Morton Feldman
The Viola In My Life I-IV
9,99 €
Format : WMA AVEC DRM
Encodage : 320 Kb/s, Stéréo
Durée totale : 0h39
Poids estimé : 94 Mo
Temps de téléchargement :
Cable / ADSL 512 Kbps : env 25 min
Cable / ADSL 8 Mbps : env 2 min
Paru le 24/03/2008
Fichiers WMA 320 kb/s, AVEC DRM. IMPORTANT: lire nos conseils d'utilisation
Garantis sans virus. Poids estimé: 94 Mo, ADSL 512 Kb/s: env 25 min, ADSL 8 Mb/s: env 2 min
La DRM (Digital Rights Management ou Gestion numérique des droits) est un
dispositif de sécurité ayant pour objectif de contrôler par des mesures
techniques de protection l'utilisation qui est faite des œuvres numériques.
Lorsque vous téléchargez un fichier protégé par un dispositif DRM sur
qobuz.com, vous téléchargez en même temps un fichier de licence qui contient
les règles à respecter pour l’utilisation de ce fichier.
La licence est activée « à distance » lors de la première lecture du fichier.
C’est pourquoi il est indispensable d’être connecté à Internet lors de la première lecture.
Morton Feldman The Viola In My Life I-IV
Morton Feldman (1926-1987)
The viola in my life
Marek Konstantynowicz, alto
Cikada Ensemble
Orchestre de la radio novergienne
Christian Eggen, direction
Aucun savoir disponible
Pas d'info disponible pour ce disque
À la rédaction de Classica-Répertoire, la personnalité de Morton Feldman ne fait pas l’unanimité. Mise au point.
Marek Konstantynowicz (alto), Cikada Ensemble (I-III), Orchestre de la radio norvégienne, Christian Eggen (IV)
ECM 476577-7 (Universal). 2001. 40'
NOUVEAUTE STEREO DDD 
Magnifique prise de son équilibrée, qui laisse la part belle au timbre de chaque instrument, et sans réverbération excessive, comme parfois chez ECM.
Notice 

Pour
« Musique sans contrainte formelle, totalement intuitive » : la formule de John Cage à l’égard de son ami Morton Feldman reflète leur commune passion pour un art sonore totalement inédit, où abstraction et indétermination jouent un rôle prépondérant. L’idée d’abstraction est liée, chez Feldman, à la volonté de créer une expérience sensorielle, sur le modèle des peintres new-yorkais admirés à partir des années 1950 : Pollock, Rothko, Guston - qualifiés postérieurement d’« expressionnistes abstraits ».
La série des Viola in My Life (1970-1971), quatre pièces au total, reflète cette étrange simplicité où tous les accords, bien qu’à chaque fois différents, paraissent répéter un temps immuable, à la manière de Satie et Webern. Un statisme éthéré, où chaque nouvel accord doit être « capable d’effacer de la mémoire de l’auditeur ce qui s’est passé avant, déclarait le musicien. C’est ainsi que je voudrais maintenir le temps en suspens... ». Viola in My Life I, pour alto, flûte, violon, violoncelle, piano et percussion, est une extraordinaire composition où chaque instrument paraît écouter l’autre, maintenant un jeu de conversation, d’imitation, de doublement, ou de continuité. Viola II prolonge ce dialogue impromptu en remplaçant le piano par un célesta et en ajoutant une clarinette ; l’ensemble se fait plus cristallin, le son paraît se décanter au point de s’élever dans les airs, tel un narcotique puissant. Resserré dans un échange entre l’alto et le piano, Viola III est d’une gravité langoureuse : le couple s’observe avant de s’enlacer pour ne plus former qu’un seul son. Pour alto solo et orchestre, Viola IV subjugue par sa recherche d’une raréfaction extrême. Rythme et mélodie se dissolvent en un ballet hiératique dominé par la lenteur. Comme toujours chez Morton Feldman, la dynamique est primordiale. Nul effet tonitruant, au contraire, tout se joue dans l’instant, en un espace harmonique dosé avec subtilité - d’autant plus dramatique dans l’explosion magique d’un crescendo aux deux tiers de la partition !
Confiée judicieusement aux interprètes de l’Ensemble Sikada (fondé à Oslo en 1989), aussi à l’aise dans Cage, Xenakis, Maderna et Saariaho que dans l’improvisation et le jazz d’Annette Peacock, Terje Rypdal et Steve Swallow, cette musique est d’une fraîcheur revigorante, libérée de tout carcan.
Franck Mallet
Contre
Difficile, pour un non-initié, de comprendre - et d’admettre - la réputation de Morton Feldman. Les occasions d’être confronté à son univers ne manquent pourtant pas : le compositeur culte a laissé une oeuvre abondante, marquée par une approche minimaliste de la musique et du son. Dans The Viola in My Life, l’une de ses partitions les plus réputées, on assiste à d’infimes événements, qui pourraient être ainsi déclinés à l’infini et avec tous les effectifs instrumentaux possibles... Morton Feldman s’est contenté de 40 minutes et quatre « formules » différentes seulement : la lassitude est telle qu’on ne peut que le remercier pour cette modestie.
Au sujet de Feldman, Jean-Yves Bosseur, son biographe français, a parlé de « dimension contemplative ». N’est-ce pas plutôt un ennui mortifère qui se dégage de l’écoute ? On peut aimer d’autres approches guidées par la rareté des événements sonores, comme celles, certes bien différentes, de Takemitsu ou de Brian Eno, mais il est pour autant bien difficile de souscrire aux interminables variations sur le vide et le rien et proposées ici. Autre cliché au sujet du compositeur : il a été un « iconoclaste », « à l’écart des modes », bref, il correspond à tous les critères du « bon » compositeur contemporain. Il reste qu’aucune digression sur la personnalité de l’artiste n’excuse l’indigence d’une écriture si peu savante, où les notes semblent jetées au hasard, sans pensée harmonique ou rythmique - sans pensée tout court. Autre argument massue, cette abstraite musique d’ameublement a été comparée à l’art minimaliste de Rothko, Stella ou Le Witt, un rapprochement conforté par les fréquentations prestigieuses du compositeur new-yorkais. Encore une fois, c’est confondre l’oeuvre et son environnement, l’analyse et le contexte. La mode Feldman passera quand on aura décidé de vraiment l’écouter.
Bertrand Dermoncourt
Par Bertrand Dermoncourt Par Franck Mallet
L'avis des qobuziens :
LE DERNIER MOT
cris041 a écrit : 28 ans apres !!!!
Le moins que l'on puisse dire est que ce pianiste manque de grandeur !!! Cher monsieur, v...
XIAN a écrit : Une ombre difficil...
Difficile, de réagir. Mais je ne puis rester indifférent à la réaction d'un pianiste que, c...
RenayeM a écrit : Drôles de vidéos.....
Jusqu'à quel âge continuera-t-elle à nous surprendre? Et sinon est-ce que quelqu'un sait d...
philippe Agrippa a écrit : ANDRE MATHIEU (192...
Un contemporain donc , absolument ignoré en Europe. le "Mozart du Canada" ses premières oe...
philippe Agrippa a écrit : Le" concerto de Qu...
et nous voici dans la musique contemporaine : andré Mathieu (1929-1968) un excellent cd p...
philippe Agrippa a écrit : Le
et nous voici dans la musique contemporaine : andré Mathieu (1929-1968) un excellent cd p...
philippe Agrippa a écrit : Le
et nous voici dans la musique contemporaine : andré Mathieu (1929-1968) un excellent cd p...
philippe Agrippa a écrit : BARENBOÏM m'étonne...
Les propos de Monsieur Barenbôïm sont respectables: Comment ignorer l'immense travail de ...
philippe Agrippa a écrit : compositeur piano ...
faites un saut à mes articles sur ALAIN LEFEVRE et ANDRE MATHIEU sur Quobuz interprètes et ...
philippe Agrippa a écrit : ALAIN LEFEVRE (196...
On ne peut ignorer plus longtemps ce grand pianiste dont le site explicite (www.alainlefevr...
philippe Agrippa a écrit : ANDRE MATHIEU (192...
Celui qui fut surnommé le "Mozart canadien" (ses premières oeuvres remontent à ses quatre a...
philippe Agrippa a écrit : ALAIN LEFEVRE et ...
Le théatre des Champs-Elysées reçoit , à l'occasion du 400ème anniversaire de la ville de Q...
XIAN a écrit : Vous avez raison d...
Je m'étonnerai, (une fois de plus !) que des chroniqueurs d'une telle revue écrivent de tel...





