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Un Kurt Weill sorti de l'ombre

L'Opéra de Lyon célèbre l'exilé marxiste qui avait lu Sigmund Freud et anticipé Woody Allen.

PAR Classica | SUR SCÈNE | 8 avril 2008
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Classica

Lady in the Dark, créée à l'Alvin Theater de New York en 1941, est aujourd'hui encore la plus méconnue des comédies américaines de {{Kurt Weill}} - du moins dans l'hexagone, où l'Opéra de Lyon, qui aime et apprécie le compositeur (comme en témoignent ses précédentes saisons...), en propose la première, combinant français et anglais.

C'est Jean Lacornerie, familier de Weill - on lui doit notamment la résurrection de Signé Vénus en 2006, toujours à Lyon - qui met en scène cette « Dame dans l'obscurité », composée sur un livret du célèbre producteur et librettiste Moss Hart, associé à Ira Gershwin (le frère de George) pour les paroles.

Proche de l'univers de Dali, l'ouvrage conte les rêves de Liza Elliott, femme moderne, directrice d'une revue de mode, que le stress plonge dans la dépression - chaque séance chez le psychanalyste devenant le prétexte d'un rêve dopé par le glamour d'airs savoureux.

Le chef d'orchestre Scott Strotman (déjà compère du metteur en scène pour le précédent Signé Vénus), retrouve l'Orchestre de l'Opéra. Le choix de la chanteuse de jazz Tina May pour incarner Liza, la Dame au divan, s'avère des plus judicieux, pour ce Weill qui préfigure une comédie tragicomique et psychanalytique scénarisée par Woody Allen.

Lady in the Dark, à Oullins Grand Lyon, Théâtre de la Renaissance, du 28 avril au 7 mai.

Le site officiel du Théâtre de la Renaissance (Oullins Grand Lyon)

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