Eitzel qui pleure, Eitzel qui rit
Le grand retour en solo de Mark Eitzel d'American Music Club…
Il est de ses songwriters quasiment inconnus du grand public. Pourtant, la carrière de Mark Eitzel affiche un tableau de chasse costaud composé de neuf albums avec son groupe American Music Club et cinq en solo. Don’t Be A Stranger fera donc office de sixième album en solitaire. Un album qui s’est fait attendre pour une raison indépendante de la volonté de son auteur : alors qu’il travaille sur les démos d’un nouveau disque sous pavillon American Music Club, Eitzel est terrassé par une crise cardiaque. Cloué au lit durant plusieurs mois, le songwriter californien ne pouvait que jouer la carte de l’introspection. Introspection mêlée à ses démos prévues pour American Music Club qui finalement serviront à ce seul Don’t Be A Stranger. Mais la malchance de cette parenthèse médicale est balayée par la chance d’un événement quasi-improbable : un généreux donateur, fan du travail d’Eitzel, ayant gagné au loto décide financer l’album de son idole ! Pour la presque première fois de sa carrière, Mark Eitzel dispose d’un vrai studio, d’un vrai producteur, d’une vraie section de cordes, bref de plein de vrai ! Sheldon Gomberg (Rickie Lee Jones, Ron Sexsmith) se retrouve ainsi derrière la console de Don’t Be A Stranger et épaule le leader d’American Music Club dans la réalisation de ce superbe album comme en apesanteur.

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