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La viole celtique "Éloge de la transmission" (vol. 2) : Airs et danses de O'Carolan, Fraser, Playford, Walsh, Gow, Skinner... Musiques traditionnelles irlandaises et écossaises

PAR Pierre Doridot | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 11 janvier 2011
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Classica

La viole celtique, Jordi Savall (violes), Frank McGuire (bodhrán), Andrew Lawrence-King (harpe irlandaise et psaltérion)

Alia Vox AVSA9878 (Naïve). 2010. 74'

NOUVEAUTE      

La note de Classica :

Le premier volume "The Celtic viol" de Jordi Savall nous avait laissés quelque peu sur notre soif... les différents airs et danses manquant notablement de whisk(e)y, et la cervoise était un peu tiède pour nos goûts français. Nous regrettions ainsi que les œuvres interprétées soient privées de leur côté populaire et folklorique et ne nous fassent pas danser (cf. la critique Classica de juillet 2009). Mais finalement est-ce le propos lorsque Jordi Savall enregistre cette "Éloge de la transmission" d'airs et de danses traditionnelles irlandaises et écossaises ? Non. Savall s'écarte volontairement de la tradition folklorique réservée aux pubs dans le but de distraire, d'amuser les buveurs de Guinness et de whisk(e)y — les Chieftains pour cela font parfaitement l'affaire — pour mieux remonter aux sources, souligner l'âme heureuse et méditative de ces musiques d'Écosse et d'Irlande et leur rendre grand hommage.


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Ce deuxième volume est une suite logique du premier et nous saluons le soin et la délicatesse avec lesquels Jordi Savall enrichit notre vision d'un répertoire immense et fascinant. Il utilise pour cela différentes violes (dessus de viole au timbre délicat et une basse de viole au son puissant et chaleureux). La participation de Frank McGuire au bodhrán (une percussion irlandaise) est particulièrement inspirée et bienvenue. Andrew Lawrence-King propose un parfait contrepoint sur une harpe irlandaise et un psaltérion. Cet album divisé en sept parties permet de découvrir de nombreuses facettes de ce répertoire immense (O'Carolan, N. Gow, S. Fraser, Playford, J.-S. Skinner, et anonymes).

Une fois encore, c'est un véritable plaisir de constater avec quelle humilité Jordi Savall parvient à s'effacer pour mieux communier, partager avec l'auditeur un instant de musique tirée de l'oubli. Un disque à consommer sans modération.

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