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Joseph Haydn : Concertos pour violon et orchestre n°1 et n°4 - Mozart : Symphonie concertante pour violon et alto, K.364

PAR Sylvain Gasser | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 2 mars 2010
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Classica

Joseph Haydn (1732-1809), Rachel Podger (violon et dir.), Pavlo Beznosiuk (alto), Orchestre de l'Âge des Lumières

Channel Classics CCSSA29309 (Codæx). 2009. 67'

NOUVEAUTE      

Somptueuse prise de son, bel équilibre solistes-orchestre.

La note de Classica :



Pour Joseph Haydn et rien que pour lui ! Ses Concertos pour violon et orchestre, assez peu enregistrés, dirigés et interprétés par la violoniste anglaise Rachel Podger, sont d'un classicisme parfait : les couleurs de l'orchestre, subtiles et variées, donnent aux œuvres un charme intense, brûlant même, comme dans le Concerto pour violon n° 4.

Écrits pour Luigi Tomasini, premier violon à la cour des Esterhazy, ces Concertos pour violon sont d'une grande virtuosité par le jeu incessant des doubles cordes et des arpèges. La soliste rayonne, son jeu conjugue une poésie raffinée à un dynamisme rythmique de grande tenue. Les mouvements lents (surtout dans le Concerto pour violon n° 1) illustrent cette ardeur musicale, marquée par une sûreté d'intonation rigoureuse mais jamais rêche.

On pouvait s'attendre à un petit miracle dans la Symphonie concertante, mais ce n'est hélas pas le cas. Sans démériter, Rachel Podger et Pavlo Beznosiuk ne parviennent pas à s'intégrer complètement dans le jeu concertant avec l'orchestre (cf. introduction du premier mouvement). Rachel Podger aurait dû laisser là la baguette à un chef. Il est vrai que la concurrence est rude : Gidon Kremer / Kim Kashkashian / Nikolaus Harnoncourt (DG) en premier lieu, mais aussi Renaud Capuçon / Antoine Tamestit / Louis Langrée (Virgin Classics), deux versions qui l'emportent par un engagement sans faille et une somptuosité sonore qu'aucun orchestre baroque ne parviendra vraiment à rendre — sauf peut-être Thomas Zehetmair/ Frans Brüggen (Glossa).

Entre eux, les solistes parviennent toutefois à susciter l'émotion, comme dans le mouvement lent, avec une unicité de ton qui égale les plus belles versions, et l'on regrette, là plus qu'ailleurs, le manque de cohésion avec l'orchestre.

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