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Le tempo des bises

A l'heure des voeux, les baisers claquent. Oui, mais combien ? Quatre, trois, deux, une ?

PAR | MODE ET ACCESSOIRES | 3 janvier 2008
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L'Express

Combien de fois tendre l'autre joue ? « Claquer » la bise, d'accord, mais sur quel tempo ? Chacun, à travers la planète, a ses rituels, mais, au registre des embrassades, le Français se distingue par la diversité de ses approches. Entre adeptes du « quatre-bises », tenants du bisou solitaire et habitués du classique « droite-gauche », on s'y perd. Au point que l'étranger y voit parfois une confusion des sentiments.

A ce jour, personne n'a vraiment percé les secrets de cette bizarrerie française, pas même le site combiendebises.free.fr. Sa récente enquête, qui revendique 18 000 votants, distingue des tendances locales : baiser unique dans le Finistère et les Deux-Sèvres ; trio de poutous en Ardèche, dans la Drôme, les Hautes-Alpes ou le Vaucluse. Mais rien de définitif. Sinon, peut-être, un clivage entre urbains, plus accros du simple droite-gauche, et ruraux, enclins à doubler la mise. Au sein d'un même département, la confusion règne. Par exemple dans le Pas-de-Calais, où il y a ballottage entre accros des quatre-bises et disciples du doublé. Dans le Tarn, c'est Carmaux 3, Albi 2 - rivalité de clochers ?

La bise, plus ou moins démonstrative, varierait aussi selon l'âge, le statut et, bien sûr, le sexe. L'habitat ou le mode de vie pourraient également être des éléments distinctifs. Marque d'affection familiale, le quatre-bises serait de trop, voire inquiétant, au bureau. A l'inverse, il serait vécu comme un signe de reconnaissance bienvenu entre copines, sur le campus ou au lycée. Les choses sont plus simples à la Saint-Valentin.

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