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Frédéric Chopin
"Journal intime" Mazurkas op.63 n°3, op.17 n°2 et n°4, op. 68 n°2, op.7 n°2 - Ballades n°1 op.23, n°2 op.38 - Fantaisie op.49 - Nocturne op.posth. - Largo - Trois Écossaises op.72 n°3 - Contredanse - Fantaisie-Impromptu op.66 - Nocturne op.9 n°2

Classica

Par Arnaud Drillon | CLASSICA | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 18 février 2010
 

Frédéric Chopin (1810-1849), Alexandre Tharaud (piano)

Virgin 68556525 (EMI). 2009. 64'

NOUVEAUTE     STEREO

Prise de son chaleureuse et à bonne distance du piano.

La note de Classica :





Il y a des musiques comme ça, qui s’accordent particulièrement bien à la mélancolie de certaines journées automnales. Ainsi, les Mazurkas de Chopin, choisies ici par le pianiste français Alexandre Tharaud dans le cadre d’un disque entièrement consacré à Chopin. Une petite pause, sans doute, dans la discographie ambitieuse de ce quadragénaire qui choisit de prendre son temps, de regarder en arrière et se remémorer le Chopin qui l’a nourri.

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Disponible en qualité CD (LossLess)


Quelques Mazurkas, donc, jouées tout en finesse et en nuances ; des pièces courtes, aussi, peu connues, tels le Largo, les Écossaises ou la Contredanse ; des monuments du piano, enfin, comme la Première Ballade, poème passionné à la mélancolie presque douloureuse qu’Alexandre Tharaud habille d’une légère lenteur. Moins fluide, peut-être, et moins emporté que Murray Perahia (Sony), le pianiste français n’y est pas complètement à son aise, et on tremble, parfois, dans les passages difficiles. La Fantaisie et la Deuxième Ballade, en revanche, brillent par leur aboutissement technique et émotionnel. Lumineuses et habitées, elles sont terriblement convaincantes. Et l’on ne saurait conclure en oubliant les "standards" de l’œuvre de Frédéric Chopin, ceux qui accompagnent si souvent la vie des jeunes pianistes comme le confie Alexandre Tharaud, telle la Fantaisie-Impromptu, ici sans vraie prise de risques, le Nocturne op. 9 n° 2, un peu amorphe, ou encore l’archi-connu Nocturne en do dièse mineur, à la lecture limpide.


Bref, un disque à la chaleur doucement mélancolique, un voyage dans l’âme de Frédéric Chopin plein de finesse et sans prétention, qui ravira amateur et néophyte par la diversité des pièces proposées.

 

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