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Berlioz s'amuse

L'Opéra-Comique présente Béatrice et Bénédict de Berlioz, adapté de Shakespeare.
Du 24 février au 6 mars 2010 à la Salle Favart à Paris

PAR Pierre Flinois | SUR SCÈNE | 3 février 2010
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Classica


L'inépuisable fantaisie du metteur en scène anglais Dan Jemmett, si efficace dans les hilarantes Précieuses Ridicules au Vieux-Colombier, va sans doute faire exploser les contradictions de Béatrice et Bénédict, opéra adapté par Berlioz de Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare et réputé "inmontable" : comédie sur le sentiment amoureux, certes, mais aussi quintessence du romantisme français où la mélancolie fait pendant au comique le plus délicat, tout ici est dentelle fine, à l'opposé des si héroïques Troyens. La dramaturgie est efficacement impossible mais la musique est plus irréelle encore.

Pour jouer de tout cela, Jemmett ajoutera dans l'action des marionnettes siciliennes manipulées par un acteur shakespearien meneur de jeu et narrateur tout à la fois pour faire naître le rire, mais surtout l'émotion poétique que l'on attend aussi d'Emmanuel Krivine et de sa Chambre philharmonique.

Distribution mi-britannique, mi-française avec Christine Rice, la mezzo de Covent Garden aujourd'hui, Edwin Crossley-Mercer et Elodie Méchain. Et le plaisir de retrouver Michel Trempont en irrésistible Somarone. (voir plus d'informations)



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