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Johan Svendsen
Rhapsodies norvégiennes n°1 à n°4 - Roméo et Juliette - Zorahayda

PAR John Tyler Tuttle | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 16 novembre 2009
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Classica

Johan Svendsen (1840-1911), Orchestre symphonique du Jutland du sud, Bjarte Engeset

Naxos 8570322 (Abeille). 2007. 65'

NOUVEAUTE      

Son un peu étouffé, manque de présence.

La note de Classica :


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Disponible en LossLess

Contemporain de Grieg avec qui il assure la direction des concerts de la Société musicale de Christiana pendant quelques années, Svendsen ne connaîtra jamais la notoriété du compositeur de Peer Gynt. C'est pour la direction d'orchestre qu'il abandonnera la composition, ne laissant qu'une trentaine d'opus dont l'essentiel date des années 1872-1877.

Les quatre Rhapsodies norvégiennes, composées à la fin de cette période prennent leur source dans des mélodies populaires authentiques (on reconnaîtra, dans la Première, une mélodie dont Grieg se sert dans sa Troisième Danse norvégienne) et alternent danses enlevées et passages plus recueillis, le tout paré d'une orchestration savante. Les deux poèmes symphoniques traitent d'histoires d'amour.

En dépit des élans et d'une certaine majesté vers la fin, celui consacré aux amants de Vérone ne risque tout de même pas de supplanter celui de Piotr Illyitch Tchaïkovski, contemporain. La belle Zorahayda (1874), œuvre la plus connue de Johan Svendsen, raconte, avec des accents parsifaliens, l'amour forcément tragique d'une princesse maure et d'un chevalier chrétien ; là, Vladimir Jurowski (Simax) a su aller plus loin. L'interprétation, comme l'orchestre, que nous avons connu plus inspiré, satisfait sans pleinement nous enthousiasmer.

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