Deux rendez-vous parisiens avec une chanteuse aux moyens décuplés : Measha Brueggergosman, une canadienne éclectique.
Quand on ne l’a ni vue ni entendue, on ne retient que son prénom : Measha, parce que son nom de famille est impossible à mémoriser (Brueggergosman !).
Son premier disque pour la prestigieuse étiquette jaune annonce la couleur : ni Manon, ni Tosca, mais un savoureux bouquet de chansons de cabaret signées William Bolcom, Schoenberg et Satie. « Je suis même allée plusieurs fois à Honfleur (où ce dernier est né) pour mieux le connaître et j’ai lu certains de ses écrits. Je l’adore ! » À Paris, la Canadienne étrenne l’essentiel de ce récital au théâtre de l’Atelier, dont une partie des Brettl-Lieder de Schoenberg. « C’est mon professeur en Allemagne, Edith Wiens, très impliquée dans le répertoire contemporain et le lied, qui me l’a fait apprécier. » Chaleureuse sur scène, la chanteuse n’hésite pas à s’adresser au public. « Je chanterai aussi les mélodies de Poulenc et Los tres poemas de Turina, avec cette incroyable chanson d’une prostituée qui énumère ses nombreuses conquêtes ! »
Après un début d’année chargé et fort éclectique —Idoménée à Toronto, Poèmes pour Mi au Concertgebouw, tournée aux États-Unis avec les Nuits d’été en tournée, trois concerts à Verbier... —, et son récital en octobre à Paris, elle reviendra un mois plus tard, cette fois à la Cité de la musique, en compagnie du chef David Robertson, pour un hommage à Berio et Cathy Berberian. Osant passer de Schoenberg à Weill, du baroque à Marlene Dietrich et aux Beatles, Measha souhaite aussi, bientôt, chanter Marie (Wozzeck) ainsi que Jenufa, Elektra et Leonora...
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Récital au Théâtre de l’Atelier à Paris le 20 octobre
☛Berio à la Cité de la musique à Paris, le 28 novembre
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