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Joseph Martin Kraus
Miserere VB 1 - Requiem VB 4 - Stella coeli VB 10

PAR Marc Vignal | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 2 mars 2010
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Classica

Joseph Martin Kraus (1756-1792), Annemei Blessing-Leyhausen (soprano), Paul Gerhard Adam, Carmen Schüller (altos), Julian Prégardien (ténor), Ekkehard Abele (basse), La Stagione Frankfurt, Michael Schneider

CPO 7774092 (Codæx). 2008. 62'

NOUVEAUTE_PREMIERE      

Prise de son satisfaisante.

La note de Classica :



À en croire son premier biographe, Kraus composa son Miserere en ut mineur durant ses études à Erfurt en 1773. L'œuvre est faite de treize numéros assez brefs, dont sept chœurs, deux duos et quatre airs faisant alterner tonalités majeures et mineures, chœur homophones et polyphoniques et rappelant le style sinon du Haydn de 1770 environ, du moins des musiciens de son entourage. Le Requiem en ré mineur date apparemment de 1775. Kraus venait de rejoindre ses parents à Buchen, mais on ignore les raisons qui le poussèrent à entreprendre un tel ouvrage, musicalement proche du précédent. Le quatrième des onze morceaux (Dies irae) cite le deuxième mouvement du Quatuor op. 20 n° 2 de Joseph Haydn (1772) : hommage très conscient, étant donné la complexité du thème cité.

Plus tardif, le Stella coeli en ut majeur fut composé en 1783 à Amorbach à l'instigation du père Roman Hofstetter, le véritable auteur des Quatuors op. 3 "de Haydn" : Kraus voyageait alors en Europe aux frais de Gustave III de Suède, son patron depuis 1778. Cette partition et le Miserere sont des premières mondiales, alors que le Requiem a déjà été enregistré chez Hungaroton en 1998. Le second mouvement fait appel à un orgue soliste.

Ces pages s'inscrivent moins dans les mémoires que les Symphonies de Joseph Martin Kraus, en particulier celle en ut mineur de 1783, mais l'interprétation proposée a tout pour les rendre attachantes.

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