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Johann Sebastian Bach
Inventions - Sinfonias - Suite française n°6 - Partita n°2 - Petits Préludes

PAR Stéphan Vincent-Lancrin | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 21 septembre 2009
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Classica

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Till Fellner (piano)

ECM 4766355 (Universal). 2008. 68'

NOUVEAUTE      

Prise de son très réverbérée et ouatée, typique de la sonorité ECM.

La note de Classica :



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(Disponible en LossLess)

Avec sa prise de son typique de la firme ECM, chaleureusement réverbérée mais précise, le piano paraît comme nimbé d'un halo qui renforce la continuité sonore de l'interprétation de Till Fellner, très classique.

Le pianiste joue les pièces avec des tempos assez naturels, animés, en variant les différents types d'attaque, de phrasés, où le legato domine. Le sens du chant du pianiste, avec notamment de magnifiques perlés, la clarté polyphonique du jeu, bref, la maîtrise et l'éloquence de la conduite, font de ses interprétations une réussite. Cependant, la sophistication esthétisante du disque lisse quelque peu le discours et limite la force émotionnelle. La beauté n'ennuie pas, Koroliov (Hänssler) nous l'a montré, dans un type d'approche comparable.

L'esthétique d'Andrea Bacchetti (lire la critique) est à l'opposé : nue, brute, dépouillée, avec, cette fois, une prise de son très sèche, sans doute plus réaliste, mais trop proche des cordes, et parfois presque criarde. Bacchetti joue avec peu de pédale, et donc une variété d'attaques et de phrasés plus sensible que chez Fellner : il nous rappelle Tureck, avec une volonté d'intégrer l'apport du mouvement baroque sans renier le piano (par exemple avec des ornements plus présents, des effets de décalage entre main gauche et main droite). Mais le propos de Bacchetti pèche par un manque de naturel. Le pianiste a beau maîtriser son instrument, son jeu manque de vie, de fluidité alors même qu'à l'évidence il recherche une forme d'authenticité. Plutôt que d'interpréter les Inventions, Sinfonias ou Petits Préludes comme des recueils, en essayant de contraster les pièces, de varier les tempos, Andra Bacchetti joue chaque pièce de manière isolée. Une petite déception, même si son originalité peut intéresser ici ou là.

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