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Le Pop Art selon Schlimé et Khalifé

Un tête à tête ? Un face à face ? Les pianistes Rami Khalifé et Francesco Tristano Schlimé se lancent dans l’aventure Pop Art, passionnant projet-binome à entendre sur la scène de la salle Cortot le 18 décembre.

PAR Marc Zisman | SUR SCÈNE | 3 décembre 2008
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Jeu zéphirien, d'une fraîcheur respirée, d'une précision horlogère, tourbillonnant de virtuosité, c’est Pop Art, projet ovni de Rami Khalifé et Francesco Tristano Schlimé à déguster à Paris, sur la scène de la salle Cortot le 18 décembre.

Disposer tête-bêche deux Steinway de concert pour qu'ils forment une sorte de carré. Tracer autour un cercle à la craie. C'est une figure géométrique, un yin-yang qui ne demande plus qu'à sonner. Ces pianos cernés, c'est Pop Art. Deux harpes de fonte, et assis aux claviers comme les figures symétriques d'une carte à jouer : Rami Khalifé et Francesco Tristano Schlimé, des complices qui se font la paire.

L'un vient du Levant et du chant profond oriental. L'autre d'une sorte de nord où la houle s'enroule autour des chevalets d'acier. Ils se font face ou presque. Leur regard seul fait signe et ça tourne ! Diptyque, multiple, ornementation, repons, match à 4 mains, boucles, Pop Art sonne et carillonne, coule, brasse et chevauche des crinières tressées d'écume. Ils sont deux à mener la danse. L'un côté lune, l'autre côté soleil. L'un version nuages, l'autre plutôt basalte. L'un comme un chat véloce l'autre comme un renard tapi. C'est une dream machine sonique qui nous transporte...

Un piano ou un ordinateur portable. Du baroque ou de l’electro. Du contemporain ou du jazz, Francesco Tristano Schlimé, qui est né à Luxembourg en 1981, passe d’un genre à l’autre, d’un instrument à l’autre, sans l’embryon d’un doute, sans le tremblement d’un tâtonneur… La profondeur, l'ouverture et la maturité de sa culture musicale lui permettent de conjuguer avec une aisance rarissime son amour de la musique classique et contemporaine, du jazz, de l'improvisation, de la direction, et de la composition. Lauréat de l'édition 2004 du concours international de piano du XXe siècle d'Orléans, il est l'invité des plus grands festivals classiques tel que la Roque d'Anthéron et joue sous la baguette des plus grands chefs, en témoigne l'enregistrement avec Mikhail Pletnev et l'Orchestre National de Russie du Cinquième concerto de Prokofiev et du Concerto en sol de Ravel.

En juin 2003, il participe à Luxembourg au projet Requiem to Peace au profit des enfants victimes de la guerre en Irak avec Rami Khalifé, pianiste libanais diplômé de la Juilliard School de New York, lauréat des concours Radio France, Claude Khan, etc. Rami Khalifé a notamment étudié auprès d'Abd El Rahman El Bacha.

Plongé dès son plus jeune âge dans la musique grâce à son père Marcel Khalifé, musicien et compositeur renommé, il développe le même éclectisme musical que Schlimé et c'est avec son album très remarqué « Scene from hellek » qu'il commence sa carrière internationnale, une œuvre « au caractère nostalgique et éminemment personnel, improvisée sur le thème des cultures qu'il a vécues ».

Le site officiel de Rami Khalife

Le site officiel de Francecso Tristano Schlimé

Le site officiel de la salle Cortot

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