, Gaspar Claus.     Né en 1938, témoin et acteur de « l’âge d´or » du flamenco. Pedro se forme à la guitare sur le tas mais aussi au côté de Pepe de Badajoz (accompagnateur d’Antonio Chacón). Ce dernier privilégiera avec son disciple un apprentissage à la force du jeu, par les sens et l´expérience. « J’ai rapidement senti que pour moi la voie n’était pas du côté des continuateurs de Ramon Montoya mais plutôt de ses prédécesseurs » précise Pedro. Il se produit auprès des plus grands (Pepe de la Matrona, Almaden, Juan Varea, Enrique Morente) et s´impose tout au long de sa carrière comme l´un des meilleurs représentants d’un Flamenco « tendance archaïque » en quête de dynamique, de sonorité plutôt que de virtuosité « volubile et brillante ». « Pour moi, s’exprimer à l’intérieur de cet héritage de générations en générations n’est pas un carcan réducteur mais au contraire une règle qui exige la recherche de la forme juste » rajoute Pedro. Profondément attaché à ses racines, à l’Espagne et l’Andalousie, Pedro n’en refuse pas pour autant le dialogue avec des instruments d’autres horizons musicaux, la contrebasse de Renaud Garcia-Fons ou les percussions indiennes de Ravi Prasad. Il est aujourd’hui l’un des guitaristes Flamenco les plus reconnus au monde.     Quant à Gaspar, tout le destine à une brillante carrière de violoncelliste. Mais à l´adolescence, il finit par abandonner le conservatoire de Perpignan, refusant de s´engager plus longtemps dans un parcours académique, par désir d’aller au delà d’une « beauté » consensuelle de son instrument et afin d’élargir le champ de son utilisation. « Ce qui m´intéresse dans le violoncelle, c´est son grain, la matière brute des sons qu’il produit » confie Gaspar. Il s´engage alors dans une nouvelle forme d´apprentissage « hors format’ » qui se nourrit des voyages, des rencontres et des découvertes. Il apprend l´usage du silence dans les compositions, à l´entretenir et à le rompre. Il développe un rapport quasi passionnel avec son instrument, qu’il frotte, tape ou caresse. Il côtoie une grande variété de scènes musicales dont les scènes avant-garde et improvisées, japonaises (Sashiko M, Yoshihide Otomo, Keiji Haino), françaises (Catherine Jauniaux, Benat Achiary, Nosfell…) et new yorkaises (Bryce Dessner, Sufjan Stevens…) mais aussi la musique électronique (Joakim, Rone) , les musiques traditionnelles (Mongolie, Mali, Japon…) et d’autres encore.. « L’horizon des possibles ne s’est encore jamais réduit devant moi et une chose est sûre, je ne sais pas où je vais » poursuit-il.     Il y a quelques années, père et fils se recroisent. Gaspar a grandi et une alchimie inédite se crée sur scène. « Quand il s’est introduit presque comme par jeu dans ma musique, j’ai immédiatement senti que par des voies totalement différentes, nous accédions au même paysage musical. Et c’est là que, contre toute attente s’est établi le point d’équilibre entre ma recherche de l’épure archaïque fondatrice et la démarche de Gaspar vers une expression dépouillée, essentielle » affirme Pedro.     Ces retrouvailles donneront plus tard lieu à un « concert à emporter » réalisé par Vincent Moon et diffusé sur le site Internet La Blogothèque et qui fera le tour de planète. « Nous découvrons tout juste que nous appartenons à deux univers vastes, denses mais distincts, éloignés dans les temps et les espaces et que pourtant nous pouvons jouer ensemble, dresser un pont entre les racines du flamenco dans la guitare de mon père et la moderne curiosité de ma jeunesse dans mon violoncelle » rajoute Gaspar.     Mais par cette belle soirée d´été à la Carrière, c´est bien la décision d´enregistrer un disque ensemble qui se concrétise après une semaine de rencontre et de répétition passée aux côtés de l´équipe d´InFiné. « Je voulais qu’on sorte ce disque sur d´autres réseaux que celui du Flamenco » précise Gaspar. Le cloisonnement entre les genres semble définitivement appartenir à autre époque.     Après plusieurs mois d’hésitation sur le lieu et la manière, le duo finit par décoller pour New York, plus précisément à Brooklyn pour confier la production de « Barlande » à un proche de la famille, Bryce Dessner (guitariste de The National et créateur de Clogs). Si le duo amène avec lui les premières épreuves de certains morceaux, les sessions studio laisseront la part belle aux séances d’improvisation, parfois même avec des invités de passage. Rejoint par Bryce Dessner à la guitare et Sufjan Stevens à l’harmonium, l’une d’elle s’imposera comme le morceau de clôture d’album, le très Jarmushien « Encuentro en Brooklyn ».     « Barlande » et ses huit chapitres esquissent une musique forte, fidèle à ses racines mais novatrice et par conséquent une nouvelle pièce maîtresse de la discographie InFiné. « Le flamenco est dans son essence même une musique métisse, faite de rencontres, qui a voyagé entre sa préhistoire en Inde, son enracinement en Andalousie puis ses excursions vers le reste du monde. Je suis moi même né dans un monde où les espaces se réduisent, rapprochant les différentes cultures jusqu’à tisser de nouvelles planètes sonores. Je n’ai pas l’impression d’appartenir à une tradition précise mais plutôt de participer d’un véritable décloisonnement des genres musicaux. » conclut Gaspar.