Les albums événements de l'année 2010 : le classique


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Piano solo - Paru le 8 mars 2010 | ECM New Series

Studio Masters Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qualité Studio Masters Garantie
Une vision admirable de l'écriture polyphonique et harmonique du Cantor de Leipzig. Engagées, d'une grande intelligence, ces Partitas par Andras Schiff sont une réussite totale et renouvellent la discographie du chef-d'oeuvre de Bach ! Enregistré en "live" en septembre 2007 dans le Reidstadl de Neumarkt     « András Schiff est probablement l'interprète de la musique de Bach le plus ingénieux et imaginatif d'aujourd'hui lorsqu'il s'agit d'adapter ses ouvres au piano moderne. » (San Francisco Chronicle) Après avoir bouclé l'an dernier son intégrale des Sonates de Beethoven, accueillie dans le monde entier comme un authentique événement, András Schiff fait un grand retour à la musique de Bach avec cette superbe interprétation des six Partitas, enregistrée "live" en septembre 2007 dans le Reidstadl de Neumarkt, l'un des plus beaux lieux consacrés au piano en Europe. Ce cycle, qui en 1731, fut le premier recueil de pièces publié par Bach en personne, se présente comme une synthèse stylistique unique de cette forme particulière qu'est la « suite », avec un souci tout particulier donné aux ouvertures toutes plus variées et imaginatives les unes que les autres. Dans sa biographie de Bach publiée en 1802, Nikolaus Forkel écrit : « On n'avait jamais vu ni entendu auparavant de si splendides compositions pour le clavier. Elles sont tellement brillantes, harmonieuses, expressives et si constamment inventives. ». Même si ses enregistrements antérieurs sont toujours disponibles, Schiff nous propose avec ce disque ses conceptions les plus récentes de ces ouvres. Si on la compare à la version studio enregistrée à Londres en 1983, cette nouvelle approche discographique des Partitas nous apparaît refléter magistralement l'évolution stylistique de Schiff ces dernières années vers plus de liberté, son approche du phrasé laissant toujours plus de place à l'expression individuelle ainsi qu'au plaisir pur. Son jeu en concert combine spontanéité et profondeur intellectuelle, ravissement sonore et technique superlative sans l'ombre d'une faille. Dans les notes du livret de ce disque, Schiff écrit : « D'avoir dirigé la Passion selon St Matthieu et la Messe en si mineur à plusieurs reprises a marqué de façon indélébile mon jeu de piano : on trouve fréquemment des mouvements de danse dans la musique liturgique de Bach et à l'inverse ses pièces instrumentales sont souvent inspirées de compositions religieuses. » La façon plutôt iconoclaste dont le pianiste a agencé les Partitas dans ce disque - 5-3-1-2-4-6 - offre une gamme harmonique ascendante allant de sol majeur à mi mineur. Cette séquence très particulière en dit long sur l'intimité que le pianiste a su nouer au fil du temps avec ces ouvres en les interprétant maintes fois sur scène. Selon Schiff, le Clavierübung de J.S. Bach (c'est-à-dire la propre sélection du compositeur en quatre livres de ses principales pièces pour clavier) « a été conçu à l'origine dans une visée à la fois encyclopédique, pédagogique et instructive. Toutefois, les six partitas forment un programme de concert certes un peu long mais proprement idéal : la musique de Bach parvient constamment à instaurer un lien privilégié entre le musicien et le public. »
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Classique - Paru le 25 octobre 2010 | Alpha

Studio Masters Livrets Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica - Prise de Son d'Exception - Qualité Studio Masters Garantie
Après de longues années de recherches et de maturation musicale, Alpha présente : Combattimenti !. Vincent Dumestre nous livre ici son interprétation de La Fiera di Farfa, œuvre totalement inédite au disque, accompagnés de joyaux de la musique vocale profane écrite par Monteverdi.     Après de longues années de recherches et de maturation musicale, Alpha présente : Combattimenti ! Vincent Dumestre nous livre ici son interprétation de La Fiera di Farfa, œuvre totalement inédite au disque, accompagnée de joyaux de la musique vocale profane écrite par Monteverdi. La Fiera de Marazzoli contient la parodie du célèbre Combatimento di Tancredi e Clorinda (composé une année plus tôt), qui justifie ici sa présence. Nous avons ainsi choisi de faire figurer les deux œuvres, accompagnées d’un complément de programme qui fait écho à La Fiera (nous citerons entre autre le trio de pêcheurs qui rappelle par son écriture le célèbre Lamento della Ninfa de Monteverdi ; ou le non moins célèbre Hor ch’el ciel, figure emblématique du premier baroque qui influencera fortement l’écriture musicale à venir…). Composé par Marco Marazzoli en 1639, La Fiera di Farfa est un interlude opératique, pur théâtre mis en musique, comme on en trouvait dans les théâtres de foire italiens au XVIIe siècle. Cette œuvre était si connue qu’elle fut notamment mise en scène par Le Bernin, et repris tout au long du XVIIIe siècle, et encore commentée durant le XIXe siècle. Vincent Dumestre nous invite ici à découvrir et redécouvrir des chefs-d’œuvre du baroque Italien. Après le succès de la tournée, voici l'enregistrement, enfin !
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Classique - Paru le 29 octobre 2010 | EMI

Livret Distinctions Choc de Classica
L'édition intégrale des enregistrements EMI de Samson François, en 36 CD Œuvres de Chopin, Debussy, Ravel, Franck, Mozart, Beethoven, Liszt, etc. / Samson François, piano
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Classique - Paru le 18 octobre 2010 | Deutsche Grammophon GmbH, Hamburg

Studio Masters Livret Distinctions Qualité Studio Masters Garantie
Mozart : Sonate pour piano n°8 en la mineur K.310 - Berg : Sonate, Op.1 - Liszt : Sonate en si mineur, S.178 - 6 Danses populaires roumaines BB 68, Sz. 56 - Mélodie d'"Orfeo ed Euridice" / Hélène Grimaud, piano Ce nouvel album d'Hélène Grimaud présente quatre chefs-d'oeuvre du répertoire pour piano. L'une des sonates les plus tempétueuses de Mozart précède la Sonate d'Alban Berg, merveille de poésie fébrile, avant que le colosse que représente la Sonate de Liszt ne trouve sous les doigts d'Hélène Grimaud une sorte de suprême concentration, libérée dans les miniatures de Bartok.
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Musique symphonique - Paru le 29 mars 2010 | Naïve

Livret Distinctions Diapason d'or
Témoignage de concerts dans l’acoustique fabuleuse du Konzerthaus à Vienne, les Symphonies londoniennes de Joseph Haydn par Marc Minkowski et Les Musiciens du Louvre-Grenoble envoûtent par leurs accents et couleurs, leur puissance noble. Magnifique album à découvrir urgemment ! Les Musiciens du Louvre-Grenoble - Marc Minkowski, direction
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Récitals vocaux - Paru le 29 octobre 2010 | Parlophone Label Group

Studio Masters Livrets Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année - Qualité Studio Masters Garantie
Dans son nouvel album - l'un des événements baroques de cet automne -, le contre-ténor Philippe Jaroussky rend hommage au compositeur italien du XVIIIe siècle Antonio Caldara, dont le catalogue reste injustement oublié. Le chanteur regroupe ici 15 pages retrouvées dans les bibliothèques européennes, en première mondiale. A découvrir de toute urgence ! Antonio Caldara : Airs d'opéra / Philippe Jaroussky, contreténor - Concerto Köln - Emmanuelle Haïm, direction & clavecin
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Classique - Paru le 29 novembre 2010 | Phi

Studio Masters Livrets Distinctions 4F de Télérama - Qualité Studio Masters Garantie
L’Orchestre des Champs Elysées, sous la direction de son chef Philippe Herreweghe, a pris pour objectif de rester au plus près du texte de la Quatrième Symphonie de Mahler et du contexte musical et culturel dans lequel la partition a été composée. Le chef belge équilibre les sentiments, à travers des phrasés musicaux et des nuances subtilement agencées.
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Classique - Paru le 3 mai 2010 | Accord

Livret Distinctions Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Le violoncelliste Henri Demarquette s’efforce depuis de nombreuses années de défendre le Concerto pour violoncelle de son ami Olivier Greif, composé pour lui en un mois au printemps 1999. Une œuvre forte fortement imprégné d’un choral luthérien (Durch Adams Fall) mis en musique par Sweelinck, et complétée ici par la Sonate de Requiem, partition à la fois violente et dépouillée.
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Classique - Paru le 15 mars 2010 | AVIE

Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or
Une version sensible et toujours poétique du Second Concerto. Une version fluide et naturelle du Troisième Concerto. Bref, ici, le pianiste Simon Trpceski, accompagné par Vassili Petrenko à la tête du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, séduisent par leur simplicité en même temps que leur douceur. Très bel album ! Simon Trpceski, piano - Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction Inutile, sans doute, de vous présenter les Second et Troisième concertos de Rachmaninov, deux de ses œuvres les plus célèbres, voire rabâchées et rebattues. Dangereuse tâche donc pour le pianiste macédonien Simon Trpčeski (né en 1979) de se lancer dans cet enregistrement, sachant le nombre de prestigieux pianistes qui l’y ont précédé, parmi lesquels quelques-uns – même parmi les grands noms – se sont d’ailleurs allègrement cassé les dents.     Trpčeski fut lauréat du London International Piano Competition de Londres, ce qui lui ouvrit les portes du Plan BBC pour la nouvelle génération entre 2001 et 2003, avant que la Royal Philharmonic Society ne le récompense de son Young Artists Award en mai 2003 ; ce fut là le début d’une carrière internationale qui le mena rapidement à se produire aux quatre coins du monde, avec le Philharmonia de Londres, l’Orchestre National de France, ou encore les orchestres de San Francisco, Los Angeles, Houston, Dallas, Cleveland, Washington, Sydney, bref, prenez un globe terrestre et collez une petite pastille rouge sur tout ce qui compte.     Un jeu transparent, perlé, romantique sans excès ni épanchement superflu (Trpčeski estime à juste titre que la musique se suffit à elle-même), que souligne l’accompagnement riche en contrastes du chef russe Vasily Petrenko – le Directeur musical du présent Royal Liverpool Philharmonic, voilà de quoi offrir une vision jeune et enflammée de ces œuvres qui, trop souvent sans doute, ont pâti d’un excès de sucrerie, alors que Rachmaninov mérite mille fois que l’on se penche sur la profondeur harmonique et contrapuntique de sa musique, plutôt que seulement sur ses thèmes, certes amples et généreux, mais qui ne sont qu’une partie de ces magnifiques tableaux. Retrouvez Simon Trpceski chez Abeille Musique
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Classique - Paru le 27 avril 2010 | INA Mémoire vive

Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or
Strictement monographique, la présente publication du label INA Mémoire Vive réunit un choix d’archives sonores d’Olivier Greif, ici compositeur et interprète de ses œuvres. Une occasion idéale pour dresser, par des enregistrements réalisés entre 1962 et 1997, un portrait sans égal de l’œuvre d’un des créateurs les plus attachants de la seconde moitié du siècle dernier, disparu brutalement en 2000. Sonate de guerre - Sonate n°2 pour violon et piano - Wiener Konzert I à VI - Le Rêve du monde I & II - Bomben auf Engelland - The meeting of the waters I & II - Hommage à Paul Bowles I & II... / Olivier Greif, piano
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Musique symphonique - Paru le 24 août 2010 | Ondine

Studio Masters Livret Distinctions Choc de Classica
Enregistré en studio à la suite d'une série de concerts que le violoniste allemand Frank Peter Zimmermann donna à Helsinki du Concerto op. 47 de Sibelius en novembre 2008. Complétée par des interprétations fines et enthousiastes du Barde et du plus rare Nymphe des Bois, le Concerto pour violon séduit ici par son ton rêveur. Concerto pour violon, Le Barde, La Nymphe des Bois / Frank Peter Zimmermann - Helsinki Philharmonic Orchestra - John Storgards, direction
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Intégrales d'opéra - Paru le 1 juin 2010 | Glossa

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Hervé Niquet et Le Concert Spirituel accomplissent ici quelque chose d'à la fois inattendu et inouï en ressuscitant l'un des ouvrages les plus significatifs — et en même temps totalement oubliés jusqu'à aujourd'hui — de l'œuvre lyrique de Grétry, "Andromaque". L'un des événements de ce printemps ! Le Concert Spirituel - Hervé Niquet     Aux côtés du Centre de Musique Baroque de Versailles et du Palazzetto Bru Zane —Centre de musique romantique française—, Hervé Niquet et Le Concert Spirituel poursuivent la redécouverte d’ouvrages lyriques oubliés en se mesurant cette fois à la musique de la fin du Siècle des Lumières, avec Andromaque (1778), l’unique tragédie lyrique d’André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813). Connu surtout par ses opéras-comiques légers, le compositeur s’orienta à la fin de sa carrière vers un style de plus en plus héroïque dans la veine de Méhul et Cherubini.     L’œuvre témoigne de la sensibilité d’une époque de changements tiraillée entre la nostalgie des grandes heures du règne de Louis XIV et le culte de la modernité et du progrès. Elle superpose ainsi au texte à peine retouché de l’Andromaque de Racine (1667), une musique aux ambitions déjà « romantiques », dont les accents proprement inouïs habillent les passions de l’ancien âge classique d’un nouveau relief. Jamais redonnée depuis sa création, Andromaque révèle aujourd’hui toute la modernité de l’école française à la veille de la Révolution et s’impose sans doute comme l’un des traits d’union les plus singuliers et les plus inattendus entre baroque et romantisme.
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Classique - Paru le 2 novembre 2010 | Naxos

Studio Masters Livret Distinctions Qualité Studio Masters Garantie
Bizet a composé la cantate Clovis et Clotilde pour le prix de Rome, et le Te Deum dans la foulée de sa victoire. L'enregistrement de ces deux oeuvres très théâtrales marque le retour chez Naxos de l'Orchestre National de Lille dirigé par Jean-Claude Casadesus, avec une distribution vocale exemplaire. Katarina Jovanovic, soprano - Philippe Do, ténor - Mark Schnaible, basse - Chœur Régional Nord–Pas-de-Calais - Orchestre National de Lille - Jean-Claude Casadesus, direction Clovis et Clotilde de Bizet ? Mais oui, mesdames et messieurs : c’est même avec cet ouvrage que le jeune Bizet, dix-neuf ans, remporta le Prix de Rome. Malgré un livret passablement convenu, voire crétin, le musicien s’en tire avec une bonne dose de génie juvénile. Si l’on n’y reconnaît pas encore toujours son extraordinaire sens du développement mélodique, les tournures harmoniques, la hardiesse des enchaînements, et surtout le sens de la continuité dramatique, cette œuvre est déjà du vrai Bizet. A chaque instant, on se dit « tiens, ça, il le reprendra dans Carmen, dans L’Arlésienne, dans la Symphonie… ». Le duo entre Rémy et Clotilde ainsi la Prière de Clotilde, en particulier, resserviront partiellement dans Les Pêcheurs de perles.     Arrivé à Rome, Bizet se met à l’œuvre ; le Te Deum de 1858 sera son premier envoi. Ici encore, le théâtre règne en maître. Et ici encore, Bizet réutilisera plusieurs passages dans Les Pêcheurs – preuve qu’il avait pleinement confiance dans sa musique, preuve aussi qu’il ne disposa que de quelques semaines pour écrire un opéra complet et, que dans ces conditions, on n’a d’autre choix que de recycler quelques morceaux anciens !     L’aspect le plus remarquable reste sans doute l’imagination orchestrale déjà foisonnante du jeune musicien, et sa capacité à trouver des thèmes mémorables.
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Musique vocale sacrée - Paru le 30 août 2010 | Naïve

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Grand redécouvreur, Rinaldo Alessandrini nous plonge dans l'univers d'un compositeur italien du XVIIe siècle, Alessandro Melani (1369-1703). Cette première mondiale, déjà récompensée par de nombreuses récompenses, présente une musique hautement spirituelle, sorte "d'étourdissante cathédrale sonore" (Philippe Venturini, Classica, septembre 2010). A découvrir impérativement!
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Classique - Paru le 15 novembre 2010 | Sony Classical

Studio Masters Livret Distinctions Choc de Classica - Qualité Studio Masters Garantie
Variations & Fugue sur un thème de Händel, op.24 - Rhapsodies, op.79 - Klavierstücke, op.118 & op.119 (Publication d'origine) Chaque nouvel album de Perahia est un événement promis à de multiples récompenses. Le fait que Perahia aborde de nouveau Brahms après vingt années passées loin de ce compositeur est aussi à marquer d'une pierre blanche. Ce retour au grand romantisme fait intelligemment le pont avec la précédente production baroque de Perahia via les Variations sur un thème de Haendel. On savait Brahms très sensible à la musique baroque. Il le prouve brillamment. À cette œuvre de jeunesse s'ajoutent les dynamiques Rhapsodies op.79 composées par Brahms au milieu de sa vie, et surtout les sublimes cycles de Pièces op. 118 et op. 119, que Perahia porte avec sa sobriété habituelle, ne les rendant que plus intenses. On se prend à rêver qu'un tel album puisse enfin sortir Brahms de son injuste purgatoire, vers la reconnaissance populaire du génie absolu qu'il a été, dans toutes les configurations musicales.
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Classique - Paru le 8 mars 2010 | Decca

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Avec son troisième album chez Decca, le ténor allemand Jonas Kaufmann aborde l’un des chefs-d’œuvre du lied, La Belle meunière de Schubert, avec une ardeur irrésistible. L'un des coups de cœur de Classica de mars 2010.     Avec quelque deux cent enregistrements différents de la Belle meunière de Schubert (dont six de Fischer-Dieskau, cinq de Schreier et de Wunderlich, quatre de Haefliger et autant de Prey, et tout une brochette de ténors, barytons, basses, sopranistes, sopranos, mezzos et contraltos, avec accompagnement de piano ou d’orchestre, en allemand, anglais, français, japonais…), Jonas Kaufmann prend naturellement le risque d’être comparé. Exercice inutile : chacune des bonnes versions mérite d’être écoutée, chacune apportant un éclairage différent sur cet ouvrage suffisamment ample et riche pour supporter mille lectures différentes. La spécificité de Kaufmann : une vision à la fois romantique et théâtrale, dans laquelle il souligne les divers personnages définis par le texte, définis également par les contrastes musicaux. Car entre gaillard Das Wandern qui ouvre le cycle et la déchirante berceuse funèbre de Des Baches Wiegenlied (un moment entièrement écrit en majeur, et pourtant d’une insondable tristesse), c’est tout un voyage qui, s’il n’est pas d’hiver, passe quand même des éclats de l’été à un terrible crépuscule automnal.     Ce qui a poussé Kaufmann à cette aventure, c’est, selon ses termes, l’arrivée de la quarantaine : il estime que ce cycle exige une voix encore jeune et raisonnablement « innocente ». Ajoutons que, ténor, Kaufmann chante dans la tonalité d’origine ; on peut gloser éternellement quant à savoir si la transposition modifie la perception musicale – ce qui semble évident, mais ensuite ? chaque voix, aiguë, basse, homme, femme, apporte sa caractéristique à l’œuvre, et la teinte de sa propre existence. Kaufmann, lui, apporte sa pierre à cet édifice inachevé qu’est l’interprétation de Schubert, mais une pierre angulaire, sans aucun doute. Une magnifique vision, dont on entend immédiatement qu’elle n’est pas étrangère au monde développé par l’un de ses mentors Hans Hotter – qui, pourtant, n’a jamais enregistré ce cycle…