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Frédéric Chopin Nocturnes (vol. 1) : mi bémol majeur op.9 n°2, fa majeur op.15 n°1, fa dièse majeur op.15 n°2, ut dièse mineur op.27 n°1, ré bémol op.27 n°2, la bémol majeur op.32 n°2, sol majeur op.37 n°2, fa dièse mineur op.48 n°2, ut mineur op.48 n°1, ut dièse mineur op.posth. KKIV a/16, P1/P16

PAR Arnaud Drillon | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 4 juin 2010
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Classica

Frédéric Chopin (1810-1849), Luis Fernando Pérez (piano), Cd Choc Plage 7

Mirare MIR111 (Harmonia Mundi). 2010. 54'

NOUVEAUTE      

La note de Classica :

 

De la vie, du piano et des larmes

Après de remarquables sonates de Soler, Luis Fernando Pérez honore Chopin avec des Nocturnes pétris de rêves et d'émotions.

Les Nocturnes de Frédéric Chopin par Luis Fernando Pérez respirent à pleins poumons une musique qui n'en finit pas de nous émouvoir. Que de contrastes et d'énergie dans ces œuvres qui, bien souvent, baignent dans un formol consensuel et prévisible, à la limite de la mièvrerie ! On en oublierait presque la prise de son froide et sans profondeur de ce disque, à l'opposé de celle d'un François Chaplin (Zig-Zag Territoires) sur ce même répertoire. Car l'engagement du jeune pianiste espagnol Luis Fernando Pérez, déjà remarqué pour son précédent CD des sonates d'Antonio Soler ("Choc", Classica n° 116. Lire la critique), est total.

Les Nocturnes de Chopin présentés ici sont bien vivants et habités de mille feux. Ils chantent tout ce qu'ils savent sur un piano d'une belle finesse et savent être exubérants lorsqu'il le faut. On redécouvre ce que le cantabile veut dire (le Nocturne op. 27 n° 1) ; on surprend des tempos bien personnels auxquels on se dit : mais oui... Et l'on rêve à nouveau sur l'archi-rebattu Nocturne en do dièse mineur, c'est dire ! Que penser enfin de ce rubato "inattendu" (sur le Nocturne op. 48 n° 1 notamment) dont Luis Fernando Pérez a le secret et habille tout le disque ?

Alors oui, cet enregistrement a toute la mœlle nécessaire pour se ranger aux côtés des plus grands. À la profondeur de la vision de Claudio Arrau (Philips) et l'élégance d'Arthur Rubinstein (RCA), il apporte sans conteste une fougue et une conviction nouvelles et bien personnelles, celles d'un jeune et talentueux pianiste de 33 ans. On en redemande !

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