Sviatoslav RICHTER (20 mars 1915 - 1er août 1997)
piano
"Idiosyncratique, peu sophistiqué, héroïque, réservé, virtuose et avant tout profondément énigmatique, Sviatoslav Richter est l'un des artistes récréatifs les plus géniaux de tous les temps."
BRYCE MORRISON
Sviatoslav Teofilovitch Richter né à Jitomir (Ukraine) le 20 mars 1915 et mort à Moscou le 1er août 1997, était un pianiste russe.Richter commença l'étude du piano en autodidacte et avec son
père, organiste et pianiste d'origine allemande1, avant d'entrer au Conservatoire de Moscou pour étudier avec le professeur Heinrich Neuhaus. Il s'affranchira des contraintes staliniennes de
l'éducation soviétique en menant un apprentissage musical marginal. À partir de l'âge de 25 ans, il choisira dans le répertoire les œuvres qu'il jouera toute sa vie durant. Il ne s'écartera
jamais de cet esprit et de cette exigence, ce qui lui permit d'aborder un nombre impressionnant de partitions (836 œuvres). Ami de Prokofiev, il crée les sonates pour piano 6, 7 et 9 dont la
dernière lui est dédiée. La puissance de ses interprétations réside dans l'énergie qu'il peut y mettre et dans son respect presque mystique des compositeurs qu'il interprète. Son répertoire
touche à l'ensemble de la littérature pour piano, mais il se montre particulièrement remarquable dans ses interprétations de Rachmaninov, de Prokofiev, de Ravel, de Chopin et de Beethoven et
paradoxalement de Schubert, faisant ressortir chez ce dernier une profondeur insondable (dans les deux premiers mouvements de la sonate D.960 par exemple). Il préférait Haydn à Mozart. Divers
exemples de ses interprétations sont cités dans le documentaire de Bruno Monsaingeon: Richter l'insoumis.
Longtemps retenu en Union Soviétique par le pouvoir communiste, il fut le dernier des grands artistes russes de son époque à être autorisé à se produire à l'étranger. Un de ses défenseurs fut
Emil Gilels, un autre élève de Neuhaus, qui après un triomphe aux États-Unis déclara aux journalistes "Attendez seulement d'entendre Richter!".
Il ne sera autorisé à se produire à l'Ouest qu'en mai 1960 à Helsinki. Il connaîtra ensuite la célébrité à l'Ouest après une tournée triomphale aux États-Unis fin 1960, mais rapidement il
fonctionna en dehors du système en donnant des concerts là où cela l'inspirait. Son style de vie refusait toute médiatisation. Certains se sont risqués à dire que le piano a été dominé par trois
personnages : Beethoven, Liszt et Richter... Un film a été réalisé sur le pianiste par Bruno Monsaingeon : Richter l'insoumis. Artiste relativement secret, Richter a cependant publié des carnets
et souvenirs, encouragé par le réalisateur Bruno Monsaingeon : Richter - Écrits, conversations. Source : wikipédia.