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Le cas Perahia

Ce soir, le grand Murray Perahia est en récital à Pleyel avec Bach, Beethoven, Schumann et Chopin.

PAR Max Dembo | VIDÉO DU JOUR | 7 avril 2010
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Chaque époque aura été marquée par des interprètes dont le magnétisme, le charisme et tout simplement l’art musical les situent à des niveaux insurpassables. Murray Perahia, à sa manière, semble très tôt avoir résolu le problème de son rapport à la musique. Rien de démonstratif dans son attitude et presque une volonté de disparaître derrière ce don inné qui lui a été accordé. Cet enfant du Bronx, devenu l’une des figures les plus marquantes du clavier, témoigne d’une quête d’absolu d’où le vedettariat est exclu. Il inscrit son parcours dans la descendance de son maître Rudolf Serkin côtoyé très tôt à Marlboro, mais aussi de Georg Solti dont il fut le partenaire au clavier, et de Vladimir Horowitz qu’il fréquenta assidûment à la fin de sa vie. Cette honnêteté foncière face à la partition, la nécessité de rechercher dans chaque œuvre le sens profond et non les effets de manche, placent très haut sont jeu pianistique fait de souplesse, de clarté, de luminosité et de logique interne. Qu’il s’agisse de l’alpha et l’oméga des Variations Goldberg ou des Suites anglaises et françaises de Bach, des concertos, des sonates de Mozart et Beethoven, des pages pour clavier de Mendelssohn, des pièces de Schumann, de Brahms, de la Berceuse hypnotique de Chopin, rien de ce qu’aborde au concert Perahia ne laisse indifférent tant il réussit, comme l’écrivait le poète Guillaume Apollinaire à « rallumer les étoiles »… Il interprète ici le Concerto pour piano n°4 de Beethoven avec les Berliner Philharmoniker sous la direction de Zubin Mehta :



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