Christian Ferras
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HOMMAGE
Christian Ferras
Christian Ferras est mort il y a trente ans, le 14 septembre 1982. Un passionnant coffret (10 CD) reprend l'intégralité des enregistrements du violoniste pour Deutsche Grammophon, dont le rare Concerto de Serge Nigg. Les sessions Decca de ses jeunes années complètent la rétrospective, ressuscitant certaines gravures rarissimes qui n'avaient pas reparu depuis plus de cinquante ans ! Decca a découvert dans ses archives en outre un inédit, avec la Sonate pour violon BWV 1016 de Bach, capté en 1953.




Christian Ferras demeure sans doute le plus grand violoniste français du XXe siècle, trop tôt disparu, il y a trente ans, le 14 septembre 1982. Sa formation musicale se déroule en quelques étapes majeures : il entre en 1941 au Conservatoire de Nice dans la classe de Charles Bistesi, ancien élève de César Thomson à Bruxelles. En 1944, Christian Ferras obtient le Premier Prix d'excellence de violon, le Premier Prix de musique de chambre, ainsi que le Prix d'Honneur de la Ville de Nice. Beau palmarès ! Le nom ne tarde pas à se faire connaître sur toutes les lèvres, et dès 1946, il fait ses débuts à Paris avec l'Orchestre Pasdeloup sous la direction d'Albert Wolff. Et quelques mois, il réalise son premier enregistrement, avec un concerto très rare, celui de Federico Elizalde sous la direction de Gaston Poulet. C'est le début d'un parcours exceptionnel marqué par d'éblouissantes collaborations, notamment avec le pianiste Pierre Barbizet en 1948 qui deviendra son pianiste le plus régulier - collaboration devenue éternelle grâce au disque, au travers de Sonates de Franck, Lekeu, Schumann, Brahms, etc. - et aussi le chef d'orchestre Herbert von Karajan en 1956, qui lui apportera son soutien pour de nombreux enregistrements de Concertos. Vingt concertos étaient prévus. Seuls six auront été réalisés : Brahms, Sibelius, Tchaikovski, Beethoven, et les trois de Bach - des LP devenus depuis des références exceptionnelles.





