Michel est né à Marseille en 1951. Après ses études musicales (classiques), il se spécialise dans la création électroacoustique. Il participe alors à la création du Groupe de Musique
Expérimentale de Marseille, le GMEM, en 1969. Il n'a alors que 18 ans.
A partir de 1973, il débute une carrière aux USA dans les studios de l’Université du Wisconsin, au California Institute of the Arts ; puis comme chercheur à l'Université de Californie à San
Diego, où il réside jusqu’en 1984.
A son retour en France, en 1986, il est nommé à la tête des studios nationaux du CIRM à Nice. Jusqu’en 1998, il est Directeur du festival de Musiques Actuelles MANCA, le rendez-vous international
de la création sonore alternative.
Depuis 2002, il crée et dirige le studio AUDIONAUTE, axé sur la création multimédia et le design son (une discipline assez récente pour créer des ambiances sonores dans des lieux publics).
C'est durant sa période américaine (1973-1984), que Michel Redolfi fonde le concept des musiques subaquatiques, un projet innovant dont les recherches seront soutenues par l’Université de
Californie et le Ministère de la Culture.
Diffusées par des équipements submergés en pleine mer ou en piscine, ses musiques spécifiquement créées pour cet élément invitent le public à flotter ou s’immerger au cœur du son : "Sonic Waters"
fut le premier concert subaquatique, en 1981, dans la Baie de San Diego et au Festival de la Rochelle.
En 1992, ce fut l’opéra subaquatique "Crysallis" qui consacre internationalement le genre (avec la soprano Yumi Nara).
En 25 ans de représentations et installations, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont vécu l’expérience d’une nouvelle écoute, ludique et futuriste, en Europe, aux Etats Unis ainsi qu’en
Australie (Brisbane et Festival de Sydney 1998).
En septembre 2006, ce fut une nouvelle création subaquatique pour la Biennale de Venise .
Et récemment j'ai découvert son nouvel opéra "Vox in vritro" où nous étions tous plongés dans le noir absolu... Nous étions guidés par des diodes au sol dans le noir pour trouver la salle de
concert... Là encore, nous étions plongés dans un élément : l'obscurité... pour donner aux sons, le souffle de l'intimité... C'était assez réussi... D'autant plus que dans le noir, des acteurs
sonores pouvaient interagir pour rendre l'événement encore plus vivant...
Avec Michel Redolfi, on se demande si la musique ne convient pas peut-être mieux à l'eau qu'à l'air... car le son se ressent dans les os (il vibre dedans comme une caisse de résonnance), dans
toutes les fibres du corps... Un sourd ou un malentendant perçoit très bien la musique sous l'eau... Et le son se spatialise plus facilement et plus rapidement que dans l'air... Cet élément
liquide opère un mariage étonnant avec le son...
Les oeuvres de Michel Redolfi sont en recherche avec les expériences "intégrales".