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Franz et Georg Anton Benda
"Concerti" : F. Benda : Concertos en mi mineur pour flûte, en mi-bémol majeur pour violon - G. A. Benda : Concertos en si mineur, en fa mineur et Allegro du Concerto en sol majeur pour clavecin

PAR Pascal Gresset | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 8 décembre 2009
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Classica

Franz et Georg Anton Benda (1709-1786) - (1722-1795), Jan de Winne (traverso), Ryo Terakado (violon), Shalev Ad-El (clavecin), Ensemble Il Gardellino

Accent ACC24215 (Abeille). 2008. 76'

NOUVEAUTE      

Bonne définition. Petite résonance avec la flûte.

La note de Classica :



Envoûtements garantis

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Disponible en LossLess

L'Ensemble Il Gardellino restitue sans l'affadir toute la jubilation et l'épanchement dramatique des œuvres des frères Benda.

Quand elle n'enchante pas, cette musique envoûte. C. P. E. Bach semble parfois proche, mais les frères Benda n'ont pas à souffrir de la comparaison. Nous sommes au XVIIIe siècle et la terre de Bohême engendre des musiciens que le terreau fertile de la Prusse cultive. Les Benda forment une dynastie et il faut éviter de confondre différents prénoms mentionnés sous des titres d'œuvres semblables. Des quatre frères compositeurs, ce programme retient les plus célèbres, Franz qui compose principalement pour le violon et Georg Anton qui préfère écrire pour le clavecin ou le théâtre.

De ces concertos d'où la générosité et le lyrisme s'épanchent et où l'intensité dramatique jubile, aucun ne surpasse l'autre tellement leur écriture impatiente nous interpelle.

L'ensemble Il Gardellino, dont il faut saluer les enregistrements précédents de Bach, Fasch, Graupner ou Graun (Accent), sait que sans engagement fort, avec les pieds solidement enracinés dans le terreau créatif, les interprètes affadissent des pages dont existent les versions les plus raffinées mais diamétralement opposées (Josef Suk notamment, dans un Concerto en ré pour violon de Franz Benda, chez Naxos). Le tempérament comme la retenue de Jan de Winne, la chaleur de sa sonorité, l'élégance du jeu et l'art d'ornementer de Ryo Terakado, la virtuosité de Shalev Ad-El, l'absence de gestes caricaturaux de l'Ensemble, servent une musique dont certains thèmes hantent, comme l'Allegro du Concerto en fa mineur.

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