Sara Forestier
Si vous étiez...
Après avoir raflé un césar pour L'Esquive, en 2005, et tourné avec Lelouch, Deville et Blier, la voici sur scène dans La Confession d'une jeune fille, d'après Marcel Proust. Cela tombe bien, la jeune actrice est très causante.
Si vous étiez... un livre
— À la recherche du temps perdu. C'est Patrick Mille, le metteur en scène de La Confession d'une jeune fille, qui me l'a offert. Je lui dois ma première vraie rencontre avec la littérature. Proust a une telle musicalité. C'est comme si un peintre disposait de toutes les couleurs.
L'amour. J'espère le rencontrer bientôt. »
Sara Forestier sur scène
Ciné 13 Théâtre
Paris (18e)
Réservations au 01-42-54-15-12
Une couleur
— Le blanc. Pour moi, le coloris de l'espoir. Tout se salit dans la vie. Quand on obtient un blanc parfait, il faut le conserver, le chérir comme un objet précieux.
Un groupe
— The Dø. Des génies. Il n'y a pas une chanson de leur dernier album, A Mouthful, que j'aime moins qu'une autre.
Un juron
— « Trouduc ! » Je jure rarement, mais, quand ça m'arrive, je choisis des expressions marrantes, et je les empile, du genre : « Trouduc de crétin des Alpes de la mort qui tue ! »
Un plat d'enfance
— Le porridge que me préparait ma mère tous les matins. On a toujours mangé bio et sainement à la maison.
Un seul objet sur une île déserte
— La lampe d'Aladin. Elle permet de tout faire !
Un bijou
— Une bague. Je n'en porte toujours qu'une seule à la fois. En ce moment, c'est celle que m'a offerte ma grand-mère pour mes 20 ans. Je l'enlève chaque soir avant de monter sur scène et ça me fait tout drôle.
Un lieu de fête
— Les plus belles ont lieu dans des appartements, comme celle où je suis allée récemment. On était une petite quarantaine, Louis Bertignac a donné un concert rien que pour nous. C'était magique.
Un autre métier
— Institutrice. Transmettre aux autres, c'est ce qu'il y a de plus beau. Je n'aime pas l'idée que des êtres puissent être brisés dès l'enfance.
Une rencontre
— L'amour. J'espère le rencontrer bientôt. J'ai cru trouver mon âme sœur, mais elle est passée à côté de moi...
Une révolte
— Contre les lobbys de l'armement et du médicament.
Une devise
— « Yes, we can ! », d'Obama, bien sûr ! Parce que c'est un message porteur d'espoir.
Un accessoire
— Mes lunettes. Elles habillent mon visage sans que j'aie rien à faire.
Un grigri
— Je suis très superstitieuse. Au point de refuser de laver le jean et le top que je porte sur scène jusqu'à la fin des représentations. J'ai l'impression qu'ils sont bénis pour ce spectacle.
Une saison
— L'hiver. Le texte de Marcel Proust évoque toutes les saisons et se termine par « l'hiver de mes 20 ans ». J'en ai 22, et celui-ci est particulièrement beau pour moi.
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