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Gustav Mahler
Totenfeier - Adagio de la Symphonie n°10 - Blumine - Arrangement du 2e mouvement de la Symphonie n°3 par Britten

PAR Luc Nevers | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 24 septembre 2009
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Classica

Gustav Mahler (1860-1911), Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, Paavo Järvi

Virgin Classics 2165762 (EMI). 2007, 2008. 70'

NOUVEAUTE      

Belle définition. Cohérence des pupitres et des timbres. Beaucoup de naturel.

La note de Classica :


Il est difficile de comprendre la démarche artistique de Paavo Järvi qui a choisi de regrouper quatre mouvements d'œuvres mises de côté, inachevées ou arrangées de Gustav Mahler. Que veut-il démontrer en parcourant l'atelier du compositeur ?

La Totenfeier recèle quelques différences avec le premier mouvement de la Deuxième Symphonie. Mais, elle paraît bien lourde, jouée sans réelle énergie par l'Orchestre symphonique de la Radio de Francfort qui donne l'impression de ne pas savoir où il va. À défaut d'idée, Paavo Järvi s'enferme dans des digressions qui altèrent la forme générale de la pièce. Riccardo Chailly avec le Concertgebouw d'Amsterdam révéla un engagement plus marqué. Même constat dans l'Adagio de la Dixième Symphonie : le chef se laisse prendre à son émotion, oubliant la dimension expressionniste de cette page. À la limite, nous aurions préféré entendre le Purgatorio, l'un des mouvements presque achevé de cette symphonie. Bernstein, Gielen, Haitink, Sinopoli, Tennstedt, notamment, restent préférables. Blumine qui fut à l'origine le deuxième mouvement de la Première Symphonie apparaît plus proche de l'univers lyrique que de la symphonie. Il est joué avec finesse et poésie, mais aussi un peu en retrait. Järvi masque la filiation de l'œuvre avec les écritures de Weber et de Mendelssohn. Mehta (EMI), Ormandy (RCA), Ozawa (DG) demeurent plus intéressants.

Enfin, l'arrangement réalisé par Britten en 1941 pour petit orchestre du deuxième mouvement de la Troisième Symphonie (« Ce que les fleurs de la prairie me disent ») est charmant. Le compositeur anglais a saisi l'atmosphère de la sérénade avec des relents un peu sirupeux. On s'interroge toutefois sur l'intérêt de dissocier ce mouvement de la symphonie. Un disque anecdotique.

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