Les 100 ans de Gaveau sur France 3
Le 24 octobre, ils sont tous sur France 3 ! Philippe Jaroussky, Nelson Freire, Martha Argerich, Juliette, Jean-Marc Luisada et bien d’autres pour fêter les 100 ans de la salle Gaveau.
Le 18 décembre 2007, la salle Gaveau fêtait son centenaire avec un concert exceptionnel réunissant une pléiade d’artistes prestigieux.
Alain Duault, maître de cérémonie de ce gala, accueillait dans la mythique salle parisienne, des musiciens nommés Martha Argerich, Nelson Freire, Jean-Marc Luisada, le Trio Wanderer, Philippe Jaroussky, Juliette, Adina Aaron, Fanny Clamagirand, Lucilla Galeazzi, l’ensemble Arpeggiata, Inva Mula et bien d’autres.
Vendredi 24 octobre à 0h20, France 3 diffusera cet événement musical rare.
Le terrain sur lequel est bâti l'immeuble Gaveau a été acquis en 1905. Les plans de la salle ont été dressés avec un soin particulier pour l'acoustique, à la fin de 1905 par l'architecte Jacques Hermant. L'immeuble a été construit en 1906/1907 et la salle Gaveau fut tout de suite la salle de prestige de Paris. Sa destination essentielle a toujours été le piano et la musique de chambre mais des orchestres y étaient souvent entendus. Le nombre de places a légèrement évolué dans le temps autour de 1000 places. Le nombre actuel est de 1020.
La salle Gaveau a ouvert ses portes pour la saison 1907/1908. Le premier concert fut donné le 3 octobre 1907 par le Bremer Lehrergeangverein. Il s'agissait d'un concert vocal donné avec 140 exécutants. Ainsi, malgré ses dimensions moyennes, la salle parisienne ne craignait pas d'accueillir d'importantes formations et on peut noter que dès cette saison, elle recevait les concerts Lamoureux qui y donnèrent des concerts sous la direction de Camille Chevillard, de Vincent d'Indy, d'André Messager. La saison 1907/1908 fut très brillante dans le domaine de la musique de chambre. Cortot, Thibaud et Casals y firent entendre les 5, 8 et 12 novembre, l'intégrale des trios et variations pour trio de Beethoven. Eugène Ysaye y donne un récital le 21 janvier 1908. Les années qui suivent sont aussi très brillantes. Marguerite Long s'y produit le 11 décembre 1911.
La guerre n'interrompit pas l'activité artistique de Gaveau mais la salle fut utilisée pour des galas donnés au profit des soldats ou victimes de la guerre. Après le conflit mondial, le lieu eut une période très brillante avec les concerts Lamoureux et Pasdeloup. De grands chefs y dirigèrent : Charles Munch le 28 octobre 1933. Le grand pianiste Rudolph Serkin se produit le 2 décembre 1933. Wanda Landowska, donne un récital sur clavecin Pleyel le 7 novembre 1933. Yves Nat interprète les sonates de Beethoven en 1934.
Pendant la guerre 39/40, Gaveau retrouve sa vocation à accueillir les galas. Berthe Bovy récite des fables de La Fontaine. Germaine Lubin chante des mélodies accompagnée au piano par Reynaldo Hahn. Pendant l'Occupation de grands solistes se font entendre : Paul Tortelier, Pierre Fournier, Raymond Trouard, Jacques Fevrier… A partir de 1944, Samson François se produit régulièrement.
Seule la faillite de la maison Gaveau, survenue en 1963 vient en ébranler la pérennité... L'immeuble en partie revendu à une compagnie d'assurance perd bientôt de sa superbe. Sous la pression foncière, la salle réchappe in extremis à la menace d'un parking grâce à l'énergie salvatrice de Chantal et Jean-Marie Fournier, couple de musiciens passionnés, qui l'acquièrent en 1976 et la font vivre depuis.
Inscrite à l'inventaire en 1982, classée en 1992 dans la foulée, Gaveau est sauvée du pire mais en piteux état. « Tout était très fatigué et nous commencions à redouter qu'un siège ne cède en pleine représentation », témoignent les maîtres à bord qui sonnent l'alarme afin d'obtenir des subventions pour la restauration.
Les travaux, aujourd'hui conduits sous la baguette de l'architecte en chef des monuments historiques, Alain Charles Perrot (officiant déjà sur l'Opéra de Paris), visent à retrouver le confort d'écoute sans toucher au son singulier de la salle, secret de son succès.
Si le son demeure le ton change : « Les spectateurs seront très surpris de découvrir le dépouillement et la sobriété d'origine de cette salle moderne avant l'heure », explique Alain Charles Perrot. L'architecte s'est efforcé de retrouver le strict gris rechampi d'or du décor historique, et l'originalité de l'éclairage égrenant ses ampoules nues. « Comme des perles au plafond ».
Reconstitués à l'identique, les fauteuils à piétements métalliques et cadre boisé renouent avec le jaune bouton d'or initial. Rétablie dans sa vérité, Gaveau mise sur une attractivité démultipliée pour séduire un nouveau public, y compris les entreprises du « triangle d'or » pour les soirées privées. La salle à réouvert ses portes depuis le 8 janvier 2001.
Le site officiel de la salle Gaveau
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