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Anna Vinnitskaya
Rachmaninov : Sonate n°2 op.36 (version 1931) - Goubaidoulina : Chaconne - Medtner : Sonate «Réminiscence» op.38 n°1 - Prokofiev : Sonate n°7 op.83

PAR Jérémie Rousseau | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 3 juin 2009
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Classica

Ambroisie AM177 (Naïve). 2008. 62'

NOUVEAUTE      

Timbres chaleureux, basses superbes. Définition parfaite.

La note de Classica :






Virtuose et imaginative


Plus qu'une carte de visite, le premier disque de la jeune pianiste Anna Vinnitskaya révèle une personnalité accomplie.



Lauréate de plusieurs prix dont celui du Reine Elisabeth en 2007, Anna Vinnitskaya stupéfie par la maturité et la personnalité de son jeu. Le programme lui convient à merveille, non seulement parce qu'elle dispose de moyens techniques impressionnants, mais aussi parce qu'elle caractérise chaque pièce.


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Quoi de plus opposé en effet que le romantisme post-brahmsien de la Sonate « Réminiscence » de Medtner, à la verticalité orchestrale et aux déflagrations de la Chaconne de Goubaidoulina ? La première pièce est construite dans l'esprit d'une improvisation ou d'une ballade nimbée de rayons de lumières irisées. La deuxième joue sur la pulsation et une percussivité réjouissantes. Sans raideur, évitant toute sonorité cassée, Anna Vinnitskaya met en relief le foisonnement des idées, mais aussi la beauté sensuelle de la Chaconne. La construction de la pièce bâtie sur une série de variations n'a jamais été aussi bien traduite par ses précédentes interprètes (toutes féminines !), y compris depuis la dédicataire, Marina Mdivani, et jusqu'aux prestations de Diana Baker, Béatrice Rauchs et Marcela Roggeri.

La Sonate n° 2 de Serge Rachmaninov dans sa version révisée de 1931 est toute compacte, d'un élan symphonique. Chaque détail de la partition est mis en valeur avec une sûreté et un goût parfait des contrastes.

La Sonate de Prokofiev est tout aussi aboutie.
Même en se doutant qu'il y eut certainement des montages, on est bluffé par la poésie de l'interprétation. Le toucher d'Anna Vinnitskaya est à la fois précis et juste dans l'expression de la liberté du chant ainsi que dans le refus de tout alanguissement dans la valse de l'andante caloroso. Cette version possède une profonde musicalité, un équilibre instinctif entre l'expression de la rage et de l'angoisse. Elle rejoint les références d'Argerich, Ashkenazy, Gavrilov, Kasman, Pollini, Richter, Sofronitzky...

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Moyenne des notes : Notation-onNotation-onNotation-onNotation-onNotation-on

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jycath il y a plus de 2 ans Notation-onNotation-onNotation-onNotation-onNotation-on

Merveilleuse pianiste

jycath

6 messages

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