Projet mégalo ou halles d’avant-garde, le nouveau complexe de Nicolas Le Bec ? On a testé.
N’espérez pas le croiser aux halles trinquant au beaujolais à l’heure du mâchon, ni dans un de ces raouts toqués dont sa ville d’adoption a le secret. Nicolas Le Bec est trop pressé. Une "tête de lard" autoproclamée, joviale comme un menhir, ayant même réussi il y a quelques années à se mettre les confrères à dos pour avoir déclaré à la presse locale qu’il se verrait bien en successeur de Paul Bocuse. Dans un éclair de lucidité, le blondinet s’est aperçu qu’il avait encore un peu de boulot avant d’atteindre la stature internationale de M. Paul, mais qu’en attendant il pouvait au moins le narguer entre Rhône et Saône sur le terrain juteux des concepts de restauration. Sitôt la deuxième étoile Michelin décrochée à la tête de son adresse amirale en centre-ville, il a créé un lounge à l’aéroport de Satolas, puis cette Rue Le Bec au cœur du nouveau quartier Confluence. Des volumes de cathédrale, du verre, du béton, des couverts dressés à perte de vue, une demi-douzaine de commerces de bouche... C’est un vrai Disneyland de la bonne chère. Ambition affichée : faire émerger les nouvelles halles de Lyon.

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