• Être fidèle à la musique | 

César Franck Poèmes symphoniques : Le Chasseur maudit - Les Djinns - Les Eolides - Variations symphoniques

PAR Jacques Bonnaure | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 20 juillet 2011
Réagir
Classica

César Franck (1822-1890), Cédric Tiberghien (piano), Orchestre philharmonique royal de Liège, François-Xavier Roth

Cyprès CYP7612 (Abeille). 2010. 53'

NOUVEAUTE      

La note de Classica :

Les trois poèmes symphoniques de Franck n'ont été réunis au disque, qu'une fois, dans l'enregistrement de Cluytens et de l'Orchestre national de Belgique (EMI, 1962).

Le Chasseur maudit est souvent enregistré et parfois donné en concert, les deux autres beaucoup moins. Franck y déploie pourtant une étonnante imagination sonore pour évoquer les gracieuses et aériennes Eolides, ou le passage destructeur des Djinns, en suivant l'effet de crescendo-decrescendo suggéré par le poème de Victor Hugo mais sans coller à tout prix à la narration hugolienne.


Écouter et télécharger
Disponible en qualité CD (LossLess)

Dans les trois cas, César Franck s'est montré sensible aux atmosphères romantiques, moins soucieux de la forme du poème symphonique que son concurrent Saint-Saëns mais nettement plus audacieux quant à la conception de l'orchestre et de l'harmonie. Dans Les Djinns, il inclut un piano dans l'orchestre, inventant ainsi le concerto-poème symphonique, une formule originale qu'il reprit, d'une certaine façon dans les Variations symphoniques, qui sont elles-mêmes un concerto tout en ne l'étant pas, car il y manque l'élément virtuose et brillant qui faisait le charme (mais aussi la limite) des concertos français de l'époque.

François-Xavier Roth propose de ces œuvres une lecture vive, attentive et subtile, toujours attentif à ne pas empâter le son (c'est toujours le risque chez Franck). Il y parvient en dynamisant toujours l'orchestre. Cédric Tiberghien se montre soucieux de traduire l'intériorité de la musique, dans les Variations évidemment, et même dans Les Djinns où Franck a évité tout pittoresque. Il est intéressant de comparer ces versions avec celles de Bertrand Chamayou et Stéphane Denève (Naïve), plus vives, plus allantes mais moins introverties.

Le CD est un peu court. On aurait pu y loger sans peine par exemple, le morceau symphonique de Rédemption (13'), ou Psyché (22').

Votre avis

À découvrir autour de l'article

Fil d'actualités

Tous les Qobuz Studio Masters en promotion pendant 6 jours !

Jazz : Cap au Nord

Jusqu'au 30 juin, recevez un chèque remise de 25% pour tout achat de 25€ sur le label Naxos

Inscrivez-vous à nos newsletters