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Test du casque Sennheiser Momentum On-Ear : rétro-look mais sonorité gravement actuelle !

Après avoir gratifié la planète du modèle Momentum, un casque de type circum-auriculaire de bonne famille (circum = entoure le pavillon de l’oreille), Sennheiser surfe sur son aura en lançant l’élégant Momentum On-Ear, entendez par là qu’il se pose sur le pavillon de l’oreille (supra-auriculaire). Qobuz ne s’est pas privé de le greffer durant une semaine sur ses journalistes Hi-Fi. Merci du cadeau, et verdict.

Par Patrick-Pierre Garcia | Bancs d'essai | 19 septembre 2013
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Qobuz

Sennheiser ? Sans y aller de notre petite histoire, difficile de rester de marbre quand la marque à qui on doit l’inoxydable HD-25 lance un nouveau casque milieu de gamme.

Histoire de planter le décor, Momentum peut être qualifié de nom « générique » pour Sennheiser. Outre le fait qu’il sonne bien et fait genre, il rime désormais avec deux modèles : un circum-auriculaire bien né qui vient piétiner les plates-bandes de ses concurrents Philips Fidélio L1 et X1, Beats Audio, Bose, Yamaha ou Denon dans la catégorie des 300 Euros voire un peu plus, et désormais un supra-auriculaire qui espère dégommer ces mêmes concurrents dans la catégorie des 200 Euros.

Si une grande partie de la conception de ces deux Momentum révèle des points communs ostentatoires, leurs cibles commerciales sont différentes. Le circum est un modèle qui enferme plutôt les oreilles dans l’univers sonore musicalisé par son possesseur. Le supra la joue un brin « open bar » sur l’extérieur en étant peu enclin à stopper les sons incidents qui ne seront pas sans se mêler à la musique (pas franchement le casque que nous conseillons aux personnes ayant envie d’écouter de la musique classique dans une rame de métro aux 90 dB de bruits ambiants...).

Le look du Momentum On-Ear est aussi superbe que le sont les matériaux qui lui donnent une touche noble : arceau recouvert de daim (classe, vraiment), intérieur de l’arceau doux avec le cuir chevelu ou avec les crânes glabres, coussinets en revêtement daim et très belle forme générale. Le casque affiche cette allure rétro dans le vent qui séduira d’autant plus le chaland qu’il est disponible en plusieurs coloris (dont un vert clair superbe). Qobuz a reçu le modèle ivoire qui expose sa belle gueule au tout venant.

Premier hoquet : un fil que nous trouvons trop fin.

A force de vouloir faire stylé, on peut en oublier qu’il s’agit de casques à destination d’un nomadisme empressé, et que sur le terrain, il vaut mieux la jouer robustesse du câble et de la prise mini-jack. L’un des deux câbles fournis dispose d’une « i-remote » pour les possesseurs de produits Apple, avec volume et micro intégrés (et mini-jack angulaire). Le second est un câble (fin) traditionnel. A noter que le câble pourra être aisément remplacé si il cède.

Les dessous chic :

Nous avons écouté avec la plus grande attention ce modèle supra-auriculaire, tantôt en nomade relié à un baladeur Cowon J3 ainsi qu’à un modèle en 24-bit (Fiio X3), tantôt en statique à domicile, connecté au Marantz NA-11. Afin d’être entièrement transparent avec vous, l’homme qui écrit ses mots est un « habitué » de Sennheiser, car possesseur, entre autres produits, d’un HD-25, qui reste une des références dans le milieu professionnel.

L’idée d’avoir sur les tympans une autre création signée Sennheiser, et ce, dans le même spectre de prix que le HD25 (mais dans une cible différente), nous a enthousiasmé au plus haut point. Nous avons utilisé des morceaux connus de nos services, en qualité CD et 24-bit quand disponibles : Thriller de Michael Jackson, Crises de Mike Oldfield (remaster 2013), London Grammar (pour la prise de son de la voix et du piano), Prince (Controversy), Mahler (Symphonie n°5, une merveille en 24-bit), etc.

Sur le terrain : ça sonne, avec une personnalité encline à flatter le grave.

Ecrasant moyennement le pavillon de l’oreille (contrairement au HD25 qui appuie fort en isolant au passage l’auditeur des sons extérieurs,), le Momentum On-Ear affirme assez rapidement une personnalité qui en fait un outil assez précis, mais pas dénué d'une personnalité (trop ?) vigoureuse sur certaines parties du spectre audio. En vérité, la chose a tendance à un peu sur-jouer le bas spectre (en clair, il appuie le grave). Mais attention, ne pas lire dans nos mots que le On-Ear rime avec un « bourrage » du grave tel que certains de ses concurrents aiment le mettre en exergue, volontairement...ou pas. Sennheiser sait rester « mesuré ». Nos écoutes avec la ligne de grave, surprenante, de Thriller de Michael Jackson en 24-bit, se sont soldées par un rendu « flatteur ».

Concernant le reste du spectre audio, il vous faut savoir que ce modèle n’est pas agressif pour deux sous (vous n’aurez pas les tympans en sang, excepté si vous écoutez des MP3 au débit très discutables). Il offre une certaine sobriété, voire un peu de retenu sur la plupart des sons exprimés (hors grave). Jamais exagéré sur l’aigu, le On-Ear sait retranscrire de façon agréable les sons de certains synthés par exemple et ne produit pas de sifflantes (sibilance). Côté ouverture de la scène sonore, la spatialisation est fort correcte, sans être de l'acabit des casques circum-auriculaires (essais avec la 5 de Mahler, puis London Grammar, Mike Oldfield/Crises).

Au fil des écoutes, si nous avons aimé certains pans de la personnalité de la chose, parfois, la prédominance du bas spectre prend le pas sur le reste du signal et, sans l’enfouir, on sent que le On-Ear flatte les musiques électroniques en appuyant sur un grave qui peut ronronner, voire un peu trainer la patte. Cependant, on n’a pas affaire à un rendu des sons qui s’éparpille façon puzzle, mais bel et bien à un ensemble calé, propre, avec un médium un peu en avant et un aigu jamais agressif.
Sa personnalité plaira aux fans de sons électroniques, mais sans doute moins aux personnes qui écoutent de la musique classique ou/et des sons plus "calmes". Voilà, ça va mieux en le disant.


Les bons points
Look rétro très réussi
Qualité des matériaux
Sonorité enjouée, non agressive, non fatigante
Relative sobriété générale sur une partie du spectre
Bonne retranscription des voix
Permet de profiter des avantages sonores des fichiers audio en 24-bit Studio Master (belle bande passante)
Bel étui de transport
Deux câbles fournis (dont compatibilité avec les i-Produits)

Bonnet d'âne
Faible isolation des bruits extérieurs (oubliez l'écoute correcte dans une rame de métro...)
Tendance à surjouer le grave afin d'épater la galerie
Câbles relativement fragiles, pas de Benji-jump avec !
Demande à être bien ajusté sur les oreilles pour une musicalité complète
Ne conviendra sans doute pas à tous les types de musique

Spécifications :
Impédance : 18 Ohms
HP dynamiques de type clos
Réponse en fréquence : de 16 à 22.000 Hz
Niveau sonore : 112 dB (1 kHz/1 DVrms)
DHT : <0,5 % (1 kHz/100 dB)
Poids : 160 gr

Prix : 199 Euros

PP Garcia pour Qobuz
Twitter @ppgarcia75

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