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Claudio Monteverdi
« Teatro d'amore »

PAR Vincent Borel | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 10 mars 2009
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Classica

Nuria Rial (soprano), Philippe Jaroussky (contre-ténor), Cyril Auvity, Jan van Elsacker (ténors), João Fernandes (basse). L'Arpeggiata, Christina Pluhar

Virgin Classics 5099923614000 (EMI). 2009. 59'

NOUVEAUTE      

Son généreux, dense et coloré.

La note de Classica :


Sélection CD
Claudio Monteverdi en liberté
Le maître de Mantoue n'aurait sans doute pas renié cette lecture inventive et décontractée de ses madrigaux par Christina Pluhar et l'Arpeggiata.

Nous faire plaisir tout en se faisant plaisir, tel semble le but de ce récital Monteverdi enregistré pour moitié au festival d'Utrecht 2007. Un « bœuf » plus qu'un récital d'ailleurs, son parti pris étant celui de la réappropriation décontractée. Non sans accrocs, comme ces tempos incertains qui entachent le Ohimè ch'io cado. Mais ce sera la seule bavure d'un programme généreux, tout à la joie de faire swinguer une salle avec les accents libres d'un compositeur qui n'a pas toujours pu l'être. On sait l'inventivité de L'Arpeggiata de Christina Pluhar, un ensemble qui ne cesse de réveiller les XVIe et XVIIe siècles par ses interprétations dansantes basées sur la grande liberté de l'improviso, titre d'un de ses premiers albums et qui avait valeur de manifeste interprétatif. À Utrecht, Christina Pluhar s'est entourée d'une cohorte distinguée, l'élégant ténor de Cyril Auvity, Jaroussky et Nuria Rial dans le duo de Poppée, sans omettre l'abyssal João Fernandes, pour offrir à un public particulièrement féru de musiques anciennes ce goûteux voyage. De la Toccata d'Orfeo au Zefiro torna, les tubes s'enchaînent : le Lamento della ninfa, la berceuse de Poppée, Tempro la cetra, etc. Des titres qui s'énoncent presque comme un « Monteverdi greatest hits ».

L'album est en adéquation avec la faveur que rencontre actuellement l'opéra du premier XVIIe siècle, si l'on en croit le succès du récent « Lamenti » par Emmanuelle Haïm, chez le même éditeur et assorti d'un casting luxueux. L'intrépidité est ici au rendez-vous, mais son panache qui flirte parfois avec le jazz ne manquera pas de froisser l'orthodoxie musicologique. Et c'est tant mieux : plutôt que marquer la discographie, ce « Théâtre d'amour » est destiné à faire aimer, ou à éclairer d'un jour nouveau, l'un des pères de la modernité musicale. Une évidence que Christina Pluhar démontre avec un brio... parfois précipité.

Votre avis

Note des internautes : 01234

Publié par jbpfrance (5 messages) il y a environ 1 an
01234 Techniquement superbe pour mettre en valeur toute installation HIFI.
Maintenant, le contenu est enjoué et pas forcément "classique" à la ... Monteverdi ...
Hé alors... ?!  Il y a tellement de CD classiques et monotones que je ne vais pas me priver de celui-là...
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