Nappes de violons, arpèges délicats, chœurs aériens, arrangements psychédéliques… Son dernier album n’est que fine dentelle ouvragée avec ce soupçon de trouble inexplicable qui vous sert la gorge
lorsque les intonations s’approchent des vocalises chères à Sinead O’Connor. Puis, la diva pop s’échappe vers un romantisme échevelé, comme perdue sous un ciel d’orage. Tout cela paraît bien
étrange pour une fille de Nashville qui n’a rien d’une cow-girl, mais qu’on dirait venue d’Islande ou de Scandinavie.