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Béla Bartók Suite n°1 Sz31 - Deux images op.10 Sz46 - Danses de Transylvanie Sz96 - Chants paysans hongrois Sz100

PAR Stéphane Friédérich | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 1 juin 2010
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Classica

Béla Bartók (1881-1945), Orchestre philharmonique national de Hongrie, Zoltán Kocsis

Hungaroton HSACD3205 (Abeille). 2002, 2007, 2009. 64'

NOUVEAUTE      

La note de Classica :

 

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Disponible en qualité CD (LossLess)

À l'âge de 24 ans, Bartók est encore à la recherche de son langage musical. Après avoir composé Kossuth (1903) dans lequel l'influence de Liszt est patente, il achève une Première Suite pour orchestre. Si vous appréciez Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, nous vous conseillons d'écouter ce Bartók ! La partition est non seulement teintée de fortes réminiscences wagnériennes, mais aussi d'emprunts aux poèmes symphoniques de Strauss. Kocsis éclaire magistralement cette page rarement jouée et dont certains passages s'inspirent également de la musique légère. Pour autant, le chef ne cherche pas à tirer la partition vers des univers qui ne sont pas les siens, ceux du Bartók plus tardif. Il restitue avec la plus grande probité la fraîcheur des accents et des timbres. Les deux Images représentent une synthèse entre l'école debussyste et le goût des mélodies pentatoniques. L'exotisme savant qui s'y exprime avec rusticité n'a toutefois rien d'un pastiche même si l'orchestre pétille de vie avec des bois fruités. Peu importe que les premiers violons ne possèdent pas la finesse des cordes d'Antal Dorati, Ivan Fischer, Eugene Ormandy et Georg Solti. Ils sont en état de grâce.

Le chef d'orchestre Ivan Fischer et le Philharmonique de Budapest (Philips) proposèrent une superbe version des trois brèves Danses de Transylvanie, des pièces transcrites de la Sonatine de 1905. Kocsis en restitue avec plus d'imagination encore les sonorités grinçantes des cornemuses et le charme des vielles. Les deux Chants paysans hongrois sont déjà parus chez le même éditeur qui les présente à nouveau à l'occasion de cette intégrale. Là encore, le raffinement d'un rythme à 7/8, à la fois brusque et traînant s'exprime avec autant de joie que de simplicité.

Zoltán Kocsis nous fait (re)découvrir des œuvres dans leur nature originelle. Il ajoute un cinquième jalon de référence à son anthologie de la musique orchestrale de Bartók.

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