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3 questions à Georges Prêtre

Le 1er janvier 2010, le chef dirigera le Philharmonique de Vienne à l'occasion du concert du Nouvel An.

PAR Dominique Fournier | SUR SCÈNE | 15 décembre 2009
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Classica

Peut-on dire que vous êtes le plus viennois des chefs français ?
— Depuis quarante-quatre ans, je dirige deux ou trois fois par an soit le Symphonique, soit le Philharmonique de Vienne. Au début des années quatre-vingt, j'ai été sollicité pour devenir directeur du Symphonique, mais j'ai demandé à être simplement "fiancé", c'est-à-dire sans obligations administratives. Nous avons fait ensemble des tournées dans le monde entier, où j'ai dirigé le grand répertoire allemand et européen et, évidemment, la musique des Strauss. Cela me permet d'être plus en communion avec cette musique.

Vous êtes très attaché aux deux orchestres.
— Oui. Après le concert du Nouvel An avec le Philharmonique, je dirigerai en février le Symphonique en tant que "chef d'honneur". J'aime ces deux orchestres : les musiciens sont très professionnels et très orgueilleux de bien faire. En ce qui concerne le Philharmonique, la pratique de l'opéra lui donne une grande souplesse : si vous demandez aux musiciens d'avoir un son rude, ils en sont aussi capables. Ce sont de vrais purs-sangs !

Quel est le programme de ce Nouvel An ?
— À part le finale, immuable — Beau Danube bleu et Marche de Radetzky —, le programme change chaque année. Celui-ci n'aura donc rien à voir avec celui dirigé il y a deux ans.

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