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Vladimir Cosma
Marius et Fanny

9,99 

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l'album un morceau


Format : WMA SANS DRM

Encodage : 320 Kb/s, Stéréo

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Information

Réf. : LARGH001
1 CD : 71:27 - DDD - Enregistré aux Studios Abbey Road à Londres, aux Studios Dinemec à Gland (en...

Paru le 24/04/2008

Fichiers MP3 , SANS DRM. IMPORTANT: lire nos conseils d'utilisation
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Vladimir Cosma Marius et Fanny


Vladimir Cosma (né en 1940)

Marius et Fanny, opéra en deux actes d’après les œuvres de Marcel Pagnol (2007 - Extraits)
Livret adapté par : Michel Lengliney, Jean-Pierre Lang, Michel Rivgauche, Antoine Chalamel, Michel Arbatz, Vladimir Cosma
Première représentation mondiale à l'Opéra de Marseille le 4 septembre 2007


Angela Gheorghiu, soprano (Fanny)
Roberto Alagna, ténor (Marius)
Marc Barrard, baryton (Panisse)
Jean-Philippe Lafont, baryton (César)
Michèle Lagrange, soprano (Honorine)
Marc Barrard, baryton (Panisse)
Chœur de l’ensemble « Le Palais Royal »
London Symphony Orchestra
Direction Vladimir Cosma




Un opéra, un grand vrai opéra !
La composition de l’opéra Marius et Fanny a été suscitée par une commande passée par l’Opéra de Marseille à Vladimir Cosma, afin de réaliser un ouvrage lyrique d’après les œuvres de Marcel Pagnol. L’œuvre a été créée début septembre 2007 à l’Opéra de Marseille. Entretemps, toutes les fées s’étaient penchées sur le berceau d’une œuvre que Vladimir Cosma a composée pendant près de deux années, avec toute la science et la sincérité d’un compositeur, qui est à coup sûr l’un des plus grands mélodistes de son temps (garanti par la MATMUT) - et oui, un grand compositeur classique, au sens le plus sérieux et le plus abouti.
    Angela Gheorghiu et Roberto Alagna, séduits par le projet et par une collaboration avec Vladimir Cosma, ont voulu participer à l’aventure et ont enregistré cet album d’extraits, avec le prestigieux London Symphony Orchestra dirigé par le compositeur, avant même la création mondiale de l’œuvre à l’Opéra de Marseille.
    Marius et Fanny, vous l’entendrez, est une œuvre dont les airs ne vous quittent plus après une seule audition, une œuvre magique dans laquelle les plus belles conventions de l’opéra sont exercées avec virtuosité et fraîcheur par Cosma, avec sa générosité mélodique et orchestrale inimitables. Une grande œuvre populaire, en somme, et une invitation à aimer l’opéra et la voix.
    Avec Marius et Fanny, Vladimir Cosma a offert à la scène lyrique un cadeau généreux dont l’existence ne fait que commencer.

En guise de préambule


    Nous sommes à Marseille dans les années 1912-1913, la revue « Massilia » confie à un jeune homme la rubrique de la critique dramatique de l’Opéra et du Théâtre du Gymnase.
    C’est un très jeune bachelier à la mèche noire rebelle et au regard d’anthracite, fou de musique, de théâtre et de poésie.
    Il signe ses critiques du nom de Castro, d’une plume acérée et souvent caustique.
    Il n’épargne ni le ténor trop chenu, ni la soprano pléthorique, ni le chef ingérable. Il a du style ce Castro.
    Il ne deviendra jamais ni un architecte célèbre ni un dictateur contestable.
    Ce petit Castro deviendra Marcel Pagnol : un auteur dramatique joué dans le monde entier et dont la pérennité est éclatante.
    Il serait ce soir heureux et fier sous les ors de cet Opéra, d’être ici avec nous.
    Il eût aimé rencontrer Vladimir Cosma dont il appréciait le talent et qui a su si bien illustrer La Gloire de mon père et Le Château de ma mère dans les films parfaits d’Yves Robert, comme il a su rythmer les répliques de la Trilogie – travail difficile et minutieux, car chaque syllabe est une note, chaque note a un sens et de cette succession de notes naît une émotion.
    À présent, la boucle est bouclée, Castro a enfin rejoint l’Opéra de son adolescence où tous les espoirs brillaient dans le ciel de Marseille.

Jacqueline Pagnol
© Larghetto 2008 – Reproduction interdite


À propos de Marius et Fanny


    Ma première rencontre musicale avec l’œuvre de Marcel Pagnol s’est faite grâce au cinéma à l’occasion du film « La Gloire de mon père » d’Yves Robert. Elle s’est poursuivie avec « Le Château de ma mère » toujours pour le cinéma et ensuite « La Femme du boulanger » et « La Trilogie marseillaise » (« Marius, Fanny, César ») pour la télévision.
    J’ai été immédiatement séduit par l’émotion et l’humanité qui émanent de cet univers ensoleillé où le drame et la comédie doivent coopérer, se rencontrer, s’enrichir l’un l’autre. Les situations, les dialogues, le théâtre de Pagnol sont très musicaux, ses textes appellent la musique et le chant. D’où le désir de construire une œuvre lyrique dans laquelle persisterait quelque chose de l’ancien opéra-comique, sans garder la tradition des dialogues parlés.

    On dit souvent que le cinéma est l’opéra d’aujourd’hui mais je pense que l’on peut écrire un opéra d’aujourd’hui, sans se référer nécessairement au cinéma.
    Dans Marius et Fanny, couple et sujet aussi universel que Roméo et Juliette ou Porgy and Bess, l’amour entre tous les personnages, quels que soient leurs travers, leur pudeur, fonde l’œuvre, ainsi que le désir, l’appel de la mer, le rêve d’évasion… Dans la vie quotidienne du Vieux-Port et du bistrot de César, passent tous les thèmes de l’amitié et de la passion contrariée, celui de l’homme écartelé entre l’attachement à ses racines et le désir d’aventures.

    J’ai toujours eu envie de me plonger dans toutes les formes de musique, quoique les barrières entre les musiques “populaires” (musique de films, jazz, chanson) et la musique “sérieuse” soient, jusque dans un passé proche, inflexibles, imperméables.
    C’est ainsi que tout en composant « La Boum », « Rabbi Jacob », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Dîner de cons » ou « L’Amour en héritage » je me suis permis d’écrire des œuvres symphoniques ou de musique de chambre, et maintenant un opéra !
    Je dois aussi avouer que j’ai composé un certain nombre d’“airs” pour Marius et Fanny, ce qui est quasiment impardonnable pour une certaine élite de la “pensée conceptuelle contemporaine”. Sachez que je ne ressens aucune honte de l’avoir fait, dans la mesure où ces “airs” servent l’histoire, les interprètes et touchent le public. Monteverdi, réformateur, créateur de l’opéra moderne, et fondateur du premier théâtre public invoquait la vox populi, en disant “le public a raison : s’il contredit l’élite, c’est à l’élite de se taire”. J’ai conçu ces airs comme une sorte d’émanation de la situation qui la précède, faisant partie intégrante de l’action et de la facture musicale.

    Située à Marseille, l’action autorisait un coloris “provençal”, un dépaysement pittoresque dont il ne fallait pas, à mon sens, abuser. Concernant la construction du livret, tout en éliminant les intrigues secondaires pour la concentration et la clarté de l’action, j’ai résisté avec acharnement à la tentation d’adapter ou de versifier les dialogues de Pagnol, qui sont restés le plus près possible de l’original.

    Michel Lengliney a été le collaborateur indispensable de la première heure, ainsi que le regretté Michel Rivgauche. Jean-Pierre Lang, principal auteur des paroles des airs, a réussi à s’intégrer avec talent et modestie dans l’univers de Pagnol.
    Sur le plan musical, il ne s’agit pas d’une reconstitution à l’identique ou d’une parodie de style musical des années 1930, mais d’une paraphrase en partant parfois de formes ou rythmes de l’époque (valses, ragtimes, tarentelles brisées, etc.). Je pourrais appeler ma démarche stylistique : « À la recherche d’un temps musical perdu », où la “modernité” naît de la difficile quête d’un ton clair et aisé, ainsi que d’une alliance de l’intensité dramatique et de la légèreté.

Vladimir Cosma
© Larghetto 2008 – Reproduction interdite


Vladimir Cosma


    Vladimir Cosma est né le 13 avril 1940, à Bucarest en Roumanie, dans une famille de musiciens. Son père, Téodor Cosma est pianiste et chef d’orchestre, sa mère auteur-compositeur, son oncle, Edgar Cosma, compositeur et chef d’orchestre et une de ses grand-mères, pianiste, élève du célèbre Ferrucio Busoni.
    Après des premiers prix de violon et de composition au Conservatoire National de Bucarest, il arrive à Paris, en 1963 et poursuit ses études au Conservatoire National de Paris et avec Nadia Boulanger. En plus de la musique dite « classique », il se passionne très tôt pour le jazz, la musique de films et toutes formes de musique populaire.

    À partir de 1964, il effectue de nombreuses tournées à travers le monde comme violoniste concertiste et se consacre de plus en plus à la composition. Il écrit différentes œuvres dont : Trois mouvements d’été pour orchestre symphonique, Oblique pour violoncelle et orchestre, des musiques de scène et de ballet (Volpone pour la Comédie Française, l’Opéra Fantomas, etc..). En 1968, Yves Robert lui confie sa première musique de film pour Alexandre le Bienheureux.

    Vladimir Cosma a, depuis, composé plus de deux cents partitions pour des films de longs métrages cinéma et séries T.V. On lui doit au cinéma de très nombreux succès en collaboration notamment avec Yves Robert, Gérard Oury, Francis Veber, Claude Pinoteau, Jean-Jacques Beineix, Claude Zidi, Ettore Scola, Pascal Thomas, Pierre Richard, Yves Boisset, André Cayatte, Gérard Lauzier, J.P. Mocky, Philippe Muyl, Paul Carpita, Edouard Molinaro, J.M. Poiré, et parmi lesquels : Le Grand Blond avec une chaussure noire, Diva, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Boum, l’As des As, la Chèvre, Les Fugitifs, Les Zozos, Pleure pas la bouche pleine, Dupont Lajoie, Un éléphant ça trompe énormément, La Dérobade, Le Père Noël est une ordure, L’Etudiante, La Vouivre, La Gloire de mon père, Le Château de ma mère, Le Souper, Cuisine et dépendances, Le Jaguar, le plus beau métier du monde, les Palmes de Monsieur Schutz, Le dîner de cons, Le Placard

    Vladimir Cosma s’est également illustré dans d’importantes productions télévisuelles françaises et américaines : Michel Strogoff, Les Aventures de David Balfour (Kidnapped), L’Amour en héritage (Mistral’s Daughter), Châteauvallon, Les Grandes Familles, Les Mystères de Paris, Les années Infernales (Nightmare Years), Les Cœurs Brûlés, Les Yeux d’Hélène, la Trilogie marseillaise (Marius, César, Fanny) ….

    La musique de film lui permet d’aborder et d’approfondir différentes tendances musicales : le jazz (avec des œuvres écrites pour des grands solistes comme Chet Baker, Toots Thielmans, Don Byas, Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Tony Coe, Pepper Adams), la chanson (pour Nana Mouskouri, Marie Laforêt, Richard Sanderson, Diane Dufresne, Herbert Léonard, Mireille Mahieu, Nicole Croisille, Lara Fabian, Guy Marchand, etc…), des œuvres d’inspiration folklorique (pour Gheorge Zamfir, Stanciu Simion « Syrinx »-flûte de pan-, Liam O’Flynn- pipes, Romane-guitare- ainsi que de formes classiques (Concerto de Berlin pour violon et orchestre, Concerto pour euphonium et orchestre, Concerto Ibérique pour trompette et orchestre, Courts métrages pour quintette de cuivres…).

    En 2006, il a dirigé, en création mondiale, son œuvre Eh bien ! Dansez maintenant, divertissement pour narrateur et orchestre symphonique d’après les Fables de Jean de la Fontaine, lors d’un concert donné au Victoria Hall à Genève, avec l’Orchestre de la Suisse Romande et avec comme récitant, Lambert Wilson.

    Vladimir Cosma vient d’achever l’Opéra Marius et Fanny, d’après Marcel Pagnol dont la création a eu lieu en septembre 2007 à l’Opéra de Marseille, avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu dans les rôles titres ainsi que Jean-Philippe Lafont dans le rôle de César.

    Parallèlement, il se consacre à la direction d’orchestre et à la réécriture de ses musiques de films dans le but de leur exécution en dehors des salles de cinéma et plus particulièrement pour des concerts symphoniques.

    Il se produit en France et dans de nombreux pays avec de grands orchestres symphoniques accompagnés de solistes prestigieux tels que Ivry Gitlis, Vadim Repin, Wilhelmenia Fernandez, Patrice Fontanarosa, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, Stanciu Simion « Syrinx », Philip Catherine…

    Vladimir Cosma a reçu de nombreuses distinctions : deux Césars de la meilleure musique de film, en 1982 pour Diva et en 1984 pour Le Bal, deux 7 d’or de la meilleure musique T.V. en 1986 et 1991 ; le prix pour la musique de Diva à Moscou en 1982. En 1983, à Cannes, il a reçu le Grand Prix du Disque de la musique de films pour l’ensemble de son œuvre. En 1990, il obtient le Grand Prix Sacem de l’œuvre musicale audiovisuelle. En mai 2001 lui est attribué le Prix Philip Award – Festival de Varsovie (meilleure création européenne pour la musique de films) et en 2003, le Grand Prix Sacem de la musique de films. Il a également obtenu de nombreux disques d’or et de platine à travers le monde (France, Allemagne, Japon, Angleterre, Suisse, Belgique, Italie, Hollande, Scandinavie, etc…)
    Vladimir Cosma est Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur, Grand Officier du Mérite Culturel Roumain ainsi que Commandeur des Arts et des Lettres.

© Larghetto 2008 – Reproduction interdite

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Disque 1


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21. Bonus (exclusivité numérique) : "Qu'est-ce que tu regardes, comme ça ?"
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22. Bonus (exclusivité numérique) : "Il faut choisir sa vie"
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Roberto Alagna (Marius), Angela Gheorghiu (Fanny), Jean-Philippe Lafont (César), Marc Barrard (Panisse), Michèle Lagrange (Honorine), Choeur Le Palais royal, London Symphony Orchestra, Vladimir Cosma

Larghetto Music Largh 001 (Abeille). 2007. 71'


NOUVEAUTE_PREMIERE     STEREO DDD


Mixage des voix et de l'orchestre manquant parfois de naturel.


Notice (photos des représentations à Marseille, mais pas de livret)


Dans la carrière de Roberto Alagna, l’année 2007 restera un cru d’exception, marqué par deux créations mondiales en l’espace de quelques semaines.

D’abord, en juillet, Le dernier jour d’un condamné, l’opéra de son frère David adapté de Victor Hugo, puis à l’automne

Marius et Fanny

, d’après Marcel Pagnol, écrit sur mesure pour Angela Gheorghiu et lui-même, par Vladimir Cosma. Deux sujets aussi peu comparables que les musiques qu’ils ont inspirées ? même si les deux compositeurs, pour leur premier essai lyrique, peuvent chacun revendiquer un attachement fort à la tonalité et à la mélodie, motivés par un souci permanent d’intelligibilité du texte.

David Alagna a travaillé en étroite collaboration avec ses frères Frederico et Roberto pour structurer le roman de Hugo, tandis que la Trilogie Marseillaise (privée ici de son ultime volet César) a nécessité l’intervention de six librettistes ? dont Vladimir Cosma. Ce ne sera pas faire insulte à David Alagna que d’affirmer que Vladimir Cosma est plus inspiré et inventif que lui ; le métier de ce mélodiste hors-pair est infaillible, la science orchestrale sûre, et le sens harmonique assez personnel. Forgée à travers des centaines de musiques de films, la « touche » Cosma a cette couleur tendre, réjouie, quelque part entre Giacomo Puccini et John Williams pour la fibre lyrique, et entre Francis Poulenc et Michel Legrand pour l’ironie et la pointe sèche : en clair, la combinaison idéale pour croquer l’atmosphère du Vieux-Port, l’air du grand large, et le comptoir du Bar de la Marine, coulisses de l’amour impossible de Fanny et Marius. Ici, la sélection de scènes clés (enregistrée en studio à Londres, après les représentations à Marseille) touche d’emblée par son peps, ses accents mélos, et bien sûr par les timbres de Roberto et Angela, fondus dans une écriture flatteuse ? précipitez-vous sur leur duo « Il faut choisir sa vie » et sur l’air de Fanny « Est-ce le monde qui s’écroule ? ». Oui, il y a du Grand Blond et du Chateauvallon dans cette musique, des facilités aussi, mais voilà du bon théâtre chanté, frais, populaire et savant.

Par Jérémie Rousseau

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