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Aram Khatchaturian
Concerto pour violon - Concerto-rhapsodie

PAR Sylvain Gasser | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 7 août 2009
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Classica

Aram Khatchaturian (1903-1978), Nicolas Koeckert (violon), Royal Philharmonic Orchestra, José Serebrier

Naxos 8570988 (Abeille). 2008. 64'

NOUVEAUTE      

Espace sonore un peu étroit.

La note de Classica :



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(Disponible en LossLess)

Le Concerto pour violon de Khatchaturian est l'une des œuvres les plus populaires du XXe siècle. Sans être d'une difficulté insurmontable, il requiert néanmoins un allant, un dynamisme, un tempérament qui ne sont pas aussi évidents à traduire.

David Oïstrakh, créateur de l'œuvre le 16 novembre 1940, reste à ce jour l'interprète idéal. Nicolas Koeckert, violoniste germano-brésilien qui eut pour professeur le célèbre Zakhar Bron, ne démérite pas, mais le son de l'instrument peine à se déployer notamment dans les passages lyriques abondants. On attend, surtout dans le troisième mouvement, une maestria, un caractère dansant bien plus extraverti, et surtout, une chaleur davantage communicative, à l'image du jeu d'une Julia Fischer. On le regrettera d'autant plus que l'orchestre et son chef forment un accompagnement plus qu'idéal : José Serebrier est un chef qui s'impose de plus en plus dans le répertoire populaire russe du XXe siècle, avec une recherche des couleurs orchestrales absolument remarquable. On en veut pour preuve l'introduction du Concerto-rhapsodie, où le chef sculpte la masse sonore de son orchestre pour en faire ressortir les traits les plus sensibles. Dans le Concerto, la brillance symphonique n'a d'égal que le traitement rythmique dansant d'une incroyable liberté. On comprend vite ce qu'un tel accompagnement réclame de la part du soliste : une fluidité de la ligne mélodique et un tempérament folklorique bien plus prononcé.

Les références dans ses œuvres sont inchangées : Kogan et Kondrachine, dans les deux enregistrements qu'ils ont laissés du Concerto-rhapsodie (1962, création, et 1964), Kogan toujours et Monteux (RCA, 1958) et bien sûr Oïstrakh avec le compositeur (1947) pour le Concerto (voir disque 13).

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