Starboard Silent Side, Starboard Silent Side, Starboard Silent Side
Prononcez leur nom trois fois lentement, Écoutez les fantômes siffler dans le vent, Le va et vient des vagues, le chant des baleines Les rumeurs, les murmures obscurs et obscènes.
Tout ce bruissement prisonnier de vos songes, toute cette vérité Vous rappelant chaque matin combien le silence est hanté
La procession approche, résonne dans la nuit Attise vos oreilles s'épaissit en un bruit Un son sec et ample oscille sauvage Vers le vide bleuâtre de ce vaste paysage
La patine de l'âge a verni leurs instruments Ils s'exhibent nus aux yeux espiègles Sans jamais enfreindre les règles A toujours vouloir jouer éperdument
Une torche éclaire le repaire d'une lueur fauve Lorsqu'apparaissent divinement sous l'alcôve Cinq troubadours cinq nomades cinq pirates Étalant leurs ombres troubles sur cette toile écarlate
Des chants s'indignent à haute voix Un violon ivre titube et tournoie Tel ce sentiment rare et étrange D'une noble mélancolie qui dérange
Naissent guitares batterie et contrebasse Les mots venimeux qui s'abattent sans trêve Sur nos épaules voûtées par la masse De ne plus nous souvenir de nos rêves
Les voilà rentrés dans leur transe Ce rituel, ce folklore, cette danse Ils nous invitent toujours et encore A les suivre aveuglément à tribord
Aussi volatile que le silence ils partent Vers les étoiles d'une autre carte