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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2004 | Alia Vox

Distinctions Diapason d'or - Recommandé par Répertoire - 4F de Télérama
Sibylle Majorquine - Sibylle Valencienne / Montserrat Figueras, chant - La Capella Reial de Catalunya, dir. & lira Jordi Savall D'origine mystérieuse et totalement inclassable à l'aube du nouveau millénaire, avec ce nom qui évoque l'antiquité et la nuit des temps, les chants de la Sibylle ont été, sous des formes nombreuses, très présents dans la liturgie de la Péninsule Ibérique. Après une première Sibylle publiée en 1989 et dont le CD s'est mondialement vendu à plus de 60 000 exemplaires, Montserrat Figueras et Jordi Savall ont choisi d'enregistrer une version majorquine, la seule qui ait subsistée jusqu'à aujourd'hui, et une version valencienne proche de la catalane. Le chant de la Sibylle est une alchimie et un dialogue incantatoire qui reste prémonitoire, prophétique et fascinant. Des voix méditerranéennes envoutantes et lumineuses dans le chant de la Sibylle et le chant grégorien convoquent une écoute hors du temps. D'une étonnante modernité, ces chants mélismatiques favorisent la méditation créant une atmosphère de paix intérieure et apportant un message d'amour et d'espoir. Version SACD : AVSA9806 Lire le dossier sur Montserrat Figueras et la Sibylle
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2001 | Alia Vox

Distinctions Diapason d'or - 10 de Répertoire - Recommandé par Classica - Joker de Crescendo
Recueil de chansons sacrées et profanes du XVe siècle, jouées à la cour du roi Alfonso V El Magnanim / La Capella Reial de Catalunya, dir. Jordi Savall Ce chansonnier du Roi espagnol Alfonso V Le Magnanime (v. 1396 - Naples 1458), retrouvé à Montecassino, est une collection de chansons religieuses et profanes (en français, latin, espagnol, catalan et italien) empreintes de l'influence italienne ; elles étaient interprétées principalement à sa brillante Cour de Naples qui appartenait alors au Royaume d'Espagne.
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Classique - Paru le 25 janvier 2010 | Alia Vox

Livret Distinctions Choc de Classica - Prise de Son d'Exception
Après Jerusalem, Alia Vox nous propose son projet autour de la tragédie cathare. The Forgotten Kingdom (Le Royaume oublié) retrace l’histoire du catharisme, de son apparition au moment de l’essor de l’Occitanie jusqu’à la diaspora catalane cinq siècles plus tard, en passant par la croisade importante contre les Albigeois… Le Royaume oublié retrace l’histoire du catharisme, de son apparition au moment de l’essor de l’Occitanie jusqu’à la diaspora catalane cinq siècles plus tard, en passant par la croisade importante contre les Albigeois. Passionnant! LE ROYAUME OUBLIÉ. LA TRAGÉDIE CATHARE      Le Royaume Oublié se réfère d'abord au "royaume de Dieu" ou "le royaume des cieux", si cher aux cathares, qui est promis à tous les bons chrétiens depuis la venue du Christ, mais aussi dans notre projet, il nous rappelle l'ancienne civilisation oubliée de l'Occitanie. Cette ancienne "Provincia Narbonensis" terre de vieille civilisation où les Romains ont laissé leur empreinte, et que Dante définit comme "le pais où on parla la langue d'Oc», mérite encore tout juste dix mots, dans le dictionnaire "Le Petit Robert 2" de 1994, avec la brève explication; n.f. Auxitans Provincia. Un des noms des pays de langue d'oc au Moyen Âge. Comme le signale Manuel Forcano dans son intéressant article Occitanie ; Miroir de Al Andalus et refuge de Sépharade, "l'Occitanie fut déjà à partir d'époques très anciennes et jusqu'au Moyen âge, un territoire ouvert à toutes sortes d'influences, une frontière très perméable de populations et d'idées, un délicat creuset où confluent les savoirs, les musiques et les poèmes provenant du sud, de l'Al Andalus sage et sophistiqué, ainsi que du nord, de France et d'Europe, et de l'est, d'Italie et jusqu'aux Balkans et à l'exotique Byzance". Toutes ces diverses influences en font l'un des centres les plus actifs de la culture romane, un pays d'une intense activité intellectuelle et possédant un degré de tolérance rare, pour l'époque médiévale. Ce n'est pas étrange que l'amour udri des arabes ait inspiré la poésie et la fin'amor des trobairitz et troubadours. Ce n'est pas étrange non plus que la kabbale prenne naissance entre ses communautés juives. Ce n'est donc pas étrange que ses chrétiens proposent et discutent des modèles d'Église différents, celle des bons homes ou catharisme et celle du clergé catholique.      Le Catharisme est l'une des plus anciennes et plus importantes croyances chrétiennes, qui se différencie de la doctrine de l'Eglise officielle par sa certitude en l'existence de deux principes coéternels, celui du Bien et celui du Mal. Dès les premiers temps du christianisme, le terme d'hérésie (qui vient du grec hairesis "opinion particulière") fut appliqué aux interprétations différentes de celles reconnues par l'Église officielle. Comme le souligne si clairement Pilar Jiménez Sánchez, dans son article "Origines et expansion des Catharismes", même si l'on pensa d'abord que ces croyances dissidentes qui apparurent à l'approche de l'an mille, étaient originaires de l'orient (Bulgarie), il est évident qu'elles se développèrent d'une manière tout à fait naturelle à partir des nombreuses controverses théologiques ayant déjà eu cours en Occident dès le IXe siècle. Elles s'installèrent en force dans beaucoup de villes et de villages de l'Occitanie qui avait une façon de vivre très personnelle et qui trouva son épanouissement dans l'art des troubadours. L'extraordinaire richesse musicale et poétique de cette culture "troubadouresque" qui s'étale durant ces XIIe et XIIIe siècles, représente un des moments historiques et musicaux les plus remarquables dans le développement de la civilisation occidentale. Époque riche d'échanges et de transformations créatives, mais pleine aussi de bouleversements et d'intolérance, elle a souffert d'une terrible amnésie historique, dûe en partie à des évènements tragiques liés à la croisade et à la persécution implacable de tous les cathares d'Occitanie. C'est en fin de compte une véritable "Tragédie cathare", que déclenche la terrible Croisade contre les Albigeois.      "Parmi tous les événements, toutes les péripéties politiques qui se sont développés en notre pays (alors le pays d'Oc) au cours du Moyen Âge, un seul suscite aujourd'hui des passions encore violentes : c'est la croisade que le pape Innocent III lança en 1208 contre les hérétiques qui prospéraient dans le Sud du royaume (alors l'Occitanie) et que l'on désignait par le nom d'Albigeois. Si le souvenir de cette entreprise militaire demeure aussi vif après huit siècles, – disait Georges Duby – c'est qu'il touche à deux cordes de notre temps fort sensibles : l'esprit de tolérance et le sentiment national". Le caractère à la fois religieux et politique marqua cette tragédie commencée par une croisade mais suivie par une véritable guerre de conquête embrasant l'actuel Languedoc et les régions voisines, provoquant une rébellion générale. Catholiques et hérétiques combattant alors au coude à coude, l'Occitanie finalement libérée de l'envahisseur mais exsangue, tomba comme un fruit mûr entre les mains du roi de France. Comme le remarque si bien Georges Bordonove "ce fut une véritable guerre de Sécession – la nôtre – ponctuée de victoires, de défaites, de retournements de situations incroyables, de sièges innombrables, de massacres sans excuse, de pendaisons, de bûchers monstrueux, avec çà et là, des gestes trop rares de générosité. Une résistance qui, pareille au phénix, renaissait inlassablement de ses cendres, jusqu'à l'approche d'un long crépuscule, au terme duquel s'alluma soudain l'autodafé de Montségur. Les derniers Parfaits (prêtres cathares) vécurent dès lors dans la clandestinité, avant d'être capturés un à un et de périr sur les bûchers. Les faidits (seigneurs dépossédés) rentrèrent dans le néant. Un nouvel ordre fut instauré, celui des rois de France".      Ce projet n'aurait pas pu se réaliser sans les nombreux travaux de recherche réalisés par les historiens et chercheurs spécialisés comme Michel Roquebert, auteur de "L'''épopée cathare" le grand René Nelli et Georges Bordonove, parmi tant d'autres, et pour la musique et les textes des troubadours les maîtres Friedrich Gennrich, Martin de Riquer et le regretté Francesc Noy qui dès 1976 nous introduisit magistralement, Montserrat Figueras et moi-même, dans le monde des trobairitz durant la préparation de l'enregistrement réalisé pour la collection Réflexe d'EMI Electrola. Plus récemment, c'est surtout grâce aux travaux, conversations, discussions et surtout grâce à l'aide et la disponibilité généreuse et essentielle d'Anne Brenon, Antoni Dalmau, Francesco Zambon, Martin Alvira Cabrer, Pilar Jiménez Sánchez, Manuel Forcano, Sergi Grau et Anna Maria Mussons (pour la prononciation de l'occitan) que ce projet a pu aboutir. C'est pourquoi nous tenons à les remercier tous de tout coeur. Leur profond savoir et leur sensibilité, leurs livres érudits et leurs thèses éclairées ont été et continueront d'être une source inépuisable de réflexion, de connaissance et d'inspiration constante. Grâce à leur travail minutieux et exhaustif, nous pouvons aussi contribuer avec ce petit mais intense tribut au réveil de cette mémoire historique occitane et cathare qui nous est si chère, à travers la beauté et l'émotion de la musique et de la poésie de tous ces Sirventès, Chansons, ou Plaintes qui, aujourd'hui encore, nous interpellent avec tant de force et de tendresse. C'est avec éloquence qu'ils soutiennent et soulignent le discours toujours émouvant de quelques-uns des poètes et musiciens les plus remarquables, qui furent les témoins directs (et parfois aussi des victimes indirectes) des événements liés à l'époque dorée de la culture occitane et en même temps à la naissance, au développement et à l'éradication brutale et impitoyable de cette très ancienne croyance chrétienne.      Grâce à la capacité d'improvisation et de fantaisie, grâce à l'effort, la patience et la résistance (ces nuits interminables !) de toute l'équipe de chanteurs, avec Montserrat Figueras, Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluís Vilamajó, Furio Zanasi, Daniele Carnovich et ceux de La Capella Reial de Catalunya, et des instrumentistes, avec Andrew Lawrence-King, Pierre Hamon, Michaël Grébil, Haïg Sarikouyomdjian, Nedyalko Nedyalkov, Driss el Maloumi, Pedro Estevan, Dimitri Psonis, et les autres membres d'Hespèrion XXI, sans oublier les récitants Gérard Gouiran et René Zosso, nous entrerons en profondeur dans cette tragique mais toujours merveilleuse aventure musicale occitane et cathare. En sept grands chapitres, nous passerons, à travers plus de cinq siècles, des origines du catharisme, à l'essor de l'Occitanie, de l'expansion du catharisme à l'affrontement de la croisade contre les Albigeois et à l'instauration de l'inquisition, de la persécution des cathares à l'élimination du catharisme, de la Diaspora vers l'Italie, la Catalogne et la Castille à la fin des Cathares orientaux avec la prise de Constantinople et de la Bosnie par les troupes ottomanes. Les nombreuses et souvent extraordinaires sources historiques, documentaires, musicales, littéraires nous permettent d'illustrer les principaux moments de cette histoire émouvante et tragique. Les textes bouleversants ou très critiques des troubadours et des chroniqueurs de l'époque seront notre fil conducteur et spécialement l'extraordinaire "Chanson de la croisade Albigeoise" en forme de chanson de geste, avec près de 10.000 vers, conservée dans un seul manuscrit complet à la Bibliothèque Nationale de France. Ce manuscrit qui avait appartenu à Mazarin était devenu au XVIIIe siècle la propriété d'un conseiller de Louis XV. C'est chez lui qu'un des premiers médiévistes, La Curne de Sainte-Palaye, en fit une copie afin de pouvoir l'étudier et de la faire connaître.      Les principaux textes à chanter que nous avons sélectionnés, a part les quatre fragments de la « Chanson de la Croisade albigeoise », l'ont d'abord été pour l'intérêt du poème et de la musique puis spécialement pour leur relation avec les différents moments historiques. Il faut citer le "premier" troubadour, Guilhem de Peitieu, et la "première" trobairitz, Condesa de Dia, et bien sûr les autres merveilleux troubadours comme Pèire Vidal, Raimon de Miraval, Guilhem Augier Novella, Pèire Cardenal, Guilhem Montanhagol et Ghilhem Figueira. Pour les chansons sans musique, nous avons utilisé le procédé de l'emprunt de mélodies d'autres auteurs comme Bernat de Ventadorn, Guiraut de Borneilh, et d'autres auteurs anonymes, ce procédé étant une coutume très répandue dans la poésie médiévale, ce que l'on ignore parfois aujourd'hui. Sur les 2542 œuvres des troubadours qui nous sont parvenues, 514 sont certainement, et 70 autres probablement, des imitations ou des parodies. Entre les 236 mélodies conservées des 43 troubadours qui nous sont connus, il n'y a qu'une seule A chantar m'er de so q'ieu no voldria, qui soit d'une trobairitz, la mystérieuse Condesa de Dia.      Pour les textes plus anciens et plus modernes, nous avons choisi ceux des manuscrits de ces différentes époques ayant aussi une relation très directe avec les moments historiques importants ; comme le Planctus Mentem meam pour la mort de Raimon Berenguer IV, ou la Lamentatio Sancta Eclesia Constantinopolitanæ de Guillaume Dufay. Etant donnée l'importance de l'Apocalypse de Saint Jean, deux moments sont particulièrement essentiels : la merveilleuse Sybille Occitane d'un troubadour anonyme, réalisée dans le style d'improvisation que nous croyons approprié à ce chant si dramatique et le plus conventuel, Audi pontus, audi tellus basée sur une citation de l'Apocalypse selon l'Evangile Cathare du Pseudo-Jean (V.4). Deux des autres problèmes majeurs dans l'illustration musicale de cette grande tragédie étaient d'abord de imaginer comment illustrer les célébrations et les rituels cathares et aussi de quelle manière symboliser musicalement les terribles et nombreux bûchers d'hérétiques présumés qu'on ne pouvait pas ignorer ni oublier. Pour le rituel cathare la base est la récitation de tous les textes en occitan et une très ancienne forme de plain chant pour les textes en latin. Tandis que pour les références aux bûchers, il nous a semblé plus touchant et plus dramatique de mélanger la fragilité des improvisations faites par les instruments à vent d'origine oriental comme le duduk et le kaval, symbolisant l'esprit des victimes, en opposition et en contraste avec la présence menaçante et très angoissante des roulements de tambours, qui en ces époques étaient, le plus souvent, l'accompagnement obligé des exécutions publiques. Après la fin des derniers Cathares d'Occitanie, nous nous rappelons aussi d'une terrible exécution, celle de Jeanne La Pucelle morte à 19 ans par le feu des inquisiteurs implacables.      La terrible amnésie des hommes est certainement l'une des principales causes de leur incapacité à apprendre de l'histoire. L'invasion de l'Occitanie et spécialement le massacre du 22 juillet 1209 des 20.000 habitants de Béziers, sous prétexte de la présence des 230 hérétiques, que le conseil de la ville refuse de livrer aux troupes des croisés, nous rappelle dramatiquement les équivalents dans les temps modernes, avec le début de la guerre civile espagnole en 1936, par l'armée de Franco, avec l'excuse du péril communiste et la division de l'Espagne, les invasions en 1939 de la Tchécoslovaquie avec l'excuse des Sudètes, ou de la Pologne avec la question de Dantzig, par les troupes allemandes d'Hitler. Plus récemment nous avons les guerres du Vietnam (1958-1975), de l'Afghanistan (2001) en réaction aux attentats du 11 septembre et de l'Irak (2003) avec l'excuse des armes de destruction massive. De même que dans les lois établies par le Pape Innocent IV dans sa bulle sur la torture Ad Exstirpanda de 1252, il y a déjà toutes les méthodes d'accusation, sans défense possible, – qui sont aujourd'hui encore en vigueur à Guantanamo – et autorise la torture afin d'extirper aux hérétiques toutes leurs informations, comme c'est le cas dans d'autres pays aux régimes dictatoriaux ou peu scrupuleux sur les droits des accusés. On punissait aussi les accusés d'hérésie et sans jugement, en détruisant leur maison et jusqu'au fondements, procédé qu'il est aussi utilisée aujourd'hui contre les maisons des terroristes palestiniens. Le mal absolu est toujours, celui que l'homme inflige à l'homme. C'est pourquoi nous croyons avec François Cheng que "nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l'univers vivant : d'un côté le mal ; et de l'autre la beauté. Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté." Huit siècles ont passé, et le souvenir de cette croisade contre les Albigeois ne s'est pas effacé. Il éveille encore le chagrin et la pitié. Au delà des mythes et des légendes, la destruction de la mémoire de cette formidable civilisation qui était celle du pais d'oc, devenu alors un véritable royaume oublié, la terrible tragédie des Cathares ou "bons hommes" et le témoignage qu'ils ont donné de leur foi, méritent tout notre respect et tout notre effort de mémoire historique. JORDI SAVALL Bellaterra, 3 octobre 2009
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 27 février 2012 | Alia Vox

Livret Distinctions Diapason d'or - The Absolute Sound: Best New Releases Of The Year
Sous la forme d'un double album, puisant au sein des nombreux enregistrements réalisés sur Alia Vox, ou Astrée, voici l'hommage que rend Jordi Savall et son label Alia Vox à son épouse, Montserrat Figueras, immense artiste, "timbre si mélancolique et feulant, reconnaissable entre tous" (Renaud Machart). Un portrait magnifique, émouvant, qui incite à se plonger une nouvelle fois dans l'épopée discographique du couple Savall - Figueras. « Il ne suffit pas d'écouter la musique avec nos oreilles, nous devons l'écouter avec notre âme » (Montserrat Figueras) J'ai rencontré Montserrat pour la première fois au Printemps de 1961, je venais de finir une classe un peu décevante avec mon professeur de violoncelle au conservatoire (qui ne comprenait pas très bien pourquoi je m'entêtais à jouer les Suites de Bach à partir du fac-similé du manuscrit original), Montserrat était la prochaine élève qui attendait, et au moment de sortir, lorsque je passais à côté d'elle, en me voyant très déçu, elle m'encouragea avec de gentilles paroles susurrées à mon oreille : « Ne te décourage pas, tu joues très bien ». J'ai emporté avec moi toute l'émotion de cette première empreinte de sa voix chaleureuse, de cette touche personnelle d'un parfum très subtil mais inoubliable et surtout de son regard déjà si mystérieux pour une jeune fille de 18 ans. Hélas, j'étais bien trop occupé avec mon violoncelle et mes études au conservatoire, pour me distraire avec des aventures impossibles ! En effet, Montserrat me semblait telle une jeune déesse inaccessible car elle venait d'une ancienne famille de la haute bourgeoisie catalane et moi, fils d'une humble famille avec en plus, un père "rouge" et républicain, j'étais son opposé : un simple étudiant sans ressources, qui survivait grâce à une toute petite bourse d'études et un peu d'aide de ses parents. Mais trois années plus tard, cette rencontre s'avéra décisive pour notre futur. Enric Gispert, le directeur de l'ensemble de musique ancienne Ars Musicæ dans lequel Montserrat chantait, demanda si quelqu'un connaissait un bon musicien capable de s'atteler au travail de la viole de gambe, Montserrat s'empressa de dire qu'elle connaissait un excellent jeune violoncelliste qui pourrait bien être intéressé. Alors que je rentrais en train à Barcelone, du stage de musique baroque, tenu par le claveciniste Rafael Puyana à Saint-Jacques de Compostelle (août 1964), j'avais noté dans mon agenda « chercher une viole de gambe ». En arrivant à la maison, mes parents m'annoncèrent une merveilleuse coïncidence. Il fallait que je téléphone à quelqu'un tout de suite. J'appelle et n'en crois pas mes oreilles quand j'entends une voix me dire : « nous avons une viole de gambe pour vous, êtes-vous intéressé par l'étude de cet instrument ? ». Une année plus tard et après beaucoup d'heures de recherche et de travail en autodidacte, j'ai pu participer aux répétitions et aux enregistrements prévus avec l'ensemble vocal dans lequel Montserrat chantait et les autres musiciens de Ars Musicæ. Après deux années de merveilleuses expériences humaines et musicales, nous avons décidé de nous marier à la fin du printemps de 1967 et de commencer une nouvelle aventure ensemble. [...] Jordi Savall (Extrait du texte du livret) [...] Nous sommes ce que nous avons vécu et ce que nous aspirons à vivre. Notre existence atteint la plénitude de son sens lorsqu'elle est dominée par l'impétuosité de savourer le temps qui nous est imparti, de comprendre nos jours et d'en être les protagonistes et non de simples spectateurs. L'art est une porte ouverte pour mieux être, mieux sentir, pour pressentir ce qui nous relie au mystère, ce qui rehausse l'âme humaine et l'éloigne de ce qui n'est que survie. Plotin dans ses Ennéades nous parle du musicien comme d'un être « ému et transporté par la beauté ». Montserrat Figueras était de ces êtres-là. [...] Car la voix de Montserrat Figueras était comme une coloration, une mise en vibration du silence. Elle n'avait pas un timbre et une technique de "cantatrice", dans l'acception la plus courante du terme : le son, sans vibrato, n'était pas large mais portait loin, fendant d'un trait lisse et net les vastes acoustiques. Et ce timbre si mélancolique et feulant, reconnaissable entre tous, semblait glisser sur le silence. [...] Renaud Machard (Extrait du texte du livret)
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 25 mai 2010 | Alia Vox

Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Après un premier thème discographique Villancicos y Danzas Criollas, Jordi Savall nous invite à une nouvelle sélection de musiques de La Route du Nouveau Monde, interprétés dans une grande variété de rythmes et de mélodies, d’instruments anciens et populaires. Un extraordinaire mélange d’éléments hispaniques et créoles influencés par les traditions indigènes et africaines ! Tembembe Ensamble Continuo - La Capella Reial de Catalunya - Hespérion XXI - Jordi Savall, direction
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2006 | Alia Vox

Distinctions 5 de Diapason - 10 de Classica-Répertoire
Œuvres du "Codex de las Huelgas" (XIIIe s.), "Cordoba" (Xe s.), "Al Andalus" (XIIe s.), "Beatritz de Dia (XIIe s.)... / Montserrat Figueras, chant - Arianna Savall, sop. - Jordi Savall, lira, rebab & violes de gambes Dans cet enregistrement unique en son genre, Montserrat Figueras, en sept portraits couvrant sept siècles (900-1600), rend hommage à la femme en partant de ses sept aspects dans l'ancienne Hespérie, tout au long d'un voyage intérieur qu'elle présente en ces termes : « Lux Feminae est une « agora » musicale, un espace où, à partir de la musique, est invoquée la féminité : son message, sa force, sa souffrance, sa sacralité, sa lumière. Il s'agit de musiques et de textes concernant temporellement le Moyen Âge et la Renaissance, qui ont pour protagonistes des femmes appartenant au monde culturel hispanique qu'il soit de tradition chrétienne, juive ou musulmane, et qui montrent les différentes facettes du mythe riche et profond de l'univers féminin. Qu'elle soit auteur, sujet d'inspiration ou destinataire, la femme enrichit un patrimoine musical dont le parcours va du Chant de la Sybille, des jarchas, des poèmes arabo-andalous et des Cantigas d'Amigo jusqu'aux poèmes mystiques de Sainte-Thérèse de Jésus, aux berceuses populaires, aux saetas et aux romances séfarades.»     Ce disque permet de nous transporter hors du temps, de nous recueillir, de nous retrouver dans un monde de spiritualité, de mystère, d'harmonie, de méditation et de plénitude, d'intimisme et de lumière, où la femme est constamment sublimée. Montserrat Figueras a puisé dans le riche patrimoine musical de ces siècles pour illustrer les sept portraits de femmes (Femme antique, Femme nouvelle, Femme ludique, Femme mystique, Femme amante, Femme mère, Femme éplorée).
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2004 | Alia Vox

Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - 10 de Classica-Répertoire - Diapason d'or / Arte
Drame sacré pour la Fête de l'Assomption de la Vierge / Pièces de C. de Morales, J. Vasquez, T.L. de Victoria... / M. Figueras, A. Savall, Ll. Vilamajó, P. Bertin, F. Garrigosa, D. Carnovich - La Capella Reial de Catalunya, dir. Jordi Savall     Recréée par Jordi Savall, voici l'une des plus anciennes célébrations théâtrales médiévales sacrées. Chaque année, et ce depuis au moins 1523, voire probablement un bon demi-siècle avant, on célèbre à Elche le Mystère dédié à l’Assomption qui suit la Dormition de la Vierge. Elche (près d’Alicante, à 38°15 Nord - 0°43 Ouest pour les pinailleurs) a vu sa célébration rituelle et séculaire inscrite à la liste du Patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ladite célébration, qui a lieu tous les 14 et 15 août, recrée la dormition [ = le dernier sommeil de la Vierge Marie, au cours duquel a lieu l’assomption], l’assomption [l’enlèvement miraculeux de ladite personne au ciel par les anges] et le couronnement de Marie, mère de Jésus.     Il s’agit de l’unique ouvrage du genre qui soit représenté sans interruption depuis le Moyen Age, malgré les interdictions du Concile de Trente, sans parler d’autres événements historiques. Le théâtre religieux européen médiéval y est perpétué à travers un nombre considérable de notations (dont celles qui ont servi à l’Inquisition pour s’assurer qu’il n’y avait pas un hérétique prêt à cuire) ; la cérémonie prend sa source dans les récits traditionnels de ce que l’on a appelé les Evangiles apocryphes, diffusés à l’époque médiévale sous le nom de Légende dorée.     Les chants choisis sont des recréations historiquement inattaquables de mélodies du 15e siècle, tandis que les passages instrumentaux processionnels reprennent des fanfares ou des hymnes de Morales, Vasquez et Victoria, ou même des thèmes populaires anciens réharmonisés selon les modes de l’époque. Ajoutez à cela quelques sons de cloches et vous aurez devant les oreilles une reconstitution phénoménalement vivante et attachante de cette pièce de théâtre sacrée et populaire jouée depuis un demi millénaire.
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2002 | Alia Vox

Distinctions 4 étoiles du Monde de la Musique - Recommandé par Répertoire - Joker de Crescendo
Berceuses anon. (Andalousie, Maroc, Catalogne, P. de Majorque, Portugal) & de W. Byrd, G.G. Kapsberger, T. Merula, J. F. Reichardt, F. Schubert, M. Moussorgski, F. Garcia Lorca, A. Pärt (2 Berceuses), M. Reger, D. Milhaud / Hespèrion XXI - J. Savall, dir. Pour son premier album solo depuis deux ans, Montserrat Figueras revient avec la concrétisation d'un projet qui lui tenait à cour depuis de longues années : une anthologie de Berceuses de tous les temps et du monde entier. Projet totalement original, personnel, mûri depuis de nombreuses années et réalisé avec un luxe inouï de délicatesse et de raffinement sonore. Montserrat Figueras vous berce pendant plus d'une heure. Au fil du programme, vous irez de surprise en surprises en découvrant un superbe éventail de pièces, pour certaines totalement inédites ; ou vous en reconnaitrez d'autres, plus connues, à travers leurs métamorphoses ; un premier dialogue, un premier conte, un premier enseignement d'une tradition et d'une culture que l'enfant reçoit, reflet de la sensibilité, de la profondeur et de l'amour qui lui sont transmis dès sa naissance. "Ninna Nanna" vous emmène dans un voyage musical qui vous fait parcourir le bassin méditerranéen (Grèce, Israël, Maroc, Portugal, Espagne) et remonter jusqu'à la mer Baltique (Estonie) en passant par la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Russie. Un mélange de pièces traditionnelles, d'ouvres de grands compositeurs (Byrd, Falla, Milhaud, Moussorgski, etc.) ainsi que la découverte de deux créations d'Arvo Pärt, composées spécialement pour ce projet. L'accompagnement par les fidèles d'Hespèrion XXI est toujours juste et fin, et fait appel à quelques invités de marque dont Paul Badura-Skoda. Voici l'une des plus somptueuses surprises de l'année 2002.
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Classique - Paru le 1 janvier 2005 | Alia Vox

Distinctions 5 de Diapason - Cannes Classical Music Award
Romances & musiques de Don Quichotte de la Mancha (Idée originale et sélection de textes et musique de Jordi Savall - Dramaturgie et adaptation des textes de Manuel Forcano) / Récitants - Solistes de La Capella Reial De Catalunya - Hespèrion XXI - Dir. Jordi Savall " Là où il y a de la musique, il n'y a rien à craindre " (Don Quichotte de la Manche - Partie II, chapitre XXXIV) Hommage à Miguel de Cervantès : Poète et Musicien     Entre l’immense quantité d’éloges et d’hommages publiés à l’occasion du quatrième centenaire du Don Quichotte, rares seront ceux qui vont traiter en profondeur la dimension musicale de Miguel de Cervantès, et plus rares seront encore ceux qui se souviendront que sa grandeur littéraire ne lui servit pas davantage qu’à son héros sa grandeur d’âme. Comme c’est le cas aujourd’hui pour nos musiciens du passé, dont la mémoire reste emmurée en plein XXIe siècle par les couches successives du romantisme et du modernisme, Miguel de Cervantès ne fut pas seulement un grand incompris dans l’Espagne de son temps, mais il fut aussi maltraité et humilié par ses contemporains. Au milieu de tant de célébrations, il convient de le rappeler et en même temps de souligner la dimension musicale de son génie.     Seul un écrivain avec une excellente formation et une expérience musicale possédant, de plus, d’amples connaissances sur la pratique et la fonction même de la musique, sur le répertoire ancien et contemporain des romances, sur les chansons et les danses ainsi que sur les instruments musicaux en usage à son époque, pouvait être capable d’intégrer dans ses récits, tant d’informations si précises sur le fait musical quotidien. Pour Cervantès, la musique est toujours la forme la plus pure de l’expression des sentiments personnels. Les multiples sons, autant ceux de la musique que ceux du milieu ambiant, toujours décrits avec une grande profusion de détails, remplissent et animent la vie elle-même dans les moments de plus grande émotion. La musique peut être messagère de paix et de joie, de mélancolie et de tristesse, tout en étant capable d’enchanter et de fasciner, toujours grâce à la beauté et l’expressivité intrinsèques d’un chant éminemment intime et personnel. Associée aux romances, la musique nous transporte dans un monde merveilleux où notre mémoire historique et mythologique ancestrale, sert d’inspiration ou de prétexte pour comprendre ou supporter et finalement sublimer et dépasser les misères et les mésaventures quotidiennes. C’est pourquoi la musique est toujours un élément si essentiel dans le récit de Cervantès, car grâce à elle, nous pouvons accéder à une dimension magique qui va beaucoup plus loin que ce que les mots peuvent exprimer ou suggérer.     Si presque tous les grands romans sont, dans une large mesure, autobiographiques, il est probable que la propre vie de Cervantès ait servi également d’inspiration allégorique pour certains moments de Don Quichotte. De ce fait, il est permis d’imaginer Cervantès lui-même, accordant lui aussi sa vihuela et, « d’une voix un peu enrouée quoique juste », se mettant à chanter un romance pour oublier ses peines, car malgré le succès extraordinaire du Quichotte, surtout à l’étranger, cela ne lui évita pas de vivre dans des conditions très humbles, sans considération ni reconnaissance dans son propre pays, pour finalement mourir dans la misère.     Notre intérêt pour les musiques de Miguel de Cervantès remonte aux années 70, quand avec Montserrat Figueras, Hopkinson Smith, Ton Koopman et d’autres musiciens de l’ensemble Hespèrion XX, récemment fondé, nous avons préparé pour EMI l’enregistrement “Canciones y Danzas de España, en la Época de Miguel de Cervantes” (1977). Si dans ces années-là, nous avions sélectionné un échantillon varié du répertoire de Cervantès, dans l’édition actuelle des Romances y Músicas de Don Quijote, sont inclus toutes les chansons, romances, madrigaux et musiques cités et commentés par les différents personnages ou décrits dans les différentes situations de la narration, toujours reliés au texte correspondant, récité par divers narrateurs. De telle sorte qu’en les écoutant au moment précis de l’action narrative, leur force expressive et leur beauté évocatrice, nous permettent une approche neuve et émouvante de l’univers de notre cher Ingénieux Hidalgo.     Les musiques originales correspondant à une grande majorité de romances et de chansons, sont conservées dans les cancioneros (chansonniers), dans les publications (pour Vihuela de mano, pour harpe ou pour clavier) et dans les traités de l’époque. C’est ainsi que le dramatique romance de Don Beltrán sur la déroute de Roncevaux a pu être restauré à partir du plain chant utilisé par les vihuelistes et dans la magistrale version polyphonique de Juan Vásquez. Les musiques festives qui accueillent Don Quichotte à son arrivée à Barcelone, au son du Villano, sont interprétées par les flûtes, les chalemies et les tambours. Ou encore, le romance populaire des amours et aventures du Conde Claros a été recréé à partir de l’information succincte mais essentielle sur la mélodie qui est annotée en 1565 par Francisco Salinas dans son traité Musica Libri VII, ainsi qu’à partir des harmonisations et variations de Venegas de Henestrosa et des vihuelistes.     Dans tous les cas où l’on ne connaissait pas la musique, soit parce qu’aucune source historique n’existait, soit parce qu’il s’agissait d’œuvres nouvelles composées par Cervantès lui-même (numéros : 18, 22, 24 de la Première partie et 15, 19, 25 et 27 de la Deuxième partie), nous avons eu recours aux techniques du « contrafactum », si courant à l’époque. Ceci s’est fait en sélectionnant les musiques qui semblaient les plus appropriées et correspondaient à un caractère et une métrique poétiques identiques. Par exemple, l’amusant Vieux Romance de Lancelot a été récupéré à partir d’une ancienne mélodie séfarade, tandis que pour le Romance de Guarinos, on a utilisé la musique du Romance de Alburquerque (CMP 106). Pour le Romance del Llanto de Belerma, nous avons choisi l’intense et expressif lamento féminin El bien qu’estuve esperando de Sant Juan (CMP 68).     Toutes ces musiques ont été intégrées au contexte de la narration et sont interprétées selon la forme essentielle dans laquelle elles sont décrites : soit par des instruments déterminés tels que la vihuela, la harpe ou le rebec, ou par la voix seule ou accompagnée seulement par « ses propres soupirs » (II n°25). Les récits sont complétés et accompagnés par quelques pièces parmi les plus populaires de l’époque : Conde Claros, Guárdame las vacas, Pavanes et Gaillardes, présentées sous les différentes versions des vihuelistes, outre les commentaires instrumentaux ou les diverses introductions, improvisés par des instruments aussi variés que le Oud, la Vihuela de mano, la Harpe croisée, l’Orgue, ou le Clavecin, etc… La fin de notre héros est accompagnée par des fragments de Requiem : le Lacrimosa sous sa forme de plain-chant en faux bourdon et le sublime Pie Jesu (à 5 voix) de Cristóbal de Morales.     L’extraordinaire variété des thèmes et des caractères de toutes ces Romances y Músicas forme une attachante fresque poético-musicale qui nous apportent une lumière nouvelle sur un autre aspect de l’origine possible de la déraison de notre héros. Elle nous révèle, en même temps, l’énorme trésor musical que le génie de Miguel de Cervantès a englobé dans son roman Don Quichotte. À son époque, comme nous le rappelle Paloma Díaz-Mas, le romancero était un genre à la mode grâce à la diffusion que l’imprimerie avait fait de ces textes. Cette poésie à chanter était sur les lèvres de tous et Cervantès introduit dans son Quichotte d’anciens romances de tradition médiévale, mais qui sans aucun doute étaient connus du public du début du XVIIe siècle. Il y introduit aussi des romances nouveaux, composés pour l’occasion, qui sous la forme de chants, de proverbes ou de simples allusions, évoquent un monde qui, pour être connu de tous, n’en est pas moins suggestif et enchanteur. Avec cet enregistrement, ce matériel poétique et sonore ancien est récupéré d’un oubli injuste et incompréhensible et met en valeur un trésor musical jusqu’ici peu exploré et caché entre les pages de l’œuvre la plus universelle de la littérature castillane. Jordi Savall (Bellaterra, Eté 2005) © ALIA VOX 2005 – Reproduction interdite
9,99 €

Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2000 | Alia Vox

Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles du Monde de la Musique
Montserrat Figueras, soprano - Ton Koopman, clavecin - Hespèrion XXI, direction Jordi Savall Ce nouveau disque "Bataglie et Lamenti" célèbre une relation musicale unique, déjà légendaire, celle de Jordi Savall et Montserrat Figueras : vingt cinq ans de musique commune ! Disque précieux, donc, pour la beauté et la pureté de la voix de Montserrat Figueras. Pour une inspiration, un souffle musical commun. Pour une vision de l'Art partagée, vécue. Les pièces chantées contenues dans ce nouvel album Alia Vox furent enregistrées pour Archiv Production en 1981 mais ne furent pour ainsi dire jamais disponibles : c'était la fin du vinyl. Le Lamento d'Ariana est l'un des plus beaux enregistrements de Montserrat Figueras : il s'agit du fameux enregistrement de 1989, paru précédemment chez Auvidis. Les pièces instrumentales, quant à elles, ont été captées au cours des derniers mois.
14,99 €

Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 1999 | Alia Vox

Distinctions 5 de Diapason - 10 de Répertoire - Recommandé par Classica
Montserrat Figueras - Hespèrion XXI, dir. Jordi Savall Savant mélange que les romances et musiques sépharades présentées par Jordi Savall sur ces deux CD défiant toute classification : musique savante, populaire, traditionnelle ? Savante pour certaines, de par leur ancienneté, de par le fait qu'elles faisaient déjà partie de recueils - donc, musique écrite ; populaire, par le caractère d'improvisation pure de certains morceaux - mais de Bach à Duruflé, qui n'a improvisé ? ; traditionnelle, par une certaine utilisation de l'instrumentarium classique nord-africain ou médiéval espagnol. Quoi qu'il en soit, il en résulte une suite de musiques de grand charme, extraordinairement diverses : rien d'étonnant, si l'on considère les innombrables influences auxquelles ont été soumises les Juifs expulsés de terre en terre. Et si la langue dans laquelle chante Montserrat Figueras est bien l'espagnol (certes archaïque, teinté de catalan, grec, arabe ou turc), la musique puise ses sources dans les cultures bulgare, roumaine, serbocroate, bosniaque, italienne, grecque, turque, arabe d'Afrique du Nord, et naturellement espagnole. Excellent livret d'accompagnement, fort bien documenté.
9,99 €

Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 1998 | Alia Vox

Distinctions 5 de Diapason - 10 de Répertoire - Recommandé par Classica
Canciones y danzas de amor / Montserrat Figueras, soprano - Rolf Lislevand, luth Compositeur espagnol au caractère complexe et fascinant, José Marin est aussi guitariste et chanteur. On l'envoie à Rome. En 1644, il devient ténor de la chapelle du Monastère de l'Incarnation à Madrid. La haute societé madrilène (une véritable cour des miracles sous le règne des Habsbourg) était au 17° siècle accoutumée à toute sortes de scandales. D'après les chroniques, c'est dans cette Espagne que l'encore jeune José Marin est arrêté et fait l'objet d'accusations graves. Plus tard, en dépit de procès et condamnations, le même Madrid accueille un José Marin repenti, qui après quelques années d'exil et d'errance mène une vie qu'on peut qualifier d'exemplaire, jusqu'à sa mort en 1699. Le manuscrit qu'il laisse, Tonos Humanos est un recueil de 60 chansons sur des rythmes et danses de cette période écrites avec l'extraordinaire grâce et la grande richesse du plus pur Baroque Espagnol.
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 16 janvier 2012 | Alia Vox

Livret Distinctions Diapason d'or
2 SACD hybrid multichannel stereo - Enregistrements réalisés en la Chapelle de la Miséricorde (Bordeaux) en décembre 2009, en la Collégiale de Cardona (Catalogne) en novembre 2010, janvier et mai 2011 et à l’Abbaye de Fontfroide (France) en juillet 2011.
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 25 août 2009 | Alia Vox

Livret Distinctions Choc de Classica
    Dans la Grèce classique, la Sibylle est l’archétype de la prophétesse et de la prêtresse. Femme sage et véhicule des révélations divines, elle était à la fois le symbole de la femme archaïque qui réunissait un grand nombre des attributs qu’incarnaient dans l’antiquité les déesses-mères du Paléolithique, les Magna Mater d’orient et du monde classique gréco-romain, comme Isis, Ishtar, Déméter et Atargatis.     L’oracle de la sibylle d’Érythrée, qui annonça au IIe siècle a. J. C. l’arrivée d’un âge d’or de l’homme avec la naissance d’un enfant mis au monde par une vierge, va permettre au christianisme de récupérer cette figure, ainsi que l’oracle de la Sibylle, pour proclamer le message de la deuxième venue du Messie. La tradition qui consiste à célébrer le Chant de la Sibylle à Noël semble avoir son origine musicale aux IXe et Xe siècles (Saint-Martial de Limoges). Les visions apocalyptiques qu’il contient sont tragiques et déchirantes, mais la musique qui les accompagne est pleine d’harmonie et de magie: le début de chaque strophe, avec une intervalle de quinte ascendante, nous transporte à l’état d’écoute méditative d’un récit cosmique et sacré.     Le Chant de la Sibylle fut chanté pendant des siècles par la voix onirique d’un enfant, car les Pères de l’Église avaient interdit aux femmes de le faire à l’intérieur des temples, sauf dans les monastères de religieuses. Avec cette interdiction se perdait la présence prophétique de la figure féminine qui le proclamait. Le patriarcalisme de l’église arrachait ainsi aux femmes la possibilité de transmettre la parole divine. Grâce à ce chant millénaire, la lumière des sibylles – celle de Delphes, celle d’Érythrée, celle d’Hellespont, la Persique, la Libyque, la Cimmérienne, la Samienne, la Cumane, la Phrygienne et la Tiburtine – est toujours vivante en la voix et la figure féminines.     Aux sens de sagesse et de mysticisme de la sibylle vient s’en ajouter un autre qui est profondément actuel : le sens écologique. Le terrible message de la sibylle est dramatiquement présent, puisqu’il nous parle de la destruction du monde, de l’irrespect envers une nature qui disparaît, de la brutalité qui a porté l’homme à considérer que la nature est une machine. La douleur et la menace qui pèse sur la vie de la terre sont aujourd’hui plus prophétiques que jamais dans la voix de la sibylle.
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 1 janvier 2003 | Alia Vox

Distinctions Recommandé par Classica
L. de Vega, Anon., D. Ortiz, J. Vasquez, E. de Valderrábano, G. de Morata, A. de Cabezón, G. de la Vega, F. Guerrero, M. Machado, S. Aguilera de Heredia, J.B. de Castro, F. Correa de Arrauxo / Montserrat Figueras, chant - Hèsperion XX, dir. Jordi Savall Ces entremets du siècle d'or n'ont, certes, rien de culinaire, mais ils n'en sont pas moins succulents. Tous datent de l'époque que couvre la vie de l'auteur espagnol Félix Lope de Vega, dont la plupart des pièces intègrent des chansons ou des airs dont il écrivait parfois lui-même les paroles. Les compositeurs réunis sur ce disque ont tous été directement associés au théâtre de Lope de Vega (1562-1635), né deux ans avant Shakespeare, auteur de plus de 2.200 pièces et considéré comme le plus grand auteur espagnol de l'époque. Son genre littéraire et théâtral est indissociable de la musique, que ce soit pour les chansons écrites sur des mélodies chantantes traditionnelles (romanceros) ou des danses ibériques populaires aux formes gaies, rythmiques et dansantes (canarios, passacalles et jácaras), ou pour les différents aspect du répertoire instrumental lié au théâtre du Siècle d'Or que l'on découvrira ici. Ce répertoire de chansons inclut les polyphonies nées plus de cent ans auparavant, ainsi que les romances pour voix seules, avec accompagnement instrumental. On entendra ici des pièces des plus célèbres compositeurs de cette période, Cabezon et Guerrero, ainsi que d'autres moins connues mais néanmoins de grand intérêt musical. Alternant entre mélodies accompagnées et pièces instrumentales, l'ensemble de Savall explore plusieurs formes caractéristiques de l'époque ; la romance déjà mentionnée, le madrigal, le sonnet, et le villancico (qui diffère de la romance de par sa construction avec un refrain récurrent). Cet album est la réunion de deux enregistrements marquants de Montserrat Figueras et Jordi Savall réalisés en 1978 et 1987. La voix de Monserrat Figueras nous replonge cinq siècles en arrière, d'une manière vivante et convaincante. Pas d'archéologie musicale ou de discours musicologico-didactique ici, c'est de la musique tout court, quand bien même elle est vieille de cinq cents ans. On retrouve également avec plaisir parmi les musiciens les co-fondateurs de Hespèrion XX (Hopkinson Smith et Lorenzo Alpert) mais aussi Ton Koopman, Christophe Coin, Gabriel Garrido, Paolo Pandolfo, Paolo Grazzi. La restauration de ces enregistrements en vue de leur sortie en SACD Hybride (au prix du CD) a fait l'objet d'un traitement visant à retrouver un son le plus proche possible de la sonorité analogique d'origine. Le transfert digital a été réalisé au départ des bandes originales - tous les «collages» de la bande master de 1978 ont du être refaits ! - pour obtenir un son voluptueux et ample, dont la beauté et la clarté sont encore renforcés par la technologie SACD.

L'interprète

Montserrat Figueras dans le magazine