Le scénario saisit
Holmes et
Watson en pleine force de l’âge (
Robert Downey Jr. et
Jude Law, beaux gars, bien mis, bons acteurs, brillant duo) pour les plonger dans une aventure qui les voit affronter lord Blackwood, adepte de magie noire et de meurtres rituels, alors que se cache dans l’ombre le professeur Moriarty, ennemi juré du détective, prêt à dégainer son venin... Mais ce sera pour
Sherlock Holmes 2, prononcez Cherloque Holmsss deu, bientôt sur les écrans, vu le succès de celui-là.
L’analyse des faits. Ce blockbuster, assumé comme tel, emballé vite fait pas trop mal fait, mais à la réalisation chichiteuse, ne cache pas sa volonté de privilégier le rythme et l’action au détriment, c’est bien là le drame, du principe narratif inventé par Conan Doyle et qui fit le sel de ses livres : les scènes où Holmes observe un bout de moquette et en déduit l’arbre généalogique de la théière, la couleur du caleçon de l’assassin et le vainqueur des prochaines élections régionales. Toutes choses évidemment ravissantes pour l’esprit du lecteur/spectateur et reléguées ici — évacuées, devrais-je dire — en fin de film, pour la plupart d’entre elles, comme une obligation, sous forme de purge, que le scénario doit respecter. C’est énervant.
La conclusion. Il vient donc à l’esprit, le mien en l’occurrence, que les producteurs hollywoodiens estiment secondaire l’idée d’un public qui puisse avoir envie de se remuer les méninges en suivant les déductions holmesiennes. Ils ne répondent même pas à une demande supposée, de ce même public, d’un film lisse, mais décident de leur propre chef d’offrir ce qu’on pourrait appeler, en exagérant un chouïa, c’est vrai, un décervelage en règle. C’est encore plus énervant.
Bande originale du film
composée par
Hans Zimmer
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Disponible en qualité CD (LossLess)