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Giovanni Giorgi Ave Maria

PAR Roger Tellart | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 4 juillet 2011
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Classica

Giovanni Giorgi (?-1762), Choeur de Chambre de Namur, Cappella Mediterranea, Clematis, Leonardo Garcia-Alarcon

Ricercar RIC313 (Harmonia Mundi). 2010-2011. 55'Cd Choc Plage 7

NOUVEAUTE_PREMIERE      

La note de Classica :



"AVE" GIOVANNI GIORGI

Absent des catalogues, l'Italien Giovanni Giorgi connaît ici un réveil glorieux, dopé par le dynamisme de Garcia-Alarcon.

Mais d'abord qui est cet Italien, Giovanni Giorgi, dont on sait seulement qu'il fut maître de chapelle à Saint-Jean-de-Latran à Rome de 1719 à 1725, avant de gagner la cour de Lisbonne comme maître de chapelle ? Une personnalité complexe, quelque peu décalée en termes d'esthétique et de style et dépositaire, pour le principal, de la tradition polychorale vénitienne plutôt que romaine. Reste que l'activisme de Leonardo Garcia-Alarcon et des participants font une réussite mémorable du présent album.


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Disponible en qualité CD (LossLess)

Le captivant Ave Maria à 4 liminaire témoigne en plein Settecento de l'attachement de l'auteur au message post-palestrinien et à la simple grandeur polyphonique de ce style de transition, élan vital et questionnement spirituel à parts égales. Un style qui trouve chez les choristes du très expérimenté Chœur de chambre de Namur et les solistes agiles — majoritairement argentins — de la Cappella Mediterranea (le soprano de Mariana Flores, le contre-ténor de Fabian Schofrin, etc.), non pas des interprètes, mais des célébrants, le prix à payer étant quelques accrocs inévitables, côté justesse d'intonation et musicalité collective. Pour autant, cela compte pour peu, eu égard au bonheur dévot qui monte de l'ensemble, avec la virtuosité d'un instrumentarium recruté chez les cuivres d'époque de la Cappella Mediterranea comme chez les cordes expertes de Clematis.

Et la Messa a due Cori tutti piena est un sommet d'écriture et d'affects qui paraphrase la leçon de spatialité avec une vibrante ingénuité dans le son. Un grand merci au multi-réciviste en matière de ferveur baroque Leonardo Garcia-Alarcon et aux siens pour ce portrait hautement crédible de Giovanni Giorgi, compositeur passionnant et ambigu qui, peut-être, ne joue le jeu de la terminologie Renaissance —colorée d'effets concertato ou au contraire de souvenirs madrigalisants — que pour mieux donner le change.

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