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Opéra de Dijon : saison 2011-2012

Pour cette nouvelle saison, l’Opéra de Dijon sera plus que jamais à l’heure européenne.

PAR Caroline Augé | SAISONS | 18 août 2011
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De Budapest et Vienne à Venise, Rome, Naples mais aussi Leipzig, de la Renaissance au monde contemporain, les artistes inviteront les spectateurs à un voyage sur les terres magyares, italiennes, allemandes…

Avec cinq nouvelles productions lyriques, plus de soixante-dix concerts, dix spectacles de danse pour près de cent-vingt représentation, l’Opéra propose ici une saison particulièrement riche et variée.

Cette année sera ainsi l’occasion d’assister aux « Bartókiades » en novembre et janvier, en l’honneur de la Hongrie et de l’œuvre de Bartók, ainsi qu’à la création l’Opéra de lune, mise en musique par Brice Pauset d’après Schumann et des compositeurs de mélodies et Lieder. Avec la renommée de ses artistes en résidence (le violoniste David Grimal et le compositeur franco-allemand Brice Pauset) et de ses artistes et ensembles associés (Jos van Immerseel et Anima Eterna Brugge, le Chamber Orchestra of Europe, Emmanuelle Haïm et le Concert d’Astrée, et —nouveau venu— le claveciniste et pianiste Andreas Staier), l’Opéra entend bien affirmer sa place ainsi que celle de sa région en tant que carrefour de l’Europe.

L’Opéra de Dijon a également à cœur de promouvoir les artistes et ensembles de la région. C’est pourquoi l’Orchestre Dijon Bourgogne —ensemble associé pour deux nouvelles productions lyriques et quatre concerts— mais aussi le Quatuor Manfred, l’ensemble Les Inventions de Patrick Ayrton et Les Traversées Baroques d’Etienne Meyer participeront aux événements musicaux de cette nouvelle saison.

LES TEMPS FORTS DE LA RENTREE :

- Agrippine d’Haendel :

Le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm, mise en scène par Jean-Yves Ruf, sera à l’auditorium le samedi 8, mardi 11, jeudi 13 octobre à 19h30.

Haendel a choisi dans cette œuvre de raviver la tradition de l’opéra vénitien et de ses intrigues politico érotiques cyniques, désabusées et tout à la fois comiques tirées de l’histoire romaine. L’histoire est celle d’Agrippine, épouse de l’empereur Claude, qui cherche à faire nommer Néron, son fils d’un premier lit, à la succession. Pour cela elle ne reculera devant rien, utilisant à ses fins la passion dévorante de Claude pour l’intrigante Poppée…

- L’Orchestre national philharmonique de Hongrie :

Dirigé par Zoltant Cocsis l’Orchestre sera sur la scène de l’auditorium le samedi 15 octobre à 20h.

Il interprétera trois Danses hongroises pour orchestre (n°1, 3 et 10) de Brahms, Esquisses hongroises Sz.97, Suite de danses bb96a, Sz.77, Danses de Transylvanie pour orchestre Sz.96 et Danses populaires roumaines pour petit orchestre Sz.68 de Bartók, Valses oubliées n°2 et 3 s.215 de Liszt et Danses de Galanta de Kodaly.

- Beethoven 2 : Les Dissonances :

L’ensemble Les Dissonances sera sur la scène de l’auditorium mardi 18 octobre à 20h. Il interprétera la Symphonie pour petit orchestre op.21 de Webern, le Quatuor à cordes n°14 en do dièse mineur op.131 et la Symphonie n°2 en ré majeur op.36 de Beethoven.

- Liszt : Légendes :

Anima Eterna Brugge et Jos van Immerseel seront le jeudi 20 octobre à 20h à l’auditorium. Ils joueront Deux légendes pour orchestre S.175 (Légende de Saint François de Paule marchant sur les flots, Légende de Saint-François d’Assise pêchant aux oiseaux), Rhapsodie hongroise n°3 en ré, S.244 et Totentanz paraphrase sur le Dies Irae S.1026 de Liszt etLieder avec orchestre d’Hugo Wolf.

- Philharmonia Orchestra (chanté en hongrois, surtitré en français) :

Measha Brueggergosman (Judith, soprano), John Tomlinson (Barbe-Bleue, basse) et le Philharmonia Orchestra dirigé par Esa-Pekka Salonen seront à l'auditorium le mercredi 9 novembre à 20h. Ils interpréteront le Concerto pour orchestre Sz.116 et le Château de Barbe-Bleue op.11, Sz 48 (version concert) de Bartók.

- "Bartókiades" 1 :

Dénes Varjon (piano) et David Grimal seront à l’auditorium le vendredi 18 novembre à 20h30. Ils interpréteront En plein air, suite Sz.81, Elégie op.8b/1 Grave, Sonatine, neuf des quinze Chants paysans hongrois (n°7 à 15) et Sonate pour violon et piano n°1, Sz.75 de Bartók.

- Quatuor Fine Arts et Menahem Pressler :

Le Quatuor Fine Arts et Menahem Pressler seront le vendredi 25 novembre à 20h à l’auditorium. Ils joueront le Quatuor à cordes en sol majeur op.77 n°1 de Haydn, le Quatuor à cordes n°3 de Bartok et le Quintette pour piano et quatuor à cordes op.81 de Dvorak.

- Orchestre national de France :

L’Orchestre national de France, dirigé par Daniele Gatti sera le samedi 3 décembre à 20h à l’auditorium. Il jouera la Symphonie n°9 en ré majeur de Mahler.

- La Traviata de Verdi :

L’Orchestre de Bourgogne, le Chœur de l’Opéra de Dijon, Roberto Rizzi Brignoli (direction musicale) et Jean-François Sivadier (mise en scène) seront sur la scène de l’auditorium le jeudi 29 décembre à 20h et le samedi 31 décembre à 19h.

C’est à Venise, au temps du Carnaval, que Verdi a composé ce célèbre opéra. Inspirée de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas, ce drame rompt avec les sujets historiques de ses précédents succès et plonge les spectateurs dans la vie bourgeoise du XIXe siècle. A travers le destin de Violetta la dévoyée ( traviata en italien), qui, à la demande du père de son amant, se sacrifie et le quitte pour préserver l’honneur de sa famille, c’est à un véritable plaidoyer que se livre Verdi. Il installe sur scène ses femmes que la bonne société ne veut pas voir et leur donner grandeur tragique et sentiments.

Site de l'Opéra de Dijon

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