C’est un beau face-à-face imaginé par le romancier
Marc Dugain que celui qui oppose un Staline souffrant à une jeune médecin convoquée pour le soigner (un sujet proche des
Mains du miracle, de Joseph Kessel).
C’est également un beau duel d’acteurs, entre
Marina Hands, magnifique, à la fois retenue et volontaire, et
André Dussollier, matou effrayant dans la peau du dictateur.
Seulement voilà, le film ne s’en tient malheureusement pas à ce seul face-à-face et s’en va convoquer des personnages secondaires censés donner chair au contexte (automne 1952). Problème : ces personnages ne sont que des prétextes et le dialogue qu’ils ont à dire est très mauvais. Reste l’esquisse d’un bon film.