Artistes similaires

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Classique - Paru le 16 juin 2003 | Hyperion

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Sonatina pour piano 4 mains, Op. 39 - Diversions pour hautb. clar., basson, cor & quatuor à cordes, Op. 63 - Quatuor pour hautbois & trio à cordes, Op. 70 - Sextuor pour clar., cor & quatuor à cordes, Op. 47 - Palm Court Waltz Op. 81 n° 2 / The Nash Ensemble C’est Ravel qui, en 1927, incita Berkeley à étudier avec Nadia Boulanger. Le compositeur britannique, francophile jusqu’au bout des ongles, se lia d’amitié avec Honegger, Roussel et Stravinski. Pourtant, c’est avant tout à Prokofiev que l’on pourrait penser en écoutant la Sonatine op. 39, de par l’insolence du ton et la solidité harmonique. Mais comme il s’agit d’une œuvre de maturité — 1954, Berkeley avait donc 51 ans —, on peut imaginer qu’il s’agit là d’une volonté délibérée. D’autant que les autres ouvrages du disque offrent un large éventail de l’art du compositeur, un éventail de caractère essentiellement anglais. Certes, il est bien difficile, voire prétentieux, de délimiter et quantifier précisément ce qui fait anglais (ou allemand ou suisse ou belge ou français, à la vérité) dans une musique, mais toujours est-il que le langage de Berkeley est véritablement ultra outre-Manche. Harmonie fermement ancrée dans la tonalité, lyrisme délicat, sens de la mélodie, voilà de belles œuvres de musique de chambre qui manquent au répertoire concertant en France. Une petite facétie pour finir, la Palm Court Waltz, pas vraiment une parodie, dans laquelle Berkeley — selon ses propres termes — souhaite offrir un modeste pendant anglais à la Valse de Ravel.
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Classique - Paru le 28 août 2012 | Hyperion

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Quintette pour piano, op.8 - Quatuor pour piano, op.1 - 4 pièces pour violon et piano, op.17 / The Nash Ensemble Ce n’est pas parce que Josef Suk fut le beau-fils de Dvorak qu’il composa du post-Dvorak. En réalité, on pourrait plus aisément tirer de parallèles entre Suk et, disons, Mahler, qu’entre lui et beau-papa.     L’"Allegro con fuoco" du Quatuor op. 1 convaincra immédiatement l’auditeur de l’absolue autonomie musicale, déjà tournée vers le 20e siècle, de Suk vis-à-vis de son maître, tandis que la première des Quatre pièces pour violon et piano finira de le ravir. Décidément, il faut compter Suk parmi les cinq grands compositeurs tchèques avec Smetana, Dvorak, Martinu et Janacek, et dont on ne peut que regretter la relative modestie de l’œuvre qui peut s'expliquer par le fait qu'il fut aussi un grand violoniste, fondateur du Quatuor Tchèque et pédagogue (mentor de Martinu, entre autres) –.     Son Quintette, op. 8 fut édité en 1915 mais composé dès 1893 et dédié à Brahms, ce qui justifie peut-être certaines réminiscences d’Allemagne du Nord qui s’interpolent avec le ton plus spécifiquement tchèque.     L’excellent Nash Ensemble est un ensemble à géométrie variable et au répertoire infini.
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Musique de chambre - Paru le 7 juin 2002 | Hyperion

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Quintette pour flûte, violon, alto, cor, basson, op.7 - Duo pour flûte & alto, op.10 - Divertimento pour flûte, hautbois & clarinette, op.37 - Quatuor avec hautbois, op.61 - Sonate pour flûte, op.121 - 3 Shanties pour quintette à vents, op.4 / The Nash Ensemble Parmi le catalogue de chambre de Malcolm Arnold, de nombreuses œuvres de jeunesse ont été écrites pour des formations instrumentales si rares que l’on est tenté de les comparer à ces livres ou à ces films dans lesquels des compagnons d’infortunes, échoués sur une île désertique, isolés par la neige dans un cabanon de montagne, prisonniers dans une salle de délibéré, ou encore pris en otage, sont brusquement confrontés à une intimité inattendue. En fait, la comparaison outrepasse la métaphore car plusieurs de ces œuvres furent écrites pour des amis spécifiques de l’Orchestre philharmonique de Londres, des amis que la guerre avait éloignés de leurs foyers et jetés sur les routes en une tournée ininterrompue – ce qui explique pourquoi la première audition de Shanties [Chansons de marins] fut donnée à l’Aérodrome de Filey en août 1943. Tous s’enrichirent de ces voyages en terres inconnues. Les instrumentistes rarement admis dans les cercles enchanteurs de la musique de chambre virent tout un répertoire mis à leur disposition ; Arnold eut la possibilité de développer de nouvelles qualités dans son écriture pour les instruments dont il disposait, bénéficiant (comme Haydn à Esterháza) de la connaissance intime des capacités de ses instrumentistes et de l’absence de critiques et autres rabat-joie. Les personnalités instrumentales qu’Arnold a campées dans ces œuvres nées de circonstances particulières sont en bonne compagnie ; les scénarios ont été planifiés et peaufinés avec soin de façon à ce qu’elles puissent toutes se joindre à l’action. La musique coule de source si bien qu’elle semble avoir jailli de chaque formation instrumentale et d’aucune autre (ce qui n’était pas toujours le cas : le dernier mouvement des Shanties avait en fait été écrit pour un trio réunissant deux trompettes et une flûte.) C’est à la National Gallery, au cours d’un concert de matinée en décembre 1944 qu’eut lieu la première audition du Quintette pour flûte, violon, alto, cor et basson. Les interprètes en étaient Richard Adeney, Albert Chasey, Wrayburn Glasspool, Charles Gregory et George Alexandra. Le thème principal du premier mouvement est repris à tour de rôle par les cinq instruments et divisé de différentes manières. La flûte énonce le thème dans une version legato nonchalante tandis qu’un petit motif en fanfare, propriété naturelle du cor, change de caractère quand les autres instruments s’en emparent. Un motif de trois notes descendantes, fa-mi-si bémol, constitue le matériau thématique sur lequel est élaboré le premier mouvement. Le si bémol entre régulièrement en conflit avec le la d’un ostinato rythmique persistant qui perdure durant tout le mouvement. Quant au dernier mouvement, c’est à la flûte, puis au cor que le thème principal plein d’entrain finit par être énoncé dans son intégralité, puis il est adopté par tous les instruments à l’exception de l’alto. Un thème secondaire où la flûte, le cor et le basson s’associent en de légers staccatos sur une tenue en harmonique de l’alto, est ensuite repris dans une instrumentation différente. Puis le tempo se relâche pour une dernière reprise du thème principal, pianissimo, à la flûte. Les cordes ajoutent un glissando interrogateur… Le Duo pour flûte et alto fut exécuté en première audition par John Francis et Bernard Davies en décembre 1946 lors d’un concert organisé par le comité pour la Promotion des Nouvelles Musiques (devenu par la suite la SPNM). Les instruments y conversent entre égaux ; la flûte infléchit sa vivacité habituelle par considération pour l’alto plus circonspect de nature. Au cours du premier mouvement, elle s’élance avec un thème serein en do majeur, puis emprunte rapidement la gamme ascendante initiale de l’alto pour l’incorporer à la mélodie. De nouveaux thèmes naissent du premier ; le dialogue est ponctué par une phrase cadentielle reprise en mineur qui jette une ombre sur l’atmosphère autrement radieuse. Le second mouvement assiste à un débat sur un motif de six notes, qui est aussi le motif de tête du thème initial de l’alto. Amplement animée, la discussion s’échauffe même par deux fois, mais après chaque digression elle retrouve l’élément thématique du début. Le troisième mouvement s’ouvre par une mélodie géniale symétrique dans sa structure, qui constitue aussi un vivier de motifs plus courts lesquels ne sont pourtant jamais repris. Un second thème obscurcit cependant son admirable structure séquentielle. Le Duo prend fin calmement, sans reprise ni péroraison. Publié en 1952 et donné en première audition par Richard Adeney, Sidney Sutcliffe et Stephen Waters probablement un an plus tard, le Divertissement pour flûte, hautbois et clarinette est aussi concis que le Quintette et le Duo étaient paisibles et volubiles. Le premier mouvement voit un thème syncopé de deux mesures tourner de joueurs en joueurs. Dans le second, la flûte et le hautbois se partagent une tendre mélodie tandis que la clarinette y répond avec éloquence dans son registre le plus grave. Au cours du troisième mouvement, un thème animé et athlétique, idéal pour un traitement contrapuntique, est interrompu soudainement à plusieurs reprises. Quand il est enfin traité sous la forme de fugue concise, c’est pour voir son élan se briser sur un brillant solo de la clarinette. Dans le quatrième mouvement, le hautbois chante une mélodie calme et expressive sur une basse oscillant entre la tonique et la dominante. Le cinquième est une marche du genre Pomp and Circumstances en miniature, où sont intercalés des arpèges d’une virtuosité croissante. La flûte entame une dernière chanson pastorale et le mouvement s’éteint dans une coda pianissimo. C’est pour fêter les soixante ans de Leon Goossen qu’Arnold écrivit son Quatuor avec hautbois. La première audition eut lieu à Cambridge en juin 1958 avec le grand hautboïste anglais et le Trio Carter. Le long paragraphe initial avec son flot chantant de mélodies sied à merveille aux qualités et talents incomparables du maître avec ses sonorités filées avec finesse, ses staccatos aussi pointus qu’une aiguille, son phrasé élégant, la finesse de ses traits décoratifs, son ample palette de nuances et de couleurs. Même si des thèmes secondaires apparaissent, même si des motifs sont soulignés et discutés, la musique coule de la première à la dernière note en un large souffle continu. Par certains contours mélodiques et sa tendance à revenir sur ses pas, le thème principal du mouvement lent n’est pas sans évoquer la célèbre mélodie que Tchaïkovsky écrivit pour le hautbois dans sa Quatrième symphonie. Le violon introduit un élément thématique nouveau mais aussi voisin ; après un sombre épisode pour les cordes seules, le violon dévoile une mélodie radieuse et entièrement originale. Quant aux thèmes précédents, ils sont repris en ordre inverse. (On reconnaît bien la prodigalité d’Arnold, car il énonce cette merveilleuse mélodie de manière quasiment désinvolte, à un stade avancé du mouvement, et renonce à s’en servir par la suite.) Le dernier mouvement épouse la coupe rondo ABACABA où A est un unisson puissant énoncé ultérieurement sur un contre-thème en mouvement de balancier, B un doux legato donné d’abord au hautbois puis au violon et C une autre mélodie charmante et sereine que le hautbois révèle pour calmer et rassurer ses compagnons après quelques développements particulièrement agités des motifs précédents. James Galway et Anthony Goldstone donnèrent la première audition de la Sonate pour flûte et piano au Festival de Cardiff en mars 1977. Cette fois, placée sous les feux de la rampe, la flûte s’illustre par sa personnalité flamboyante et extravertie tandis que le piano demeure cantonné dans un rôle subalterne. Il faut ajouter qu’avec les harmonies qu’il persiste parfois à jouer hors du pôle tonal, cet apprenti-sorcier témoigne de son caractère propre. Le premier mouvement s’inscrit dans une forme sonate régulière, une courte introduction nous familiarise avec un motif chromatique crucial avant que la flûte ne s’élance dans le premier de ses thèmes richement fleuris. Une section de développement essentiellement élaborée sur le motif chromatique conduit à une rafale époustouflante de gammes dans la réexposition écourtée. Serein, le mouvement lent voit la première mélodie chantante de la flûte reprise au piano tandis que la flûte brode un mélodieux déchant ; le piano énonce un nouveau motif rythmique et la flûte soupire avec éloquence par quatre fois avant que ne soit repris le thème initial. Au cours du dernier mouvement, la flûte retrouve sa personnalité animée, avec une mélodie syncopée enjouée, voire presque insolente dont la troisième mesure sert de matériau thématique pour la discussion qui s’ensuit. La courte réexposition est interrompue par deux hésitations dramatiques. Puis le mouvement s’élance vers sa conclusion. Ecrits en 1943, les Trois Shanties pour quintette de vents font partie des œuvres divertissantes les plus jouées et les plus appréciées du catalogue d’Arnold. Et ce à juste titre. Les chants de marins «What shall we do with the drunken sailor ?» {Qu’allons-nous faire de ce marin ivre ?] et «Johnny come down to Hilo» [Johnny vient à Hilo] sont paradés sous de multiples atours dans les mouvements externes, que ce soit sous la forme de fugue, divisés entre les différents instruments à la manière de Webern, transformés rythmiquement en tango ou rumba. Le mouvement central est grave et simple. La mélodie «Boney was a warrior» [Boney était un soldat] est reprise cinq fois – sans variation aucune – sur le plus ténu des accompagnements. Les notes que des compositeurs moins éclairés auraient incorporées – et que Arnold omet, contribuent grandement à l’effet hypnotique de ce mouvement parmi les plus simples qui soient. Hugo Cole © Hyperion Retrouvez Malcolm Arnold chez Abeille Musique
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Musique de chambre - Paru le 20 septembre 2007 | Hyperion

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Quintette pour piano, op.84 - Sonate pour violon, op.82 / The Nash Ensemble Certes, Elgar s’est frotté à la musique de chambre dès ses premières années créatrices, mais la grande partie des essais furent soit détruits, soit remaniés dans d’autres œuvres. Par contre, une fois la soixantaine dépassée, Elgar se remit à écrire pour des formations plus confidentielles, en particulier le génial Quintette avec piano de 1919, d’une insoutenable intensité, sombre et pénétrant, le meilleur du meilleur chez Elgar, digne successeur du dernier Brahms avec lequel on pourra, en effet, tirer quelques parallèles, pourquoi pas… Quoi qu’il en soit, toute impression un peu solennelle « à l’anglaise » a disparu du discours.     Quant à la Sonate pour violon et piano de 1918, elle témoigne de la même inspiration, à la fois hardie et classique, expressive et lyrique, inclassable comme tant d’œuvres d’Elgar, souvent à la limite de l’improvisation – une impression tout à fait erronée, naturellement, mais c’est justement là le génie du compositeur. Retrouvez le Nash Ensemble chez Abeille Musique
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Classique - Paru le 7 octobre 2002 | Hyperion

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles du Monde de la Musique - Recommandé par Répertoire
Quatuor pour violon, alto, violoncelle & piano - Anon in Love, pour ténor & guitare - Valse (de "Façade"), pour piano solo - Passacaille, pour violoncelle solo - Sonate pour piano et violon / The Nash Ensemble Walton considérait que son quatuor avec piano était sa première œuvre véritable. Les influences de Ravel et de Stravinski y sont encore décelables, mais le ton spécifiquement anglais et waltonien transparaît déjà. D’autant qu’il s’agit sur cet album de la version remaniée par l’auteur en 1973, un demi-siècle après la composition. Anon in love fait partie de ces grands cycles britanniques de mélodies pour ténor, tels qu'on les connaît d’un Britten. Ici, l’accompagnement est confié à la guitare, une rareté dans le répertoire. Quant à la Sonate pour violon et piano, elle mériterait de figurer au répertoire de tous les violonistes, et pas seulement ceux en mal d’auditoire ou de programmes : c’est un chef-d’œuvre d’originalité et de perfection.
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Classique - Paru le 16 juin 2009 | Hyperion

Livret
Quintette à cordes op.104 - Duo pour alto & violoncelle mit zwei obligaten Augengläsern "Eyeglass Duo" WoO32 - Quatuor pour piano op.16 / The Nash Ensemble Il ne faut pas se laisser tromper par le numéro d’opus de ce Quintette pour cordes, Op. 104 : certes, l’ouvrage fut publié seulement en 1819, mais il s’agit en réalité d’un arrangement de la main de Beethoven réalisé à partir de l’un de ses premiers trios piano-violon-violoncelle, l’Op. 1 n°3 de 1792 ! Cela dit, dès l’origine, l’œuvre comportait déjà de nombreux éléments de cette colère véhémente puissamment beethovenienne, à mille lieues du langage encore assez classique et « rangé » des autres pièces de l’époque. Haydn lui-même accueillit le Trio avec un certain scepticisme, ce qui n’est pas peu dire considérant ses propres hardiesses. Bon, il est certain qu’entre la version de 1792 et celle de 1819, Beethoven a remanié certaines tournures, tandis que son écriture instrumentale s’est libérée des carcans classiques. Mais quand même…     C’est Mozart plus que Haydn qui lui a servi de modèle pour le Quatuor avec piano de 1796, initialement écrit pour quintette piano-vents (exactement comme le K452 de Mozart)  ; mais Beethoven, conscient qu’il pourrait doubler les ventes en réalisant une seconde version, n’hésita pas à transcrire lui-même son œuvre ; les deux versions parurent en 1801 sous le numéro d'Op. 16. Là où Mozart avait soigneusement entrelacé les voix du piano et des vents, Beethoven opte pour une sorte de concerto où le piano serait le soliste, les autres instruments « l’orchestre ».     Plus rare, le Duo en mi bémol majeur pour alto et violoncelle, plaisamment sous-titré « Duo avec deux lorgnons obligés » par le compositeur lui-même : il fait ainsi allusion au fait que lui-même (qui tenait la partie d’alto) et le dédicataire, le baron Smeskall von Domanowecz – violoncelliste amateur – dussent tous deux porter des besicles pour le jouer ! En cette année 1796, Beethoven n’est peut-être pas encore le rebelle sanguin qu’il deviendra plus tard ; voici donc un ouvrage aimable, mutin même, même s’il ne manque pas de profondeur musicale.
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Classique - Paru le 8 juillet 2002 | Hyperion

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles du Monde de la Musique - 10 de Répertoire
The Lake in the Mountains - Six Studies in English Folksong - Phantasy Quintet - Sonate pour violon en la mineur - Quatuor à cordes n° 2 / The Nash Ensemble La Sonate pour violon et piano de Vaughan Williams est l’œuvre d’un bonhomme de 80 ans. Et cela ne sent vraiment pas la musique fatiguée ; un peu désabusée, peut-être, mais qui ne le serait pas... Plus on écoute sa musique, plus on conçoit combien elle est personnelle et géniale. Le troisième mouvement, un thème à variations, explore les tréfonds de l’âme du compositeur pour finir sur une immense plage de sérénité. Le Second quatuor a été inspiré par l’altiste du quatuor Menges, une jeune (et jolie ?) personne qui faisait partie de ce cercle que Vaughan Williams appelait ses “nièces honoraires” pendant qu’elles l’appelaient “Oncle Ralph”. Sur la partition dédicacée à ladite altiste, Tonton Ralph indique qu’elle devra le payer “1000 baisers”. Je n’en sais pas plus, désolé. Bisous ou pas, l’alto est vraiment le pivot de cette œuvre étonnante dont le mouvement lent doit être joué sans vibrato : le résultat sonore est épatant, et n’est pas sans évoquer la magnifique Fantaisie Tallis.
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Musique de chambre - Paru le 8 février 2007 | Hyperion

Livret
Métamorphoses - Quatuor pour piano, op.13 - Prélude du Capriccio, op.85 / The Nash Ensemble Comment métamorphoser des Métamorphoses pour 21 musiciens en Métamorphoses pour 7 musiciens ? Elémentaire, mon cher Watson : il suffit de savoir que la version pour 7 cordes est en réalité la première que Strauss avait établie ! Certes, il n’est pas certain qu’il ne s’agissait pas là d’une version de travail ; la partition n’a été retrouvée qu’en 1990 et le violoncelliste du Sextuor à cordes de Vienne, Rudolf Leopold, en a remanié la fin, afin qu’elle corresponde à la version définitive pour 21 instruments. C’est donc en quelque sorte la mouture originale avec le contenu formel de la mouture ultime !     Ce que la partition perd en texture, elle le gagne en transparence, un peu comme La Nuit transfigurée de Schönberg que l’on peut jouer à l’orchestre à cordes ou au sextuor, quand bien même dans le cas de Strauss, il y a réelle redistribution sur un grand nombre de voix différentes. Mais quoi qu’il en soit, c’est bien du vrai et du grand Strauss que voilà.     Plus ancien, le Quatuor avec piano fut écrit… 60 ans plus tôt, en 1885. Mesurez l’abîme, comme disait Victor Hugo à un tout autre sujet. La juxtaposition avec les Métamorphoses ne manque pas de sel, car son écriture est dans le style de Brahms. Enfin, on finit avec le délicieux Prélude de Capriccio, un petit bijou d’écriture conçu pour sextuor à cordes. Le Strauss le plus viennois et le plus léger qui soit, quand bien même l’on était en 1940…
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Classique - Paru le 2 avril 2001 | Hyperion

Livret
Quintette pour piano et cordes - Sonate pour violon / The Nash Ensemble
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Quintettes - Paru le 20 janvier 2009 | Hyperion

Livret
Quintettes à cordes op.4 & 29 / The Nash Ensemble (Marianne Thorsen & Malin Broman, violons - Lawrence Power & Philip Dukes, altos - Paul Watkins, violoncelle) Il est certain que ces deux quintettes n’appartiennent pas encore à l’avant-garde beethovenienne, qui suit ici les traces de Haydn bien plus que celles de Mozart, dans ce qu’il est convenu [par qui ? mais c’est marqué dans le livret, alors je l’ânonne bêtement sans réfléchir, qu’on se le dise] d’appeler sa « première période ».     Le Quintette en mi bémol de 1795 reprend les accents d’un octuor à vents plus ancien, datant de 1792, avec suffisamment de modifications pour que l’on puisse le considérer comme une œuvre nouvelle. Il est même étonnant que le langage initial pour vents ait été si magistralement transféré aux cordes, à telle enseigne que l’on n’imagine jamais l’origine venteuse de l’ouvrage. Par ailleurs, la remarque un peu méchante de Beethoven qui, en 1793, affirmait n’avoir rien appris avec Haydn, est ici réduite à zéro ! Haydn pointe le bout de son nez à tout bout de champ, l’évidence est évidemment évidente.     En revanche, le Quintette en ut majeur de 1801, c’est une autre paire de manches. Ecrit ab ovo pour quintette à cordes – l’unique œuvre de cette formation chez Beethoven – présente un peu la tête de Janus : un visage vers le passé, vers Haydn encore et toujours, mais aussi un visage résolument tourné vers Schubert. Bref, c’est le Beethoven d’essence orchestrale, dans une écriture généreuse et hardie, tour à tour tendre et rageuse, toujours surprenante. Allez savoir pourquoi cette œuvre n’est jamais donnée en concert…
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Classique - Paru le 23 mars 2012 | Hyperion

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
On ne présente plus le Nash Ensemble, qui est à l'origine d'une discographie aussi foisonnante que passionnante chez Hyperion, dans la musique anglaise (Britten, Warlock, Elgar, Bliss, Bax, Arnold, Walton, Vaughan Williams...), mais aussi Mozart, Beethoven, Fauré, Brahms, Dvorak... Ils présentent pour la première fois un album consacré à la musique de chambre de Joaquin Turina. Les mélodies colorées et les rythmes envoûtants de l'héritage sévillan se mêlent à une quelques teintes françaises qui rappellent Debussy, dans ces partitions superbement interprétées par les musiciens. Un coup de coeur ! Quatuor avec piano, op.67 - Sonate pour violon n°2, op.82 - Escena andaluza, op.7 - Trio avec piano n°1, op.35 - La oración del torero, op.34 / The Nash Ensemble On ne présente plus le Nash Ensemble, qui est à l'origine d'une discographie aussi foisonnante que passionnante chez Hyperion, dans la musique anglaise (Britten, Warlock, Elgar, Bliss, Bax, Arnold, Walton, Vaughan Williams...), mais aussi Mozart, Beethoven, Fauré, Brahms, Dvorak... Ils présentent pour la première fois un album consacré à la musique de chambre de Joaquin Turina. Les mélodies colorées et les rythmes envoûtants de l'héritage sévillan se mêlent à une quelques teintes françaises qui rappellent Debussy, dans ces partitions superbement interprétées par les musiciens. Un coup de coeur !
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Classique - Paru le 24 avril 2012 | Hyperion

Livret
Parmi les pièces de musique de chambre tardives de Schumann, certaines écrites entre 1849 et 1853 pour des instruments spécifiques font l'objet de ce nouvel album du Nash Ensemble. Ces petites pièces exquises remaniées par Schumann souvent pour des raisons financières, sont présentées ici dans leur instrumentation d'origine, de la délicieuse Fantasiestücke pour clarinette à la féérique Märchenbilder pour alto et piano, interprétée par l'altiste Lawrence Power. Les timbres sur lesquels Schumann a modelé son travail de composition ressortent ainsi avec d'autant plus d'évidence et de profondeur. Une révélation ! Adagio & Allegro, op.70 - Märchenbilder, op.113 - Fantasiestücke, op.73 - Märchenerzählungen, op.132 - Romanzen, op.94 - Sonate pour violon, op.105 / The Nash Ensemble Parmi les pièces de musique de chambre tardives de Schumann, certaines écrites entre 1849 et 1853 pour des instruments spécifiques font l'objet de ce nouvel album du Nash Ensemble. Ces petites pièces exquises remaniées par Schumann souvent pour des raisons financières, sont présentées ici dans leur instrumentation d'origine, de la délicieuse Fantasiestücke pour clarinette à la féérique Märchenbilder pour alto et piano, interprétée par l'altiste Lawrence Power. Les timbres sur lesquels Schumann a modelé son travail de composition ressortent ainsi avec d'autant plus d'évidence et de profondeur. Une révélation !
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Classique - Paru le 22 janvier 2013 | Hyperion

Livret Distinctions 4 étoiles Classica - La Clef RESMUSICA
Le Nash Ensemble organisait en 2010 un week-end spécial autour de la thématique du camp de Theresienstadt. Concerts, films, tables rondes et expositions ont permis d'examiner la vie culturelle extraordinaire dans ce camp mis en place par les nazis en 1941, où l'intelligentsia de juifs tchèques fut détenue avant d'être emmenée dans les camps de concentration. Cet album de musique de chambre est le reflet de cet évènement, en hommage à quatre compositeurs qui furent tués à Auschwitz. Au programme la suite de l'opéra Brundibar de Hans Krasa qui donne son titre à l'album, mais aussi des pièces de Viktor Ullmann, Gideon Klein et Pavel Haas. Ouvres de Krasa, Ullmann, Klein & Haas / The Nash Ensemble Le Nash Ensemble organisait en 2010 un week-end spécial autour de la thématique du camp de Theresienstadt. Concerts, films, tables rondes et expositions ont permis d'examiner la vie culturelle extraordinaire dans ce camp mis en place par les nazis en 1941, où l'intelligentsia de juifs tchèques fut détenue avant d'être emmenée dans les camps de concentration. Cet album de musique de chambre est le reflet de cet évènement, en hommage à quatre compositeurs qui furent tués à Auschwitz. Au programme la suite de l'opéra Brundibar de Hans Krasa qui donne son titre à l'album, mais aussi des pièces de Viktor Ullmann, Gideon Klein et Pavel Haas.
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Classique - Paru le 2 avril 2001 | Hyperion

Livret Distinctions 10 de Répertoire
Nonette pour flûte, hautbois, clarinette, quatuor à cordes, contrebasse & harpe - Quintette pour hautbois & cordes - Trio élégiaque pour flûte, alto & harpe - Sonate pour clarinette & piano - Quintette pour harpe & cordes / The Nash Ensemble
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Classique - Paru le 9 avril 2001 | Hyperion

Livret Distinctions Choc du Monde de la Musique
Sir William Walton : Façade (Divertissement) - Constant Lambert : Suite de la musique de scène de Salomé / Eleanor Bron & Richard Stilgoe, récitants - The Nash Ensemble, dir. David Lloyd-Jones Voici un nouvel enregistrement intégral (33 numéros) de Façade, cet ouvrage unique et fascinant — œuvre de divertissement — qui apporta à Walton la célébrité aux débuts des années 1920, époque où cette musique peu conventionnelle était au goût du jour. William Walton n’a que 19 ans lorsqu’il la compose. Sa musique est avant tout nationale, très britannique dans l’âme. Le disque est complété par une suite, enregistrée pour la première fois, du compositeur, musicologue et chef anglais Constant Lambert, l’un des musiciens les plus doués de sa génération mais dont la créativité de compositeur fut supplantée par celle de chef d’orchestre. Le Nash Ensemble et David Lloyd-Jones en sont les interprètes rêvés, et les deux récitants, Eleanor Bron et Richard Stilgoe, deux célébrités de la scène et de la télévision anglaises, sont remarquables dans leur rôle difficile.