Felix Mendelssohn (1809-1847), Roberto Prosseda (piano), Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, Riccardo Chailly
Decca 4781525 (Universal). 2006, 2009. 69'
NOUVEAUTE_PREMIERE STEREO 
Grande chaleur et présence de l'orchestre. Sonorité charnue et définie à la fois.
Chailly, défricheur inlassable
Après avoir exploré Verdi, Puccini et Rossini, Riccardo Chailly se consacre aux œuvres non publiées de Felix Mendelssohn.
Le voyage dans "l’atelier" de Mendelssohn est un réel plaisir. Le compositeur révisait systématiquement ses partitions afin d’atteindre une plus grande efficacité sonore ! Nous découvrons ses travaux originaux et passionnants grâce aux éditions allemandes et autrichiennes (Bärenreiter, Breitkopf & Härtel et Universal).
Ainsi, la première mouture de l’
Ouverture "Les Hébrides" composée à Rome entre 1830 et 1831 devient plus colorée grâce à l’ajout de nombreux détails. Riccardo Chailly nous fait entrer dans le mystère de cette "
Grotte de Fingal" avec pudeur et nous place entre deux univers, ceux de Weber et de Wagner.
De nombreuses modifications furent apportées aux premier et quatrième mouvements de la
Symphonie n° 3 "Écossaise". Les timbres fruités des bois et le velouté des cordes tirent la partition vers Schumann et Brahms. On sera surpris en découvrant un
Adagio dont les pizzicati et les sonneries de cors évoquent déjà Bruckner. Le
finale nous prouve combien Mendelssohn était en avance sur son temps. L’esquisse des 16 premières mesures du début de la Symphonie datant de 1829 annonce Brahms. Le seul bonus de moins d’une minute un peu anecdotique...
Le jeu perlé de Roberto Prosseda traduit la vitalité classique du
Concerto pour piano n° 3. Cette partition en
mi mineur ne dispose que d’un finale de 5 mesures. L’esprit des
Romances sans paroles, crédibilise un travail soigné et élégant.
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