La Discothèque Idéale Qobuz - 500 indispensables qui ont marqué l'histoire du disque

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Concertos pour clavier - Paru le 1 août 2006 | Naxos

Distinctions Diapason d'or
Prokofiev : Concertos pour piano n° 1, 3 & 4 / Kun Woo Paik, piano - Orchestre Symphonique de la Radio Nationale de Pologne - Antoni Wit, direction
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Oratorios sacrées - Paru le 30 mars 2009 | Philips

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Israël en Égypte - Deux hymnes de couronnement : Zadok the priest - The King shall rejoice / Monteverdi Choir - English Baroques Soloists - John Eliot Gardiner, direction
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Enfants - Paru le 28 mai 2007 | Accord

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
La vie de Debussy racontée aux enfants par Jean Piat avec Thierry Bourdon et René Morard - Nikita Magaloff, piano Claude Debussy est né à Saint-Germain-en-Laye, en 1862. Il étudie le piano auprès de Mme Manté de Fleurville, élève de Chopin et belle-mère de Verlaine. A 22 ans, il obtient le prix de Rome et devient le secrétaire de Mme von Meck, protectrice de Tchaïkovski, voyage en Europe, rencontre Brahms, Schumann, Wagner. et côtoie Mallarmé et son cénacle littéraire. Harmoniste extraordinaire, excellent pianiste, orchestrateur d'exception, Debussy crée un nouveau langage musical. Il est l'un des grands émancipateurs de la musique occidentale. Il meurt à Paris, à 56 ans.
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Classique - Paru le 1 mars 2004 | Warner Classics

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Anglais - Paru le 1 janvier 2008 | Master Classics

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Ambiance - Paru le 15 septembre 2009 | La Compagnie du Savoir

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Barbe Bleue, raconté par Lydie Lacroix Un riche gentilhomme nommé Barbe-Bleue cherche une demoiselle à marier. Mais aucune jeune fille ne veut l’épouser à cause de sa barbe bleue qui le rend laid. L’étrange disparition de ses six anciennes épouses crée un mystère autour de ses mariages. L’une d’entre elles, cependant, accepte de l’épouser. Un jour, il part en voyage et lui confie toutes les clefs du château y compris celle de son cabinet secret auquel il lui interdit formellement l’accès sous peine de mort. Elle succombe à la tentation et découvre horrifiée les six précédentes épouses. Lorsque le mari monstrueux rentre, il décide de la tuer. Les frères de la jeune femme, des mousquetaires, arrivent à temps pour sauver la demoiselle. Charles Perrault Charles Perrault, né le 12 janvier 1628 à Paris où il est mort le 16 mai 1703, est un homme de lettres français, resté célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye. Né dans une famille bourgeoise, il est reçu avocat en 1651 après avoir obtenu sa licence de droit, il s’inscrit au barreau mais, s’ennuyant bientôt de « traîner une robe dans le Palais », il entre en qualité de commis chez son frère qui était receveur général des finances. Bras droit de Colbert, il est chargé de la politique artistique et littéraire de Louis XIV en 1663, puis en tant que contrôleur général de la Surintendance des bâtiments du roi. Dès lors, Perrault usa de la faveur du ministre au profit des lettres, des sciences et des arts. En 1683, Perrault, ayant perdu à la fois son poste à l’Académie et sa femme, décide de se consacrer à l’éducation de ses enfants et écrit les Contes de ma mère l’Oye (1678). Le genre des contes de fées est à la mode dans les salons mondains où les contes sont à la fois d’inspiration orale et littéraire. Le travail que Perrault opère sur cette matière déjà existante, c’est qu’il les moralise et en fait des outils « à l'enseignement des jeunes enfants ». Ainsi, il rajoute des moralités à la fin de chaque conte, signalant quelles valeurs il illustre.
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Diction - Paru le 1 janvier 2007 | Epm

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Chantées par Monique Morelli, James Ollivier, Chris Papin, Bernard Ascal, Cathy Fernandez
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Diction - Paru le 1 janvier 1965 | Folkways Records

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Littérature - Paru le 8 juin 2009 | La Compagnie du Savoir

Une affaire d'identité, une des enquêtes de Sherlock Holmes Les enquêtes du plus célèbre détective privé Qui ne le connaît pas ? Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques. Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence. Devenu très rapidement un véritable mythe, Sherlock Holmes est un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle. Ces enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson. Les exploits de Sherlock Holmes ont été traduits dans le monde entier, ils ont été adaptés de multiples fois au théâtre, à la télévision, en BD et au cinéma. Cette adaptation audio est faite à la manière des grands raconteurs d'histoires, qui font revivre tous les personnages en les interprétant brillamment. Résumé : Miss Mary Sutherland demande à Sherlock Holmes de retrouver son fiancé, qui a mystérieusement disparu après l'avoir séduite. Sherlock Holmes décide de mener l'enquête afin de percer le mystère de cette soudaine disparition. Sherlock Holmes aura tôt fait de soupçonner le jeune beau-père de la demoiselle de s'être travesti pour la courtiser... Mais pour quelles raisons ?
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Littérature - Paru le 8 juin 2009 | La Compagnie du Savoir

Le cercle rouge, une des enquêtes de Sherlock Holmes Les enquêtes du plus célèbre détective privé Qui ne le connaît pas ? Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques. Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence. Devenu très rapidement un véritable mythe, Sherlock Holmes est un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle. Ces enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson. Les exploits de Sherlock Holmes ont été traduits dans le monde entier, ils ont été adaptés de multiples fois au théâtre, à la télévision, en BD et au cinéma. Cette adaptation audio est faite à la manière des grands raconteurs d'histoires, qui font revivre tous les personnages en les interprétant brillamment. Résumé : Mrs Warren informe Sherlock Holmes qu'elle a un locataire qui n'est pas sorti de sa chambre depuis dix jours, communiquant uniquement par notes manuscrites et semblant dans l'attente de certaines informations par voie de presse... Quel est donc l'épais mystère qui entoure cette situation insolite ? Un drame n'est-il pas en train de se nouer ? Sherlock Holmes, aidé de son fidèle ami le Docteur Watson, décide de mener l'enquête.
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Documents historiques - Paru le 20 mars 2008 | INA Mémoire vive

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Révolte ou révolution - "Nous ne sommes rien, soyons tout" - Question de liberté - Au lycée - La charrue avant les bœufs" - "C'est extraordinaire".../ F. Mitterrand, G. Pompidou, D. Cohn-Bendit, M. Duras, R. Goupil, Ch. De Gaulle... Ballade sonore en Mai 68 Les évènements de Mai 68 en France furent l’aboutissement d’une longue période de restrictions économiques, d’inégalités sociales et de lourdeurs politiques. Les premiers remous étudiants, dès mars 1968 à la faculté de Nanterre, n’ont été que les vaguelettes annonciatrices d’une lame de fond plus profonde qui allait faire sauter les derniers verrous d’une société obsolète et archaïque. Dans son discours du 14 mai 1968 devant l’Assemblée Nationale, le premier ministre Georges Pompidou, reconnaissait lui-même : « Ce n’est plus le gouvernement qui est en cause mais notre civilisation elle-même. Tous les adultes, tous les responsables et tous ceux qui prétendent guider les hommes se doivent d’y songer. Il s’agit de recréer un cadre accepté de tous ». Pourquoi les étudiants furent-ils les premiers à rejeter ce carcan ? Simplement parce que, plus que tout autre secteur, l’université, appelée à former les futures forces vives de la Nation, ne répondait plus à leur attente. L’université de 1968 réservait son éducation à une petite élite et dispensait un enseignement jugé inadapté aux besoins d’une société en pleine mutation. C’est ce que dénonceront les étudiants en rejetant l’enseignement rigide et fermé des « mandarins ». Pourquoi ce mouvement, jugé minoritaire et provoqué par des « trublions » fut-il rejoint rapidement par les ouvriers, les paysans et bientôt toutes les catégories sociales et tous les secteurs, jusqu’à ébranler les bases de l’Etat? Parce qu’à tous les niveaux on constatait les mêmes maux : absence de dialogue, manque de reconnaissance, refus du partage, étatisme et pouvoir personnel. Le monopole de L’ORTF et la radio publique en mai 1968 En 1968, la position de la radio publique est complexe. Le général de Gaulle souhaitait que la Radiodiffusion Télévision Française (RTF) devienne une institution autonome, analogue à la BBC au Royaume-Uni. Contrairement à la RTF, l'Office de Radiodiffusion Télévision Française (ORTF), institué par la loi du 27 juin 1964, n'était pas placé sous l'autorité directe du ministre de l'Information mais sous sa tutelle, afin de contrôler le respect de ses obligations de service public… Pour l’Etat, le rôle de la radio publique est donc de divertir, d’instruire et d’informer. Informer oui, mais jusqu’à quel point et quelles étaient les limites de la liberté d’information? C’est ce qu’allait expérimenter la première des chaînes d’information du service public, France Inter, durant ce mois de mai 1968. La liberté d’informer à France Inter La rédaction du journal parlé, dirigée à l’époque par Jacqueline Baudrier, décide de relater très tôt « la crise étudiante ». Dès le mois de mars 1968, des reporters, comme Yves Mourousi sont envoyés à Nanterre pour essayer de comprendre ce qui pousse les « jeunes enragés » et leur leader alors inconnu, Daniel Cohn Bendit, à crier si fort leur rejet du système universitaire. Il faut avouer que les journalistes, comme le reste de la société, ne perçoivent pas encore l’importance du mouvement qui vient de débuter dans ce « campus à la française, coincé entre une voie ferrée et un bidonville ». Dès les premiers jours de mai et les premières manifestations, la rédaction prend le parti de couvrir les évènements et essaye d’analyser le phénomène. Rapidement, les journalistes partent sur le terrain, d’abord à la Sorbonne et à Nanterre ; dans les amphithéâtres où Jean Claude Bourret enregistre les débats animés. Ensuite en plateau, où l’on essaye d’expliquer au mieux les évènements en organisant des débats avec les protagonistes de la crise : les étudiants « modérés » ou « enragés », les recteurs d’université, les professeurs, les politiques. bientôt, le journal parlé de France Inter devient une tribune, la chaîne n’hésitant pas à bouleverser ses programmes pour faire place à l’actualité. Informer ou enflammer ? A partir des premières manifestations, dès les 3 et 4 mai, puis bien - sûr durant cette triste « nuit des barricades » ; les reporters ne quitteront plus le terrain. Infatigables témoins des évènements et de leur violente dérive. Ainsi, Marc Alvarez, Pierre Lantenac, Pierre Salviac, Pierre Janin et bien d’autres, prennent des risques, se mêlent tantôt aux étudiants, tantôt aux forces de l’ordre. Et assistent, médusés, à l’infernale spirale de l’incompréhension et de la violence. Paris se transforme en champ de bataille sous leurs micros ! Ils décrivent une ville en état de siège : les barricades « d’ailleurs fort bien construites » ; les premières voitures incendiées (du jamais vu à l’époque) ; le dépavage des rues; les grenades lacrymogènes qui les font pleurer et tousser au micro ; les charges de CRS ; les slogans devenus célèbres. Toute la nuit, France Inter libère son antenne pour permettre aux auditeurs de suivre les évènements en direct ! A côté des radios périphériques, comme Europe 1 ou Radio Luxembourg, France Inter sera elle aussi au cœur des évènements. Ce zèle ne va pas échapper aux autorités. Dans son allocution à l’Assemblée Nationale du 14 mai 1968, Georges Pompidou déclare « Je ne peux pas ne pas souligner le rôle, en pareil cas difficilement évitable, mais néfaste de radios, qui sous prétexte d’information, enflammaient quand elles ne provoquaient pas! Entre la diffusion du renseignement et la complicité ; entre le souci de recueillir les explications des manifestants et l’appel à la manifestation, il n’y a qu’un pas et qui fut franchi parfois allègrement ». Dès la mi-mai, France Inter assiste à l’extension de la crise, les journalistes sont sur tous les fronts, à Paris et en province ; dans les usines ; auprès des paysans ; avec les syndicalistes ; à l’Assemblée, interrogeant et relatant sans relâche. En quelques jours la France est paralysée par plus de sept millions de grévistes. Au cœur de la rédaction, l’orage gronde…le 22 mai les journalistes de France Inter demande la démission de Jacqueline Baudrier et la remplace par « un comité des cinq » composé de Jacque Garat, Edouard Guibert, Roger Michaud, Henri Pajaud et Jean Raynal, comité garant de l’objectivité de l’information. Le 23 mai, le ministère des PTT retire les moyens de diffusion des radios, en confisquant les célèbres voitures HF qui permettaient jusqu’alors aux journalistes de faire leurs reportages en extérieur. Cette mesure est largement commentée à l’antenne et jugée comme une « censure hypocrite » du pouvoir. Qu’à cela ne tienne ! France Inter réussit à établir un dispositif d’une douzaine de reporters dans tout Paris, permettant ainsi aux auditeurs de suivre les manifestations du 24 mai et les terribles émeutes qui suivirent dans la nuit. Comment ? Tout simplement en faisant appel à la gentillesse des auditeurs, en leur demandant d’ouvrir leurs portes, de prêter leurs balcons et leurs téléphones. L’information continue vaille que vaille ! Les journalistes sont désormais devenus les acteurs de ces moments incroyables où l’on cru que le monde allait changer. Un témoignage sorti de l’oubli Longtemps ces heures radiophoniques incroyables sont restées dans l’oubli. Personne ne semblait se souvenir du rôle éminemment important joué par la radio publique en ce joli mois de mai 1968, seule source d’information après l’extension de la grève à la télévision. Pourtant la vague de liberté s’est vite échouée sur la rive de l’ordre. La plupart des journalistes que vous entendrez ont payé le prix de cette liberté d’informer. Dès la fin des évènements, 102 journalistes de l’audiovisuel ont été remerciés, mutés, mis en congés forcés ou en retraite anticipée…Il fallait à tout prix éteindre la flamme des revendications. De même, dans les services d’archivage de l’époque, on avait jugé, inintéressants voire dangereux, ces reportages témoins du souffle libertaire balayant une société en désir de mutation. Ces documents sonores, témoignages irrévocables et vivants de cette page de l’histoire de notre pays furent conservés, certes, mais sans traitement documentaire et sombrèrent dans l’oubli pendant 40 ans ! Près de 250 documents, soit une centaine d’heures viennent d’être exhumées. Ce qui a été séléctionné ici est par conséquent inédit. En plongeant dans ce « chaos constructif », vous pourrez redécouvrir ce patrimoine radiophonique inconnu jusqu’alors et vous faire votre propre opinion sur ces heures inoubliables de la radio publique, se posant comme témoin actif et privilégié de son époque. Florence Dartois, documentaliste à la Phonothèque de l’INA et née le 22 mars 1968 !

Documents historiques - Paru le 11 avril 2014 | INA

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Le discours du Général de Gaulle du 30 mai - Les événements de juin - Bilans - Influences - Interprétations - Analyses et auto-analyses + Montage d'entretiens et d'archives - à 3'07, Roland CASTRO, architecte (en 1988) : leur réaction au discours du Général de Gaulle. La spontanéité et la brièveté du mouvement de mai. L'impact des idées sur ce mouvement. L'influence des Situationnistes. (2'14, au total) - à 3'39, Pierre CHAUNU, historien (en 1988) : imite le Général (0'04) et commente son discours. Le raz-le-bol général. (0'23) - à 4'29, Michel JOBERT, ancien ministre : ce que voulait faire de GAULLE, sa divergence avec POMPIDOU. Le contenu du discours du Général. Les raisons de la fin du mouvement de grève. (2'06, au total) - à 6'27, Georges SEGUY, ancien responsable CGT : de GAULLE et la CGT. Leur connaissance mutuelle. L'esprit de responsabilité de la CGT. (0'50) - à 7'38, Jacques SAUVAGEOT, ancien vice-président de l'UNEF : Les raisons de la marginalisation du PCF. Ses objectifs relayés par la CGT. La peur du PCF. Leur réaction au discours de de GAULLE. (2'16, au total) - à 8'33, Henri WEBER, maître de conférences en sciences politiques (aujourd'hui) : les comportements de la CGT et du PCF à l'égard du mouvement. Leurs souhaits. La faiblesse de l'extrême-gauche et des étudiants organisés. Conséquences. La jeunesse, véritable acteur social de 68. Son jugement sur mai 68 . Les conséquences. (6'50, en partie sur musique, au total) - à 9'41, Alain KRIVINE, actuel porte parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire : l'impossibilité de comploter. La paralysie des deux camps et l'intervervention de de GAULLE. L'absence de perspective politique des organisations de gauche. Son jugement sur le mouvement de mai 68. L'absence du mouvement de libération des femmes. Le problème de l'immigration mal posé par les maoïstes. Les problèmes d'après-68 : l'homosexualité, la vie quotidienne... Conséquences de mai 68 sur les organisations syndicales. Ce à quoi on réduit 1968, aujourd'hui. Des leaders inactifs, dont Bernard-Henri LEVY. (5'27, sur musique au total). - à 12'38, Jacques REMY, chercheur à l'INRA (en 1988) : le ton et la force du discours de de GAULLE. Leurs réactions. (0'26) - à 15'45, Pierre LEFRANC, actuel Secrétaire général de l'Institut de GAULLE : la foule rassemblée place de la Concorde. L'ambiance. (0'48, sur musique) - à 18', Jacques TARNERO, du mouvement du 22 mars : les raisons de l'érosion du mouvement. Les pertes du PCF. Son jugement sur le mouvement de mai. La jeunesse et le droit au rêve. L'abolition du temps, point positif de mai 68. Les "conneries pathétiques". (3'38, au total, sur musique) - à 23'36, Daniel COHN-BENDIT, ex-leader des étudiants, actuellement adjoint à la mairie de Francfort (Allemagne) : les raisons de la révolte. (0'22) - à 30'13, Alain GEISMAR, ex-secrétaire général du SNESUP, informaticien (1988) : ses découvertes en mai 68. (1'20) - à 35'39, Edouard BALLADUR, ancien conseiller technique de Georges POMPIDOU : son jugement sur les conséquences de mai 68 sur la société française. Ses réactions de l'époque, ses regrets. (1'19, sur musique) - à 37'31, Henriette ASSEO, du mouvement du 22 mars : l'anti-féminisme de mai. L'image des femmes dans le mouvement révolutionnaire. Le machisme à la cité universitaire. L 'éradication de l'esprit de mai par les "nouveaux philosophes". L' importance du mouvement de mai 68. (2'13, au total, sur musique) - à 40'51, René BONETY, ex-resp. CFDT : l'action syndicale après mai 68. (0'23) - à 43'30, Romain GOUPIL, du comité d'actions lycéens, cinéaste (aujourd'hui) : les interdits dans les lycées en 1968. L'après-mai (0'50) - à 45'46, Pierre-André TAGUIEFF, chercheur à l'école Normale Supérieure : l'imprégnation "situationniste" de l'esprit de mai. Les thèmes de ce groupe. L'héritage soixante-huitard . La marginalisation de l'extrême gauche, dont celle des anarchistes. (3') - à 49'24, Serge JULY, Directeur du quotidien Libération : pourquoi il y a eu Mai 68 en France. (1'02, sur musique). - à 51'54, Bernard-Henri LEVY, philosophe : les raisons de sa non-participation au mouvement de mai 68. Sa fascination pour l'extrême-gauche. (2'38) - à 56', Voix non déterminée : l'absence de héros en mai. Mai 68, une marque collective. (0'25) ARCHIVES PHONOTHEQUE : - à 2'45, Voix Charles de GAULLE : huit extraits de son discours du 30 mai. (3'38) - à 10'35, Voix André MALRAUX la position des deux camps : PCF et de Gaulle. (1'14) - à 14'58, François MITTERRAND : sa réponse au discours de de GAULLE. (0'28) puis La Marseillaise.(0'19) - à 16'34, Michel DEBRE (sur bruits de foule) : "De GAULLE est un homme seul". (0'23 )

Diction - Paru le 11 avril 2014 | INA

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Le discours du Général de Gaulle du 24 mai - La seconde nuit des barricades - La "commune de Nantes" - La conférence de Grenelle - Pompidou et Daniel Cohn-Bendit + Montage d'entretiens et d'archives - à 2'54, Jacques REMY, étudiant à la Sorbonne : leur écoute du discours "mou" du Général de GAULLE. Leur réaction. (0'39) - à 4'25, Jacques TARNERO, du mouvement du 22 mars : leur perception de ce discours. Leur préparation de cocktails molotov. La dimension ultra-violente, incontrôlée de la manifestation qui va se dérouler au Quartier Latin. Evoque l'incendie de la Bourse. Son jet d'un cocktail molotov sur le Ministère de la Marine. Evoque ceux qui viennent leur proposer des armes et les physiciens qui veulent les aider à fabriquer des explosifs. Ce qu'il ressent à ce moment là. (1'53, au total) - à 9'29, Henri WEBER, de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire Marxiste Léniniste : les raisons de l'hostilité de son groupe à réinvestir le Quartier Latin, leur option. Leur rôle pour empêcher les manifestants de prendre des armes chez les armuriers, et, pour éviter l'occupation des édifices administratifs. Leur absence de volonté de prise du pouvoir. Les batailles Rive Droite. Les encouragements qu'ils reçoivent de la population (prostituées, camionneurs...), leur relative symbiose. Les combats violents Rive Gauche. La difficulté à traverser les ponts. La chance d'avoir comme Préfet de police, Maurice GRIMAUD. (3'25, au total) - à 10'35, Alain KRIVINE, du mouvement des Jeunesses Communistes Révolutionnaires : leur compréhension du mouvement. Leur but : sauver l'unité. L'inexistence de lutte armée. Leur rôle pour empêcher les manifestants de prendre des armes chez les armuriers. (0'41) - à 13'52, Roland CASTRO, étudiant aux Beaux-Arts : le désir collectif symbolique lors de l'incendie de la Bourse. Sa participation à cet acte et comment il le perçoit . (0'46) - à 15'29, Maurice GRIMAUD, Préfet de Police : les craintes éprouvées le 24 mai. L'ébullition du Quartier Latin et l'agitation Rive Droite. Les difficultés de la relève des forces de police épuisées. (1'27, total) - de 23'36 à 27'43, 7 brèves interventions à propos du mouvement de grêve à Nantes : François DENIAU, UNEF Nantes (0'32) ; Bernard THAREAU, agriculteur (0'40) ; Yves ROCTON, de Force Ouvrière (0'40) ; Serge PERRIN, de la CFDT (0'50 ) ; Nicole GRIMAUD (0 '14) ; Georges PRAMPART, de la CGT (0'27) ; Alexandre HEBERT, de Force ouvrière (0'42) : le mot d'ordre donné par la FNSEA et la décision en Loire-Atlantique du lien à faire avec le mouvement des ouvriers. La solidarité et l'organisation du monde agricole. Le mouvement dans la région Nantaise, la signification politique de la grêve générale. L'impact de la grêve, les précautions prises. Le rôle des femmes dans la grêve. Ce que signifiait la "commune" de Nantes et l'impact relatif du Comité de Solidarité Intersyndicale. L'absence de prolongement politique à l'action qui, elle, avait une dimension politique . Les objectifs et les limites de la grêve générale. (4'07, au total) - à 30'40, François CEYRAC, Vice-Président du CNPF : la phase de discussion avec les syndicats de décembre 67 à février 68, son contenu. Les conditions de la préparation de la conférence de Grenelle. La position de Georges POMPIDOU : Les questions et conséquences de cette réunion. L'ambiance et les participants. (2'59, au total) - à 31'04, René BONETY, responsable CFDT : la caractéristique de la situation sociale des entreprises avant 1968. Les rapports entre les organisations syndicales. Leur ignorance de ce qu'il allait advenir. L'aspect quantitatif et qualitatif des revendications. La position de la CFDT. La préparation d'une manifestation PS, FEN, CFDT. (3'06, total) - à 31'40, Jean-Marcel JEANNENEY, Ministre des Affaires Sociales : la politique de réduction systématique des "zones" de salaire. La politique temporisatrice de POMPIDOU et de BALLADUR. Il confirme le calme du début de l'année 68. La surprise de l'augmentation de 30% du SMIC. La menace et le rejet d'une troisième instance représentative des salariés dans les CE (section syndicale). La conférence de Grenelle : les aspects pratiques et la mise en place de la section syndicale d'entreprise. (4'25, au total) - à 33'56, Georges SEGUY, responsable CGT : le message qu'il a reçu du CNPF proposant une discussion. Leur réponse. Les conséquences. L'ambiance de la réunion. Sa première expérience. Les conditions différentes de celles de 1968. La réaction de femmes à l'annonce de l'augmentation du SMIC. L'importance des bas salaires à l'époque. Le contenu de son échange avec Jacques CHIRAC, lors d'une suspension de séance : conséquences. L'attitude de la CGT à l'égard de la CFDT pendant les débats. Les raisons de leur refus de signer ces accords. (4'05, au total) - à 40'30, Michel JOBERT, Directeur de Cabinet de Georges POMPIDOU : le comportement de POMPIDOU, son action, son projet de dévaluation du franc. (0'30) - à 41', Jean BORNARD, responsable CFTC : la formule de POMPIDOU : "il vaut mieux une dévaluation qu'une révolution". (0'23) ARCHIVES PHONOTHEQUE : - Voix Charles de GAULLE. (trois extraits de son discours du 24 mai, 1'57) - à 6'20, Voix Daniel COHN-BENDIT : sa présence en France, sa réaction au discours de de GAULLE. (1'16) - à 20'43, Voix Christian FOUCHET : la pègre cherche les coups. Les ambulances de la Croix Rouge sont truffées d'espions. Le travail des forces de l'ordre. (2') - à 29'17, Voix Georges POMPIDOU : l'annonce de la réunion entre organisations syndicales et patronat. (1'12) - Reportages et commentaires de journalistes sur fond de manifestation : la manifestation du 24 mai, la Bourse est en feu...ambiance foule, cris, tirs, klaxons, chant l'Internationale... Sur ambiance un homme énumère les besoins des médecins pour soigner les blessés. (3'22, au total)
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Chanson française rétro - Paru le 2 décembre 2013 | Marianne Melodie

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Jean-Lorris : Vision d'avenir "Aux hommes de l'an 2000" 1931 - Léon Blum : De quoi est né le Socialisme 1930 -Harmonie de la Voix des Nôtres : Marche socialiste 1937 - Fernand Bouisson : Le Parti Socialiste, grande école politique 1929 - Jean-Baptiste Lebas : Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! 1929... Musique, chansons et documents historiques Un triple CD "historique" dans tous les sens du terme : alors que l'on célèbre les 70 ans du Front Populaire, voici enfin retracée son histoire en archives sonores, des origines en 1929 à l'épilogue en 1937. Ces 3 CD sont exclusivement constitués de documents sonores authentiques. Les chansons sont contextualisées par des extraits de discours ou d'actualités, le tout replacé dans une chronologie cohérente. Grâce à une restauration sonore exceptionnelle, l'auditeur percevra, au-delà de l'émotion, l'extraordinaire écho de ces 13 mois d'avancées sociales sans précédent et l'impact des acteurs de ce temps sur tous les aspects de la société moderne, en France et ailleurs. Ce travail soigné de recherche et de réhabilitation documentaire est une première à ce niveau quantitatif et qualitatif.
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Documents historiques - Paru le 17 octobre 2006 | Cook Records

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Documents historiques - Paru le 29 mars 2004 | INA Mémoire vive

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Discours et entretiens (Documents sonores d'actualité radiophonique et télévisuelle 1967-73 : Mai 1968 - Le référendum sur l'Europe de 1972... - Extr. de la dernière conférence de presse et des ultimes vœux du Président / Livret illustré de photos inédites À l’occasion des trente ans qui nous séparent de la mort du Président de la République Georges Pompidou, le 2 avril 1974, la collection "Ina mémoire vive" rend hommage à ce grand homme politique du XXe siècle. Ce disque s'insère dans une série dévolue aux discours et causeries politiques, déjà illustrée par les titres consacrés à André Malraux et Pierre Mendès France dans cette même collection.     Né en 1911, Georges Pompidou était un intellectuel. Il avait fait Khâgne, Hypokhâgne, et avait été reçu premier à l'Agrégation de Lettres. Toute sa vie, Georges Pompidou sera un amateur plus qu'éclairé des arts et lettres, n'hésitant pas à faire savoir publiquement sa passion pour l’art contemporain et la poésie française en particulier. Au premier, il rendra hommage par ce qui allait devenir le Centre Georges Pompidou ; à la seconde, il dédiera, en 1961, une anthologie, saluée alors et toujours respectée aujourd'hui.     Au côté de ces documents artistiques, ce disque rassemble des documents sonores d'actualité radiophonique et télévisuelle, qui plongeront à nouveau l'auditeur dans l'actualité brûlante de mai 1968 ou celle de la campagne pour le référendum sur l'Europe de 1972. Figurent également des extraits de la dernière conférence de presse et des ultimes vœux du président.     Le livret du disque est illustré de photos inédites extraites du fonds photographique de l'Ina. En « envoi » à la fin de ce programme, figure un extrait de l’Elégie pour Georges Pompidou, écrite par son ami et condisciple, Léopold Sédar Senghor, poète et président de la République du Sénégal.
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Documents historiques - Paru le 25 mars 2002 | INA Mémoire vive

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25 Causeries radiodiffusées "Dire la vérité" (1954/1955) - 2 CD pour le prix d'un PIERRE MENDÈS FRANCE et les causeries radiophoniques du samedi (1954-1955) Pierre Mendès France (1907-1982) est né le 11 janvier 1907 à Paris. À la fin de ses études de droit il s’apprête à devenir avocat mais l’engagement politique l’emporte. En 1932, il est le plus jeune député de France après son élection dans la circonscription de Louviers, petite ville de l’Eure dont il sera également le maire pendant vingt-trois ans. Sa famille politique est le radicalisme. Elle tient une place centrale dans la société française de 1875 à 1958, c’est-à-dire sous les troisième et quatrième républiques. Elle contribue au triomphe des valeurs républicaines au sortir des régimes monarchiques ou impériaux du XIXème siècle. L’installation même de la république en 1875, la consolidation du régime parlementaire, la victoire de la laïcité sur le cléricalisme, le combat en faveur de l’école publique, le développement des libertés individuelles, doivent beaucoup à l’action du parti radical au cours de cette période. Lorsque Pierre Mendès France s’engage dans la vie politique, le parti radical est dirigé par un puissant tribun, Edouard Herriot, maire de Lyon. Le goût de Mendès France pour l’art oratoire n’est sans doute pas étranger à la forte impression qu’il ressentit, à seize ans, en assistant au Palais de la Mutualité à un meeting d’Herriot, quelques mois avant que celui-ci prenne la tête du gouvernement de Cartel des gauches en 1924. Il n’a que 31 ans, en 1938, quand Léon Blum, chef du Front Populaire, l’appelle au gouvernement pour lui confier la gestion du Trésor public. Cette première expérience ministérielle ne dure qu’un mois mais il se fait remarquer comme l’un des responsables politiques les plus compétents dans le domaine de l’économie. A cette occasion, il se lie d’amitié avec Georges Boris, un journaliste de vingt ans son aîné qui dirige le cabinet de Blum et qui sera jusqu’à sa mort son plus proche conseiller. Arrive la guerre. Après s’être évadé de la prison de Clermont-Ferrand où l’avait enfermé le régime de Vichy, Mendès France rejoint la France Libre à Londres. Il s’engage comme aviateur au sein du Groupe Lorraine. Il participe à de nombreuses missions de bombardement d’objectifs allemands en France jusqu’à ce qu’en novembre 1943, le général de Gaulle l’appelle à Alger pour participer en qualité de commissaire aux finances au Comité français de libération nationale, ébauche du futur gouvernement. Une fois Paris libéré, le Comité se transforme en gouvernement provisoire dont Mendès France devient le ministre de l’économie nationale. Cette deuxième expérience ministérielle se déroule de l’été 1944 au mois d’avril de l’année suivante. La situation économique de la France, épuisée et à moitié détruite par quatre ans de guerre et d’occupation, est très difficile. Pour la première fois, Mendès France utilise régulièrement la radio pour tenter de faire passer quelques messages pédagogiques, notamment l’idée que les maigres ressources du pays doivent être consacrées par priorité à la reconstruction des infrastructures industrielles plutôt qu’à l’augmentation des salaires. Une telle exigence de discipline, au sortir de quatre années terribles, passe mal. Faute d’être suivi sur ce point par de Gaulle, il lui donne sa démission en avril 1945. Ainsi, il ne sera pas parvenu à faire prévaloir son point de vue mais il laisse la marque d’un homme de rigueur qui utilise les moyens techniques modernes pour communiquer avec les Français. Cette empreinte est encore très présente lorsqu’en 1954 il accède à la présidence du conseil. Sous la IVème république d’alors, le président du conseil détient l’essentiel du pouvoir exécutif. L’Assemblée nationale qui, à une forte majorité, l’investit à ce poste le 18 juin 1954, se méfie pourtant de lui. Il a la réputation d’avoir des idées et du caractère hors du commun. De plus, il est soupçonné de vouloir gouverner par dessus la tête des partis qui composent l’Assemblée en passant directement un contrat politique avec les Français. Ce soupçon est d’ailleurs fondé car Mendès France est persuadé que les problèmes de la nation sont d’une telle gravité qu’il n’y a pas d’issue sans un soutien populaire direct et massif. L’initiative de s’adresser aux Français chaque semaine, le plus souvent le samedi soir, par l’intermédiaire de la radio est issue de cette conviction. Il y aura vingt-six émissions de cette nature entre juin 1954 et janvier 1955. Avant de préciser en quoi elles illustrent la conception mendésiste de la démocratie, il convient de rappeler le contexte national et surtout international dans lequel s’inscrit le gouvernement Mendès France. Le contexte de 1954 1. L’Indochine. Lorsque Mendès France monte à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 juin 1954, chacun a encore en mémoire sa première tentative d’investiture, l’année précédente. Il avait alors prononcé un vaste discours-programme touchant à tous les secteurs de l’action gouvernementale et proposant de profondes réformes. Il ne lui avait manqué que treize voix pour atteindre la majorité absolue nécessaire à sa désignation et nombreux sont ceux qui pensent en 1954 qu’il va à nouveau échouer. C’est sous-estimer le choc psychologique provoqué à peine plus d’un mois auparavant, le 7 mai, par la chute de Diên Biên Phu. Pour la première fois, l’armée d’un pays blanc, membre de la coalition vainqueur de la seconde guerre mondiale, est battue dans une bataille conventionnelle par un peuple colonisé en armes. C’est un véritable traumatisme. Il apparaît brutalement que la crise indochinoise n’a pas de solution militaire. Il faut d’urgence trouver une issue politique et diplomatique. Pourquoi cette issue passe-t-elle par Mendès France ? A première vue, rien ne prédispose cet homme à jouer un rôle décisif dans de telles circonstances. Depuis qu’il a quitté le gouvernement en 1945 sur un désaccord de stratégie économique, il intervient principalement dans ce domaine, plaidant sans relâche pour la modernisation du pays. Mais, à l’exception du parti communiste solidaire du parti frère vietnamien, et de quelques intellectuels, il est aussi le seul, depuis 1950, à dire publiquement que l’engagement militaire français en Indochine n’est pas tenable. A l’origine, sa position n’est nullement celle du mouvement tiers-mondiste qui émerge dans les milieux d’extrême gauche, en faveur de l’indépendance des peuples colonisés. En économiste rigoureux, Mendès France fait l’analyse qu’un pays tel que la France, très affaibli par la guerre, n’a pas les moyens d’entretenir en Indochine, à dix mille kilomètres de ses frontières, une présence suffisamment forte pour être respectée. Et si par malheur, explique-t-il, la France s’entêtait à consacrer une part considérable de ses ressources financières à défendre sa présence là-bas, elle compromettrait les chances de développement de la métropole. À terme, elle perdrait sur les deux tableaux : son empire colonial serait remis en cause et elle serait rapidement distancée, dans la compétition économique, par ses voisins européens qui n’ont pas la même charge coloniale à supporter. Depuis quatre ans, la classe politique française écoutait cette argumentation d’une oreille distraite. Et voici que le coup de tonnerre de Diên Biên Phu vient brusquement donner raison à Cassandre. Mendès France comprend que son heure est venue, non pas grâce à ses compétences économiques, mais parce que la diplomatie et le verdict des armes ont validé son analyse. À l’inverse de sa première tentative d’accéder au pouvoir l’année précédente, il se contente, le 17 juin 1954 d’un discours d’à peine vingt minutes au cours duquel l’engagement de mettre un terme au conflit indochinois tient l’essentiel du propos. Le message est bref et fort. Par un malicieux clin d’œil de l’histoire, c’est à l’aube d’un 18 juin, que par 419 voix contre 47 et 143 abstentions, que l’Assemblée nationale charge Pierre Mendès France de sortir le pays de la plus grave impasse dans laquelle il se trouve depuis 1940. Jusqu’à la signature des accords de Genève qui mettent fin au conflit, le 20 juillet 1954, Mendès France consacre la totalité de son temps et de son inépuisable énergie à cet objectif. Les six premières de ses causeries radiophoniques, en juin et juillet, traitent de ce thème. Bien qu’elle soit très brève, la déclaration d’investiture du 17 juin ne se limite pas à la situation en Indochine. Elle aborde trois autres sujets qui réapparaîtront, au gré de l’actualité, dans les interventions radiodiffusées du Président du Conseil : l’économie, l’Europe et la situation en Afrique du Nord. 2. L’économie. La politique économique annoncée par Mendès France est en continuité avec celle de son prédécesseur. La relative modestie du discours mendésiste en cette occasion peut surprendre dans la mesure où, depuis une vingtaine d’années déjà, il a fait de l’économie son principal domaine d’intervention. Deux facteurs expliquent cependant un tel paradoxe. D’une part, la crise indochinoise est d’une telle gravité que tous les efforts du nouveau chef du gouvernement sont concentrés sur sa résolution, au détriment de l’attention portée aux autres sujets. D’autre part, la politique économique était conduite dans le gouvernement précédent par son ami Edgar Faure, lui aussi membre influent du parti radical, qu’il a l’intention de reconduire dans ses fonctions de ministre des finances. On comprend mieux, dans ces conditions, que la partie économique du discours d’investiture n’ait pas comporté d’innovation majeure. Les interventions radiodiffusées reflètent cette hiérarchie des problèmes puisque seulement deux d’entre elles sont consacrées à la situation économique de la France. 3. L’Europe. La construction de l’Europe a connu une première étape, en 1951, avec la naissance de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, la CECA. Elle franchira un seuil majeur en 1957 avec la signature du traité de Rome instituant un marché commun entre les six pays fondateurs. Entre temps, ces six mêmes pays, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, ont négocié un projet militaire, la CED (Communauté européenne de défense). Ce projet touche une corde politique extrêmement sensible sur deux points : d’une part, il permet le réarmement de l’Allemagne, sujet tabou depuis la fin de la seconde guerre mondiale, d’autre part, il prévoit que l’armée européenne formée par ces six pays sera commandée par une autorité supra-nationale ce qui provoque l’hostilité absolue des tenants de la souveraineté nationale. Lorsque Pierre Mendès France arrive au pouvoir en juin 1954, le projet de CED est prêt depuis déjà deux ans. Il ne reste, pour engager sa réalisation, qu’à le faire ratifier par le Parlement. Mais aucun gouvernement ne s’y est risqué car les polémiques à son sujet sont virulentes. D’un côté les partisans d’une Europe fédérale le soutiennent sans nuances, de l’autre les courants nationalistes s’y opposent avec la plus extrême vigueur. Parmi ces derniers figurent deux groupes politiques numériquement importants au parlement : les gaullistes et les communistes. Dans ces conditions aucun compromis n’est possible et l’issue d’un vote de ratification est très incertaine. Cependant, après deux ans d’atermoiements de la France, ses partenaires européens s’impatientent. Certains d’entre eux, encouragés par la Grande-Bretagne qui ne fait pas partie du projet de CED, laissent entendre que si la situation n’évolue pas, ils pourraient changer de stratégie et se tourner vers une formule de même nature mais sous commandement américain. Quant à l’Allemagne, inquiète de ce même blocage, elle envisage de passer un accord de paix bilatéral avec l’Union soviétique. De telles menaces convainquent le gouvernement français de ne plus tergiverser. Compte tenu des oppositions qu’il sent inflexibles à l’Assemblée nationale, Mendès France fait une ultime tentative, lors de la conférence de Bruxelles du 22 août 1954, pour obtenir de ses partenaires européens un assouplissement du projet de traité dans un sens moins fédéraliste. Mais il n’y parvient pas. Il est contraint de soumettre à l’Assemblée un texte dont il sait qu’il déchaînera les oppositions. Ses pressentiments se concrétisent lors du vote du 30 août au cours duquel les députés refusent de ratifier le traité instituant la CED par 319 voix contre 264. L’Europe de la défense est morte pour plusieurs décennies. Seule l’Europe économique verra le jour. L’affaire de la CED aura profondément touché et divisé les Français. Pierre Mendès France lui consacre quatre de ses interventions à la radio en août et septembre. Trois autres interventions sont consacrées à la défense européenne, d’octobre à décembre. En effet, les deux questions qui avaient justifié le projet de CED n’ont pas disparu au lendemain de son échec : la menace soviétique est toujours là et l’Allemagne continue de solliciter son réarmement. La France et ses partenaires sont donc pressés de trouver une solution de rechange à la CED. Pierre Mendès France s’y emploie et parvient avec ses cinq alliés auxquels s’est adjointe la Grande Bretagne, à faire adopter les Accords de Paris (23 octobre 1954) qui, au sein d’une nouvelle UEO (Union de l’Europe occidentale) moins fédéraliste que ne l’était la CED, prévoient un réarmement progressif de l’Allemagne, à l’exception de l’arme nucléaire à laquelle celle-ci renonce solennellement. 4. L’Afrique du Nord. À la mi-54, l’Empire colonial français est en feu en Indochine. Toutes les pensées sont tournées vers le sort des milliers de soldats en péril dans cet Orient jadis rêvé, aujourd’hui hostile. Mais Pierre Mendès France, de même que son ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, sait que l’Indochine n’est pas la seule terre d’Outre Mer où la situation se dégrade. Il accorde peu de crédit aux thèses du lobby colonial, très influent sur la droite de l’échiquier politique, selon lesquelles une dose de répression policière additionnée à une dose de paternalisme suffit à contenir les aspirations nationalistes. Mendès France est convaincu qu’il faut agir vite, notamment en Tunisie et au Maroc, et donner à ces deux territoires une autonomie de gestion suffisamment large pour que les liens privilégiés avec la France ne soient pas remis en cause par une révolte violente. C’est pourquoi, le 31 juillet 1954, exactement dix jours après la signature des accords de Genève mettant fin à la guerre d’Indochine, Mendès France entreprend un voyage surprise à Carthage et déclare devant les autorités locales stupéfaites que la France a décidé de mettre en œuvre la promesse maintes fois annoncée par les gouvernements précédents et toujours oubliée, d’autonomie interne de la Tunisie. Le soir même, depuis Carthage, il s’adresse par la radio aux Français et leur dit que face aux haines qui s’attisent cette solution est la seule susceptible de conserver des liens pacifiques avec le peuple tunisien. L’histoire a montré combien cette politique, reproduite l’année suivante au Maroc par son successeur, Edgar Faure, a été sage en comparaison de l’aveuglement tragique dont la terre d’Algérie a été le théâtre et la victime. Personne n’a vu venir le début de l’insurrection algérienne. Le jour de la Toussaint 1954, trente attentats ont lieu en divers points de l’Algérie qui est, sur le plan administratif, un département français. Ceux qu’à partir de ce jour les autorités françaises appellent les rebelles, annoncent la création d’un Front de Libération National (FLN). Sur place, les autorités françaises ne lui accordent guère d’importance et sont convaincues de contrôler la situation. À Paris, le gouvernement n’envisage nullement pour l’Algérie la même évolution que celle engagée en Tunisie. À cette époque, l’écrasante majorité de l’opinion publique n’imagine pas un instant que l’Algérie puisse s’éloigner, ni a fortiori, sortir du giron de la république. La présence sur place d’un million de Français justifie et conforte un tel sentiment. Cependant, les violences du 1er novembre et les informations qui remontent à Paris sur les inégalités de traitement entre les colons et la population musulmane convainquent le chef du gouvernement qu’ici comme ailleurs, la répression des fauteurs d’attentats ne suffira pas. Il faut favoriser l’accession des élites locales aux responsabilités, permettre un développement économique plus équitablement réparti entre les diverses communautés vivant en Algérie et empêcher que le maintien de l’ordre ne donne lieu a des bavures policières de nature à dresser davantage les populations arabes contre la France. Dès janvier 1955, Pierre Mendès France prend les premières décisions en ce sens. Elles visent notamment à déplacer hors d’Algérie les policiers dont le comportement est indigne des valeurs républicaines. C’en est déjà trop pour la fraction la plus dure des colons, très influente au parlement, où le député de Constantine, René Mayer, est leur porte parole. Bien que membre du même parti radical que le président du conseil, Mayer profite de l’émotion provoquée à droite et au centre par les premières mesures, pourtant modestes, de réduction des inégalités en Algérie, pour rassembler une majorité hétéroclite qui obtient le 5 février le départ de Mendès France. Le vote qui met fin au gouvernement Mendès France est acquis par 319 voix contre 273 et 22 abstentions. Le gros de cette majorité hostile est composée de députés des divers groupes de droite inquiets, après l’autonomie donnée à la Tunisie, de la politique mendésiste en Algérie. À ces voix s’ajoute l’essentiel du groupe centriste d’alors, le MRP, très attaché au projet fédéraliste européen, qui n’a pas pardonné l’échec de la CED. La totalité du groupe communiste, fort à l’époque de 94 membres, fait l’appoint à la droite et au centre pour renverser l’homme qui a pourtant mis fin à la guerre d’Indochine. Mais, emboîtant comme d’habitude le pas des Soviétiques, il lui reproche d’avoir permis le réarmement de l’Allemagne ; de plus, la grande popularité de Mendès France apparaît comme une concurrence redoutable pour l’influence du PC. Celui-ci saisit donc la première occasion pour l’abattre. Pour soutenir Mendès France, il ne reste que le groupe socialiste dont aucune voix ne lui aura jamais fait défaut bien qu’il fut radical, une partie seulement de ses amis radicaux, quelques centristes et indépendants ainsi que les deux tiers du groupe gaulliste qui continue de voir en lui, au milieu du désordre politicien de la IVème république, une conception de l’Etat que ne renierait pas leur chef retiré depuis 1946 à Colombey-les-deux-Eglises. Cette addition ne suffit pas à contrer le cartel des adversaires. Il faut ajouter, au-delà des dossiers sectoriels sur lesquels l’action de Mendès France a suscité des oppositions diverses, que sa conception et sa pratique de la démocratie, ont constitué une nouveauté très dérangeante pour la classe politique d’alors. Mendès France la démocratie et l’opinion publique Pierre Mendès France était très attaché à la forme parlementaire de la démocratie. Héritier de Gambetta et des grandes figures républicaines qui avaient renversé le bonapartisme plébiscitaire, il allait s’opposer en 1958 non au principe du retour du général de Gaulle au pouvoir, mais aux conditions de son retour, c’est-à-dire au coup d’Etat du 13 mai. Il n’a cessé de vanter les mérites du parlementarisme britannique qui, même au plus fort de la lutte à mort contre Hitler, n’a rien abandonné de ses traditions fondatrices. Dans l’esprit mendésiste, les parlementaires sont les représentants du peuple et rien ne peut, rien ne doit, se décider sans leur participation ni leur assentiment. On pourrait imaginer qu’une telle conception de la démocratie s’accommoderait des institutions de la IVème république. Ce serait oublier que ce régime était doublement déséquilibré en faveur de l’Assemblée nationale. D’une part, les conditions de sa dissolution en cas de crise étaient si restrictives que le pouvoir exécutif était le plus souvent privé de son usage ; d’autre part, le système électoral de la représentation proportionnelle donnait le pouvoir aux partis, émiettait les votes et rendait impossible l’émergence d’une majorité stable. Ainsi, le système était structurellement instable et ce n’est pas un hasard si la durée de vie moyenne des gouvernements sous ce régime a été de six mois. En se maintenant sept mois et dix sept jours, le gouvernement Mendès France a figuré dans une honnête moyenne ! Naturellement, Mendès France n’ignorait aucune des tares du régime au moment d’accéder aux plus hautes responsabilités. Il savait que la majorité qui l’avait investi, pour large qu’elle fut, n’en était pas moins hétérogène et traversée d’objectifs variés si ce n’est contradictoires. L’assurance d’une certaine durée d’exercice du pouvoir ne pouvait donc venir que d’un fort soutien populaire. La nécessité tactique de s’adresser au peuple par dessus la tête de ses représentants rejoignait là une des plus profondes convictions de Mendès France sur le rôle du peuple dans la vie démocratique : « Le plus grand péril que court toujours la démocratie, c’est dans la négligence des citoyens qu’il réside » a-t-il écrit, au soir de sa vie. Les citoyens doivent participer, ils doivent être actifs, vigilants et ne laisser ni les partis, ni un quelconque homme providentiel accaparer le pouvoir. C’est pourquoi il a décidé, dès le lendemain de son accession à la présidence du conseil, de s’adresser à eux chaque semaine à la radio afin de les rendre à la fois témoins, acteurs et censeurs de l’action gouvernementale. Le samedi 26 juin 1954, au cours de sa première causerie avec les Français, il exprime ce qu’il en attend : « Puis-je adresser une demande personnelle à chacun d’entre vous ? Oui, je vous le demande, ne laissez pas s’écouler ce dimanche sans avoir réfléchi, au moins quels instants, à cet appel que je viens de vous faire, à cette aide que chacun de vous doit m’apporter ». John Kennedy dira plus tard à ses concitoyens : « Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ». La démocratie, c’est la participation des citoyens à la vie de la cité. En 1954, la télévision est balbutiante. On estime qu’il n’existe alors qu’environ cent mille postes. À l’inverse, la radio est répandue à près de neuf millions de postes . Institution publique, la RTF est contrôlée par le gouvernement et c’est, bien sûr, par son canal que Mendès France s’exprime. Son premier concurrent, Europe n°1, ne verra d’ailleurs le jour qu’au début de 1955. Mendès France est familier de ce média. On a dit qu’il s’y était déjà exprimé régulièrement en 1944 alors qu’il était ministre de l’Economie du général de Gaulle. En outre, lui-même et son ami Georges Boris avaient étudié attentivement la politique et la pratique du président Franklin Roosevelt, lequel avait été le premier, au milieu des années trente à rendre compte fréquemment de ses actes via la radio. C’est d’ailleurs Boris, journaliste de profession, qui prépare la plupart des interventions de Mendès France, même si Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, qui viennent de créer l’Express et soutiennent activement la politique du président du conseil, apportent aussi idées et formules. Le ton de ces causeries est très nouveau pour l’époque. Loin des discours officiels académiques, Mendès France s’adresse personnellement à chaque auditeur. Il parle avec des mots simples, évite tout jargon technocratique et fait constamment référence à la vie quotidienne ou familiale de ses concitoyens. François Mauriac évoque alors « une parole humaine en politique » . Les sondages étant moins répandus à l’époque qu’ils ne le sont aujourd’hui, on ne sait pas avec précision quel fut l’impact de ses causeries sur l’opinion. On sait seulement, et c’est un indice important, que lorsqu’il est mis en minorité à l’Assemblée en Février 1955, il dispose encore d’une majorité de soutiens dans l’opinion. Ne pouvant user de l’arme de la dissolution, il doit partir et laisser la place à Edgar Faure puis à Guy Mollet. La IVème république va s’enfoncer puis disparaître dans la tragédie algérienne. *** Les vingt-six causeries ont été enregistrées et diffusées sur la chaîne "Programme parisien" de la RTF puis conservées sur leur support d'origine (disques 78 tours originaux à gravure directe avec copie de sauvegarde sur supports de même type). Le fonds radiophonique conservé par l'INA comporte plus de 600 000 heures d'émissions des radios publiques successives. Les matériels de la causerie du 14 août 1954 n'ont pu être retrouvés soit du fait de leur dégradation avant recopie sur bande magnétique soit que les disques originaux n'aient pas été rendus après utilisation. Cet enregistrement manquant sur le premier CD est la première des quatre interventions sur la Communauté européenne de défense. Les textes des vingt-six causeries sont publiés in extenso dans le troisième volume des Oeuvres complètes de Pierre Mendès France (Gallimard, 1986). François Stasse Conseiller d’Etat Coordonnateur de l’édition des Oeuvres complètesde Pierre Mendès France (6 volumes, Gallimard, 1984-1990)
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Documents historiques - Paru le 5 décembre 2006 | INA Mémoire vive

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Les micros ne servent pas qu’à capter les petites musiques inouïes… L’Histoire, elle aussi, est entrée dans la grande aventure de l’enregistrement. Mémoire collective ou histoire tout court, les grands de ce monde tels que François Mitterrand peuvent être écoutés et réécoutés. CD1 : intro (un personnage & ses mots) - les années de jeunesse - les années d'apprentissage - L'homme la timidité & les discours - L'Algérie & l'Union française... CD2 : intro (en quelques semaines...) - Des réformes à la rigueur - Libertés - internationaliste... De cette longue vie publique, on retiendra d’abord un itinéraire idéologique, des engagements, des choix et des actes, des succès et des échecs, une manière d’exercer le pouvoir... Au total un vaste champ d’études, de recherches et débats pour les historiens et spécialistes de la science politique autour de ce “parcours mitterrandien” ou “mitterrandisme”, vocables récusés par François Mitterrand. Naturellement controversée, cette dimension politique - part essentielle du personnage - ne peut être séparée de la dimension “littéraire” chez Mitterrand. Pour lui en effet l’action politique, les mots et l’écriture sont indissociables.Très jeune il éprouvera cette double tentation de l’écriture et de la politique. Lorsque, évoquant sa jeunesse charentaise, Elie Wiesel lui demande: “Aviez-vous l’ambition d’être un grand écrivain ?”, François Mitterrand lui répond : “Si j’avais eu une ambition, elle aurait été celle-là. Mais je me voyais plutôt dans la peau d’un tribun de la Convention : j’écrivais les discours à leur place” (Mémoire à deux voix, éditions Odile Jacob). Cet aveu, ce rêve d’enfant éclaire singulièrement le destin du futur leader de la gauche. Amoureux des mots, des livres, de la langue française et de l’écriture, il ne cessera de l’être tout au long de sa carrière politique avec la parole comme arme de conviction et instrument de conquête. Pour lui, “dire ou écrire un mot a des répercussions à l’infini, comme une pierre que l’on jette dans l’eau” (CD1 – plage 1). Une manière on ne peut plus claire de dire le pouvoir qu’il accorde aux mots et au verbe. Chez Mitterrand en effet, le combat et l’action politiques sont portés par le verbe. Dire, répéter, combattre, séduire, convaincre… Comme Charles de Gaulle, qu’il a si longtemps combattu, Mitterrand croit en la force des mots, à leur pouvoir mobilisateur et à leur charge persuasive. Sa formation d’avocat ne suffit pas à expliquer cette dilection pour la parole et la force de l’éloquence.
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Documents historiques - Paru le 29 juin 2000 | INA Mémoire vive

Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Quatre discours majeurs couvrant la quasi totalité de la période d'engagement politique et qui illustrent de façon supérieure l'art oratoire d'André Malraux. A noter que l'Oraison funèbre de Jean Moulin au Panthéon est au programme des classes de seconde. Quatre discours majeurs couvrant la quasi totalité de sa période d'engagement politique et qui illustrent de façon supérieure l'art oratoire d'André Malraux. A noter que l'Oraison funèbre de Jean Moulin au Panthéon est au programme des classes de seconde pour les programmes scolaires 2000/2001.
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Humour - Paru le 27 novembre 2006 | Barclay

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