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Franz Schubert
Lieder à plusieurs voix (vol.2)

PAR Dominique Joucken | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 16 novembre 2009
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Classica

Franz Schubert (1797-1828), Silke Schwarz, Sibylla Rubens (sopranos), Regina Jakobi, Ingeborg Danz, Hildegard Wiedemann (altos), Markus Schäfer, Marcus Ullmann (ténors), Thomas Bauer, Markus Flaig, Marcus Schmidl (basses), Ulrich Eisenlohr (piano)

Naxos 8570962 (Abeille). 2008. 67'

NOUVEAUTE      

Parfaite mise en valeur des voix et du piano ; réverbération justement dosée.

La note de Classica :



Naxos poursuit sa belle intégrale des lieder de Schubert. Cet album présente les lieder à plusieurs voix, un genre que Schubert a pratiqué tout au long de sa carrière. Son goût pour la pratique collective de la musique (lors des fameuses "schubertiades") a trouvé là son plein épanouissement, et c'est un des grands mérites de ce CD que de nous faire découvrir des œuvres de premier ordre, rarement jouées, parce que les récitals à plusieurs chanteurs sont un événement assez rare.

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Disponible en LossLess

Antigone et Œdipe est un vrai mini-opéra, qui met en scène les deux personnages mythologiques de façon prenante. Licht und Liebe est un petit bijou de lyrisme, la Pastorella italienne sur un texte de Goldoni est ravissante, alors que la Cantate pour l'anniversaire de Michael Vogl alterne humour et romantisme d'une façon typiquement schubertienne. Énumérer toutes les beautés de ce disque serait fastidieux, et le critique ne peut que conseiller au mélomane curieux de découvrir ces trésors par lui-même.

D'autant que les interprètes réunis par le pianiste Ulrich Eisenlohr sont de première qualité. Autour d'un piano à la fois droit et souple, tous les chanteurs sont parfaits de style et de musicalité. On épinglera particulièrement la prestation de la soprano Silke Schwarz, timbre somptueux et legato idéal, dont la puissance d'émission est en outre pleine de promesses. Voilà sans doute une wagnérienne en devenir. Deux minimes réserves : les voix féminines, si elles sont toutes belles, ne sont pas toujours parfaitement assorties, ce qui nous vaut quelques stridences dans Gott in der Natur, et le ténor Markus Schäfer a tendance à nasaliser un peu trop. Mais ce ne sont là que peccadilles face à un album qui dispense tout du long un authentique plaisir.

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