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Amadis de Gaule de J.C. Bach à l'Opéra-Comique

Le destin du paladin Amadis orchestré, après Lully, par le plus jeune des Fils du cantor, Johann Christian Bach. Après l'Opéra Royal de Versailles en décembre, c'est l'Opéra-Comique qui programme cette production réussie de son Amadis de Gaule.

PAR Vincent Borel | SUR SCÈNE | 16 décembre 2011
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Classica

Il est des compositeurs de traverse qui effectuèrent en leur temps une puissante synthèse des styles. Johann Christian (Jean-Chrétien) Bach, le plus jeune fils du Cantor, est de ceux-là. Des symphonies nerveuses, un Requiem atypique tout juste exhumé par Harmonia Mundi (un de nos "Chocs" de l'année), une ardente Clemenza di Scipione, voilà qui excite l'oreille.


La création d'Amadis de Gaule est donc l'événement de l'hiver. Reprenant le livret qu'avait écrit Quinault pour Lully, Johann Christian Bach livre une tragédie préromantique où les scènes de magie ont des couleurs neuves. Le drame s'y effectue sans ruptures et dans une fulgurante continuité musicale.


Nul doute que le Cercle de l'Harmonie de Jérémie Rhorer, magistralement forgé dans Beethoven et Mozart, soit l'ensemble adéquat pour cette renaissance.


Le ténor franco-vietnamien Philip Do est le preux chevalier, Hélène Guilmette, Oriane, et Allyson McHardy, Arcabonne. Le metteur en scène Marcel Bozonnet a eu la lourde tâche de rendre lisible cet opéra (1779) à la confluence de Gluck, du classicisme épuré et du romantisme embryonnaire. Équilibre délicat mais réussi.

Du 2 au 8 janvier 2012 à l'Opéra-Comique

Photos X (DR)


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