En 1992, Dave Johnstone (chant/grat) et Allan Balmont (batterie) forment un groupe du nom de Fuzzwirl et changent autant de fois de nom que de bassiste. En 1993, Simon Hensworth est le bon,
Ammonia est né. Ils signent chez le nouveau label de Sony, Murmur, et sortent en 1994, un 1er EP, In a box. Comme ils font un carton sur la côte Ouest australienne, ils en sortent un 2ème en mars
1995, Sleepwalking. Les radios nationales se l'arrachent, Mint 400 peut alors être enregistré. Un peu partout "Drugs" est un tube, même aux States, mais c'est tout. Et jusqu'a ce que je recherche
des infos sur leur site officiel (donc le 1er Sept 98), je n'étais pas au courant qu'un 2ème album était sorti !!! En Australie en tout cas, en mai 98. Il s'appelle Eleventh Avenue et marche
plutôt bien au pays des kangourous, où ils ont tourné cet été. Ils sont maintenant 4 (depuis novembre 97) puisque Phil Natt (guitariste), un pote de Perth les a rejoint (la photo est d'avril 98).
L'album a été mixé par Tim Palmer (Pearl Jam, Supergrass) et d'après Dave "il y a une certaine dose d'évolution mais il sonne toujours comme du Ammonia". Cool, mais sortira-t-il en France ?
Enfin, le 1er février 1999, Allan Balmont m'annonce que la veille, Ammonia a donné son dernier concert, au Big Day Out festival... Problème relationnel ou divergence artistique, appelez ça comme
vous voulez mais pour moi, c'est un putain de groupe qui rejoint Helmet, Soundgarden ou Alice in Chains quelque part, ailleurs, trop loin d'ici... "Shit happens" comme le dit lui-même Allan...
Pour l'instant, vous n'avez le droit qu'à la pochette, la Track-list, mon avis et celui de Dave sur les morceaux (sur le site officiel). MAIS, nous avons de bonnes raisons d'espérer que l'album
arrive un jour en France. En effet, ROCKSOUND a réveillé les gars de chez Small, leur demandant si l'album aller traverser les océans jusqu'à chez nous. Les Australiens ont été surpris que des
Européens se souviennent d'Ammonia et ont offert un titre ("Keep on my side"), extrait du nouvel album à RockSound, titre que vous pouvez, que vous devez écouter sur le Sampler 25 du magazine.
Cela devrait pousser Sony à balancer quelques galettes sur le marché français. D'autant plus qu'en janvier, RS pensant qu'Ammonia serait l'une des révélations 99, leur accordait une page avec
photo et extrait d'une certaine interview... Si ce qui est maintenant leur dernier album (snif) sort "un jour en France", on pourra tous vraiment remercier RockSound et notamment le rédac' chef,
Yves Bongarçon. Et je tiens à dire, à tous ceux qui pensent que je suis en train de faire de la publicité (gratuite) pour RS, que c'est la moindre des choses pour un mag' qui se bouge le cul
(j'ai des preuves) pour faire avancer les choses... Sinon, vous pouvez toujours demander au responsable du rayon rock/indé/trash et Cie des supermarchés du disque (Fnac, Virgin ...) de l'importer
d'Australie, c'est faisable et pas trop cher...
Eleventh avenue :
L'album commence avec le titre du même nom "Eleventh avenue", du Ammonia classique, assez calme dans l'ensemble, le morceau intégre, à l'image de l'album quelques petits passages de clavier et
des samples de Dave Fridmann. Ensuite, sourdement, arrive un morceau écrit et enregistré le même jour, "You're not the only one who feels this way", comme quoi les mauvaises ruptures
sentimentales peuvent déboucher sur de belles choses... "Keep on my side", si vous êtes fan d'Ammonia, vous connaissez forcément, un titre power-pop qui témoigne de l'évolution du combo qui ne
voulait pas être enfermé dans le tiroir "grunge". Puis il y a "Monochrome", plus agressif, plus coloré ! Avec "Killswitch", on retrouve le Ammonia de Mint 400 et ses envolées de riffs lourds sur
les refrains et une grosse basse sur les couplets. L'intro retravaillée de "Ticket To Ride" avec une inspiration pop, voilà la love-song "Baby blue" selon Dave, le résultat n'est pas génial, faut
l'avouer. "Wishing chair" nous fait oublier tout ça avec son rythme martelé sur les fûts d'Allan, la douce voix de Dave et la basse funky de Simon, cool. Tout le monde se calme avec "Keeping my
hands tied", titre accoustique qui avait pour but avoué de faire contraste avec le reste de l'album, laissez-vous charmé. "4711", drôle de nom pour une eau de cologne, de la à en faire un titre,
il n'y avait qu'un pas, franchi allégrement par Dave et les siens. Du Ammonia comme on l'aime avec un sample de piano distordu du plus bel effet. Ensuite, c'est le son lourd de "Yeah, doin'it"
qui se fait remarquer. Yeah, un solo sonic! "Afterglow" aurait du ressembler à du Velvet Underground, si au final, ça y ressemble, ça doit être dans la manière de faire, vu le nombre de
bidouilles qu'ils ont fait pour sortir tous ces sons... Encore un peu de synthé pour ouvrir "Pipe dream", titre plutôt pop avec un solo distordu en plein milieu, histoire de ne pas perdre la
main. Une guitare accoustique termine admirablement le morceau... Enfin le rituel morceau caché renoue lui aussi avec Mint 400, plutôt énervés les Australiens... Et c'est tout, la fonction
"repeat all" fait que Eleventh Avenue redémarre depuis le début.
Mint 400:
Cet album est génial, quand on le réécoute, on se dit que chaque morceau aurait pu être un tube, un peu comme le premier album des Foo Fighters. Y'a pas à dire, les Ammonia ont le sens du rythme
et de la mélodie. "Ken Carter" pour commencer, dominance de la basse et de la batterie sur les couplets, guitare en force pour les refrains, une recette qui marche bien. Un bon morceau qui sert
de rampe de lancement à "Drugs", qui sur le même schéma est indiscutablement le meilleur titre de cet album. "Sleepwalking" bénéficie d'une intro géniale, tellement bien qu'elle est replacée dans
le morceau, avant le solo ! Là encore la guitare laisse trainer son dernier accord jusqu'au larsen, avant que la batterie de "Face Down" ne marque le tempo, calme. Serait-ce un slow ? Oui, enfin
jusqu'au refrain et à ses riffs métalliques. Super guitare sur "In a box", jumpez les amis. "Oh, Suzy Q", un morceau qui manque un peu de relief. Peut-être parce que la voix de Dave n'est pas
jamais agressive. Petit fond sonore pour introduire "Little death", véritable bombe à la "Drugs", dans la construction, Bush n'est pas loin...C'est un pur massacre, comme le sautillant Mint 400.
"Burning plant smell", instrumental, est peut-être le morceau qui se rapproche le plus de Silverchair, disto obligatoire pour le jouer. Un peu de basse et "Z-man" est parti et seul "Million
dollar man" peut l'arrêter. Un dernier titre, "Lucky n°3", énergique avec un refrain entêtant et un rythme de batterie légèrement militaire et Mint 400 se referme.