Anouar Brahem envoûte Pleyel
Le 9 décembre, la magie Anouar Brahem déposera son voile poétique dans l’antre de la Salle Pleyel à Paris.
Deux mois après la sortie de son nouvel album, The Astounding Eyes Of Rita, Anouar Brahem se produira à Paris, Salle Pleyel, lundi 9 décembre, en compagnie des musiciens avec lesquels ce grand maître du oud : Björn Meyer à la basse, Klaus Gesing à la clarinette basse et Khaled Yassine aux percussions.
Les musiciens comme Anouar Brahem sont rares. Le terme a beau être galvaudé mais, en l’espèce, colle à merveille à ce maître du oud ayant su faire évoluer son instrument de prédilection vers des contrées inattendues, originales et juste majestueuses. Sans qu’on puisse savoir s’il s’agit de jazz, de musique du monde ou d’autre chose – mais qu’importe finalement – le chant instrumental de ce natif de Tunis enivre et hypnotise qu’elle que soit la configuration dans laquelle il évolue.
Cet automne, Brahem s’est donc lancé dans un sublime The Astounding Eyes Of Rita enregistré comme toujours sur l’impeccable label munichois ECM.
Loin des clichés de la fusion world artificielle et hâtive, la musique d’Anouar Brahem est un oasis de spiritualité. Une sublime tenture poétique dont les reflets oscillent entre musique orientale traditionnelle, savante ou populaire, jazz atmosphérique et harmonies impressionnistes. « Maître enchanteur » venu de Tunisie, Anouar Brahem donne depuis plus de deux décennies une dimension aussi inattendue qu’exceptionnelle au oud, ce luth traditionnel oriental aux sonorités ciselées. Au sein d’ECM, le quinquagénaire Tunisien a conversé avec quelques empêcheurs de tourner en rond nommés Jan Garbarek, Dave Holland, John Surman, François Couturier ou Richard Galliano. Dans ces rencontres d’écoute totale, l’introspection valse avec la révolte, la poésie se love dans une rare méditation, et la paix intérieure apparait, envoûtante, comme le fruit mûr d’un partage de toute beauté entre Orient et Occident.
La subtilité de la musique d’Anouar Brahem, qui ne semble jamais hausser le ton, est un archipel délectable que le jazz n’avait jamais vraiment traversé. Aucun vainqueur aucun vaincu, juste un corps à corps intense et sensible entre ce oud magicien et les instruments rencontrés, qu’il s’agisse d’un accordéon, d’un saxophone, d’un piano ou d’une contrebasse. Musique des plus lumineuses, la partition d’Anouar Brahem prend racine dans la tradition orientale mais tend ses branches vers un ailleurs indescriptible. Ni vraiment world, ni vraiment jazz, elle est juste libre. Le site officiel d’Anouar Brahem Le site officiel de la Salle Pleyel ÉCOUTEZ L’INTERVIEW D’ANOUAR BRAHEM :
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